Présents : Amélie, Jean-Luc et Hugues. Philippe et sa chienne sont venus nous rejoindre en fin d'après midi.
Malgré la pluie de samedi le chemin pour monter jusqu'au Chasserou était bien sec, heureusement car déjà que la grimpette est bien raide si en plus c'est glissant c'est vraiment la galère. On a mis une petit demi heure pour rejoindre l'entrée et là on est tombé sur un couple qui était entrain de s'équiper. Ne connaissant pas la grotte ils l'avaient cherché pendant un bon moment. On les a laissé partir devant car nous on voulait montrer un passage étroit à Amélie. Jean-Luc est passé par l'étroiture, Amélie a essayé mais n'a pas réussi, moi je n'ai même pas tenté même si je sais que ça passe car je l'ai déjà fait.
On a filé au départ du puits, comme les spits qu'on avait planté avec Jean-Jacques l'année passée ont été bouchés volontairement par de l'argile j'ai été obligé de me mettre sur la corde du couple en laissant les mousquetons et les plaquettes. Une fois en bas je les ai entendu revenir, ils ne pouvaient pas rester plus donc je suis remonté et j'ai retiré notre corde, j'ai attendu qu'ils enlèvent la leur et j'ai remis la notre.


Après le puits de 10 mètres et le passage boueux on arrive en haut de la grande salle donc il vaut mieux mettre une corde pour passer en sécurité, c'est plein d'amarrages naturels donc c'est facile à équiper.

Le balisage a été refait, il est plus discret qu'avant même s'ils ont utilisé du câble de clôture électrique bleu et blanc. Avec le gros passage qu'il y a dans cette grotte ça va protéger les zones sensibles qui commençaient à bien souffrir. C'est dommage de voir disparaître toutes les zones blanches et les nombreux gours fragiles.
Quand on y arrive on est surpris par les volumes de la salle et des ses concrétions. Avec la scurion à fond on s'en rend vraiment bien compte. Au sol c'est chaotique, on voit que les immenses colonnes se sont écroulées et se sont abattues au sol.


On s'est promené dans des petits coins qui ne sont pas trop visités, à force de venir je commence à connaitre cette grotte. Il y a quelques étroitures bien marrantes à passer, c'était l'occasion d'y mettre un peu Amélie dedans. Elles ne sont pas trop dures car moi je les passe donc c'est faisable pour Amélie sans aucun souci. On s'est vraiment marré pour les passer, ça enlève le stress très vite dès qu'on s'amuse un peu.


Le gros disque blanc a été nettoyé il me semble, il faudrait que je compare mes photos mais la dernière fois j'avais souvenir de traces d'argile dessus. En tout cas il est vraiment splendide.

J'ai eu du mal mais j'ai fini par retrouver les draperies qui ont des couleurs originales, pour moi ça ressemble à des lardons mais Amélie n'est pas trop d'accord et je pense qu'elle ne mangera jamais de mes lardons s'ils ressemblent à ça...

Quand j'ai commencé à remonter le puits j'ai senti l'odeur du tabac et je me suis dit qu'il y avait du monde dans la grande salle de l'entrée. Une fois tous les trois en haut on a entendu un chien aboyer et on a vu arriver la chienne à Philippe, l'odeur du tabac c'était bien lui. Il nous attendait depuis une demi heure, il était venu là en touriste sachant qu'on venait faire la grotte. Ensemble on est allé voir un autre passage que je connaissais au fond de la salle. Là aussi c'est une méchante étroiture qui ne fait pas du tout envie, Jean-Luc a essayé, moi aussi mais non ça le faisait pas. Julien, mon frère, l'avait passée une fois, derrière il y a une grande salle encore.

Avant de partir Jean-Luc a ramené Amélie devant l'étroiture qu'elle n'avait pas passé en arrivant et ce coup ci elle l'a franchi sans problème, moi bien sur je les ai regardé faire sans essayer.
On n'a pas trouvé le passage qui permet de faire la traversée Chasserou-Déroc, j'ai bien revu l'entrée du réseau qui descend profond mais je n'ai pas remarqué de changement donc je ne sais pas si c'est par là ...
Hugues.
Passage de l'étroiture dans la grande salle.