Nous revoilà à l’aven de la Poule Rousse, mais attention cagnard annoncé !
Nous sommes plusieurs à arriver la veille, pour coucher sur ce coin de garrigue. Il y a Gaby et Jackie, Sylvie et Thierry, Ghislaine et Gérard, puis Dorian qui a passé la journée à désober avec Olivier à l’aven du Cerisier. Les arrivées se sont faites tardivement à cause de la chaleur.
Un apéro dînatoire jusqu’à la tombée de la nuit et ensuite tout ce monde rentre dans leur maison à roulette respective.
Le lendemain matin, dès 7h30 la chaleur s’installe. C’est le lundi de Pentecôte et le reste de l’équipe arrivent : Marcel, Janine et Pierrot, Claire et Gilles, Sylvane et Baba, Colette et Jean-Jacques.
Jackie, Gilles et Dorian partent voir un trou pour attaquer une nouvelle désob.
Marcel, Thierry et Gérard, rentrons dans l’aven pour aller au fond. Il est 9h45.
Lors de la précédente séance, Marcel a mis un boulon de 8 dans la porte de protection de l’aven.
Il condamne toute ouverture intempestive par une personne étrangère à la spéléo, ça donne directement sur le puits. Il faut désormais une clé de 13 pour avoir accès à l’aven.
Nous arrivons au fond sans difficulté, je me suis arrêté à – 30m pour refaire les épissures de jonction du câble du généphone, mais celui qui vient de la surface, est complètement oxydé, il faudra le changer la prochaine fois.
Tout le long de la descente, aucune trace de CO2.
Au fond du méandre, malgré le tir, la coulée de calcite est toujours là.
Mais il y a des gravats à sortir jusqu’au bas du puits sur 30 m à l’horizontal.
Marcel charge les bacs, Thierry l’aide, tire les bacs, arrange les passages à la massette-burin.
Moi je partage le tirage des bacs avec Thierry et monte les gravats en haut du tas dans le puits.
Un phénomène nouveau vient nous contrarier : au fond du méandre, l’activité physique fait monter la température et l‘oxygène se fait plus rare, comme dans un lieu très confiné.
Marcel essaie bien de dégager le bas du méandre, là ou circule un peu d’eau, pour retrouver de l’air, mais rien n’y fait. Si bien que Marcel et Thierry ressortent vers le puits pour reprendre leur souffle.
Il n’est pas tout à fait midi, mais nous décidons de casser la croûte.
La pitance rapidement avalée, nous repartons dans le méandre avec le burineur, pour finir de nettoyer avant un prochain tir.
Nous sortons en tout 17 bacs, ce qui représente plus d’un kilomètre de glisse pour les bacs et autant à 4 pattes pour les tireurs de bac !
La chaleur est toujours présente au bout du méandre, le manque d’oxygène aussi.
Nous attendons un peu, et je vais au fond pour faire les tirs pour continuer à avancer.
Marcel remonte en surface.
Le front est toujours remplis de calcite, mais la couche initiale a disparu. Il reste un mélange de calcite et de glaise. Cette coulée, qui vient du plafond, doit son arrivée à une cassure ou une faille.
Je fais des trous plutôt vers le bas du méandre pour élargir là où passe l’eau.
Un perçage de trou en haut à droite passe à travers, après 300 mm de roche. Avec le foret de 600, à raz du trou, je ne trouve que du vide !
5 trous percés de 10X600 et 1 de 10X400.
Thierry amène la ligne de tir et perce des petits trous en aérien dans le méandre pour attacher les ligne électrique et de tir.
Nous sortons du méandre pour déclencher le tir, et nous remontons en surface.
A 15 h 30, c’est la sortie à l’air libre !
Les nouvelles de la surface sont bonnes, Jackie, Gilles et Dorian ont commencé à dégager un trou et ont trouvé une vieille désob.
Gérard S., venu nous voir, nous explique que cette dernière s’appelle l’aven de la pharmacie.
Dorian est parti avant midi, Sylvane et Baba vers 15 h
Les femmes quittent la frondaison de notre salle à manger d’été, car il n’y a pas d’air. Elles s’installent entre le parking et le trou.
Les discussions prolongent la journée.
C’est l’attente pour partir le plus tard possible (à cause des bouchons),agrémentées par une bouteille de champagne (sans goût du bouchon), apportée par Pierrot.
Mais en consultant les smartphones, il apparaît que ça circule bien en ce lundi de Pentecôte.
Et ce sont les départs du site qui commence vers 17h30. Sylvie et Thierry, et Gaby et Jackie restent pour passer une nouvelle nuit sur place.
Gérard
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SORTIE DU LUNDI 25 MAI 2026 (92ème)
DESTINATION : L’AVEN DE LA POULE ROUSSE
PARTICIPANTS : GEGE ET GHISLAINE. GILLES ET CLAIRE. PIERROT ET JANINE. MARCEL. JEAN-JACQUES ET COLETTE. BABA ET SYLVANE. THIERRY ET SYLVIE. JACKY ET GABY. DORIAN. (16 personnes)
VISITEURS : LE NEVEU DE MARCEL ET SON FILS. GERARD SPINNLER.
BUT : DÉBLAYER LES DÉBLAIS A – 100 ET UN GROS TIR DANS LA COULÉE DE CALCITE
MÉTÉO : CANICULE, 33°
Aujourd’hui nous partons de La Voulte avec le Rifter, Marcel transvasera ses affaires dans notre véhicule. Il est 8 H et il fait déjà chaud. On emporte le parasol et beaucoup de boissons fraîches. La route est désertique en ce lundi de Pentecôte puisqu’il n’est plus un jour férié !
A 9 H on rejoint le campement des fourgonnistes qui ont dormi hier soir ici (les Durand, les Soret, les Millet et Dorian.) Ça fait déjà beaucoup de monde sur le parking avec toutes nos voitures, on est tous joyeux de savourer cette belle journée ensoleillée qui promet. Vers 10 H une équipe de marcheurs (Gilles Jacky, Dorian) ira prospecter dans un endroit où il y a quelques avens intéressants de l’autre côté de la route et en face de la borne au point noir. Il y aurait parait-il quelques tentatives de désob à entreprendre ? Moi je reste au bord du trou pour surveiller le téléphone, la communication n’est toujours pas bonne et il paraîtrait que la ligne serait mauvaise (à changer d’urgence) Gérard, Thierry et Marcel descendent au fond pour déblayer les blocs de -100 au bout du méandre, il est 10 H !
En surface tout le monde s’agite autour des tables de camping, nous femmes refont le monde et Sylvane et Gaby cousent des vêtements, Baba fait une démonstration de machine à coudre portative, on reboit le café, et on tente de se protéger du soleil implacable sur le chemin qui mène au trou, dans les sous-bois nous avons l’ordre de mettre en route le groupe seulement vers midi trente. Finalement il est difficile de supporter la canicule et on se rabat sous notre abri d’été.
Nous préparons le repas, bien installés le long des tables, comme dabe pour cette 92 ième séance. Je débouche le champagne pour arroser l’anniversaire de ma Janine et cette fois il est bon ! Il n’est pas question d’envisager cette après-midi une aide quelconque pour remonter les déblais de -20, l’atmosphère est insupportable au bord du trou, j’avais prévu un parasol, on verra plus tard !
L’équipe du fond qui a bien travaillé a ressorti une vingtaine de bacs et a percé 6 trous de 600 dans la coulée, Gégé reste pessimiste malgré tout car il n’imagine pas la suite ? (pourtant un de ses trous de mine a rencontré du vide sur un côté de la roche mère.) il n’y avait presque pas de C/A au fond. Pour le CO2, RAS ! Marcel ressort vers 15 H 30 et Thierry et Gégé à 16H TPST 6H Baba et Sylvane rentrent chez eux de bonne heure, Dorian repart aussi chez lui.
Nous avons la visite du neveu de Marcel avec son fils et de Gérard Spinnler qui reste un bout de temps avec nous. Avant de repartir nous aussi nous refaisons péter une nouvelle et ancienne bouteille de champagne, celle-ci sera aussi buvable et non madérisée! Certains camping caristes coucheront ici ce soir pour éviter la cohue sur les routes. En fait il n’en n’est rien et on rentre en une heure ! Gérard va nous dire ce qu’il pense et quand faudra-t-il revenir ?
Il va falloir aller s’oxygéner dans le Vercors pour retrouver un peu d’air frais en attendant le retour !
Pierrot





