dimanche 21 décembre 2014

CR DE LA DESOB A CHAUZON DU SAMEDI 20 DÉCEMBRE 2014

Présents : Philippe, Gilles et Hugues.

Comme prévu nous voilà de retour sur la perte découverte par Philippe lors des gros orages du mois d'octobre avec ce coup ci l'intention de trouver une suite au fond.

L'entrée est discrète mais au bord de la route alors on ne laisse rien traîner en surface pour ne pas avoir de mauvaises surprises, Philippe dit bien qu'ici ça ne risque rien ... nous les gens de la ville on n'a plus l'habitude de laisser des choses en vue. On a tenté la descente à l'échelle, c'est sur que ça évite de mettre un baudrier pour descendre juste 6 m mais bon ce n'est pas hyper commode quand même.


On avait prévu pas mal de matériel pour ouvrir le passage du fond mais finalement on s'est servi des outils de base de tout bon désobeur : une barre mine, un pied de biche, un seau de maçon et beaucoup de sueur. Heureusement on n'avait pas descendu le reste dans le trou : perfo, sacoche pour les tirs, tapis etc ...


Gilles a découvert le chantier et lui aussi a partagé notre avis d'attaquer par la suite la plus évidente : par là où l'eau semble se perdre plus profondément. Il fallait donc creuser dans le remplissage de terre. Le trou déjà formé ne faisant pas plus de 60 cm de diamètre on s'est dit que cela allait être un gros chantier en perspective mais bon on a l'habitude de s'attaquer à du lourd.




En regardant la photo ne vous inquiétez pas pour Gilles, il était juste en mode "recherche de courant d'air" grâce à ses moustaches qui vibrent au moindre souffle d'air et donc il était entrain de renifler un petit trou dans la paroi par où il nous semble qu'il en sort un peu.


on a bossé comme des fadas pendant un moment, au début au pied de biche puis finalement avec la barre à mine qui donnait de bien meilleurs résultats. Le trou s'agrandissant peu à peu on a pu s'y glisser dedans pour être "plus à l'aise" pour remplir les seaux.



D'un coup on a eu les ventres qui se sont mis à grogner, il était déjà 13h30 donc on a dis que c'était l'heure de casser un peu la croûte sur le beau lapiaz exposé au soleil. En attendant mon tour pour remonter j'ai pris en photo un peu de la faune et de la flore souterraine. Le crapaud fait juste deux centimètres de long, on dirait un crapaud "bonsaï".



Après avoir repris des forces on s'est remis au boulot avec encore plus de vigueur, la terre s'enlève toujours assez bien, on s'attendait à trouver de la boue ou au moins un mélange bien gras et collant alors qu'en fait c'est juste collant comme il faut sans empéguer les outils.




Par contre comme toujours le souci c'est le stockage, on est quand même assez limité en place dans la petite salle donc on a commencé par empiler dans un coin en construisant un mur devant au fur et à mesure.


A force de se relayer on a fini par descendre de deux mètres environ, on n'a pas de suite évidente, on pense que ça va devenir horizontal mais sans certitude. Quand on plante la barre à mine ça s'enfonce facilement dans une trentaine de cm de terre et dessous c'est dur : cailloux ou roche mère ? On va devoir continuer à retirer la terre pour savoir.





Du coup il va falloir se poser à nouveau la question du stockage car on a déjà attaquer un deuxième remplissage en faisant un autre mur pour retenir la terre remontée. Ce qui nous inquiète un peu c'est les prochains gros orages, est ce que ça ne va pas nous faire redescendre tout ça dans la désob ?


Ce qu'il y a de sur c'est qu'on va revenir sur ce chantier car on ressent toujours un courant d'air qui sort de la désob et donc on est sur la bonne voie. Et si ça ne donne pas au final ce n'est pas grave car Philippe nous a déjà montré une nouvelle perte qui demande qu'à être grattée à son tour ...

Et pour info j'ai bien dormi cette nuit car on ne s'est pas ménagé hier ;-D

Hugues.


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