MASC : Olivier S , Alexandre L
Autres : Vanessa, Nicolas et David B.
Histoire de la recette des glaçons !
La veille durant l’apéro je me suis demandé qu'elle était la recette des glaçons. Pour répondre à cette mystérieuse question énigmatique je réunis une grande équipe d’aventuriers. Ce sont au total 4 crapauds et 1 crapette cavernicole qui se réuniront samedi matin au « (boat)People » de St Jean en Royans pour boire un café avant le début de leur aventure du jour.
Mais par où commencer ? Il nous fallait évidemment trouver une source d’eau fraîche inépuisable. A proximité de notre lieu de rendez-vous nous avions la grotte de Frochet. Bon bah… , allons-y, faut bien commencer quelque part.
Direction la forêt mystérieuse de L’Echarasson. Pour une partie en chariote du diable sur un chemin cahoteux et pour le reste, à la force de nos mollets. Avec 20 kg sur le dos la « petite » grimpette d’environ 1/2h n’est pas de tout repos. C’est humide, ça glisse, cailloux, boue et feuilles mortes tapissent notre chemin. L’effort est intense mais la récompense est au bout du parcours : le grand porche d’entrée de la grotte de Frochet. Le porche est grand mais l’espace d’entrée est lui réduit. Le lac barre de suite toute velléité de progression à sec.
C'est alors le moment de passer nos costumes de supers zhero de l’univers à l’envers, de l’intérieur de la terre. Maillot de bain, chaussons, gants, combi neop, combi spéléo + baudar, blocs et tout le tralala…
Une fois tout le monde plus ou moins prêt Misteur Oliv se jette à l’eau pour un repérage du niveau et du débit afin d’évaluer nos conditions de progression. Avec David B il tende une corde pour nous faciliter la traversée du lac d’entrée (nous n’avons pas de palmes et sommes un peu lourd). Vanessa se plonge tout d’abord dans le lac pour contrôler sa flottabilité. Je la suis prudemment, le temps de me faire à la température locale. L’espace d’un instant je me dis que j’ai trouvé les glaçons, ils sont au niveau de mon entre-jambe ! C’est quand même féroce l’eau à 7° !
J’entends au loin (le loup, le renard et la belette….) Oliv qui me crie « allez viens Alex », « oui, oui j’arrive » répondis-je, juste le temps d’apprécier la nouvelle taille de mes cojones.
Je passe le lac et rejoins Oliv, nous allons jusqu’au départ du S1. Les glaçons sont-ils là ? Non, il faut aller voir plus loin. Vanessa et Nicolas nous rejoignent suivis de David B. Vanessa passe en tête, je la suis puis Olivier, Nicolas et David.
Une fois de l’autre côté, « ambiance », nous sommes dans les veines de la terre (Citation B. Leger). Nous laissons nos blocs à la sortie juste avant la 1ére cacascade pour un tour de reconnaissance des lieux. Ressauts puis diaclase puis laminoir pour shunter le S2 et nous nous retrouvons à nouveau les pieds dans la rivière. Le tout très bien équipé pour faciliter la progression.
Nous allons jeter un coup d’œil à l’amont du S2 (vraiment très étroit) avant de nous diriger vers le S3. La galerie est belle, bien découpée avec à nos pieds cette eau fraîche qui nous chatouille les orteils.
Une fois au S3 nous nous attendons, discutons un instant et vue que tout le monde est bien motivé nous retournons au S1 chercher nos blocs. Rivière, laminoir, diaclase et ressauts sont toujours là. Récupération des blocs et là on rigole moins, les ressauts sont faciles à passer mais la diaclase et le laminoir sont de suite moins drôles. Ca râpe, ça frotte, les blocs touchent les parois, le casque tape le plafond, ce n’est pas de tout repos.
Une fois au S3, on se prépare, vérifie les manos et les détendeurs. Nous passons par deux. Oliv et moi passons les 1er. Lui devant, il me montre le chemin. Et là comme dit David, nous sommes plus dans « les capillaires de la terre » que dans des veines. Là aussi ça râpe et ça frotte, le boyau est étroit, il y a des chicanes où il faut « enjamber » le fil d’Ariane sans se prendre dedans. Brièvement c’est un peu plus large. C’est là que ça se corse, le passage suivant est l’étroitures qui a arrêté quelques années plus tôt F. Piogga . Olivier est passé comme une lettre à la poste, alors ça ne m’inquiète pas, j’y vais… Mais ça bloque, les deux 4L frottent les parois, le casque et le ventre aussi. Légère angoisse, respiration qui augmente, je décide de faire marche arrière. Marche arrière pas plus agréable que le blocage. Sur quelques dizaines de centimètres je ne vois pas où je vais, je fais ça totalement à l’aveugle ! Ça bloque, ça frotte, ça râpe mais je finis par sortir de cette situation. Mes réserves d’air n’étant pas infinies je préfère renoncer pour cette fois. Olivier a fait demi-tour et m’a rejoint, je lui dis que ça va et nous prenons le chemin du retour dans le sens du courant.




A la sortie les autres sont là à nous attendre. C'est ensuite Vanessa et David qui progresseront de 100m dans le siphon (de 140m) en s’arrêtant juste avant la seconde étroiture. Elle revient heureuse comme toujours. C’est ensuite Nicolas qui ira explorer à son tour les boyaux, heureux comme nous tous de cette aventure.
Mais nous n’avons pas trouvé la source de la recette des glaçons ! Nous repartons donc bre-couille fraîches ! Sur le retour, suivi par Vanessa et comme au premier passage, je rate le laminoir à gauche (je chercher à droite) et me retrouve à l’amont S2. Mais bon ce n’est pas grave ce n’est pas loin. Du coup c’est re laminoir, diaclase et ressauts.
On fait un point matos avant de ressortir, Olivier prend la tête du convoi suivi de moi-même, Nicolas, Vanessa et David.
Dans l’ensemble nous avons bénéficié d’une bonne visibilité subaquatique.
Départ 8h30 de Montélimar TPST env 4h. et retour pour 17h30.
Nous avons profité de cette aventure pour récupérer les sondes posées auparavant par Maitre Ioda et Olivier. Nous devrons y retourner pour les reposer, s'il y a des volontaires pour le portage…. genre les petits nouveaux du MASC. En plus il y a la grotte du Houx à faire juste au-dessus.
Merci à David pour l’invitation et à Vanessa pour son sourire.
Et à bientôt pour de nouvelles aventures à la recherche de la recette des glaçons. En attendant chercher dans votre freezer !
Alex L , Petit têtard deviendra crapaud
Le biologiste passe, la grenouille reste. Jean Rostand.