Présents : Jean-Jacques, Philippe, Gilles et Hugues.
Heureusement que j'avais pris mon GPS pour retrouver le bon lapiaz car quand on coupe à travers les vallons tout se ressemble. Finalement après avoir galéré un peu dans les secteurs boisés on est arrivé à bon port sans trop de problème et heureusement car les sacs commençaient à bien peser sur les épaules.
Sur ce petit bout de lapiaz on a donc trois trous potentiellement intéressants, je les ai montrés à Philippe et Jean-Jacques et après réflexion on s'est attaqué sur celui qui semblait le plus facile en mettant de coté celui qui soufflait un peu. On pense que le courant d'air vient du fait que les trous sont en relation et que c'est le plus bas des trois, de peu mais ça peut jouer.
On a donc entrepris d'ouvrir le trou en retirant les blocs qui sont juste encastrés les uns dans les autres. Avec un pied de biche ça se fait assez facilement, il a fallu utiliser une sangle pour retirer les plus gros et faire parler les cartouches sur des morceaux de roche mère.
Quand Gilles est arrivé on avait suffisamment agrandi pour s'y glisser dedans donc pendant qu'on cassait la croûte il y est descendu et nous a raconté la suite : une faille pas très large, aux parois bien lisses et qui descend de quelques mètres. A mon tour j'y suis allé voir et en effet ça peut le faire mais il va y avoir du boulot avant de passer.
Du coup on s'est dit qu'il serait peut être intéressant d'ouvrir le trou "souffleur" au moins pour voir comment ça se présente pour la suite. Là encore ce n'était pas une grosse faille au départ mais à force de retirer des blocs on a ouvert un bon passage.
Malheureusement la suite n'est pas facile car on a bien un conduit qui part où on voit sur 3 ou 4 mètres mais il est horizontal et étroit et comme on le pensait il doit surement rejoindre un carrefour sous le lapiaz par où les autres trous communiquent.
Finalement on s'est remis au boulot sur le premier car une faille verticale c'est plus motivant qu'une faille horizontale. On a continué à agrandir l'entrée après avoir fait un barrage dans le trou pour éviter au maximum de faire tomber des pierres au fond. On a cassé de beaux blocs de calcite pour pouvoir élargir et se mettre à l’aplomb de la faille en prévision de la remontée de seaux.
Maintenant ça commence à avoir une belle gueule d'aven ... mais bon ce n'est pas gagné pour la suite.
En repartant aux voitures on a emprunté un autre chemin, en fait je pensais que ça serait moins dur que de remonter directement par le lapiaz mais ça nous a rallongé le chemin de 20 bonnes minutes MAIS la consolation c'est qu'on est un tombé sur un phénomène vraiment très intéressant qu'on va venir explorer avec attention dès que possible. On n'a pas fini de gratter dans le secteur !
Hugues.