vendredi 22 mai 2026

Compte rendu de la 91ème séance à l’aven de la Poule Rousse du week-end du 16 au 17 mai 2026.

Tout commence le vendredi en fin de journée. Ce sont les fourgonautes qui arrivent, il y a Gaby et Jackie, Nicole et Jean ( ASP), Ghislaine et Gérard, et les van-lifers Sylvie et Thierry.

Le temps est ensoleillé, mais avec passages nuageux et du vent.

Bref, ce ne sont pas les grandes chaleurs. Aussi, après l’apéro, nous installons deux fourgons côte à côte, et ouvrons les stores. Des bâches, sur le coté, viennent compléter le dispositif. Nous sommes à l’ abris du vent et sommes prêts pour une raclette partie !

Jackie veux étrenner son mini four à raclette, ce sont des bougies chauffe-plat qui font fondre le fromage. Il arrive à en mettre 10 (bougies) dans son appareil, qu’il allume avec délectation. Et c’est vrai que ça marche bien , mais au bout d’un moment, la chaleur dégagée par les bougies met le feu à la peinture du contenant ! Poilade générale, d’autant que c’est un ancien pompier.

Le samedi, ce sont Marcel, Pierrot, Victor, Jean-Jacques et Sylvane qui nous rejoignent.

Nous sommes 4 à descendre dans l’aven, et nous nous répartissons les taches : Marcel et Victor vont à -30 m pour finir l’escalade, Thierry va dans le puits du fond pour faire une traversée vers une possible suite et moi,Gérard, vais au fond pour sonder l’obstruction finale.

En surface, Pierrot retrouve une seconde jeunesse : il n’a plus mal au dos depuis 3 jours, il court de partout ! Ça fait plaisir de le voir ainsi. Il pense remettre ses habits de lumière bientôt !

Nicole, Jean et Jackie partent se promener vers la chapelle de Chalon.

Départ dans la Poule Rousse vers 9 h 30.

Marcel et Victor se servent de la corde installée sur la coulée de calcite pour monter jusqu’ à la lucarne. Marcel double le mono spit en haut de l’escalade et constate que derrière la lucarne, ça pince. Dommage, plus d’interrogation pour cette salle.

Thierry, dans le dernier puits arrive par une belle traversée, uniquement sur des amarrages naturels, sur un regard dans la calcite. Il y lance des pierres, elles arrivent plus bas, ça descend de 4 à 5 m derrière. Mais ça correspond au pertuis où était arrivé Marcel en dessous lors d’une autre traversée.

Là aussi, fin de l’interrogation dans ce puits.

Quant à moi, j’ai descendu le foret d’1 m de Pierrot pour sonder le bout du méandre bouché par une coulée de calcite. En 15 jours, les pluies ont alimenté l’actif de l’aven et le méandre est tapissé de glaise. Je n’ai pas besoin du foret d’1 m, rien qu’en perçant en 600 mm, je passe la couche de calcite qui fait 5 à 10 cm d’épaisseur, puis une couche de glaise de 20 cm et du dur qui semble être de la roche. Ceci sur toute la hauteur de la coulée, ainsi que sur les cotés. Y a t’il un nouveau virage derrière ? Pourtant dessous, l’eau part tout droit, mais c’est plus étroit.

Sur le coté gauche du méandre, il y a aussi une couche de calcite et dessous de la glaise aussi, ce qui semble donner du crédit à un virage à gauche.

Pas le temps de s’appesantir sur cette question. Je perce 6 trous de 10 X 600mm que je charge et ressort du méandre. Je retrouve Thierry. Je fais partir les charges. Et nous remontons en surface.

Nicole, Jean et Jackie ont trouvé deux trous dans le bois des Géantes, dont un qui souffle.

Il est 12 h 15, c’est l’heure du casse croûte.

Une fois le repas terminé, Victor et moi, descendons à -20 m pour vider le tir au pied du premier puits. Dessous il pourrait y avoir une correspondance avec une des cheminées à – 70 m.

Marcel installe sa poulie moteur en surface, pour remonter les gravats.

Nous remontons une vingtaine de bac. Une fois tout dégager, nous faisons un nouveau tir. 6 trous sont percés. Il est 16 h 45 quand Pierrot se fait un plaisir d’actionner son exploseur pour faire partir les charges. Il a amené une bouteille de champagne, mais malheureusement il est éventé et très madérisé. Déjà à midi, il y avait du rosé dans le même état !

Jean-Jacques est parti de bonne heure car il a un impératif. Sylvane aussi.

Nous rangeons, et Marcel, Pierrot, Victor rentrent chez eux. Le van de Sylvie et Thierry quitte le site aussi. Il ne reste que Gaby et Jackie, Nicole et Jean, Ghislaine et Gérard qui passent une nouvelle nuit sur place, avec une nouvelle dégustation d’un vin madérisé, mais rouge celui-là !

Le dimanche matin, nous partons tous à pied pour voir les trous trouvés la veille.

Malgré le pointage GPS, nous avons du mal à les retrouver. Le premier qui avait été vu avec du courant d’air, n’a plus rien de ça. C’est vrai que la veille il y avait du vent.

L’autre fait 4 à 5m de profondeur et après élargissement du départ, ça devrait passer. Mais le burin massette, que nous avons , ne sont pas suffisant pour permettre le passage.

Nous retournons à la Poule Rousse vers 11 h 30. Nous partageons le repas et après une sieste. Nicole et Jean repartent chez eux, en programmant un trajet pour éviter les bouchons du retour du week-end de l’ascension. Les autres passent encore une nuit sur le secteur, pour rentrer le lundi matin.

Gérard

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