lundi 27 mai 2013

DE L'EAU A LA FONTAINE DU VAUCLUSE

En rentrant de la Perte du Calavon on est passé par la Fontaine du Vaucluse car Alex ne connaissait pas. En arrivant on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup d'eau, le niveau était limite de monter sur le parking.
Sur le pont au centre du village on a vu que l'eau passait tout juste dessous, il y avait à peine 20 cm de revanche.

On est monté jusqu'à la résurgence, c'était vraiment impressionnant de voir ce bouillon blanc dévalé entre les rochers.


Là où d'habitude on voit les énormes blocs et où on peut traverser pour faire le tour de l'autre coté de la résurgence on ne risquait pas de s'approcher.


Par contre quand on est arrivé à la vasque on a trouvé une eau étonnement calme, rien ne bougeait ou presque, on apercevait à peine quelques remous en face au raz du rocher.


 La différence entre le calme du haut  puis les tumultes de la rivière faisait un spectacle bien sympa à voir.

J'ai un gros coup de gueule à passer sur l'inconscience de certains parents qui laissaient jouer leurs enfants au raz de l'eau pendant qu'eux faisaient tranquillement des photos. Le moindre faux pas et c'était le drame pour ces enfants ...

Hugues.


COMPTE RENDU SORTIE A LA PERTE DU CALAVON DU 26 MAI 2013

Présents : Philippe, Coco, Alex et Hugues.

Quand Philippe m'annonce qu'il se ferait bien une sortie ambiance aquatique maintenant je vais vraiment me méfier car ça fait deux fois que je me fais avoir. La première c'était à la grotte de Beaussement vers chez lui, il m'avait dit de prendre des bottes car on risquait de se mouiller les pieds ... ce jour là j'avais eu de l'eau jusqu'au dessus du nez ! Hier rebelotte, il nous avait annoncé une sortie avec des puits arrosés, ça je peux confirmer que les puits étaient bien arrosés !

Quand on est arrivé sur place on est allé voir l'entrée, en fait c'est un trou dans le ruisseau où l'eau se perd, de suite on comprend que l'eau va nous suivre en permanence. Voyant ça on a pris l'option de manger avant de se mettre en tenue et de descendre car ainsi on était sur de manger des casse-croûte secs et surtout de ne pas perdre du temps sous terre.

Philippe est passé en premier pour équiper, sa combinaison presque neuve est encore étanche (sauf aux coutures je sais)  et surtout elle est équipée d'une capuche donc il ne craignait pas trop la flotte.


Alex est passé en second, lui il avait carrément mis sa néoprène et une cagoule sous sa combi donc il n'avait qu'une hâte c'était de se mettre sous l'eau pour se refroidir.


J'ai suivi derrière avec juste ma combinaison sans capuche qui n'est plus étanche du tout et pas de néproène, de suite je me suis dit que la sortie n'allait pas être facile pour moi car dès le premier ressaut je me suis retrouvé entièrement trempé.
Coco fermait la marche avec lui une combinaison Texair (en caoutchouc) donc pas mal étanche mais pas très souple pour se bouger.

Les premières longueurs de cordes se font sur des vires entre les deux parois très proches, ça se passe pas trop mal à condition d'avoir des bons bras. Le trou est presque entièrement broché donc l'équipement est facilité mais ça reste quand même bien aérien.







On enchaîne après dans des puits où l'eau est toujours présente, parfois on peut s'écarter des cascades mais pas à tout les coups donc la douche est assurée. A la descente on arrive à gérer un peu mais déjà je savais que la remontée serait bien plus désagréable.









Entre les puits il y avait des passages où on se retrouvait avec de l'eau jusqu'à la taille, par deux fois même il a fallu s'allonger pour pouvoir continuer la progression.




A mi parcours de la descente j'ai commencé à avoir vraiment froid, je me suis à tellement trembler que je ne pouvais plus faire de photos ni de vidéos, j'ai bien tenté d'en faire encore mais le résultat n'est vraiment pas agréable à regarder, j'avais beau essayer de me caler c'était impossible de stabiliser l'appareil. A partir de ce moment là j'ai pratiquement laissé tomber d'en faire, ça devenait trop compliqué.



On a descendu des magnifiques puits bien propres, on voit que l'eau y passe et nettoie régulièrement le rocher. De partout on voyait des feuilles ou des branches de coincées en hauteur, signe que quand ça se met en charge il vaut mieux ne pas être dans le coin. Après un dernier petit puits arrosé et une arrivée une nouvelle fois dans l'eau on s'est trouvé en bas de la portion à équiper. Il était temps car on avait épuisé tous nos mousquetons et cordes.






Alex et Philippe sont partis continuer la balade, j'ai voulu les suivre mais le temps que je me bouge je les ai perdu de vue assez vite et du coup j'ai fait demi tour, Coco lui avait commencé à remonter pour pas que ça bouchonne sur les cordes et qu'on est froid. Philippe et Alex sont allés jusqu'au départ du siphon où il y avait une grosse épaisseur de mousse au dessus de l'eau. Des bulles de mousse j'en avais déjà vu au dessus, apparemment la dernière crue n'était pas bien vieille pour qu'on en retrouve encore des traces comme ça.

La remontée s'est faite sans trop de problèmes, comme prévu il y a eu des bonnes douches sous les cascades, il ne fallait pas s'attarder dans certains passages car ça rinçait vraiment. J'ai rattrapé Coco dans les puits, Philippe me suivait et Alexandre se chargeait de déséquiper, à mesure on le débarrassait des kits pleins en l'attendant dans des endroits pas trop humides.



Quand on est arrivé en haut on a vraiment apprécié de trouver le soleil, surtout moi, heureusement qu'il faisait beau dehors, ça nous a bien réchauffé.



Philippe et Alexandre sont arrivés un petit quart d'heure après nous mais franchement l'attente au soleil était vraiment bien agréable.





L'avantage de ce type de trou bien arrosé c'est qu'on ressort très propre et qu'on n'a pas besoin de nettoyer le matériel.

Hugues.

(désolé pour la qualité des photos et des vidéos, entre le brouillard, les cascades et mes tremblements j'ai eu du mal).




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