mardi 31 août 2021

PREVISIONS WEEK END 3 ET 4 SEPTEMBRE

Vendredi 3 septembre  : Assemblée Générale du club.

 Rendez-vous à partir de 20h à la salle Tropenas route de Saint Paul.

 

Samedi 4 septembre : Forum des Associations sur les allées Provençales de 10h à 18h30. Nous avons un stand.

Jean-Jacques

COMPTE RENDU DE LA SORTIE DU 21 et 22 SEPTEMBRE A MEJANNES LE CLAP

 

Si nous autres spéléos n'avons pas de problème particulier avec l'hygiène car appréciant le bonheur de la douche après nous être vautrés dans la glaise, il semble que nos rapports avec l'Igéenne soient eux quelque peu distendus. Même si on se doit de reconnaître que l'institut géographique national a eu l'immense mérite de cartographier notre beau pays de manière  précise et détaillée, les fameuses cartes Ign ne sont pas exemptes d'erreurs, notamment en ce qui concerne la localisation des cavités. En témoigne le récit qui suit :

Week-end Méjannes le Clap

Participants : Alex L ; Leila D ; Jean-Luc P; Michel C ; Philippe H ; Bertrand V; Emilie B

 Partis de bonne heure de Montélimar afin de déjouer les bouchons, nous nous retrouvons avec Jean-Luc sur le parking de Tharaux bien avant l'heure du rendez-vous fixé par Alex et nous profitons de notre heure et demie d'avance dans un lieu fort sympathique mais dépourvu de bistrot pour tenter de repérer l'entrée de l'aven Grégoire, qui figure à notre programme du lendemain. Cette reconnaissance ne devrait être qu'une formalité car le trou en question est pointé sur l'appli iPhiGéNie. Nous voici donc sur la piste d'accès et bientôt devant un cairn qui semble être de bon augure. Après une centaine de mètres, la petite flèche rouge s'aligne parfaitement sur le point noir ; mais pas l'ombre d'une doline à l'horizon ! Le sentier, lui, continue ; mais faute d'avoir pris le topo avec nous, nous décidons de nous épargner une montée aux résultats incertains et d'orienter notre recherche sur le débouché de la traversée, c'est-à-dire la grotte des Fées. Changement de cap donc et quelques péripéties plus tard, et notamment la rencontre d’un autochtone nous dissuadant de franchir une barrière déjà bien malmenée, nous faisons face aux fameux porches de sortie du réseau. Seulement voilà, entre  eux et nous, il y a la Cèze et, si le franchissement d'un cours d'eau débonnaire, quoique de qualité douteuse, ne constitue pas un problème insurmontable, l'heure tourne et il est temps de retourner au parking où nous rejoignent bientôt, Alex, Leila et Philippe. Après salutations courtoises et dégustation de quelques viennoiseries, nous voici en route vers notre objectif du jour : l'aven des Oublis. Convaincu pour ma part que si l'Igéhenne a pu se tromper une fois, elle ne nous trahira pas une deuxième et épaulé par Leila, qui confirme avec Google Map, je me dirige donc résolument vers l'aven en question. Un sentier se dessine bientôt ; nous sommes près du but. Seulement voilà ; après avoir joué  les sangliers au-dessus et au-dessous du dit sentier, il faut se rendre à l'évidence : Cépala ! Heureusement, Alex a eu la bonne idée d'emporter le plan d'accès, vieux  d'une quarantaine d'années mais visiblement toujours d'actualité. Nous voici donc à compter nos pas sur une piste à la perpendiculaire de la première. Mais quand on a l'œil rivé sur ses chaussures, on néglige les bas-côtés et c'est finalement Philippe qui nous sauvera de l’errance au sein d’une garrigue inondée de chaleur, en repérant le cairn tant espéré  qui nous mène à  l’entrée convoitée, d'où  nous parvient une délicieuse fraîcheur. De la dite entrée et de mon dernier passage en ces lieux, qui remonte à une trentaine d'années, je n'ai d'ailleurs aucun souvenir ...  le nom de l'aven y étant sans doute pour quelque chose ! Les mauvaises langues diront que... Bref ; tout le monde n'a pas la légendaire mémoire visuelle de Jean-Jacques ! Toujours est-il que la descente dans cet aven, profond d'une bonne soixantaine de mètres et dont les puits sont abondamment brochés, ne nous décevra pas.  J'aurai même quelques réminiscences d'un lointain passé lors du franchissement du plancher stalagmitique, dont j'ai gardé quelques images ; Alex retrouvera son bloqueur de pied (encore) perdu et nous nous réjouirons tous des décors somptueux que nous offre la grande salle.

En fin d'après-midi, retrouvailles avec Bertrand et Emilie ; cap sur un lieu où le bivouac paraît plus envisageable que sur des bords de Cèze à priori peu accueillants, c'est à dire le plateau de Méjannes. Repas partagé dans la bonne humeur et l'absorption de breuvages divers, dédié aux petits producteurs locaux (un peu de pub pour Emilie et sa remarquable collection de pains !). Nuit bercée par les basses que diffuse généreusement une boîte de nuit voisine ; réveil et p'tit dej échelonnés sur une paire d'heures : Elle est pas belle la vie !

Mais déjà des dissensions se font jour : UTM dispute le terrain à Lambert 93 qui lui-même rivalise avec Lambert 2 étendu. Foin de ces considérations techniques ; le mieux est d'aller voir sur place !  Tharaux again donc, puis prospection à vide pour trouver finalement l'entrée de l'aven Grégoire, quelques 300m au-dessus du point atteint la veille : La marge d'erreur de l'IlsseGêNentpas pour  l'aven des Oublis était de 500m. Quelques considérations suivent sur la meilleure manière d'équiper le vaste entonnoir que nous surplombons, interrompues bientôt par les impératifs de la recherche des fameuses Fées. Une randonneuse croisée sur le chemin nous avait pourtant malicieusement fait remarquer que c'était inutile de les chercher puisque nous en avions deux avec nous. Mais les spéléos sont des gens têtus, toujours en quête d'absolu... De ce côté-là donc, après un parcours d'obstacles sur les dalles creusées qui bordent la rivière en rive droite et la mise à l'eau d'Alex, nous ne sommes guère plus avancés que la veille. Nous remontons donc au parking où un échange sur la stratégie à suivre s'impose. Nous approchons de midi ; si nous avons échappé au gonflage collectif de l'embarcation qui ne tentait pas grand monde, ni la perspective d'équiper l'aven en fixe, ni celle de tenter le bain de minuit dans le lac Lombard ne semblent faire consensus. Dans ces conditions, il se révèle plus sage de changer carrément d'objectif...et c'est finalement Armédia qui s'impose !

Pas de conflit avec l’IGN cette fois-ci ; la cavité n'apparaît pas sur la carte. Mais nos mémoires rassemblées nous amèneront sans problème aux portes de cette Mecque des spéléos locaux; d'aucuns préféreront parler de Chapelle Sixtine, on ne va pas chipoter ! Alex se chargera de l’équipement du redoutable puits en colimaçon. Nous le suivrons l'un après l'autre, formant une file bien étirée, ralentie par  les digestions paresseuses ou les velléités de sieste. Nous retrouverons tous nos esprits parvenus au fond de ce splendide aven et nous nous recueillerons religieusement au sein de cet espace grandiose où les fantaisies minérales défient l'entendement humain et stimulent l'imagination. Mais il est temps de quitter ce monde merveilleux, par le biais d'une remontée singulièrement chaotique pour plusieurs d'entre nous (Je me suis personnellement offert quelques séances de tricotage intensif, les effets de l'âge annulant sans doute en partie les acquis de l'expérience). C'est finalement la benjamine Emilie qui sort la plus guillerette de l'épreuve, tout portant à croire qu'elle est tombée dans la marmite spéléo quand elle était petite. Déséquipement courageux aux bons soins de Philippe, assisté par Bertrand.

Après le traditionnel coup de fil à Jean-Jacques et le partage de la tarte qu'il nous a gentiment fait parvenir, chacun regagne ses pénates, pleinement satisfait de ce week-end, même s'il a un goût d’inachevé. Merci en tout cas à la fée Leila, à l'origine de ce week-end enchanté et …

                                                                              Aventure à suivre, dans un prochain épisode !

                                                                                                          Michel

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