mardi 20 mars 2012

FROCHET : NOUVEL EPISODE VENDREDI 16 MARS 2012

Participants : David B. (Geckos), JB.C. (Geckos) et Olivier S. pour le MASC

A l’initiative de David B. nous nous retrouvons une nouvelle fois au QG de Saint Jean en Royans en début de matinée pour une nouvelle sortie au Frochet. Je fais la connaissance de JB qui est avec nous aujourd’hui. Comme il n’y a que David qui a des blocs à monter nous sommes vite rendus à l’entrée de la grotte. Et nous voilà reparti, franchissement du S1, crapahut jusqu’au S3, gros débit, ça pousse un peu dans les ressauts. Devant le S3 je récupère mes 3 litres qui sont restés là depuis un petit moment. David me confie un bloc de 7 litres que je dois convoyer dans le S3. Au lieu de prendre le temps d’accrocher convenablement le bloc sur moi, je décide de le tenir à la main. Mauvais choix, je galère un peu dans les passages étroits (c’est-à-dire assez souvent), résultat je surconsomme un peu (beaucoup), et comme il n’y avait déjà plus énormément d’air dans mes blocs ça devient un peu limite. David reprend donc le bloc pour passer le S4. Mais ça n’est que provisoire parce pour la partie exondée, mais guère plus haute de plafond, je récupère mon fardeau. Cette fois je l’attache en « bandoulière » et finalement cela s’avère beaucoup moins pénible que je l’imaginais au départ.



C’est au bout de deux heures de progression que nous arrivons tous les trois au-dessus du S5 de la boussole. David s’équipe rapidement, bi 7 « bien » gonflé et relais EAN 40%. Cette fois il ne semble avoir oublié aucun des ustensiles qui lui sont indispensables, et hop il disparait joyeusement dans la vasque. Objectif dérouler le plus de fil possible au-delà du dernier terminus et pourquoi pas faire la jonction avec le S5 du Cavalier seul qui sur la topo ( ?) ne serait pas très loin…


Pendant ce temps avec JB nous préférons patienter à proximité de la vasque plutôt que d’aller balader dans les puits et grandes salles qui sont juste au-dessus de nos têtes. Nous avons bien fait car David ressort au bout de 42 mn d’immersion. Il a rajouté 35 m de fil, et malgré un nouveau souci technique avec le mano de son relais qui écourtera un peu sa progression, il refait un levé topo détaillé sur le retour.

Nous prenons le chemin du retour et sortons sans encombre vers 17h00. Avec toujours autant de plaisir à franchir le S3 qui nous offre un joli spectacle et un bon moment de répit car les parties exondées restent toujours aussi fastidieuses.

Retour au QG pour débriefer la journée autour d’un verre. Conclusion : plus ça va et plus il faut mener d’air, conditionné dans des emballages de plus en plus pesants et encombrants…Il apparait qu’il serait peut-être plus judicieux d’avancer par étape les prochaines fois. D’abord apporter les blocs (les candidats sont priés de se faire enregistrer au guichet ; leur dossier sera traité au fur et mesure des demandes) pour permettre au plongeur de pointe de ne revenir que pour cela, frais et dispo avec de l’air en veux-tu en voilà. Bon sinon « Echange Bi 10 contre Joki… »


Bon voilà, bilan de la journée est relativement maigre. Mais comme dit l’autre ; « c’est toujours ça de pris. ».

TPST : 6 H

Olivier S.


PICT0010 par MASCDU26



DESOB AU GOUL DU PONT LES 17 ET 18 MARS 2012

Présent pour le MASC : Olivier S.

Ce WE à l'initiative de la CRPS (Commission Régionale de Plongée Souterraine) RABA (Rhône Alpes Bourgogne Auvergne) de la FFESSM (Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous Marins) était organisé un chantier de désobstruction de l'étroiture d'entrée du Goul du Pont à Bourg Saint Andéol. En effet la vasque de cette résurgence, située en plein centre ville, a été autrefois partiellement comblée à l'aide de galets et gravois de construction divers pour semble t'il en interdire l'accès au plongeur. Depuis le passage a été rouvert et plusieurs chantiers de désobstruction ont déjà été entrepris (Yves B a déjà donné ;-). Nonobstant, la quantité de matériaux est telle qu'ils ont une fâcheuse tendance à redescendre et restreindre le passage qui n'est pas toujours facile selon la configuration, notamment pour les adeptes du recycleur. De surcroit, ce site constituant également un lieu phare pour l'initiation à l'activité, il est préférable que l'étroiture ne soit pas trop sévère pour les néophytes. Reste également qu'une fermeture plus ou moins intempestive est toujours à craindre, et mieux vaut être du bon côté à ce moment là...

Donc sous la haute autorité de Claude B. président de la CRPS, et opérateur sur treuil électrique hors paire, les équipes se sont gentiment mises en place. Le niveau d'eau relativement bas dans la vasque compliquait encore un peu plus les manips, et alors que l'importance de l'effectif pouvait laisser craindre des problèmes d'organisation et de logistique, c'est assez spontanément que le chantier s'est mis à tourner, et avec une redoutable efficacité les équipes se sont relayées et les poubelles de 100 litres à moitié pleines de cailloux se sont mises à sortir à bon rythme de la vasque (pas moins de 67 rien que pour la journée de samedi, soit 67 x 50/1000 = près de 3,5 m3 !).


(photo Michel Conte)

Deux plongeurs étaient à poste dans la vasque et quelques paires de bras solides à son bord pour tirer les poubelles jusque sous la potence. Les galets sont ensuite rejetés directement dans le ruisseau et les déchets, triés, mis dans des poubelles, spécialement apportées pour cet usage.

Pour ma part j'ai tiré quelques poubelles une partie de la matinée et j'ai plongé une bonne heure en début d'après-midi. Dans l'eau, le remplissage de la poubelle se fait essentiellement au toucher. On devine à peine le fond et dès que l'on remue un peu les cailloux la visibilité devient complètement nulle. Dès que l'on estime que la poubelle est suffisamment remplie, on gonfle le parachute de relevage, deux coups secs sur la corde et on reste bien accroché à la poubelle pendant que les copains la hisse hors de l'eau. C’est d'abord pour accompagner la remontée et éviter un renversement accidentel du chargement avant qu'il n'ait rejoint la surface, mais aussi pour ne pas se perdre et se retrouver tout seul dans la touille. L'un d'entre nous en fait l'expérience le matin et semblait avoir assez mal vécu l'évènement :-0

Je ne pouvais malheureusement être avec eux le dimanche, mais les averses du matin n'ont pas su décourager les copains qui ont continué de trimer toute la matinée. Je ne sais pas, vu les conditions météo, combien de poubelles supplémentaires ils ont encore sorti, mais voilà le résultat final :

(photo Michel Conte)

Reste plus qu'à aller constater de visu ce que ça donne au fond. Les prochaines crues (attendues !) finiront le travail.

Olivier S.

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