Le programme pour demain est fait, vous pouvez appeler Jean-Jacques si vous voulez sortir demain pour lui dire que vous venez avec lui, Gilles et Philippe pour faire une séance à l'aven du Genévrier. Au cas où je rappelle que c'est le chantier vers les gorges de l'Ardèche, au niveau du belvédère de la Rouvière.
Départ de Montélimar à 10h00 ou rdv sur place vers 10h45.
Si quelqu'un a envie de sortir ce samedi 28 novembre 2015 il faut appeler Jean-Jacques pour caler ça avec lui ou bien sur passer à la réunion ce soir pour en discuter directement avec lui.
Présents : Philippe, Jean-Jacques, Gilles, Olivier et Hugues.
Apres avoir récupéré Philippe chez lui direction son terrain de jeux préféré : la zone au dessus de l'Ardèche vers Chauzon. Une nouvelle fois pas de marche d'approche pour ce trou, on voyait passer les voitures au dessus de nos têtes.
La perte repérée par Philippe se trouve contre une barre rocheuse, ça part sur plusieurs mètres en plan incliné.
Au sol c'est un éboulis qui descend jusqu'à un passage bas qui empêche la progression, derrière on voit que ça continue encore donc le choix est vite fait : on va agrandir le passage.
En 15 mn le boulot est fait, j'ai ouvert suffisamment pour qu'on puisse s'y engager sans prendre trop de risque. Je suis passé en premier et là j'ai vite vu que la suite était compromise car ça continue mais à plat et entre deux parois rapprochées et la terre est bien présente au sol.
J'ai laissé ma place à Olivier pour qu'il se rende compte à son tour.
Gilles étant venu nous rejoindre puis Philippe chacun à son tour ont jugé que ça serait un travail colossal avec peu d'espoir au départ. On a donc décidé d'en rester là pour cette désob car un autre chantier nous attendait à une vingtaine de mètres de là.
En effet pendant qu'Olivier et moi on bossait au fond le reste de l'équipe était en pleine action. Jean-Jacques nous faisait un chemin d’accès nickel en taillant les ronces et les branches pendant que Gilles et Philippe prospectaient le secteur. Dans un des nombreux trous Gilles en a trouvé un plus intéressant que les autres, en jetant une pierre sur le coté il s'est aperçu que ça descendait bien dessous. J'ai soulevé un gros caillou ce qui a libéré un peu du passage et par là un bon courant d'air est sorti, une petite fougère se soulevait carrément.
On a cassé la croûte puis on s'est mis au boulot. Le gros soucis c'est qu'on était sur des blocs faisant bouchon et du coup on ne savait pas trop comment attaquer sans prendre trop de risque. Avant tout on a planté un goujon et mis une sangle pour pouvoir s'attacher un peu puis après à grands coups de barre à mine on a fait tomber les blocs dans le trou.
Quand le trou a été suffisamment grand et que le reste des blocs ne semblaient pas vouloir descendre on a planté un deuxième goujon pour pouvoir poser une corde. Gilles s'est engagé le premier dans le passage suivi d'Olivier.
De suite ils nous ont dit que ça continuait en dessous mais que c'était encore le même schéma : un bouchon de blocs. A nouveau ils ont utilisé la barre à mine pour tout débloquer en faisant tomber les blocs plus bas. D'habitude on cherche à remonter les blocs pour s'en débarrasser là n'étant pas équipé pour ça on a choisi l'option vers le bas.
Une fois le deuxième bouchon enlevé Olivier et Gilles ont continué la descente suivi de Philippe venu les rejoindre. Quand ils m'ont dit qu'il y avait encore de la place je suis vite venu les retrouver. Apres la descente dans la faille on retombe dans une galerie bien sympathique avec un magnifique plafond en chenal de voûte.
Malheureusement la galerie se termine de partout sur des remplissages de terre, peut être il y a des suites dessous mais ça demanderait de creuser pour savoir et on serait vite embêté pour le stockage.
Avant de repartir Olivier et moi on a fait la topo (approximative) du trou pour avoir quand même des données écrites sur cette nouvelle petite découverte. On descend d'une dizaine de mètres pour un développement d'une vingtaine de mètres.
Ayant trouvé une semelle dans le trou on a pensé à lui donner le nom de "Trou de la Semelle".
En arrivant j'avais repéré une grille dans le fossé au bord de la route et en rigolant j'avais dit que ça servirait à fermer notre nouvelle cavité et du coup je suis parti la chercher puis on l'a posée sur l'entrée avec Olivier, ça s'adapte parfaitement, on dirait que c'est fait sur mesure.
Retour sur les terres à Philippe ce samedi 21 novembre. Philippe a encore quelques pertes à nous montrer et à creuser donc on va le rejoindre pour voir si on a la chance de trouver quelque chose d'intéressant. On va essayer d'être plus doué que les gars sur la photo.
Départ de chez Jean-Jacques à 9h30 ou RDV chez Philippe vers 10h15.
MASC : Pascale, Bertrand, Jean-Jacques, Yves, Philippe, Gilles, Olivier, Jean-Luc, Pierre D., Pierre JT, Alexandre, Serge et Hugues.
On voulait être nombreux pour bien avancer sur ce chantier et on a été entendu car 14 personnes étaient présentes ce samedi pour donner un coup de main. C'est toujours autant agréable de se retrouver tous ensemble et ça a permis à certains de se rencontrer pour la première fois.
Une fois la longue route dans les bois terminée (8 km à 20 km/h de moyenne ...) on est arrivé aux pylônes là où la vue est toujours aussi belle. Après s'être réparti plus ou moins bien les affaires ( n'est ce pas Pierre ;-D) on est descendu jusqu'à l'entrée de la grotte.
Le temps que j'arrive jusqu'à l'entrée les 4 premiers sur place étaient déjà partis au fond pour gratter la terre et les autres finissaient de s'équiper tranquillement.
Pour s'occuper Jean-Luc et moi on a continué à aménager l'entrée pour que les bidons glissent mieux, à cet endroit la terre est dure comme du béton et on n'avance pas vite.
Après avoir remonté de nombreux seaux de terre et bataillé un bon moment pour faire ressortir les gratteurs du fond qui ne voulaient pas s'arrêter on s'est retrouvé tous dehors pour casser la croûte, il a fallu se serrer un peu pour tous se caser devant la grotte. Bien sur le repas a été des plus convivial avec la fine équipe présente.
La pause a été de courte durée pour les plus impatients et on s'est vite remis au boulot, un gratteur en tête, une personne pour remplir les bidons et quatre derrière pour accompagner les bidons que deux ou trois forcenés tiraient de l'extérieur. Pendant les temps morts on en profitait pour creuser encore un peu les passages afin de les rendre un peu plus confortables.
Yves s'est chargé de topographier la galerie pour qu'on sache où on en est, pour qu'il puisse avoir un minimum de tranquillité on a stoppé la navette des bidons.
Toute la journée on a eu du mal à respirer au fond du trou, le courant d'air n'était pas présent comme les autres fois, c'est peut être les feuilles mortes qui ont bouchées les failles ou une autre entrée. Plusieurs fois on est ressorti pour prendre l'air, les places les plus difficiles étaient celle du remplissage du bidon et du relais suivant, bizarrement celui qui creusait en souffrait moins que les autres.
Vers 15h30 on a commencé à arrêter les manœuvres, le temps que tout le monde ressorte du trou, qu'on remonte le matériel etc ... je suis parti au fond accompagné d'Olivier pour filmer la tête du chantier. J'étais presque au fond quand je me suis dit que ça serait bien de faire voir l'intégralité du travail effectué depuis le début et du coup je suis vite ressorti pour à nouveau me remettre dans la galerie. Faisant ça je me suis pris un bon coup de calcaire arrivé au passage où l'oxygène se fait un peu plus rare et j'ai eu vraiment du mal pour reprendre ma respiration. J'ai vite filé l'appareil photo à Olivier pour reculer jusqu'à l'endroit où la respiration est plus facile. Olivier a pu filmer la suite, on voit que c'est encore plein sur plusieurs mètres, c'est toujours le même problème : de la terre presque jusqu'au plafond ...
Ce samedi on a avancé de plus de 5 mètres et on a une vue sur encore 5 ou 6 mètres donc c'est positif, ce qui l'est moins c'est qu'Yves nous a dit que d'après la topo la galerie tourne et donc se rapproche de plus en plus de la falaise donc ça c'est embêtant.
Avant de partir j'ai fait une photo de la roche qu'on voit dans le coin, on voit vraiment que ça pousse dur dessous, je laisse les scientifiques donner le nom de ce phénomène moi j'ai juste le regard curieux du novice en géologie.
Grand Charnier d'Allevard ( 2561m) Versant Nord Ouest.
Massif de Belledonne, Isère.
Départ: Super Collet 1640m
Dénivellé: 1050m
Départ: 10h30
Retour: 18h00
Ce mercredi 11 novembre jour de repos, vive l'Armistice. Je décide donc de sortir de la brume des fonds de vallées pour aller défiler au Grand Charnier. Je connais assez bien le secteur pour y être allé plusieurs fois en ski de rando, le Petit Charnier notamment. Ceci étant n'étant jamais allé au sommet du grand frère c'était l'occasion du larron!
Donc très jolie ballade assez longue comme souvent en Belledonne. Pas de grosses difficultés juste quelques passages courts où il faut mettre les mains, II grand max.
Une fois au sommet je pousse encore un peu plus loin pour escalader une petite arête rocheuse bien sympathique sous le regard omniprésent du Mont Blanc.
Temps magnifique et une chaleur printanière incitent à flâner sur les hauteurs... Je traîne jusqu'au coucher de soleil.
Peu de monde dans le secteur. J'ai croisé 6 personnes aujourd'hui.
Bertrand
Ce samedi 14 novembre nouvelle séance de désob à la grotte des Toutous à Dieulefit. Si on bosse bien et surtout si on est assez nombreux pour se relayer je pense qu'on pourra être fixé sur la suite à donner pour ce chantier.
Départ à 9h00 de chez Jean-Jacques ou devant la barrière qui monte à St Maurice à Dieulefit vers 9h45 (je confirmerai l'horaire d'ici samedi) .
Présents : Jean-Jacques, Philippe, Gilles et Hugues.
Le défilé de Donzère est magnifique en ce moment, les arbres prennent les couleurs de l"automne et quand on a un beau soleil qui éclaire tout ça c'est vraiment sympa.
Une fois tous équipés et arrivés à la BDA je suis parti devant pour équiper le petit puits du réseau supérieur par où on fait redescendre les enfants des Sports Zap, ce n'était pas la peine que tout le monde se tape le petit boyau inconfortable.
Sous les conseils de Jean-Jacques on est monté voir ce qu'il fallait retirer pour pouvoir passer dans un des boyaux remontant. En principe il devait y avoir un gros bloc en travers mais on n'a rien trouvé. Le boulot a déjà été fait, il n'y avait plus d'obstacle au milieu.
Deux solutions : soit c'est le résultat de la dernière séance de désob faite par Jean-Jacques et Patrick il y a bien longtemps mais comme ils utilisaient des méthodes "anciennes" ils n'étaient pas retournés voir le résultat obtenu soit une équipe inconnue est venue faire la désob sans qu'on soit au courant.
Avec Philippe on est monté dans le boyau pour voir la suite, ça continue par un petit trou mais le boulot pour ouvrir est colossal et dans des conditions très difficiles donc ça ne nous tente vraiment pas.
Par contre une autre cheminée verticale juste à coté par où passe de l'air nous tente bien. Chacun l'un tour Gilles et Philippe sont allés y mettre leur nez dedans. C'est intime, des bombés empêchent de passer mais on peut avancer suffisamment pour voir que ça continue à grimper et que c'est un peu plus grand au dessus.
On a donc décidé de commencer à élargir le passage, l'idéal serait de s'y attaquer à la cartouche car il n'y a pas grand chose à enlever pour passer mais je ne suis pas sur d'avoir assez de recul pour les percuter sans me mettre en danger. Pour le moment on s'est contenté de travailler l'entrée du boyau.
On verra le résultat la prochaine fois qu'on viendra à la BDA mais on n'est pas sur d'avoir eu une grosse efficacité pour cette fois, le phénomène de voûte nous laisse perplexe.
Cela fait longtemps que Jean-Jacques me parle de tenter d'ouvrir un boyau remontant dans le début du réseau supérieur de la Baume des Anges. C'est au dessus du passage qui nous amène sur le petit puits. Pour être plus à l'aise pour y accéder je poserai une corde pour monter le P10. On amènera ce qu'il faut pour s'occuper des blocs qui gênent.
Départ à 13h00 de chez Jean-Jacques ou RDV sur place vers 13h30.
De prévus : Gilles, Philippe, Jean-Jacques et moi.
Quand je suis arrivé en voiture au niveau de l'espace de restitution j'ai vu que du brouillard recouvrait toute la vallée au dessus de Vallon Pont d'Arc. Un peu plus loin j'ai trouvé Philippe arrêté au bord de la route entrain de chercher un peu de la chaleur du soleil car il avait froid au niveau de l'aven de Chazot. On a posé les voitures au bord du trou puis on est parti à pied pour tenter de voir la vallée sous le brouillard. Après avoir bartassé un moment on a fini par trouver l'endroit idéal pour profiter du spectacle, une vraie couche de coton recouvrait toute la vallée.
De retour aux voitures on a encore profité un peu de la belle lumière du matin avant de se préparer pour la descente dans l'aven. N'ayant pas eu le temps de préparer le matos à l'avance j'ai tout déballé par terre pour choisir juste le nécessaire.
Voulant filmer la descente avec la Gopro j'ai laissé équiper Philippe. L'avantage avec ce trou c'est la durée de la marche d'approche : au moins 30 secondes, c'est tellement loin qu'on voit les voitures sur la photo. L'aven est sympa à descendre, une petite verticale puis on arrive sur une margelle.
Ayant rejoint Philippe on est parti explorer la jolie salle du fond, au passage on a vu quelques grosses chauve souris.
On avait pris soin d'amener un petit bout de corde pour passer le toboggan glissant, à la descente ça peut le faire mais au retour c'est toujours agréable d'avoir l'aide de la corde pour remonter.
Au fond de la jolie salle on escalade un petit ressaut puis on emprunte un petit boyau pour rejoindre la dernière petite salle de ce coté. Avec la caméra fixée au casque le boyau n'a pas été évident à passer.
De retour dans la grande salle on a profiter encore un peu de toutes les magnifiques couleurs des concrétions, avant de revenir au point de départ.
On est parti ensuite dans l'autre petit bout de réseau, celui qu'on rejoint en passant par une petite lucarne. On a eu la bonne surprise d'y trouver une main courante déjà posée ce qui nous a évité de le faire. Dès le passage de la lucarne on contourne un puits borgne en cheminant sur la paroi argileuse donc la corde est nécessaire en cas de glissade. On a visité tranquillement ce bout de réseau puis on est revenu au point de départ.
Maintenant que le puits d'entrée a été dépollué on peut continuer à le descendre, c'est encore Philippe qui s'est occupé de l'équipement pour que je puisse filmer la descente.
Ayant démarré l'équipement depuis l'extérieur avec une corde de 60 m Philippe a continué la descente avec mais manque de bol il manquait 3 à 4 m pour toucher le fond en filant tout droit. Ne voulant pas se faire un passage de nœud on a choisi l'option d'équiper un peu plus haut et de mettre une autre corde. Le passage en vire puis la petite descente après nous a fait manipuler un peu plus les cordes ce qui était le but de la sortie.
Finalement on n'a pas équipé le petit bout qu'il restait à faire car on se prenait pas mal de flotte sur la tête et qu'un gros coup de flemme nous ai tombé dessus. Comme il fallait quand même bien que je bosse un peu j'ai mis la caméra au fond du sac pour me soulager un peu les cervicales (Scurion + Gopro ça pèse sur un casque !) et je me suis occupé du déséquipement après avoir laissé remonter Philippe en premier.
On est sorti à 15h00, le soleil chaud nous a fait du bien le temps qu'on se change et qu'on range le matériel.
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