vendredi 25 janvier 2019

PREVISION DE SORTIE POUR SAMEDI 26 JANVIER 2019



Sortie désob  aux Poulettes.

Départ entre 9h15 et 9h30 ou sur place vers 10h.

Jean-Jacques.

COMPTE RENDU DE LA SORTIE AU DEVES DE REYNAUD DU 19 JANVIER 2019



Participants Scientifiques : Mélanie T, Simon P, Olivier T, Yves B qui est aussi membre du M.A.S.C
Participants M.A.S.C : Yves B, Coco, Philippe H, Didier L, Gilles M, Jean-Noël E, Gérard D, Jean-Jacques A
Nous avons eu la visite du propriétaire un homme charmant et compréhensif. Il avait d’ailleurs donné son accord aux scientifiques pour effectuer leurs relevés. Nous avons partagé avec lui à l’apéro une bonne bouteille de vin apporté par Jean-Noël et du vin d’Espagne rapporté par Didier et Gérard de retour de leur expé dans le sud de l’Espagne.

Cette sortie était consacrée à l’équipement de la cavité pour 3 scientifiques du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Ils doivent rester toute la semaine sur place pour faire des prélèvements dans les remplissages situés dans la salle au bas du puits.
Le puits d’entrée de 40m de profondeur a été équipé en double pour un meilleur confort et surtout pour des descentes et remontées plus rapides. Les ancrages du relais vers moins 30 ont tous étaient refait car les spits en place n’étaient pas utilisables.
C’est surtout Coco et Philippe qui se sont chargés des équipements dans le puits, merci à eux car ils ont du faire 3 allers-retours pour bien peaufiner ces équipements. Yves lui s’est occupé de l’équipement du ressaut dans la salle. En temps que lui aussi scientifique il restera avec eux sur place jusqu’à vendredi.

Après le repas une partie de l’équipe soit : Didier, Gérard, Gilles sont partis rejoindre la désob des Poulettes. Jean-Noël et Jean-Jacques sont restés en surface au Devès pour aider à l’équipement de la cavité et superviser avec l’aide d’une scientifique, très bonne spéléo membre d’un club de Franche-Comté, la formation d’un des scientifiques, par ailleurs montagnard, aux techniques spéléo. Une fois l’équipe descendue pour commencer les prélèvements, Coco, Jean-Noël, Philippe et Jean-Jacques sont partis rejoindre le reste de l’équipe aux Poulettes.

Retour sur Montélimar vers 17h30.        

Jean-Jacques


vendredi 18 janvier 2019

PRÉVISION DE SORTIE POUR LE SAMEDI 19 JANVIER 2019



Samedi 19 janvier nous serons à l’Aven du Devès de Reynaud à St Remèze.

Départ de Montélimar 9h30.

But de la sortie : équiper la cavité pour les paléontologues qui ont des prélèvements à faire sur les argiles dans la salle au bas du puits. 

Ils resteront sur place et logeront sur St Remèze jusqu’au samedi 26 où il faudra remonter sur place pour déséquiper la cavité.

Jean-Jacques

dimanche 13 janvier 2019

COMPTE RENDU DU 5, 6 et 7JANVIER


Compte rendu de la journée du 5 janvier :

Aujourd'hui c'est pédagogie!
Nous avons rendez-vous avec des membres du club Espagnol  Resaltes de Murcia.
Nous devons faire des ateliers pour leur apprendre à se servir des balles.

Nous nous retrouvons derrière la colline appelée La Plata à 10 h.
Il y a une quinzaine d'Espagnols dont Alberto, Fuentesanta et Alfonsi.
Finalement il n'y aura qu'un seul atelier balle puisque Alberto n'a pas retrouvé le percuteur que Jean-Jacques lui avait donné, Il va même jusqu'à dire que Jean-Jacques ne lui a donné que le tapis!

Nous montons aussi à la Plata nord pour la montrer à Alberto qui veut y faire un atelier corde.
Nous commençons les ateliers. L'atelier balle est installé sur les contreforts de la Plata, les premiers rochers sont éclatés.
Gilles de son côté ouvre un atelier baguettes et avec moultes gestes, arrive à se faire comprendre.

La Plata Nord est un trou avec plusieurs entrées, l'entrée basse, après une petite reptation tombe dans une grande salle avec deux ouvertures au plafond qui donnent sur l'extérieur.

Alberto équipe ces deux ouvertures pour son club.

L'atelier balles le rejoint pour continuer sous terre.

A 15 h nous commençons à plier.

Une dizaine d'espagnols nous rejoigne à la maison pour manger ensemble.
Nous sommes à l'heure espagnole! Tapas, vino y cerveza!
La surprise est pour Gilles qui reçoit des cadeaux pour son anniversaire : un pic de mineur (sens travailleur) et des ustensiles de mineur (sens non majeur).
Nous mangeons la traditionnelle roscon del Rey (couronne des rois).
Nous foutons les espagnols à la rue car nous devons partir à Cartagena pour la fête des rois mages.

Pour Bruno une éclaircie : la responsable du service est enfin d'accord pour transférer son dossier médical aux médecins français, condition nécessaire pour le rapatriement. Mais le dimanche qui arrive et le lundi qui est férié en Espagne, ralentissent le transfert.
Différence avec la France les visites à l'hôpital peuvent se faire jusqu'à 1 h du matin!
  
Gérard

  
Compte rendu de la journée du 6 janvier :

Aujourd'hui, dernier jour pour Gilles, Claire, Magalie, Thierry, Astrid et Carles, qui rentrent en France

Nous décidons un coup de poker : continuer la désob à la Vibora pour faire de la première!

Nous partons le matin avec le casse-croûte dans le sac entièrement végétarien, à la grande joie de Gilles.
Après la rude montée au trou, nous ré-équipons et commençons à remonter des seaux.
Gilles en profite pour étrenner son nouveau pic.

C'est la plus chaude journée de notre séjour. En surface Carles et Thierry en tee-shirt apprécient.
Au fond Gilles a laissé sa place à Didier, qui trouve un départ, de suite la température est relevée : 16,3°. Ce qui est froid pour le secteur.

A 80 seaux sortis, nous allons manger, il est 13 h.

3/4 d'heure plus tard nous reprenons. Didier a descendu le laser et une première mesure indique 9,50 m de hauteur du puits entre les amarrages et le fond. Ensuite le départ, vu avant le repas, est lui aussi visé, sur 5 m il y a du vide. Nous déblayons de la terre devant ce départ pour dégager une dalle qui obstrue la suite. Une fois fait, nous entendons rouler des pierres sur plus de 15 m et dessous s'amorce une suite large de 4 m. Il reste 3 mètres étroits pour passer. Plusieurs tirs à la balle sont faits mais ce n'est pas suffisant pour passer. Nous sommes en plafond de quelques choses.

Nous arrêtons à 16 h 30 à 136 seaux sortis. Carles et Gérard vont voir Bruno à l'hôpital.

Pas de première donc mais une suite très intéressante. Seuls Didier et Gérard restent à Isla Plana.

Voit-il passer ? ? ?

Gérard



Compte rendu de la journée du 7 janvier :

Ce matin Astrid, Magalie, Claire, Carles, Thierry et Gilles ont pris la route du retour. Il ne reste à Isla Plana que Didier et Gérard.

Encore une belle journée, nous partons à 9 h 30 pour la Vibora. Les accus sont chargés, les balles sont dans leur boite. Nous montons bien chargés jusqu'à l’entrée qui ressemble de plus en plus à une mine avec son terril.
Nous descendons dans la cueva pour pétarder le fond. Dessous c'est plus gros, plus large et ça descend. En nettoyant le fond plusieurs trous apparaissent, les cailloux qui roulent suivent tous la même direction : vers le vide qui est sous nous.
Mais ces trous sont reliés par des ponts rocheux. La roche est du calcaire recristallisé, elle est recouverte de calcite. Cette composition est particulièrement hostile au coup de massette, ainsi qu'aux pétardages. Nous tirons à 16 reprises avec un résultat très mesuré. Certes nous voyons encore mieux dessous mais il ne nous est toujours pas accessible. Il faut se rendre à l'évidence, les balles ne sont pas suffisantes pour faire ce genre de travaux (au secours Pierrot). En plus un tir échappe au tapis et une volée de cailloux touche la jambe de Didier. Nous remontons un peu dépité, alors qu'une première nous tend la main, il est 15h30. L'ombre commence à envahir le talweg. Nous mangeons rapidement.
Après une douche nous partons voir Bruno à l’hôpital, ou une bonne surprise nous attend : il lève la jambe gauche. C'est bon signe.

Gérard









dimanche 6 janvier 2019

COMPTE RENDU DE LA SORTIE AU SAINT MAURICE DU 5 JANVIER



Participants : Serge A, Ewan A, le petit fils de Serge et Jean-Jacques A.

Pendant que certains se dorent au soleil du sud de l’Espagne soit disant pour faire de la spéléo d’autres se gèlent pour continuer les prospections sur le massif. Je plaisante quoi que ?

Le but de cette journée froide et venteuse était de monter Serge et Ewan aux antennes, je les dépose à 10h30 pour qu’ils rejoignent par le sentier qui part de celles-ci et qui va en direction du Gros Moure ce qui leur permettra de rejoindre le haut de la bande de falaise qui descend jusqu’au bas du vallon de Saleras. La partie du sentier exposé au nord était en partie recouvert de neige.

Donc Jean-Jacques a déposé l’équipe puis il est redescendu par la piste jusqu’au grand virage qui domine le vallon afin d’avoir une vue sur la falaise et pouvoir ainsi suivre leur descente et surtout de leurs indiquer par radio les points que nous avions déjà repérés au jumelles. Une cavité est retrouvée au pied de la falaise 200m après le départ depuis le haut. L’entrée de celle-ci avait  été complètement obstruée volontairement par des blocs. Après en avoir enlevé quelques-uns Serge a pu pénétrer dans une petite salle basse d’où part un conduit où d’autres blocs obstruent le passage. Nous remonterons avec le reste de l’équipe pour continuer la désobstruction car le conduit se poursuit derrière ces blocs et la suite est bien noire. Cette cavité serait-elle celle qu’une personne de Dieulefit m’a indiqué connaitre lors de la première réunion en mairie de Dieulefit qu’il nommait ‘’la Grotte de la Bergerie’’.
Une autre petite cavité a été trouvée quelques mètres plus bas. Elle sera à revoir aussi.
La descente s’est poursuivie sans aucunes autres découvertes, toutes les cavités repérées aux jumelles n’étaient en réalité que de petits abris.

Jean-Jacques a récupéré l’équipe à 14h 30 au croisement de la piste qui monte d’un côté aux antennes et de l’autre dans le vallon de Saleras. Ils étaient un peu frigorifiés. Nous sommes rentrés chez Serge pour manger car sur place il faisait trop froid.

Pour l’équipe
Jean-Jacques








Compte rendu des journées du 3 et 4 janvier :

Journée du 3 janvier :
 Le matin nous donnons un coup de main aux parents de Didier, ils veulent élaguer un arbre dans leur jardin. Nous nous y mettons tous. Nous devions juste dégager quelques branches, finalement il reste plus que le tronc !
Nous finissons, il est plus de midi et ses parents nous invitent à boire le canario, puis à manger des frites, puis finalement c'est pantagruélique! Nous sortons de table il est 16 h !
A 17 h Carles et Gérard partent voir Bruno à l'hôpital. Il reçoit 2 visites par jour. Les femmes vont le voir aussi, Son état de santé s'améliore et sa cousine en activant l'assurance carte bleue de Bruno, nous informe qu'il devrait être rapatrié dimanche en avion.
Pendant ce temps Didier et Thierry vont faire un tour au-dessus d'Isla Plana. Ils retrouvent une cavité que Didier avait perdue : Cueva Agujero. Cette cavité a été rebouchée par une couche de béton et une tentative de désobstruction par des Espagnols a avorté rapidement. Nos 2 compères ont rencontré le propriétaire qui s'est révélé particulièrement coopératif. Il est prêt à nous prêter des outils pour réouvrir la cavité et à tirer une ligne électrique depuis sa maison,
Description : C'est une vaste salle avec des départs possibles, l'entrée commence par un ressaut de 4 m.
Ils sont ensuite allés voir une autre cavité fermée par des grilles (Cueva des Higueras), d'où nous pouvons apercevoir un soutirage important. Didier se rappelant de salles en enfilades, c'est prometteur.

Journée du 4 janvier :
Aujourd'hui nous décidons de frapper un grand coup (enfin!). Nous allons faire un grand classique du coin : la Cueva de Neptuno, aussi connue que le Mas Raynal chez nous : des grands volumes, de l'eau au fond...... Le frisson d'une belle descente. Beaucoup de points communs, la seule différence c'est que le puits ne fait que 13 m de profondeur ! Nous partons à pied du Collado del Bolete à 9 h 40. Nous sommes 5 : Gilles, Thierry, Didier, Carles et Gérard. Il nous faut 1 h 30 pour rejoindre la magnifique plage de Neptuno. La cavité s'ouvre 37 m au-dessus de la mer.
Carles reste sur la plage et les 4 autres montent à l'entrée. Il n'y a que Gilles et Gérard qui descendent. Le puits unique arrive sur une pente où pousse un bosquet de Palmitos. Au bout de la pente : un lac qui est alimenté par la mer dont on voit une lueur bleutée venant de l'extérieur. En effet c'est un tube descendant à -11 m qui irise l'eau dans la grotte.
Il est 13 h quand nous mangeons sur la plage, seuls au monde. Nous remontons à la voiture en prospectant diverses cavités visibles mais sans succès. Gilles devine avec ses baguettes un conduit souterrain d'une grande dimension dans le barranco de la Pistolera.
Nous arrivons à la voiture, il est 16 h.
Très belle journée

Pour Bruno, il ne partirait plus dimanche, il y a le véto de la neurologue espagnole,

 Gérard

Compte rendu du 2 janvier à Isla Plana

Encore une belle journée aujourd’hui, Nous décidons de retourner à la Vibora,
Cette fois nous partons complet : il y a Thierry, Gilles, Carles, Didier et Gérard,
A 9 h nous faisons les sacs et partons faire quelques courses pour le casse croûte,
Nous nous garons à 2 voitures car Carles et Gérard partiront voir Bruno à l’hôpital à la fin de la sortie,
La montée se fait rapidement en suivant les cairns posés la veille,
Nous installons les cordes et commençons à sortir les blocs que nous avions laissés sur le redan intermédiaire :3 dans le trou et 2 dehors. La cadence est élevée.
Le thermomètre indique une température intérieure de 23 degrés et 53% d'humidité. Au fond derrière une concrétion la température est de 18 degrés et 92% d'humidité, c'est stimulant,
Au bout d'une cinquantaine de seaux sortis, Carles déclare forfait, son dos lui fait trop mal.
Il est baptisé Carlos de la Plata.

Nous nous réorganisons : 2 en haut et 2 en bas.
A 69 seaux nous arrêtons pour manger, il est 13h15. Le soleil tape fort et l'ombre est pratiquement inexistante. Thierry garde son casque pour s'en protéger.
Nous rattaquons à 14 h sur les mêmes bases. Seules quelques séances de tir ralentissent un peu l'évacuation des gravats.
Le fond s’agrandit encore et la possibilité de passer rapidement s'amenuise. Malgré la vue sur plusieurs trous noirs visibles,
A 16 h 30 nous arrêtons sur la sortie du 133ème seau !
Nous devons rejoindre des spéléos espagnols qui sont allés faire la cueva Destapada au dessus de Isla Plana.
Arrivés à la maison nous essayons de prendre contact avec eux mais sans succès,
En appelant Alberto, responsable local, il nous apprend qu'ils ne sont pas encore sortis et que l'heure estimée de sortie est dépassée,
Didier et Gilles montent au parking du trou et voient la voiture de ces spéléos qui est toujours là à 18 h.
Le but de ces spéléos étaient d'atteindre – 100m et de remonter. La nuit arrivant, ils redescendent à la maison et surveillent depuis le balcon des lumières possibles dans la montagne qui indiqueraient leurs sorties, mais toujours rien.
Re-contact avec Alberto qui commence à s'inquiéter, Nous attendons 20 h 30 et pas de lumières dans la montagne. Nous apprenons qu'ils sont rentrés à 12 h, ils sont 6 dont une fille de 13 ans avec eux.
Sans compter les 5 spéléos qui étaient sortis avant et qui débarquent à la maison : ils ont fait demi -tour en bas du premier puits au vu de l'étroitesse de la suite,
A 21 h 30 Didier et les spéléos arrivés, remontent à l'entrée du trou.
A l'entrée ils les retrouvent, avec un grand soulagement, en train de sortir. Il est 22 h!
Les explications de leur retard sont un peu brumeuses et des remontées de bretelles sont imminentes par leur responsable.

Gérard





mercredi 2 janvier 2019

COMPTE RENDU EXPE EN ESPAGNE


CAMP SPÉLÉOLOGIQUE M.A.S.C DU 26 DÉCEMBRE 2018 AU 10 JANVIER 2019 DANS LE SUD DE L’ESPAGNE A ISLA PLANA MÊME LIEU QUE L’AN DERNIER.

 

Participants : Astrid et Carles S, Claire et Gilles M, Magaly et Thierry L, Didier l, Gérard D

Yuli une spéléo Colombienne et Rugy un spéléo Catalan.

 Premier compte rendu pour la journée du 27 décembre 2018 :

Le 26 toute la journée passée sur la route. Départ de Montélimar à 9h arrivé à Isla Plana à 20h30.

Le même jour nous sommes rejoints vers minuit par Yuli la colombienne et Rugy (Roger) le Catalan.
Ce 27 décembre au matin nous partons faire les courses dans plusieurs grandes surfaces. A la bodega de Mazarron, stupeur ! Plus de sirop pour faire le canario. Nous nous efforçons de faire le tour de la ville mais sans succès. Nous sommes anxieux, Gilles arrive dans 2 jours, va t'il supporter son séjour sans canario?

Nous rentrons pour manger, Yuli et Rugy nous préparent des tapas que nous dégustons en terrasse.

Vers 15h nous partons pour la Plata Est. L’entrée est toujours aussi chaude (23°).Il y a Carles, Didier, Yuli, Roger et Gérard. Yuli et Roger partent visiter le réseau, Carles reste dehors  Didier et Gérard attaquent une désobstruction sous l'entrée. C’est étroit et ça descend en diaclase calcitée, nous trouvons des poteries. Nous sortons des petits blocs qui nous permettent de voir un peu plus bas. Cela à l'air de s'agrandir au fond mais avant il faut mettre aux normes pour passer. L’air est plus froid que dans le réseau (21°) avec un courant d'air.

Nous décidons de le garder sous le coude, car étant facile d'accès, une demi-journée à tuer devrait suffire.

Didier, Yuli et Roger rentre à pied à Isla Plana, il est 18 h.


Gérard

  
Compte rendu de la journée du 28 décembre 2018 :

La journée commence par confection les sacs, nous avons l'intention de monter sur la Peña Blanca, au choix soit nous allons à la sima de Anna ou à l'aven Vibora, A la sima de Anna nous devons continuer à agrandir au fond pour espérer faire de la première. A l'aven Vibora (Vipère) désobstruction en bas du puits unique à -10 m. Nous prenons 50 m de cordes, le perfo, 2 batteries, un seau et le matos balles, Nous nous garons au départ du sentier, il y a Carles, Didier, Rugy (Roger), Yuly et Gérard. Nous montons jusqu'au col 250 m plus haut et nous décidons d'aller repérer l'entrée de la Vibora, aven trouvé il y a des années par Didier et jamais refait, nous avons les coordonnées, Nous avançons en direction du sommet de la Peña et à 40 m du col, Rugy trouve un trou entre deux palmitos, Nous prenons la température 14 extérieure et 17 intérieure et l'humidité 68% à l’ext. Et 70% à l’int. Nous sentons du courant d’air. Nous sommes à 550 m d'altitude. Nous attaquons la désobstruction, Nous déplaçons un gros bloc et un autre qui gêne reçoit 6 tirs de balles. Dessous ça part en pente prononcée, Un des tirs fait entendre un bloc qui descend profondément. Anecdote : après le premier tir Carles assis dans le trou dégage des blocs et voit un bâton qui bouge. En vérité c'est une vipère qui est un peu esquintée mais encore vivante. Nous la sortons avec le pied de biche, Nous restons méfiant en continuant la désobstruction. Nous arrêtons à 13 h pour manger. Les espagnols ont préparé des croques monsieur que nous dégustons sous le soleil. Nous réattaquons. Rugy, Yuly et Carles continuent la désobstruction et Didier et Gérard partent à la Vibora. Pour aller à la Vibora, nous traversons un baranco profond et remontons en face suivre la crête et descendre un autre ravin qui nous ramène 100m plus bas et presque en face des voitures. Tout ça entre les genêts scorpions et une végétation rase.

Nous trouvons l'entrée et installons la corde pour descendre, 2 spits d'époque reçoivent nos plaquettes, descente entre des concrétions sèches, au fond des blocs instables sont dans la pente, reste de la première tentative de l'époque, Il faut tout ressortir pour continuer, Nous retournons rejoindre les autres, Rugy a trouvé un puits à force de gratter et de sortir des seaux, Mais le fond est étroit et pas très prometteur. Nous arrêtons là à – 10m. Nous redescendons aux voitures il est 17h. Nous arrivons à la maison à Isla Plana, Bruno est couché, il n’est pas bien, Avec une bière nous goûtons quelques tapas, Bruno vient manger avec nous.

Nous partons faire un peu des courses à Mazarron, Rugy qui est resté à la maison nous appelle, Bruno ne peut plus bouger son bras gauche, nous rentrons et le trouvons sur le divan son bras et sa jambe ne répondent plus, Nous appelons le Samu local qui arrivent 1/2 plus tard, il le prenne en charge et l'amène à l'hôpital de Carthagène, En même temps arrivent la dernière équipe de France, Il y a Claire, Magaly, Gilles et Thierry, Il est 20h.

Le lendemain nous avons des nouvelles de Bruno. Il a fait un AVC, il a perdu l'usage de la partie gauche de ces membres, il a des difficultés pour s'exprimer, Il le garde à l'hôpital,
Nous vous tiendrons au courant.

Gérard


Compte rendu des journées du 29 et 30 décembre 2018 :

Le 29 décembre : journée exceptionnelle pour la région : il pleut.

La carte radar que nous montre Rugi est formelle : il ne pleut que sur la région de Cartagena, le reste de l'Espagne est épargné
Les femmes et Carles vont voir Bruno à l'hôpital, Pas plus d'informations que données plus haut,
Il pleut toute la journée, nous tentons une sortie sur la vallée del Cañar dans l'aprèm mais nous faisons vite demi-tour,
Le soir arrivent Alberto et Fuentesanta qui mangent avec nous. La soirée est à rallonge: extinction des feux à 1 h du mat.

Le 30 décembre : le temps se met au beau, la veille il a été décidé d'aller dans la sierra de Moreras, à l'ouest de Mazarron. Un spéléo du coin nous rejoint : Manolo qui est de Mazarron, Il y a donc : Alberto, Fuentesanta, Rugi, Yuly, Gilles, Thierry, Didier et Manolo, qui partent à 9h. Il faut retrouver un trou que Didier a reconnu il y a des années : Moreras 1.
Carles et Gérard partent voir Bruno, il est en soins intensifs et les visites sont limitées: 10mn à 9h, à 11h, à 13h et à 20h. Il est 9 h, il va mieux, il bouge un peu son bras et ses orteils. Il commence à s'alimenter dans l'après-midi il doit changer de chambre pour un accès moins réduit, Il parle mieux aussi. A 13 h ce sont Magaly, Claire et Astrid qui lui rendent visites,
Le trou que connait Didier est difficile à retrouver. Longeant une barre rocheuse dans tous les sens, au-dessus, en dessous, le trou reste introuvable, La mémoire de Didier reste perfectible ! Heureusement le local Alberto en escaladant trouve le trou en hauteur. Il est midi ! Il faut sécuriser l'accès, une corde est installée pour descendre à l'entrée, C'est une diaclase qui descend, Mais Rugi tente une traversée mais il voit rapidement le jour dans une cheminée. La corde extérieure est rapidement saturée par les spéléos en attente. Gérard et Carles passe dire un petit bonjour, vers 14 h. Didier et Alberto équipent le puits avec plusieurs fractionnements, ça reste étroit et ça descend d'une trentaine de mètre, Il y a un courant d'air mais le fond est bouché, 4 spéléos se succèdent au terminus, Thierry en restant dehors se perfectionne au maniement des appareils de progression, Didier et Fuentesanta font la topo, Il est plus de 18 h 30 quand la descente aux véhicules s'amorce.

Gérard

  
Compte rendu des journées du 31 décembre et du 1er janvier :

31 décembre :

La journée n'a pas été un grand jour pour la spéléo, entre les courses pour le réveillon et les visites à Bruno à l'hôpital de Cartagena, le temps nous a été compté,
Seuls Rugi et Yuly partent faire un trou, c'est la cueva de l'Arche qui est accessible par une via ferrata. Ils veulent vérifier que l'effondrement qui ne permet plus de visiter le fond du réseau, est reouvert. En rentrant le soir ils nous annoncent que c'est toujours bouché. Puis le repas de la mi-journée qui se transforme en repas du mi- après-midi, et enfin la vue du coucher de soleil au fort de Castillitos qui clos la journée,
Nous mettons un voile pudique sur la soirée qui a suivi mais des vidéos seraient à même d'apporter des éclaircissements.
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 Le 1er janvier 

Rugi et Yuly les deux spéléos Catalan nous quittent, ils rentrent chez eux. Nous sommes encore 8 personnes. Dès le matin le soleil s'installe généreusement, c'est la plus chaude journée de notre séjour.
Carles et Gérard vont voir Bruno à l'hôpital qui se trouve à 25 km de la maison. Carles commence à ressentir des picotements à sa jambe et son bras, ce qui est plutôt bon signe. Vers midi, Didier insiste pour une baignade dans la mer, seuls Gilles et Astrid le suivent. La seule différence c'est que Didier était en combine et les autres en maillot (il est souvent en combine). Après un repas rapide, nous préparons nos sacs pour retourner à la Vibora, Mais de nombreuses défections font que nous nous retrouvons que 3: Gilles, Didier et Gérard. Après nous être garé, nous montons en bordure d'un talweg encombré de végétations hostiles. Une bonne suée plus tard, nous arrivons à la Vibora. Nous plantons 2 goujons pour installer une corde de progression et une poulie frein pour le seau. Nous profitons d'un vieux spit installé par Baba et Didier il y a quelques années. Une trentaine de seaux sont remontés. Des tirs de balle sont nécessaires pour réduire des blocs à sortir. Le puits d'une dizaine de mètre est calcitée. Le but de la désob est de baisser le fond pour trouver une continuation, Il y a un courant d'air, C'est très intéressant, Les baguettes de Gilles s'agitent. La désob est ralentie par un manque de personnel. Il faut mettre les blocs sur un redan avant de les sortir. Vers 18 h la pénombre s'installant, nous redescendons aux voitures en construisant des cairns pour un retour plus facile. Nous avons laissé les cordes dans le trou.
Gérard

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