vendredi 15 mai 2015

DESOB A l'AVEN DU GENEVRIER SAMEDI 16 MAI 2015

Nouvelle séance de désob à l'aven du genévrier de Phénicie, on prend l'équipement complet pour remonter un maximum de terre et de pierres du fond.

De prévu déjà : Jean-Jacques, Jean-Luc et moi. Départ à 10h00 ou RDV sur place à 11H00.

Hugues.

CR FORMATION A LA FALAISE DE DONZERE DU JEUDI 14 MAI 2015

Présents : Cathy, Emma, Pierre, Jean-Jacques, Coco, Nassim, Jean-Luc, Silvère, Michel, Philippe, Pierre JT et Hugues.

Le RDV était prévu à partir de 9h30 mais à force de discuter aux voitures puis au coin bivouac on a commencé à équiper vers 10h30.

Cela faisait un petit moment qu'on n'avait pas mis les pieds sur la falaise de Donzère du coup j'avais un peu du mal à me souvenir des voies équipées avec des amarrages fixes. La première chose qu'on fait quand on équipe la falaise c'est de mettre une corde en travers sur le plateau pour que tout le monde se longe dessus avant de s'approcher du vide. Nassim, Coco et moi on s'est donc chargé de l'installer puis une fois accrochés dessus on a fait un nettoyage sommaire du bord.


Le but de la journée c'était de se remettre en tête un peu toutes les manips sur cordes et de perfectionner ou revoir les méthodes d'équipement pour ceux qui le souhaitaient. Michel s'est lancé à équiper une voie assisté de Coco et de mon coté je suis resté avec Nassim et Silvère pour les aider en cas de besoin. Avant de se mettre dans le vide on a bien sur fait un petit rappel sur les différents nœuds et mis les cordes dans les kits.




Pendant ce temps en bas c'était aussi le temps des révisions de nœuds, quand on ne pratique pas souvent on oublie vite et pour certains c'était même la découverte du nœud de "fusion" qui est bien pratique à utiliser.


C'est ensuite Jean-Luc qui s'est mis dans le vide sous le regard de Michel pour équiper une voie, n'ayant pas pris la plus facile cela les a occupés un bon moment. Le soleil tapant bien sur la falaise la chaleur était bien présente.


Après la pause casse croûte sous l'ombre très appréciée des arbres on s'est remis au travail. Tout le monde a enchaîné les longueurs de cordes et on a vu ou revu les passages de nœuds et les conversions.


Jean-Jacques et Coco ont expliqué à Nassim comment faire des palans en se fixant dans les arbres puis la mise en pratique s'est faite sur la falaise.


L'après midi a été studieuse, on a bien profité de cette belle journée pour se remettre en tête pas mal de choses et surtout on a bien apprécié le beau temps car il vaut mieux transpirer avec un 30 degrés comme ce jeudi que de se cailler avec à peine 17 degrés et de la pluie comme aujourd'hui pendant que je fais le compte rendu.

Hugues.


Baignade au Frochet le 14 mai 2015



Participants : Christine et Yves Billaud

Ce jeudi nous sommes partis plein d’entrain, et de bonne heure, pour rejoindre toute la bande sur la falaise de Donzère. Manque de bol, arrivés au niveau de Valence nous nous sommes retrouvés « empégués » dans un bouchon qui bloquait toute la double voie qui contourne la ville. La radio annonçant rien de bon encore plus au sud, c’est un peu déçus que nous avons pris la première bretelle accessible pour nous extraire de ce m…
Ne voulons pas rester sur un échec, direction la maison, reconditionnement des sacs et après un rapide casse-croute, en avant pour une séance de baignade à la mode de chez nous, c’est-à-dire en combi, au Frochet.
La grimpette est rapidement avalée. Histoire de ne pas encore une fois montrer ce chemin pentu, intermède botanique avec deux plantes vues en route : des ancolies et une orchidée, une céphalanthère à longues feuilles


L’objectif était de relever les sondes installées cet hiver dans la partie avale. Une sortie relativement légère, sans matériel de plongée. Une fois déguisés, traversée du lac (facilitée par un corde installée il y a déjà quelques temps).

 Nous retrouvons les sondes qui ne paraissent pas avoir spécialement souffert de leur séjour de 5 mois dans la grotte.
Ambiance tout de même dans les plafonds, véritables garde-manger pour chauve-souris avec des nuages d’insectes.



 Pendant que Christine va faire un tour à l’amont jusqu’au départ du premier siphon, je démonte tout ça et direction la sortie.



 Les bestioles paraissent en plein forme. Seulement à noter un peu de rouille sur le support de celle qui trempait


 Pour avoir tout de suite le résultat de la manip et pour pouvoir remettre au plus vite les sondes en place, nous avions monté un ordi jusqu’à la grotte. Le support à gauche, raccordé avec une prise USB, fait l’interface. Il suffit de poser la sonde dessus et le contact est établi.
Le rapatriement des données a été assez rapide surtout compte-tenu de leur nombre : près de 28000 pour chaque sonde !



Comme on peut le voir sur la photo, j’étais toutefois assez dubitatif face au premier rendu du logiciel. Surtout en ayant été échaudé (si l’on peut dire dans cette eau à 8°) par un précédent échec. En effet, la courbe brute de variation de pression ne ressemblait guère à ce que l’on peut attendre dans une rivière souterraine.

Une fois les sondes remises en place, retour tranquille avec une température extérieure agréable mais déjà les prémisses d’un changement de temps.

Une fois rentrés à la maison, il a fallu faire quelque chose de ces deux séries de 23 000 couples de mesures (température / pression). Un « peu » de boulot pour obtenir quelque chose qui tient la route. Et heureusement, sur les conseils de Didier Cailhol, karstologue qui pratique ce matériel, une sonde aérienne avait été installée. Pour faire court, il faut déjà transformer les températures, données en kelvin, en ° centigrades (ça c’est facile). Puis, synchroniser les deux séries de mesures de pression (moins simple) pour soustraire à celle prise dans l’eau, les valeurs prises dans l’air. A la sortie (merci Excel), la courbe brute (en bleue) change vraiment d’allure (en noir) et montre la classique succession de crues et de tarissements.  

En 4 mois, 14 épisodes de crue ont été enregistrés ! Toute relation avec l'année pluvieuse que nous avons n'est surement pas fortuite.
Le niveau est monté jusqu’à une quarantaine de centimètres. C’est pas mal mais tout récemment, c’est une très grosse crue qui est marquée avec une montée d’eau très rapide de 1,2 m !!! A cet endroit, la galerie était quasiment noyée !
Dans le détail, l’eau est montée de 60 cm en 2 heures, puis encore de 60 cm en 7 heures. C’est le temps d’une explo… David Bianzani qui est souvent dans la grotte a depuis longtemps attiré l’attention sur les risques de crue au Frochet ne serait-ce qu’en constatant que du matériel lourd (bouteilles,…) pouvait être emporté. Ce coup-ci c’est mesuré. Et déjà avec 60 cm d’eau en plus, une partie de la rivière devient impraticable. Donc méfiance.
Pour ce qui est de la température, variations minimes autour de 8,4°. Petites variations mais qui semblent en relation avec les épisodes de crue.

Il reste maintenant à récupérer les données de la sonde qui est en amont du S2. Nous supposons que lors de grosses crues le niveau peut monter très haut à cet endroit et que l’eau puisse passer par le shunt contournant le S2. Résultats dès que possible  

Yves B.

Archives du blog

Contributeurs

Compteur de visites


paris sortif