mardi 26 mai 2026

Comptes rendus de la 92ème séance à l’aven de la Poule Rousse du lundi 25 mai 2026

Nous revoilà à l’aven de la Poule Rousse, mais attention cagnard annoncé !

Nous sommes plusieurs à arriver la veille, pour coucher sur ce coin de garrigue. Il y a Gaby et Jackie, Sylvie et Thierry, Ghislaine et Gérard, puis Dorian qui a passé la journée à désober avec Olivier à l’aven du Cerisier. Les arrivées se sont faites tardivement à cause de la chaleur.

Un apéro dînatoire jusqu’à la tombée de la nuit et ensuite tout ce monde rentre dans leur maison à roulette respective.

Le lendemain matin, dès 7h30 la chaleur s’installe. C’est le lundi de Pentecôte et le reste de l’équipe arrivent : Marcel, Janine et Pierrot, Claire et Gilles, Sylvane et Baba, Colette et Jean-Jacques.

Jackie, Gilles et Dorian partent voir un trou pour attaquer une nouvelle désob.

Marcel, Thierry et Gérard, rentrons dans l’aven pour aller au fond. Il est 9h45.

Lors de la précédente séance, Marcel a mis un boulon de 8 dans la porte de protection de l’aven.

Il condamne toute ouverture intempestive par une personne étrangère à la spéléo, ça donne directement sur le puits. Il faut désormais une clé de 13 pour avoir accès à l’aven.

Nous arrivons au fond sans difficulté, je me suis arrêté à – 30m pour refaire les épissures de jonction du câble du généphone, mais celui qui vient de la surface, est complètement oxydé, il faudra le changer la prochaine fois.

Tout le long de la descente, aucune trace de CO2.

Au fond du méandre, malgré le tir, la coulée de calcite est toujours là.

Mais il y a des gravats à sortir jusqu’au bas du puits sur 30 m à l’horizontal.

Marcel charge les bacs, Thierry l’aide, tire les bacs, arrange les passages à la massette-burin.

Moi je partage le tirage des bacs avec Thierry et monte les gravats en haut du tas dans le puits.

Un phénomène nouveau vient nous contrarier : au fond du méandre, l’activité physique fait monter la température et l‘oxygène se fait plus rare, comme dans un lieu très confiné.

Marcel essaie bien de dégager le bas du méandre, là ou circule un peu d’eau, pour retrouver de l’air, mais rien n’y fait. Si bien que Marcel et Thierry ressortent vers le puits pour reprendre leur souffle.

Il n’est pas tout à fait midi, mais nous décidons de casser la croûte.

La pitance rapidement avalée, nous repartons dans le méandre avec le burineur, pour finir de nettoyer avant un prochain tir.

Nous sortons en tout 17 bacs, ce qui représente plus d’un kilomètre de glisse pour les bacs et autant à 4 pattes pour les tireurs de bac !

La chaleur est toujours présente au bout du méandre, le manque d’oxygène aussi.

Nous attendons un peu, et je vais au fond pour faire les tirs pour continuer à avancer.

Marcel remonte en surface.

Le front est toujours remplis de calcite, mais la couche initiale a disparu. Il reste un mélange de calcite et de glaise. Cette coulée, qui vient du plafond, doit son arrivée à une cassure ou une faille.

Je fais des trous plutôt vers le bas du méandre pour élargir là où passe l’eau.

Un perçage de trou en haut à droite passe à travers, après 300 mm de roche. Avec le foret de 600, à raz du trou, je ne trouve que du vide !

5 trous percés de 10X600 et 1 de 10X400.

Thierry amène la ligne de tir et perce des petits trous en aérien dans le méandre pour attacher les ligne électrique et de tir.

Nous sortons du méandre pour déclencher le tir, et nous remontons en surface.

A 15 h 30, c’est la sortie à l’air libre !

Les nouvelles de la surface sont bonnes, Jackie, Gilles et Dorian ont commencé à dégager un trou et ont trouvé une vieille désob.

Gérard S., venu nous voir, nous explique que cette dernière s’appelle l’aven de la pharmacie.

Dorian est parti avant midi, Sylvane et Baba vers 15 h

Les femmes quittent la frondaison de notre salle à manger d’été, car il n’y a pas d’air. Elles s’installent entre le parking et le trou.

Les discussions prolongent la journée.

C’est l’attente pour partir le plus tard possible (à cause des bouchons),agrémentées par une bouteille de champagne (sans goût du bouchon), apportée par Pierrot.

Mais en consultant les smartphones, il apparaît que ça circule bien en ce lundi de Pentecôte.

Et ce sont les départs du site qui commence vers 17h30. Sylvie et Thierry, et Gaby et Jackie restent pour passer une nouvelle nuit sur place.

Gérard

- - - - - - - - - - - - - -


SORTIE DU LUNDI 25 MAI 2026 (92ème)

DESTINATION : L’AVEN DE LA POULE ROUSSE

PARTICIPANTS : GEGE ET GHISLAINE. GILLES ET CLAIRE. PIERROT ET JANINE. MARCEL. JEAN-JACQUES ET COLETTE. BABA ET SYLVANE. THIERRY ET SYLVIE. JACKY ET GABY. DORIAN. (16 personnes)

VISITEURS : LE NEVEU DE MARCEL ET SON FILS. GERARD SPINNLER.

BUT : DÉBLAYER LES DÉBLAIS A – 100 ET UN GROS TIR DANS LA COULÉE DE CALCITE

MÉTÉO : CANICULE, 33°

Aujourd’hui nous partons de La Voulte avec le Rifter, Marcel transvasera ses affaires dans notre véhicule. Il est 8 H et il fait déjà chaud. On emporte le parasol et beaucoup de boissons fraîches. La route est désertique en ce lundi de Pentecôte puisqu’il n’est plus un jour férié ! 

A 9 H on rejoint le campement des fourgonnistes qui ont dormi hier soir ici (les Durand, les Soret, les Millet et Dorian.) Ça fait déjà beaucoup de monde sur le parking avec toutes nos voitures, on est tous joyeux de savourer cette belle journée ensoleillée qui promet. Vers 10 H une équipe de marcheurs (Gilles Jacky, Dorian) ira prospecter dans un endroit où il y a quelques avens intéressants de l’autre côté de la route et en face de la borne au point noir. Il y aurait parait-il quelques tentatives de désob à entreprendre ? Moi je reste au bord du trou pour surveiller le téléphone, la communication n’est toujours pas bonne et il paraîtrait que la ligne serait mauvaise (à changer d’urgence) Gérard, Thierry et Marcel descendent au fond pour déblayer les blocs de -100 au bout du méandre, il est 10 H ! 

En surface tout le monde s’agite autour des tables de camping, nous femmes refont le monde et Sylvane et Gaby cousent des vêtements, Baba fait une démonstration de machine à coudre portative, on reboit le café, et on tente de se protéger du soleil implacable sur le chemin qui mène au trou, dans les sous-bois nous avons l’ordre de mettre en route le groupe seulement vers midi trente. Finalement il est difficile de supporter la canicule et on se rabat sous notre abri d’été. 

Nous préparons le repas, bien installés le long des tables, comme dabe pour cette 92 ième séance. Je débouche le champagne pour arroser l’anniversaire de ma Janine et cette fois il est bon ! Il n’est pas question d’envisager cette après-midi une aide quelconque pour remonter les déblais de -20, l’atmosphère est insupportable au bord du trou, j’avais prévu un parasol, on verra plus tard ! 

L’équipe du fond qui a bien travaillé a ressorti une vingtaine de bacs et a percé 6 trous de 600 dans la coulée, Gégé reste pessimiste malgré tout car il n’imagine pas la suite ? (pourtant un de ses trous de mine a rencontré du vide sur un côté de la roche mère.) il n’y avait presque pas de C/A au fond. Pour le CO2, RAS ! Marcel ressort vers 15 H 30 et Thierry et Gégé à 16H TPST 6H Baba et Sylvane rentrent chez eux de bonne heure, Dorian repart aussi chez lui.

 Nous avons la visite du neveu de Marcel avec son fils et de Gérard Spinnler qui reste un bout de temps avec nous. Avant de repartir nous aussi nous refaisons péter une nouvelle et ancienne bouteille de champagne, celle-ci sera aussi buvable et non madérisée! Certains camping caristes coucheront ici ce soir pour éviter la cohue sur les routes. En fait il n’en n’est rien et on rentre en une heure ! Gérard va nous dire ce qu’il pense et quand faudra-t-il revenir ?

Il va falloir aller s’oxygéner dans le Vercors pour retrouver un peu d’air frais en attendant le retour !

Pierrot




vendredi 22 mai 2026

Compte rendu de la 91ème séance à l’aven de la Poule Rousse du week-end du 16 au 17 mai 2026.

Tout commence le vendredi en fin de journée. Ce sont les fourgonautes qui arrivent, il y a Gaby et Jackie, Nicole et Jean ( ASP), Ghislaine et Gérard, et les van-lifers Sylvie et Thierry.

Le temps est ensoleillé, mais avec passages nuageux et du vent.

Bref, ce ne sont pas les grandes chaleurs. Aussi, après l’apéro, nous installons deux fourgons côte à côte, et ouvrons les stores. Des bâches, sur le coté, viennent compléter le dispositif. Nous sommes à l’ abris du vent et sommes prêts pour une raclette partie !

Jackie veux étrenner son mini four à raclette, ce sont des bougies chauffe-plat qui font fondre le fromage. Il arrive à en mettre 10 (bougies) dans son appareil, qu’il allume avec délectation. Et c’est vrai que ça marche bien , mais au bout d’un moment, la chaleur dégagée par les bougies met le feu à la peinture du contenant ! Poilade générale, d’autant que c’est un ancien pompier.

Le samedi, ce sont Marcel, Pierrot, Victor, Jean-Jacques et Sylvane qui nous rejoignent.

Nous sommes 4 à descendre dans l’aven, et nous nous répartissons les taches : Marcel et Victor vont à -30 m pour finir l’escalade, Thierry va dans le puits du fond pour faire une traversée vers une possible suite et moi,Gérard, vais au fond pour sonder l’obstruction finale.

En surface, Pierrot retrouve une seconde jeunesse : il n’a plus mal au dos depuis 3 jours, il court de partout ! Ça fait plaisir de le voir ainsi. Il pense remettre ses habits de lumière bientôt !

Nicole, Jean et Jackie partent se promener vers la chapelle de Chalon.

Départ dans la Poule Rousse vers 9 h 30.

Marcel et Victor se servent de la corde installée sur la coulée de calcite pour monter jusqu’ à la lucarne. Marcel double le mono spit en haut de l’escalade et constate que derrière la lucarne, ça pince. Dommage, plus d’interrogation pour cette salle.

Thierry, dans le dernier puits arrive par une belle traversée, uniquement sur des amarrages naturels, sur un regard dans la calcite. Il y lance des pierres, elles arrivent plus bas, ça descend de 4 à 5 m derrière. Mais ça correspond au pertuis où était arrivé Marcel en dessous lors d’une autre traversée.

Là aussi, fin de l’interrogation dans ce puits.

Quant à moi, j’ai descendu le foret d’1 m de Pierrot pour sonder le bout du méandre bouché par une coulée de calcite. En 15 jours, les pluies ont alimenté l’actif de l’aven et le méandre est tapissé de glaise. Je n’ai pas besoin du foret d’1 m, rien qu’en perçant en 600 mm, je passe la couche de calcite qui fait 5 à 10 cm d’épaisseur, puis une couche de glaise de 20 cm et du dur qui semble être de la roche. Ceci sur toute la hauteur de la coulée, ainsi que sur les cotés. Y a t’il un nouveau virage derrière ? Pourtant dessous, l’eau part tout droit, mais c’est plus étroit.

Sur le coté gauche du méandre, il y a aussi une couche de calcite et dessous de la glaise aussi, ce qui semble donner du crédit à un virage à gauche.

Pas le temps de s’appesantir sur cette question. Je perce 6 trous de 10 X 600mm que je charge et ressort du méandre. Je retrouve Thierry. Je fais partir les charges. Et nous remontons en surface.

Nicole, Jean et Jackie ont trouvé deux trous dans le bois des Géantes, dont un qui souffle.

Il est 12 h 15, c’est l’heure du casse croûte.

Une fois le repas terminé, Victor et moi, descendons à -20 m pour vider le tir au pied du premier puits. Dessous il pourrait y avoir une correspondance avec une des cheminées à – 70 m.

Marcel installe sa poulie moteur en surface, pour remonter les gravats.

Nous remontons une vingtaine de bac. Une fois tout dégager, nous faisons un nouveau tir. 6 trous sont percés. Il est 16 h 45 quand Pierrot se fait un plaisir d’actionner son exploseur pour faire partir les charges. Il a amené une bouteille de champagne, mais malheureusement il est éventé et très madérisé. Déjà à midi, il y avait du rosé dans le même état !

Jean-Jacques est parti de bonne heure car il a un impératif. Sylvane aussi.

Nous rangeons, et Marcel, Pierrot, Victor rentrent chez eux. Le van de Sylvie et Thierry quitte le site aussi. Il ne reste que Gaby et Jackie, Nicole et Jean, Ghislaine et Gérard qui passent une nouvelle nuit sur place, avec une nouvelle dégustation d’un vin madérisé, mais rouge celui-là !

Le dimanche matin, nous partons tous à pied pour voir les trous trouvés la veille.

Malgré le pointage GPS, nous avons du mal à les retrouver. Le premier qui avait été vu avec du courant d’air, n’a plus rien de ça. C’est vrai que la veille il y avait du vent.

L’autre fait 4 à 5m de profondeur et après élargissement du départ, ça devrait passer. Mais le burin massette, que nous avons , ne sont pas suffisant pour permettre le passage.

Nous retournons à la Poule Rousse vers 11 h 30. Nous partageons le repas et après une sieste. Nicole et Jean repartent chez eux, en programmant un trajet pour éviter les bouchons du retour du week-end de l’ascension. Les autres passent encore une nuit sur le secteur, pour rentrer le lundi matin.

Gérard

jeudi 14 mai 2026

PREVISIONS POUR 16 ET 17 MAI 2026


Samedi 16 mai : sortie désobstruction à l’aven de la Poule-Rousse. Nous avons besoin de jeunes et viriles spéléos pour continuer d’avancer dans le méandre à moins 100m.

Dimanche 17 mai : participation en temps que signaleur pour certains membres du club à la course de caisses à savon à Donzère.



CR CANYON DU RHEBYU - DE TREFOND-PERNAZ (AIN) DU 8 MAI 2026 ET DE CHALEY (Ain) DU 9 MAI 2026

Participants : Ludwig F, Charlotte L


Temps : 2h environ par canyon


Lieu : Canyon du Rhéby et Canyon de Tréfond-Pernaz – Ain


Date : 8 mai 2026

À l’occasion des 40 ans de l’École Française de Canyon (E.F.C), nous prenons la route du Bugey pour enchaîner deux canyons réputés du coin : le Rhéby et le Tréfond-Pernaz. Une journée placée sous le signe de l’eau, du partage et des rencontres.

L’ambiance est particulière dès l’arrivée. Beaucoup de canyonistes sont présents pour l’événement, les combinaisons sèchent un peu partout et les discussions tournent autour des débits, des équipements et des souvenirs de canyon.

Nous faisons partie du groupe d’Olivier Gola. Une rencontre marquante pour nous. Explorateur, initiateur canyon, photographe, créateur du site Infos Canyon et auteur de nombreux ouvrages techniques autour du canyon et de la spéléologie.

C’est le genre de personne qui pourrait parler des heures sans jamais devenir ennuyant. Chaque passage dans le canyon amène une anecdote, une histoire d’exploration ou une réflexion sur l’évolution de la discipline.

Nous débutons par le canyon du Rhéby. Un canyon plutôt court mais très joueur, connu pour ses petits encaissements, ses rappels et ses passages aquatiques ludiques.

Nous nous équipons rapidement et rejoignons le départ. L’eau est fraîche mais l’excitation prend largement le dessus. Dès les premiers obstacles, le canyon donne le ton : petites cascades, vasques translucides et descentes qui s’enchaînent sans temps mort.

Le Rhéby est étroit par moments. Les parois se rapprochent et nous plongent dans une ambiance presque souterraine. La roche est magnifique et sculptée par l’eau. Nous alternons petits rappels, désescalades et quelques sauts. Tout s’enchaîne naturellement.

Entre deux obstacles, Olivier nous raconte certaines explorations et l’évolution des techniques canyon au fil des années. Nous avons l’impression d’écouter une partie de l’histoire du canyoning français directement au milieu des cascades.

Le canyon se termine rapidement mais nous laisse cette sensation des parcours trop courts quand on s’amuse vraiment.

Après une pause pour reprendre des forces et échanger avec les autres participants des 40 ans de l’E.F.C, nous repartons pour le canyon du Tréfond-Pernaz.

L’ambiance change complètement. Ici, la végétation devient dense et presque tropicale. Le canyon est réputé pour son côté très ludique avec une succession de petits sauts, toboggans et cascades.

Nous avançons dans une eau claire entourés de mousse, de tuf et de verdure. Le soleil traverse les arbres et éclaire certaines vasques d’une lumière verte incroyable.

Les obstacles ne sont jamais très hauts mais ils s’enchaînent parfaitement. Nous sautons encore et encore, glissons dans les toboggans naturels et profitons simplement du moment. Ce canyon donne presque l’impression d’être un parc aquatique naturel perdu dans la forêt.

L’eau a creusé des formes partout autour de nous. Les vasques sont rondes, polies et certaines ressemblent à de véritables marmites géantes pour finir sur un superbe saut de 8m. 

La journée avance vite. Entre les descentes, les échanges et l’ambiance des 40 ans de l’E.F.C, nous avons l’impression d’avoir passé plus de temps hors du quotidien que simplement dans deux canyons.

Nous terminons fatigués mais avec ce sentiment rare des journées qui marquent vraiment. Deux canyons très différents, une rencontre inspirante et une immersion totale dans cet univers vertical et aquatique qui nous passionne autant.


Participants : Ludwig F, Charlotte L

Temps : 4 h

Lieu : Canyon de Chaley – Ain

Date : 9 mai 2026

Deuxième journée du rassemblement des 40 ans de l’École Française de Canyon (E.F.C). Après les canyons de la veille, nous reprenons la route direction le canyon de Chaley.

L’ambiance est toujours aussi conviviale. Entre les véhicules aménagés, les cordes qui sèchent et les discussions passionnées autour du canyon, nous avons l’impression d’être dans une petite bulle hors du temps.

Nous retrouvons Olivier Gola ainsi que Gilbert pour cette nouvelle descente. Très rapidement, le canyon devient presque secondaire face aux histoires qu’ils nous racontent tout au long de la journée.

Entre deux obstacles, ils nous expliquent comment ils ont initié les Grecs au canyoning, les débuts de la discipline dans certains pays et leurs ouvertures de canyon en Amazonie. Des récits qui paraissent presque irréels lorsque nous les écoutons au fond de cette gorge, les pieds dans l’eau.

Nous avançons doucement, prenant le temps d’observer, d’écouter et d’apprendre. Conseils techniques, anecdotes, expériences de terrain… chaque portion du canyon devient un moment d’échange.

Le canyon de Chaley est magnifique. Une succession de cascades, de vasques limpides et d’encaissements sculptés par l’eau. Le débit est agréable et le terrain de jeu parfait pour profiter sans se presser.

Au fil de la descente, nous servons également de modèles photo pour Olivier. Nous prenons la pose au milieu des cascades pendant qu’il cherche les bons angles et la bonne lumière. Voir quelqu’un observer le canyon avec autant de passion et de précision donne encore une autre dimension à la sortie.

Le temps passe sans que nous nous en rendions compte. Plus qu’une simple descente, cette journée ressemble à une transmission.

Le soir venu, tout le monde se retrouve pour le repas de gala organisé pour les 40 ans de l’E.F.C. L’ambiance est chaleureuse et festive. Au menu : rougail saucisse, discussions canyon et éclats de rire jusque tard dans la soirée (pour moi 22h30 c'est tard).

Nous retrouvons également nos amis francs-comtois de Franconville pendant le repas. Les tables se mélangent, les souvenirs de canyon fusent dans tous les sens et chacun raconte ses aventures du week-end.

La soirée se termine mais nous continuons longtemps à échanger avec Olivier et Gilbert.

Il y a des rencontres qui marquent plus que d’autres. Des personnes qui inspirent naturellement par leur simplicité, leur expérience et leur manière de transmettre.

Je ne sais pas encore ce que l’avenir réservera, peut-être une profonde amitié. Mais une chose est sûre : ils nous ont profondément touchés et marqués durant ce rassemblement.

J’espère sincèrement qu’ils continueront longtemps à nous guider dans le monde du canyoning.

Charlotte










CR AVEN DU CHATEAU DU 28 AVRIL 2026 ET AVEN DU ROUSTI DU 1ER MAI 2026

 Aven du château 28 Avril 2026

Arthur - Pierre - Arnaud 

TPST 4H45

Arnaud étant triste de ne plus faire de spéléo car il travaille le week-end comme un grand garçon, nous lui proposons avec Pierre d'aller sous terre en semaine.

Après avoir tous les trois regardé nos agendas, nous décidons de bloquer la date du mardi 28 avril et notre choix se porte sur l'aven du château à Saint-Christol.

La veille, Arnaud vient dormir à la maison ce qui nous permettra de partir de nous bonne heure le lendemain matin.

Au petit matin nous chargeons donc le matériel dans la voiture de Pierre et direction le plateau d'Albion, après un petit arrêt à la boulangerie pour prendre des vivres pour le midi évidemment.

Arrivés sur place, nous allons sonner au gîte de l'ASPA pour récupérer la clé, mais personne ne nous ouvre.

Tant pis, nous retournons à la voiture et préparons le deuxième kit qui nous servira à équiper le deuxième P27 et le dernier puits pour aller voir notre objectif… Le lac et l'eau qui part à Fontaine de Vaucluse !

Nous nous équipons et retournons au gîte, après avoir sonné, toujours personne.

Après avoir gratté à la porte, quelqu'un finit par nous ouvrir et nous donne la clé.

Nous filons au pied de l'aven après une marche d'approche éreintante.

Pierre est à l'équipement sur les trois premiers puits : P5, P10 et P28.

Je prends le relais et équipe le P27.

Petite pause pour avaler nos sandwichs.

S'ensuit un méandre bien étroit que l'on passera allongés sur le côté durant une bonne demi-heure, avant d'arriver au dernier puits équipé par Arnaud pour atteindre notre objectif… le lac qui apparaît sur la topo et qui ressort à Fontaine de Vaucluse !

Bon, ça relèvera plus de la flaque que du lac, mais l'objectif est atteint.

Mais face à nous, un boyau continue, nous sommes dans les temps et décidons de le suivre.

Nous rampons donc dans de la boue bien liquide ; le boyau est en fait le travail de désobstruction à la lance à eau qui a été abandonné.

Je fais alors face à un angle à 90° qui aura raison de ma motivation, et Pierre passera devant pour aller voir… et se retrouve de nouveau face à un angle à 90° qui ne mène nulle part !

Nous faisons demi-tour et reprenons dans l'autre sens : boyau boueux, puis méandre qui étonnamment se remonte bien mieux qu'il ne se descend.

Nous commençons la remontée des puits pendant qu'Arnaud déséquipe, et nous ressortons juste à temps pour nous changer et prendre la route afin que Pierre soit à l'heure au travail.

Arthur


Aven du Rousti 1er Mai 2026

Ludwig - Charlotte - Arthur

TPST 2h40

Pour commencer ce week-end de trois jours, pas de cueillette de muguet mais de la spéléo.

Ludwig et Charlotte me rejoignent pour l'Aven du Rousti, ou plutôt c'est moi qui les rejoins, car j'arrive avec une bonne demi-heure de retard.

Une équipe est apparemment déjà dedans, car le puits d'entrée est équipé.

Le temps de nous préparer, et cette dernière sort et déséquipe le puits en nous indiquant que nous pouvons emprunter toutes les cordes en fixe dans l'aven.

J'équipe alors le puits d'entrée sous l'œil admiratif de Ludwig, fier de voir que j'applique même les conseils qu'Arnaud m'a donnés lors de notre précédente sortie, en faisant une boucle de confort entre ma main courante et ma tête de puits, il en aurait presque la larme à l'œil.

Nous descendons ensuite dans l'aven et faisons le petit parcours installé dans la première salle.

Je pars ensuite devant pour équiper les deux puits qui permettent d'aller au fond, cette fois sous la surveillance de Charlotte qui me donne de précieux conseils.

Arrivés au fond, nous allons explorer une corde qui descend du plafond et permet d'observer une très belle colonne, avant d'arriver sur une petite désobstruction en cul-de-sac.

Nous remontons ensuite sans encombre et Ludwig se charge de déséquiper.

Ayant la charge de remonter les kits, je décide de les accrocher à la corde du puits d'entrée avec l'idée de les remonter à la poulie.

Ludwig en profite pour m'expliquer comment faire un balancier afin de remonter les kits sans effort… En théorie, car ces derniers se coincent dans une faille en remontant. Me voilà donc reparti : descente, on décoince les kits, conversion, on remonte, et on finit de remonter les kits.

Nous nous changeons et mangeons un morceau pour clôturer cette sortie.

Arthur

CONFERENCE PLONGEE SOUTERRAINE DU 24 AVRIL 2026

 L'idée d'organiser une conférence à Montélimar a vu le jour en 2025, et le sujet s'est vite orienté vers l'émergence de Bourne. L'objectif principal était de valoriser tout l'effort déployé pour percer les mystères de cette émergence. 

 Une première édition avait été lancée à Mirabel et Blacons, et elle avait connu un franc succès. Depuis les recherches effectuées sur Bourne, de nouveaux réseaux ont été identifiés et à présent, plus de 7 kilomètres sont cartographiés. 

 Nous exploitons ces progrès pour élucider les mystères de l'eau dans le pays de Gervanne. Plusieurs vidéos ont été diffusées, la plus récente étant dédiée aux évolutions de Bourne. L'équipement pour les plongeurs a également connu des avancées, le progrès technologique dans le matériel de plongée autorise à étendre les frontières et à explorer plus loin et plus profondément. 

 Xavier Méniscus a pris le défi à cœur, menant cette conférence avec conviction et enthousiasme. Bien qu'il y ait seulement une cinquantaine de personnes, le charme du pays de Gervanne continue toujours d'attirer l'attention des intéressés. Il est nécessaire de s'interroger sur le futur de l'eau, vitale pour l'existence. Les incertitudes ne constituent pas des réponses, il est impératif de réfléchir à l'avenir pour nos enfants et à celui de l'agriculture. 

 Pour organiser cette conférence, nous avons mis en place des outils de communication qui, avec le recul, n'étaient pas suffisants. La crainte de trop s'impliquer n'était pas fondée ; l'opposé aurait eu un impact plus fort. Il est essentiel de savoir utiliser correctement le potentiel des réseaux sociaux, qui sont des canaux de communication d'une grande importance. Je souhaite exprimer ma gratitude à la ville de Montélimar et aux associations pour leur présence, leur soutien, leur participation dans le domaine de la communication qui ont contribué à l'organisation de cette conférence. 

 Je souhaite exprimer ma gratitude à la ville de Montélimar et aux associations pour leur présence, leur soutien, leur participation dans le domaine de la communication qui ont contribué à l'organisation de cette conférence.

Daniel Meynol





COMPTE RENDU D'EXPLORATION ARMEDIA 1 ET 2 DU 28 JANVIER 2026


Tpst : 6h00

Présents : Olivier, Alex, Philippe et moi (Dorian)

Objectif : Visite d'Armédia 2 et visite du 2nd puits d'Armédia 1

Aujourd'hui, on descend dans la sud ! Dans le Gaaaard !

On commence par la visite de la grande doline d'Armédia 2, j'équipe le P7 d'entrée de la doline avec ma C20 PURELINE. Le orange sur la mousse verte c'est canon !

Rapidement on prend la direction du premier réseau qui donne accès à une grande salle avec un P10, j'équipe la main courante en amarrages naturels et la descente. On scrute tous et l'on cherche une suite, Philippe et Alex passent par l'autre coté et équipent une main courante au sommet de la salle. Mais pas de suite visible, gros chantier de désob' cependant ! Bravo aux équipes qui ont creusé ici ! Wouaw ! Des ossements de cervidés se retrouvent à droite, à gauche.

Nous allons ensuite faire le deuxième réseau, un petit couloir qui donne sur un P15 qu'Olivier équipe. Visiblement les amarrages sont foireux, ça glisse et c'est étroit. Personne veut aller voir à par moi ! J'y descends et je me fracture une burne sur une colonne. Un fractio et dernière descente sur une petite salle qui donne sous une trémie, sûrement en jonction avec l'autre réseau. Je remonte et déséquipe le puits.

Nous allons ensuite a Armédia après une pause repas ! J'équipe la main courante d'entrée jusqu'au P40. Philippe et Alex équipent le grand puits avec une C80. Avec Olivier, on part en face équiper le deuxième grand puits. J’équipe la traversée, le petit ressaut et débute la main courante sur le pan incliné. Arrivés au grands puits c'est Olivier qui équipe le P20, il est volumineux et le départ a l'air un peu aérien. Il descend au milieu des milliers de concrétions excentriques jusqu'au frac' suivant. Il entend Alex et Philippe dans la grande salle, les puits se rejoignent, il manque à Olivier 10m de corde pour pouvoir finir la descente … Dommage, il remonte complètement gazé, je déséquipe derrière lui.

On rejoint Philippe et Alex qui déséquipent, aussi complètement gazé. On ressort tous de là. La journée se termine alors sur ces dernières notes : Évitez la boulangerie de Méjannes !

Dorian

COMPTE RENDU D'EXPLORATION AVEN DES PEBRES 10 JANVIER 2026


TPST : 5H00

Présents : Nolwenn, Lisa et moi (Dorian)

Objectif : Visite de l'aven des Pèbres a Méjannes-le-Clap

Aujourd'hui, direction le Gard avec Nolwenn, on rejoint Lisa, du club du G.A.Z.O.I.L, sur Méjannes à l'entrée du chemin. On inspecte alors son nouveau fourgon aménagé. TIP TOP !

On prend alors mon kangoo pour le chemin, va-t-on réussir à passer les flaques d'eau ? Oui ! Une fois sur la petite place, on commence alors à se préparer et enkiter le matériel. C'est moi qui équipera la cavité.

Après une petite marche d'approche, on trouve l'entrée et je commence l'équipement avec ma superbe C20 en 7mm pour descendre les premier ressaut. Vient ensuite le P30 que j'équipe avec une C54 bien poussiéreuse et j'enfume le Puits tout au long du parcours, Nolwenn se dispensera d'une bouteille d'eau afin d'arroser la corde tellement la poussière est intense !

Je pense avoir très bien équipé le puits, joli frac, jolie dev'. On avait pas assez de mousquetons, alors j'ai fait des tisserands un peu de partout ! Lisa n’a pas trop aimé visiblement ça fait peur !

On touche le fond du P30, le nœud d’arrêt est 20cm au dessus du sol, plus de mousquetons et plus de dyneema, c'est juste mais c'est passé ! Lisa équipe le dernier petit P7 derrière avec ce qui nous reste …. un bout de corde … on prend les mousquetons des kits, on trouve un brin de nouille pour faire un tisserand et hop ! Une dev' et c'est parti pour la partie basse avant la grande salle.

Magnifique, la salle est de toute beauté ! Grandiose même, on s'arrête manger avant de reprendre les explorations. On décide d'aller voir au fond, on traverse la salle descendante à travers des colonnes millénaires, des concrétionnements dignes du Gard. On arrive sur le dernier ressaut qui donne sur le lac, on n'y descend pas à cause du co2 bien présent. On prend quelques photos et on remonte à la chatière. Nolwenn décide de monter voir sur l'escalade de 10m. La corde a l'air bonne et les amarrages aussi, il faudra y retourner avec de l'équipement pour voir le reste un jour !

On remonte à la surface. C'était super.

Dorian

lundi 4 mai 2026

COMPTE RENDU SORTIE DU SAMEDI 18 AVRIL AU PLATEAU DES ÉOLIENNES (Rochefort-en-Valdaine) Scialet Triple Axel ?

MASC : Hugues P, Axel P, Jean-Jacques A, Coco M, Gilles le Louche (et ses baguettes), Olivier S, Alexandre L

C’est l’histoire d'un trou servi sur un plateau avec sauce moutarde à l'ancienne :

Hugues P Jackman fait son grand retour sur scène et nous emmène voir un p'tit trou sur le plateau des éoliennes de Rochefort-en-Valdaine.

Pour l'occasion ce fut la réunion des anciens élèves indisciplinés sous la surveillance de Mr le Président.

J’arrive le premier au lieu de rendez-vous, mais une barrière m’arrête à 300 m de l’éolienne comme prévu. Peu de temps après JJA et Gilles pointent le bout de leur nez suivi de Coco.

Quelques minutes plus tard c’est le retour du messie, a presque 33 ans (et quelques …) le fameux HP (pas Hewlett Packard) se dresse devant nous au sortir de sa bétaillère familiale. Un seul de ses disciples l’accompagne, Axel 10 ans et sa furieuse envie de marcher sur les pas de son père. Pas sur l’eau mais sous terre…

C’est l’instant émotion : “Salut comment ça va? La famille, la besse, لا بأس , tout ça tout ça …

On prépare les kits et au moment de partir une dernière voiture pointe le bout de son nez, c’est Olivier S. Du haut de son mètre 98 moins des poussières, il rejoint l'équipe pour cette marche d’approche épique, et non hippique, d’au moins… pfff 5 longues minutes sur du presque plat.

Sous la surveillance d’Eole , Olivier se glisse le premier dans le trou, mais cet aven est étroit comme Ormuz. Aucune connotation fallacieuse là-dedans !

Du coup après avoir retiré quelques petits cailloux à la main, puis à l'aide d’un kit, il faut élargir l'entrée pour sortir de plus sérieux rochers.

Hp nous sort donc son arme secrète pour casser du cailloux, et c’est de la balle !

Parce que la massette et la barre à mine ont leurs limites. Et pas besoin de porte-avions comme Donald pour gérer un truc de légèrement détroit.

En plein soleil, le travail est rude. Coco prendra le relais et la désob avance bien. Une partie de la troupe fera une petite balade aux alentours pour voir et revoir les autres trésors du coin.

Ils sont apparemment dans la même configuration, une galerie à -2m sous le plateau.

Pour celui qui nous intéresse aujourd'hui, le trou fait -2.5m avec une micro salle et un départ à droite et à gauche. Axel finira par sortir quelques cailloux aussi et faire de la première dans cette nouvelle cavité “majeure“.

Vers 18h il est temps de rentrer à la maison, on remballe. Au moins on rentre pas trop tard et on n’est pas privé de raclette, Michel C vous expliquera…

Comme disait notre cher VGA: “Au revoir”

Alexandre L

A bientôt pour de nouvelles aventures.

TPST : au moins tout ça…

COMPTE RENDU SORTIE CANYON DU RIOLAN -SIGALE DU 2 MAI 2026


Participants : Ludwig F, Charlotte L.

Temps : 5h

Lieu : Canyon du Riolan - Sigale

Date : 2 mai 2026

La saison du beau temps reprend son cours et qui dit beau temps dit : canyon !

Impatients de pouvoir de nouveau patauger dans l'eau, nous nous dirigeons vers l'arrière-pays niçois pour faire un canyon à l'effet wouah pour redémarrer cette discipline.

Nous arrivons la veille pour repérer les lieux et être au plus reposés. Van garé au parking, petit repérage et nous préparons notre nourriture de champions : plat de pâtes au pesto à la truffe blanche.

9h00, nos jouets sont prêts.

Sur Descente Canyon, il est inscrit qu'une navette est nécessaire pour se rendre au départ. Sinon, une marche d'approche de 1h30 nous permettra d'y arriver.

N'ayant qu'une voiture, nous espérons le stop. Moi, je ne suis pas convaincue étant donné que nous avons croisé 3 voitures depuis hier soir, mais Ludwig semble confiant. Et quelle chance avons-nous lorsqu'un monsieur arrive dès que nous avons fermé les sacs et nous dépose au parking de départ.

Après un grand merci, nous commençons la marche d'approche qui dure 2 min 33.

Nous enfilons nos habits de lumière. Nous sommes tout excités et débutons le canyon. Un premier encaissement nous accueille. Une petite cascade que nous descendons rapidement et un chaos de blocs s'ensuit. Nous devons nous faufiler dessous pour certains, ce qui crée une impressionnante sensation d'obscurité.

S'enchaînent cascades et sauts, puis la vallée s'ouvre.

Nous continuons sur une marche aquatique pendant environ 30-45 min. Nous regardons la rivière prendre vie au rythme du printemps. Les chapelets d'œufs de grenouille ont éclos et nous nous sommes adoucis face au nombre de têtards. Nous leur souhaitons bonne chance pour leur vie future.

Un nouvel encaissement prend forme devant nous. Nous sautons et désescaladons la plupart des cascades, nous offrant des sauts de 8 m maximum, ce qui permet d'abréger notre soif de sensations. Une C17 et une C15 nous obligent à mettre la corde. Nous descendons sous l'eau qui se fracasse sur nos mollets et sur nos casques.

Sur Descente Canyon, il était noté un gros encaissement pouvant se rétrécir à parfois 1 m. Cela dit, sur de longs mètres, nous pouvions à peine passer notre avant-bras ! Au-dessus de nos têtes, nous pouvons voir des tonnes de calcaire. Le soleil est au rendez-vous, 13h, c'est exactement la bonne heure : il arrive à passer au travers de la faille rendant l'eau d'un bleu turquoise transparent.

L'encaissement se termine et la vallée s'ouvre de nouveau. Nous apercevons le pont qui logeait le van pendant la nuit.

Plus qu'à remonter sur celui-ci. Vue sur la fin de ce canyon, qui aura été une belle surprise.

Nous rangeons, débriefons et avons du mal à nous remettre des émotions que nous aura fait ressentir ce géant minéral.

Charlotte

Compte rendu de la 90ème sortie à l’aven de la Poule Rousse du vendredi 1er mai 2026.

Belle journée pour cette nouvelle séance à la Poule Rousse. Peu de monde sur les routes après le rush de la veille. En van : il y a Sylvie et Thierry, en fourgon : Ghislaine et Gérard. Ces 4 là passeront la soirée sur place. Marcel, Janine et Pierrot arrivent ensemble. Andéol et Olivier se garent. Sylvane et Baba sont avec nous. En fin de matinée, Dorian se pose avec son van. Dans l’après-midi, Gaby, Jacky et Françoise nous rendent visite, ainsi que Gérard S.

Grande première, nous sommes 5 personnes à descendre pour le fond.

Marcel équipe le puits d’entrée dés 10 h, suivi par Thierry.

Gérard refait les épissures du câble du généphone à -30 m. En effet lors des dernières sorties, nous avions qu’un faible signal entre le fond et la surface.

Olivier accompagne Andéol pour sa première fois dans ce trou.

Une fois au fond, essai du généphone et les voix passent bien.

Au bout du méandre, qui fait maintenant presque 30 m, nous commençons à dégager les gravats du dernier tir. Nous nous répartissons le long du méandre pour se faire passer les bacs, que nous vidons en bas du dernier puits.

Les tirs ont bien marché, sauf la paille géante qui n’a pas pété. Un perçage avec un foret d’1 m, rempli avec cette paille a foiré. Nous sommes arrivés à la coulée de calcite qui obstrue le haut du méandre. Nous espérions que le passage dessous serait libre, mais non, elle occupe tout le méandre jusqu’en bas ou seule l’eau s’infiltre.

Tout cela est visible seulement après avoir sorti 34 bacs ! Et Marcel et Thierry, qui sont au remplissage des bacs sortent vite du méandre, ils ont mal à la tête et la respiration est malaisée. Ils se ressourcent au bas du puits ou l’air est nettement plus respirable. Olivier et Andéol prennent la suite et subissent les mêmes contraintes, ils prennent le même chemin que les deux premiers.

Est ce du CO2 ? Ou est ce nos respirations dans ce méandre qui ont bouffées tout l’oxygène ?

Il est pas loin de 13 h. Nous faisons une pause repas, en attendant de voir si ça s’améliore. Olivier et Andéol remontent en surface, suivi par Marcel.

Thierry et Gérard continuent à sortir des bacs, la respirabilité est meilleure. Ils arrivent à nettoyer le fond du méandre jusqu’à l’eau. Mais le bas de celui-ci ne fait que la largeur d’une botte sur 30 cm de hauteur. Ils se questionnent pour savoir ou faire les prochains tirs : en bas mais cela nécessite de grosses charges ou en haut où le chenal de voûte fait 35 cm de large. Le hic, c’est la coulée de calcite qui obstrue tout le méandre. Il va falloir sonder celle-ci pour savoir si rapidement ou non ça continue derrière. Et pour cela il faudra redescendre le foret d’1 m.

41 bacs ont été sortis pour cette séance. Les deux remontent en surface sans avoir fait de tir, mais en remontant la paille géante !

Le dernier sort à 15 h 30.

Dehors, Olivier et Andéol sont partis, ainsi que Sylvane et Baba.

Les autres sont sous les arbres à papoter, Pierrot offre du cidre à tout le monde et des biscuits sont passés de main en main.

Dorian a fait un petit tour dans l’aven jusqu’à -20 m, histoire de se remémorer de vieilles sensations.

Pierrot emporte la paille géante, il compte récupérer la poudre pour d’autres pailles.

A 17 h 30 le site se vide.

Seuls le fourgon et le van et leurs occupants restent pour la nuit.

Le lendemain matin, Thierry et Sylvie rentrent chez eux à Varces.

Ghislaine et Gérard font une balade dans la matinée, avant d’être rejoint par Sylvane et Baba pour casser la croûte ensemble.

A 15 h, il ne reste plus personne à la Poule Rousse.

Pour ce 1er mai, nous n’avons pas chaumé !

Gérard

Archives du blog

Contributeurs

Compteur de visites


paris sortif