dimanche 8 décembre 2024

COMPTE RENDU DE LA SEMAINE SPORTS'ZAP DU 21 au 25 OCTOBRE 2024

 La semaine s’est très bien passée comme à notre habitude, il faut dire que nous n’avions que deux jeunes nouveaux sur les cinq, les trois autres étaient un des petits fils de Jean-Jacques et les deux autres les petits-enfants de Daniel.

Dans les deux inscrits un était déjà venu pour la session de Pâques. Toutes les sorties ont eu lieu malgré les annonces météo pas très favorables.

Merci une fois de plus aux membres disponibles pour l’encadrement : Jean-Luc, Gilles, Coco, Daniel, Claude, René, Pierre J.T, Jean-Jacques.

Dommage il y avait un absent pour la photo.

Jean-Jacques




COMPTE RENDUS DE LA 46EME SORTIE A LA POULE ROUSSE LE 14 OCTOBRE 2024

COMPTE RENDU DE PIERROT :

PARTICIPANTS : J .JACQUES. DORIAN. GEGE ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. MARCEL. GILLES ET CLAIRE. BABA. JACKY ET GABY. JEAN-LUC. VISITE DE GERARD SPIDNER

BUT : REPRENDRE EN MAINS LA CAVITE APRES UNE LONGUE PAUSE.

METEO : BIEN MOYENNE. Petite pluie, brouillard au plafond puis éclaircie en fin de journée mais douceur et ciel dégagé au retour

Marcel passe nous prendre à la Voulte. Grande surprise au lever avec la pluie qui bruisse légèrement sur mon matos laissé dehors hier soir ! On embarque vers le sud à 08 H 10 et de suite le mauvais temps se calme, la route est sèche dès le Pouzin. On arrive au taquet sur le causse de Bidon presque en même temps que Gégé qui vient de mettre en place les cordes. Ce temps maussade n’est pas réjouissant, on va faire avec, sans vent, c’est déjà pas mal ! Le reste des copains arrive. Gégé et Marcel sont assez vite prêts et descendent dans l’aven avec la perfo, la bobine de téléphone, la grande rallonge de 2 X 2.5 en 60 M, le téléphone. Il est 09 H 16. On se doute bien que le trou sera humide, Gilles et moi décidons de ne descendre qu’à moins trente mètres pour aller voir l’efficacité du tir de Dorian dans la branche amont, sous le puits Maudit de réputation assez étroit, une petite escalade permet d’avancer de quelques mètres au sommet d’une diaclase accrocheuse avec léger C/A soufflant. On arrive sur place vers 10 H 30 et ça mouille déjà, ça suinte à souhait, il a plu 40mm hier sur la région. Je n’arrive pas à suivre Gilles derrière le pincement à -30, (il y aurait un tir à faire) du coup je reste là en attente pendant qu’il va voir ça de près. Il tapote le tir de Dorian avec ma petite massette et peut progresser en avançant et en faisant des photos, il a aussi ses baguettes de radiesthésiste, il butte sur un passage étroit qu’il faudrait agrandir chimiquement sur plusieurs mètres. Je suis bien trempé, pas de parapluie avec moi, dommage. Nous ressortons très essoufflés à cause d’une nappe de C02. Dehors, Dorian est arrivé et il a monté son Barnum pour abriter la zone du repas. TPST 1H30. Pour l’équipe du fond, ils ont installé les prolongements des nouvelles lignes en descendant, heureusement le 220V arrive jusqu’au fond et le tél. marche bien. Ils ont élargi le petit méandre actif pour avoir plus de confort (4 trous de 400 & 600) ils ont aussi bien dégagé les déblais sur 3 m, il reste encore un mètre pour mieux voir la suite ? Le repas a été consommé en bas avant de tirer. Le P25 arrosait bien à la remontée, ils ont aussi ressenti le C02 au même endroit que nous. Sortis vers 16H TPST 7H. Pendant leur absence nous avons pris la décision d’aller contacter la mairie de Saint Marcel, le cadastre et d’aller voir aussi le propriétaire du terrain pour modifier la convention d’exploration et son accord ? (Baba ira demain avec Gérard S. à la mairie, ce serait le même proprio qu’à l’aven de la Poulette ? (tant mieux !) On pense qu’il serait possible de revenir lundi prochain suivant la météo ? Il faudra prévoir d’installer une nouvelle fiche femelle sur la ligne PTT pour communiquer vers -35m, au cas où ? (car on a maintenant 3 téléphones !).

Il reste aussi à prolonger l’escalade de la lucarne dans le puits terminal. Nous repartons vers 17 H 30. Bonne journée positive. 

Pierrot

COMPTE RENDU DE GERARD

Complément au compte rendu de la sortie du lundi 14 octobre à la Poule Rousse

Nous descendons pour le fond à trois : il y a Marcel, Jean Luc et Gérard.

Chacun avec un kit, devant Marcel porte le câble électrique de 60 m qu’il déroule de – 60 m à -100 m, suit Gérard avec le perfo et les charges et Jean Luc avec la bobine de fil pour le téléphone, le téléphone et la bouffe pour midi.

En arrivant au départ du puits de 22 m, je constate qu’un fil du téléphone a été arraché. Le sucre était en appuie sur la ventilation et les contraintes ont eu raison d’un fil. Heureusement Pierrot, avant de descendre m’avait passé un tournevis. J’ai aussi un couteau pour dénudé le fil et je remets le fil dans le sucre hors contrainte pour éviter un nouvel arrachage.

En bas du P22, Marcel a relié le terminus de la ligne électrique avec la nouvelle rallonge. Je suis le cheminement du câble jusqu’au puits de 9 m. Marcel est au fond et me demande de récupérer un bout de rallonge resté à – 60 m, car le câble arrive juste en bas. Il remonte vers nous.

Moi je remonte à -60 m où Jean Luc vient d’arriver. Il installe le câble du téléphone en démontant la prise femelle de la fin de la ligne installée et la relie avec le sucre du fil du bobinot qui va aller au fond. Il essaie le généphone avec la surface et c’est OK. En nous dirigeant vers le prochain puits, nous faisons passer les 2 câbles en hauteur pour éviter de les avoir dans le passage.

Nous arrivons au dernier puits, Marcel est redescendu et il a commencé à dégager le dernier tir. Nous le rejoignons après avoir écarté les câbles de l’axe du puits.

Il y a beaucoup d’eau par rapport à d’habitude. Le fond du méandre que nous avons commencé à agrandir, est parcouru par un beau filet d’eau de 15 cm de large.

Le téléphone est branché et nous demandons à la surface de démarrer le groupe. Marcel commence à buriner et à sortir des blocs.

L’accès au méandre se fait par une lucarne qui a déjà était agrandie lors de précédentes séances, mais il y a encore de la place à gagner. Nous dégageons 3 gros blocs que nous n’arrivons pas à sortir, il faut plusieurs angles d’attaque pour les réduire et les sortir. Le dernier est poussé sur le coté car le perfo commence à perdre de l’huile par le mandrin. Nous préférons garder les dernières forces du perfo pour percer des trous pour faire un tir. Je perce un trou dans le méandre et c’est la pause casse-croûte, il est 13 h. Le repas rapidement avalé, je perce encore 3 trous et pendant que Marcel commence à remonter, nous relions les charges avec Jean Luc. En haut Marcel à rapprocher la ligne de tir du bord du puits car la ligne commence à être un peu juste.

Nous suivons Marcel pour ressortir du trou, sans oublier en haut du puits de faire partir les charges.

Un grand boum plus tard nous continuons la remonter vers la sortie.

Nous sommes dehors vers 16 h.

Pour la prochaine sortie, il faudra prévoir un mousqueton pour mettre sur le Y du dernier puits car son écartement rend difficile l’insertion du mousqueton de longe sur les deux ganses. Il faudra aussi retrouver la pince coupante de Pierrot qui s’est échappé d’un kit.

Gérard


COMPTE RENDU DE LA 45EME SORTIE A LA POULE ROUSSE LE 15 SEPTEMBRE 2024

PARTICIPANTS : THIERRY MILLET. GERARD ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. MARCEL. DORIAN. BABA ET SYLVANE ET FREDERIC (une nouvelle recrue du MASC) 

BUT : REPRENDRE LES TIRS AU FOND ET EVENTUELLEMENT ATTEINDRE LA LUCARNE ?

METEO : BONNE, MAIS PAS DE SAISON (10°) SOLEIL FROID AVEC BEAUCOUP DE VENT !

Thierry arrive chez nous à la Voulte à 7h 45 la météo n’est pas au top après 3 jours de Mistral mais il nous semble que dans le sud, ce sera meilleur. Peu de circulation comme c’est dimanche et à 9h on arrive au trou pour s’équiper en se caillant les meules, il faut vraiment rechercher le soleil pour enfiler le matos perso ! Les sacs sont prêts et l’équipe du fond s’engouffre à 10h avec la perfo du MASC en remplacement. Marcel, Gégé, Thierry et Frédéric pour aller en bas en revoyant l’équipement avec projet d’élargissement du nouveau petit méandre actif et d’escalader pour voir la lucarne convoitée. Je descends avec Dorian qui a comme projet de tirer quelques pailles dans le réseau où Gilles nous soutient qu’il y a du neuf à faire à -30, c’est un endroit ventilé soufflant et puis il y a de la topo à continuer. Je l’accompagne et l’aide, je rejoindrai les copains au fond plus tard. Dorian a tout son matos de désobeur dans un gros sac, il descend la faille jusqu’au départ du P25 et installe un petit marchepied côté gauche pour faciliter le passage de ce petit ressaut, une aide supplémentaire ici n’est pas du luxe ! De retour vers moi il installe un amarrage plus haut dans la faille amont puis perce 3 trous de mine pour élargir l’étroiture qui défend un élargissement mais ceux-ci débouchent et l’obligent à repercer à côté. On galère pour bourrer les pailles, malheureusement son rouleau de papier alu est tout esquinté et je dois lui débrouiller les feuilles avec mon couteau, cela prend du temps. Il est midi 12, je le quitte car il remonte vers la surface installer encore deux autres marchepieds dans la zone proche des rampings de moins vingt mètres, là où il y avait l’étrier ! Je continue à descendre rejoindre mes copains puis en bas du P25 ma lumière donne des signes de faiblesse (accus HS sur 3 niveaux) et je dois stopper net mon avancée. A mi-puits j’ai entendu l’explosion du bas, sachant que l’équipe du fond va casser la croûte j’en fais de même à mon point d’arrêt sans les rejoindre, de peur de tomber en panne d’éclairage. C’est bête, je ne verrais donc pas encore ce puits terminal pour la troisième fois ! Pendant ce temps aussi j’entends un léger bruit de tir venant du haut, c’est sans doute le tir de Dorian ? A la fin de mon repas Thierry vient à ma rencontre pour mon absence remarquée. On boit ensemble le thé avec un digestif et un carré de choco. Mon réchaud méta reste là en secours. Il ne fait pas froid ici et on se remémore les bivouacs qu’on a passés ensemble il y a longtemps ! Thierry repart vers le fond et moi je remonte à petite vitesse. (Prévoir des bougies et un autre briquet pour le réchaud) La remontée se passe bien, on sent bien un petit C/A soufflant dans les boyaux de - 20. Sortie à 15 H 20 soit un TPST de 5 H 20. Dorian est déjà parti chez lui. Nos femmes sont allées faire des emplettes au marché de Bidon, elles ont fait de la couture et ne se sont pas ennuyées. Elles ont eu la visite de Jacques et Linda Chica de passage qui revenaient du congrès caussenard. Vers 16 h 15 c’est Thierry qui sort suivi des autres. Le temps s’est amélioré. Les nouvelles du fond sont positives à moitié ! TPST 7H Marcel a fini la traversée pour atteindre la lucarne, il ne reste qu’une opposition délicate pour l’atteindre la prochaine fois. Pour ce qui est du méandre aval qui a été commencé la dernière fois Gégé a eu du mal à percer trois trous dont deux pas terribles car la perfo du MASC est tombée en panne (à-coups électriques et corps qui chauffe, tout comme celle de Gégé l’autre fois ! C’est très bizarre) Un sérieux problème à résoudre d’urgence. Il faudra sûrement équiper à nouveau le fond du trou en 220V et ligne téléphone, Marcel avait tenté des liaisons radios par CIBI sans résultat. Le chantier du fond nous semble moins sévère avec le cordeau, il faudra percer en 12 !. Il reste aussi au programme d’autres escalades à faire sur des PR environnants. Le C/A aspirant n’était pas très forts en bas. Pas de CO2 bien sûr ! Je peux fournir 50 m de 2X2,5 et la ligne tél. Le trou était sec. On ne sait pas encore quand on y retournera ? Frédéric a bien aimé le fond du trou, peut-être le reverrons-nous ? Retour en fin de journée en vallée du Rhône. Pierrot pas de photos dispo

Pierrot

COMPTE RENDU DE LA 44EME SORTIE A LA POULE ROUSSE LE 9 SEPTEMBRE 2024


PARTICIPANTS : GEGE ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. MARCEL. DORIAN. BABA ET SYLVANE.

BUT : REVOIR LA CAVITE APRES UNE PERIODE PLUVIEUSE

METEO : ENSOLEILLEE. MOYENNE ET MOINS CHAUDE

Il a fort plu hier après-midi sur la basse Ardèche et l’on se doutait bien que le trou devait être mouillé ?

Nous partons de la Voulte à 08 h, cette fois-ci c’est Marcel qui nous emmène. Le ciel est beau, cela change bien d’hier où il tombait des cordes ! On arrive 5 mn après Gégé qui vient d’installer la corde du premier puits. Le sol nous indique qu’il a effectivement bien plu et l’on s’attend au pire ! La fraîcheur du matin nous oblige à prendre un coin au soleil pour nous équiper. Marcel et Gérard commencent à descendre dès 9 h 30 avec pour but de revoir l’équipement du gouffre pour éventuellement changer l’emplacement des agrès au cas où ?

Nos femmes s’installent en plein soleil. Dorian et moi attaquons la descente vers 10 h 30. J’ai l’intention d’aller au fond rejoindre mes amis et Dorian ira seulement jusqu’à -35 pour faire un relevé topo de l’amont qui a été vu au début par les gens aux gabarits fins (Charles, Thierry, Marcel, Gilles) il y aurait quelques petits tirs à faire pour élargir des étroitures entre des concrétions mais il a pris un bon marteau. Dorian ne retrouve pas l’élargissement qu’avait vu Gilles et du coup ne se trouve pas motivé, tout comme moi d’ailleurs pour fouiner la zone. J’ai oublié ma poignée au-dessus du puits maudit avec mon sac et m’en aperçois juste à temps. Dorian remonte pour sortir et me dépanne. De la cote zéro à -35 ça mouille pas mal surtout dans le boyau de -20 où l’on s’allonge dans une belle flaque, je me mouille aussi copieusement en vidangeant la gaine de ventilation qui est pleine d’eau en la rehaussant et en l’incisant avec mon couteau. On ressort tout mouillé car j’abandonne mon projet d’aller à -100, on a vite froid ici sans rien faire ! Aujourd’hui c’est un programme du Vercors avec la roche humide à souhait. Nous sommes dehors vers 11h sous l’œil de Baba qui s’est installé vers l’entrée. Nous n’aurons pas d’autres nouvelles de l’équipe de pointe pour un bon moment.(TPST 1H pour nous) Du temps qu’on sèche on refait le monde en grignotant car la faim nous gagne, nous n’avions pas descendu sous terre nos casse-croûtes, Marcel et Gégé compris, mais on ne s’inquiète pas !

On passe à l’apéro en les attendant puis mangeons avec nos femmes, pas de téléphone, pas de ventilation, explo légère, mais que font nos hommes du fond ? A la fin du repas vers 14 h 30 ils arrivent enfin ! (TPST 5 H) et on les pressent de questions ! Finalement le trou est humide mais on se mouille seulement sur les cinq derniers mètres du puits terminal. Ils avaient descendu une longue pelle métallique pour dégarnir le fameux boyau ventilé qui avait été élargi à la mine mais aujourd’hui il ne soufflait pas (à cause du temps ?) le dernier tir dans cet endroit au plafond d’une strate n’a pas été totalement satisfaisant,(voir photos) ils se sont aussi attaqués à un autre petit boyau insignifiant pratiquement positionné en face du premier en enlevant beaucoup de boue et Surprise !! Ils ont trouvé un mini méandre aval qui absorbe toute l’eau d’infiltration et qui est presque pénétrable, en plus ce méandre aspire ? Ils ont tiré 2 trous de mine sur 4 dont deux débouchants. Cette petite découverte relance le moral !

En résumé il reste toujours une traversée à faire en hauteur pour atteindre une lucarne. Il y a encore quelques petits aménagements d’équipement à faire. La perfo de Gérard est morte, elle fuit de l’huile après révision. Nos deux gaillards remontent ensuite maculés de glaise, quelques photos prises par Marcel au fond expliquent bien l’avenir en jeu ! (A voir dans le texte) Nous sommes tous ravis de leur prestation. Dorian repart chez lui dans l’après-midi puis Chica et J. Jacques prennent des nouvelles. La journée s’est donc bien passée, positive ! Nous décampons vers 17 h et rentrons dans nos foyers.

Pierrot


COMPTE RENDU DE LA 43EME SORTIE A LA POULE ROUSSE LE 2 SEPTEMBRE 2024

METEO : CHAUDE, ensoleillée sans vent

PARTICIPANTS : GEGE ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. CLAIRE ET GILLES. BABA ET SYLVANE. MARCEL. DORIAN. JEAN-JACQUES. JEAN-LUC. THIERRY M. VISITEURS : GÉRARD S.. VISITEURS JACKY C. GABY ET JACKY S. avec leur nouveau Duster.

On se régale à l’avance de cette belle journée qui s’annonce. Le champagne est au frais !

Départ de La Voulte vers 8H avec Marcel. Pas trop de trafic, on arrive à 09 h 10. Déjà Gégé et Thierry sont en place avec leurs fourgons depuis hier soir. Peu à peu tout le monde arrive avec en dernier J. Jacques et Gérard S. (qui doit s’occuper de collaborer avec le propriétaire du terrain) C’est l’effervescence autour de l’aven où sont déposés tout un tas de matériel, ventilation, plaquettes goujons etc.. Le trou est vite équipé, Gégé et Marcel suivis de Thierry et Jean - Luc s’enfoncent dans les ténèbres à 10 H. Je me prépare avec Dorian, nous devrions faire la topo depuis le dernier arrêt. On attaque la descente une heure plus tard, peu chargés, Gilles nous suivra pour rejoindre la cote -30 où ses baguettes dirigent ses recherches car il y a aussi un autre C /A soufflant à ce niveau, une suite est visible, c’est étroit et il faudrait pailler quelques massifs de concrétions pour continuer l’explo ? J’ai une petite massette et tapote au passage les quelques picots agressifs qui triturent nos combines. On reprend les mesures doucement avec un vieux topo fil du MASC juste au bas du P25, au bout du méandre dynamité. Dorian ne se sent pas de descendre le puits suivant, il n’accuse qu’une dizaine de mètres mais le départ est sur MC 2 m plus haut, assez aérien, ce n’est pas grave, on se sépare là, il va rejoindre en remontant Gilles qui l’attend plus haut. Ce puits de 2.5 x 2.5 environ est troué à sa base par un autre puits borgne qui est parallèle, jointif juste par une mince lucarne. Celui-ci coïncide avec le dernier puits qui à vue d’œil ne ferait que 28 m plein pot, équipé par un bel Y, posé 3 m plus bas sous le départ, assez étroit. La corde demanderait d’être rallongée de 2 mètres pour éviter un petit pendule désagréable si c’est possible ?. Je m’arrête là car déjà l’équipe de pointe remonte en se suivant, ils ont percé 2 trous de 600 en 10 paillés, la suite que nous pensions passer par une lucarne étroite s’avère infranchissable. La suite se présente donc à la base du puits sous une grande coulée par où l’eau s’évacue mais cela reste étroit et gras. La seule possibilité ventilée est de passer par en-dessus dans une sorte de boyau en cours d’élargissement, c’est très prometteur ! (mais boueux car l’eau semble passer par là en crue ?) Nous mangeons entre ces deux puits terminaux, assis tous les cinq en rond, l’endroit est sec et agréable. Les gaz n’arrivent presque pas à nous et le résultat satisfaisant. Malgré la chaleur des avens ardéchois je grelotte presque après une inactivité de 25 mn. Jean-Luc remonte avec moi d’un cran pour se dégourdir. Marcel ira aussi revoir l’équipement du R3 (en bout du petite méandre) il pose aussi une poignée métallique et des plaquettes. Au fond Gégé en Thierry dégagent le tir et repercent 3 autres trous de 600 X 10. La cote – 100 n’est pas encore totalement atteinte ! Afin d’éviter un gazage prononcé ils remonteront en fermant le retour. La ligne de tir (transférée de plus haut, reste en place). Nous remontons à la queuleuleu en appréciant tous les petites améliorations apportées aujourd’hui. 

En résumé nous ressortons à 17H 30 soit un TPST de 6 à 7 H, c’était notre premier pique-nique souterrain depuis la découverte du trou et 5 trous percés! (soit 301 trous percés depuis le tout début !) Il a été fait en somme 1.50 m de première seulement. (On croise les doigts !) Dehors, certains sont déjà repartis chez eux. Avant de reprendre nos voitures nous sablons la Clairette, c’est bien suffisant pour si peu d’avancée, il faudra descendre une pelle US pour racler la boue de ce boyau prometteur. Un projet de retourner au fond pour lundi prochain est à l’étude. (On devrait découvrir le GRAAL bientôt, un bel écho se fait entendre derrière) On utilise la turbine de J. Louis juste quand on remonte par téléphone de -50

Pierrot.

COMPTES RENDUS DE LA 42EME SORTIE A LA POULE ROUSSE LE 26 AOUT 2024

1 ER COMPTE RENDU DE GERARD 

Nous profitons d’une belle journée ventée pour faire une séance à la Poule Rousse. Le vent rafraîchit l’atmosphère et permet à l’équipe de surface de ne pas suffoquer sous la chaleur habituelle des étés du sud Ardèche.

Il y a pour cette explo : Marcel, Pierrot, Dorian, Jean-Jacques, Sylvane et Baba, Claire et Gilles, Ghislaine et Gérard .

Dorian est accompagné d’un ami qui filme ses pérégrinations souterraines.

Claire et Gilles arrivent à midi.

Marcel revient d’un camp spéléo dans les Pyrénées.

A 9 h Marcel et Pierrot commence à déballer le matos pour la poursuite de l’explo.

Les autres arrivent dans la foulée.

Après l’installation de la corde du puits d’entrée, Marcel et Gérard descendent au fond à -60 m avec le matos de désob. En allant voir le résultat du dernier tir, nous voyons que ça passe.

Une désescalade de 3 m nous permet de mettre pied dans un méandre qui 5 m plus loin s’ouvre sur un puits.

Les dimensions de ce dernier nous emporte dans une joie incommensurable. Nous arrivons en vérité à la moitié d’un puits diaclase. En haut il remonte sur une quinzaine de m (d’après la topo nous serions sous le puits d’entrée). Dessous une dizaine de m de vide (4m de diamètre) et un surcreusement au milieu du plancher. Dans la prolongation horizontale du puits il y a du noir. Un lancé de cailloux, nous indique qu’il y a encore un puits derrière. Cerise sur le gâteau : il n’y a pas du tout de CO2 !

Mais avant toutes choses nous nettoyons le tir avec le burineur pour agrandir le passage qui restait étroit. Par le généphone nous demandons à la surface de faire descendre de la corde et des amarrages. Nous coupons le surplus de corde dans le P22 pour équiper provisoirement le ressaut de la désescalade. Pierrot et Dorian arrivent avec le matos pour continuer l’exploration. Mais il nous manque le perfo et des goujons pour continuer. Nous descendons tous les 4 jusqu’en haut du puits non descendu et les jets de pierre nous font estimer le puits suivant à 30 m de profondeur.

Nous ne devrions pas être loin des -100 m en bas !

Nous remontons en surface pour manger et pour récupérer le matos pour continuer notre explo.

A 12 h15 tout le monde est dehors. Nous faisons péter une bouteille de champagne sous l’œil de la camera. C’est un pur moment de bonheur que seule la spéléo permet.

Marcel et Gérard redescende pour équiper la suite. Nous nous concentrons sur les puits. Le ressaut a été équipé en première ce matin mais il faudra le revoir il ne tient que sur une concrétion et avec un cabestan. Marcel met 2 goujons en départ de main courante et deux autres en départ de puits.

Nous descendons sur une corde de 25 m. Nous admirons les belles dimensions du fond et sa forte ressemblance avec des puits du Vercors. Il perce un nouveau trou pour descendre le surcreusement du bas du puits, une fois en bas il constate qu’il n’y a pas de suite à part un tout petit trou qui donne dans le puits suivant.

Nous intervertissons nos positions et c’est à mon tour d’équiper le puits suivants. La corde de 25 m est suffisante pour arriver au Y de départ du puits, puis la descente dans un goulotte avec une corde de 30 m, nous permet d’arriver au fond sans fractio. Nous estimons le puits à 25 m. Le fond, bien blanc, fait 2,5 mX6m. Au milieu un surcreusement de 10 cm de profondeur file méandreusement vers un nouveau passage infranchissable pour le moment. Il y a un peu d’eau.

50 cm au dessus de cet écoulement, il y a un départ derrière des concrétions et il y a aussi du courant d’air et ça résonne . Marcel en y mettant le bras prend des photos derrière.

La suite semble là, mais au dessus dans le puits il y a aussi des départs étroits à voir.

Nous remontons en surface et sortons les kits restés à -60 m. Nous sommes dehors à 17 h 45.

Nous estimons que nous ne sommes pas loin des – 100 m de profondeur.

Mais nous allons devoir changer notre façon de travailler.

Jusqu’à présent, nous remontions manger avec l’équipe de surface, maintenant à -100, il va falloir faire une seule séance au fond et amener le casse croûte.

Actuellement nous avons une ligne électrique, une ligne pour le téléphone, la gaine pour la ventilation et une ligne de tir qui arrive à -60 m.

Maintenant à – 100, pas besoin de ventilation, et le chantier pour le prochain passage semble ponctuel, donc nous prendrons les perfos sur accu.

La prochaine sortie est prévue le lundi 2 septembre

Gérard D.


2EME COMPTE RENDU DE PIERROT

METEO : BEAU TEMPS

Nous avons tous laissé au temps un certain repos spéléo à cause de la canicule pesante et aux congés personnels, ce faisant la reprise de l’explo de l’aven de la Poule Rousse sera pour nous d’autant plus motivante. En fait depuis le 04 août rien ne s’est fait en 3 semaines! Nous commencions à languir car il ne nous reste plus qu’à descendre cette fois pour explorer la suite du trou, espérant que notre découverte soit positive et comblera notre enthousiasme ? Je pars de La Voulte à 8H, la journée s’annonce belle, il fait beau et chaud déjà. Une heure plus tard j’arrive sur le parking de l’aven où Marcel a dormi cette nuit. Les autres amis ne vont pas tarder à arriver ! Le vent du nord reste contrariant il souffle à décorner des bœufs, nous serons malgré tout à l’abri sous les bois de notre salon d’été. A 10 H tout est prêt et Gégé, Marcel, attaquent la descente, je les suis en attendant un peu Dorian, du coup je place les bouteilles au frais vers -5 dans un recoin du puits d’entrée. Un peu plus bas je l’attends encore 20 mn à -20 à côté du gabion, là-haut il me semble que l’équipe de surface a du mal à faire démarrer le groupe inverter de Gégé. J’entends d’ici le bruit du burinage qui provient du dernier tir. Dorian me rejoint nous avons avec nous juste une corde et des amarrages et une bouteille d’eau. Quand on arrive au fond l’équipe de pointe vient juste d’ouvrir le bout du méandre terminal, la voie est libre pour « LA DÉCOUVERTE » Le C/A est toujours présent et de 5 m à genoux nous avançons maintenant droit en égyptien dans un méandre/diaclase descendant sur quelques mètres puis un petit ressaut de 3m ralentit la progression (un restant de corde coupée suffira pour le sécuriser) on continue à descendre encore dans cette faille ébouleuse en forte pente et nous arrivons en balcon sur l’apothéose de la journée dans un super calcaire sec rempli de fossiles. Un écho formidable ici, le puits que nous surplombons est très grand en dimension, il remonte sur une trentaine de mètres et semble se dédoubler en aval, il y a d’autres anfractuosités et en plus à 12 m en dessous sur une plateforme un autre ressaut accuse encore une trentaine de mètres. C’est du pur bonheur ! On se congratule dans la joie qu’on avait perdue depuis longtemps. Nous avons tout pour commencer l’équipement mais un gros détail nous fait froncer les sourcils, on s’aperçoit qu’on a oublié les goujons !!!! Déçus, il va falloir ressortir, d’ailleurs c’est l’heure de déjeuner. Il est midi trente quand on passe à table (TPST 2 H 30) il est temps de déboucher le champagne. (Je crois que dorénavant ça va être un nouveau rituel car on est sur un gros coup !) Les perspectives sont alléchantes, la cavité devient de plus en plus grande et notre investissement commence à payer. On envisage de nombreuses possibilités de jonction avec la grotte de saint Marcel d’Ardèche mais pour l’instant le réseau est encore éloigné et on ne prend pas la bonne direction. Nous approchons des -100 m de profondeur à vue de nez. En fin de digestion Dorian et moi décidons de rester dehors, Gégé et Marcel redescendent à 14 h 30, avec les amarrages en question et une corde supplémentaire. Une demi-heure après le téléphone sonne et nous indique que l’équipement des puits suivants est en cours. Il y aurait plein de possibilités pour continuer l’explo mais un pincement avec écho et C/A stoppe la progression. Il faudra à la prochaine sortie remédier à passer aux perfos à accus ou essayer d’utiliser un shunt en lucarne par une petite traversée ? D’après Baba nous sommes très près d’atteindre le niveau des galeries à cette profondeur, on est bien sûr optimiste ! Dans l’après-midi Gilles me montre un aven double (entrée de 1 m de diamètre) à environ 150 m des voitures, il y a déjà reçu la visite ancienne de Baba, on voit dedans voler les chauves-souris. C’est dingue de savoir qu’on est déjà cent mètres sous ce massif, il doit y avoir une rivière sous cette belle dalle de calcaire ? Nos deux gaillards remontent à 17 H 45. Tout le matos de désob est ressorti ainsi que le burineur. Nous n’avons presque pas utilisé la ventilation aujourd’hui. TPST total 6H. Avant de se séparer avec Jean-Jacques nous faisons l’inventaire du matos à fournir pour la suite. 

On envisage de continuer l’explo lundi prochain le 02 septembre

Pierrot


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