Présents dans la journée : Claire et Gilles, Jean-Jacques, René, Claudie et Pierre, Hugues et visite de Hans.
Le rituel est bien établi maintenant : on vide les voitures, on transporte tout au bord du trou, on installe la poulie et la corde, on met les boissons au frais et selon la motivation on commence à bosser ou on casse la croûte. Maintenant qu'on ne démonte plus la chèvre on gagne du temps du coup on s'est mis au travail de suite.
La semaine dernière le nettoyage avait été fait au fond donc quand je suis descendu j'ai continué à gratter la terre que Jean-Jacques et Gilles se sont occupés de remonter dans de nombreux bidons.
En surface il faisait 24 degrés et au fond 11,4 degrés avec un léger courant d'air et toujours pas de CO² ce qui permet de travailler dans de bonnes conditions.
Vers midi je suis ressorti et on a fait la pause alimentaire. Il commençait à faire chaud et Gilles a eu une bonne idée : si on coupe quelques branches juste à coté du trou il y a largement de quoi faire un espace ombragé pour s'y installer. A moins de 10 mn Jean-Jacques et moi on a aménagé une pièce à vivre tout confort et c'est vrai qu'on y est bien dedans.
Après cet entracte "paysagiste" Gilles est reparti au fond pour vider de la terre puis j'y suis descendu à mon tour. L'argile est toujours présente, ça colle bien sur les outils mais ce n'est pas boueux donc on peut bien gratter.
J'ai repris un peu mon activité préférée en supprimant encore du rocher au niveau de la faille puis j'ai fait remonter les gravats pour faire de la place. On descend lentement mais surement, on aperçoit le vide sous nos pieds mais on n'est pas prêt de passer encore.
Gilles a refait un tour au fond pour me remplacer car René puis Hans venaient d'arriver et que j'avais envie de venir dire bonjour à Hans que je n'avais pas vu depuis quelques temps déjà.
C'est ensuite Claudie et Pierre qui sont venus nous rejoindre, j'avais déjà repéré des arbres pour mettre un hamac donc quand Claudie est arrivée je lui ai installé pour qu'elle profite encore plus de l'espace à vivre.
Bien sur Pierre n'a pas résisté à l'appel du trou et il est descendu se défouler un moment. Il a remplir bon nombre de bidons et si on n'avait pas insisté pour qu'il remonte il y serait peut être encore.
A chaque fois qu'on remontait les seaux ils s'accrochaient à un tiers de hauteur vers le bas sur une lèvre et c'était vraiment fatigant pour ceux qui tirent sur la corde car ça obligeait à faire des manœuvres pour le décoincer. Avant qu'on descende le niveau du sol on pouvait guider les bidons mais maintenant on est bien trop bas et ça devenait vraiment gonflant.
J'avais déjà "travaillé" cette lèvre mais avec les cartouches c'était vraiment "chaud" car je devais percuter à la hauteur du visage en étant sur l'échelle. On a donc employé les moyens plus adaptés, j'ai percé dans des conditions vraiment pénibles mais au moins maintenant on devrait être tranquille. On n'a pas vu le résultat mais avec le bruit qu'on a entendu on est sur que la roche a reçu, on fignolera la prochaine fois.
Le plus pénible c'est le remballage de tout le bazar qu'on emmène, il faut tout reconditionné dans la voiture et c'est souvent compliqué de tout remettre pour que le coffre ferme surtout quand on prend le petit groupe électrogène mais d'un autre coté c'est bien de l'avoir car on n'est plus bloqué par l'autonomie du perfo sur accus.
Hugues.
