CR DU 16 JUILLET 2024 A LA POULE ROUSSE (40ème)
PARTICIPANTS : GERARD ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. GILLES ET CLAIRE. BABA ET SYLVANE. DORIAN. THIERRY MILLET. MARCEL
BUT : POURSUITE DES TRAVAUX ET DIVERS ESSAIS DE TURBINES
METEO : TRES BEAU TEMPS / GROSSE CHALEUR 29/31° LEGER VENT
Comme dab c’est Marcel qui passe nous prendre à La Voulte à 7 H 45. Le temps de charger le matos et nous quittons la vallée du Rhône pour Bidon par déjà 22° ! Quand on arrive à l’aven, Thierry Millet nous attendait assis sur un transat, les bras croisés. Quel bonheur d’avoir un ancien furet motivé par cette découverte et qui va nous aider aujourd’hui avant d’aller ensuite sur Les Vans quelques jours. Le trou est vite équipé et comme dabe Gégé s’équipe et s’engouffre sans batailler, suivi par Marcel et Thierry. C’est vrai qu’il ne faut pas mollir ici, vu la chaleur annoncée, mais avant tout nous allons installer le groupe, les lignes, la turbine de J. Louis Bret rénovée. On se rend vite compte qu’elle marche encore mieux qu’avant, serait-ce parce qu’on a changé le condensateur et surtout les pales de l’aspirateur ? ça aspire velu, un peu bruyant mais on arrive à l’éloigner et l’isolons du soleil par une couverture. (Je pense qu’un délesteur automatique sera nécessaire en travail constant avec le burineur du fond pour profiter de la pleine puissance) en tout cas on sera à l’abri du CO2. Marcel avait même installé un cadran d’un analyseur de pression en sortie de la soufflerie qui indiquait environ 20 millibars de débit, mince j’ai cassé le cadran en déplaçant cet instrument précieux. Nous sommes très satisfaits de ce test. Pas de risque de s’asphyxier. Nos femmes s’installent dans notre salle à manger très à l’ombre et légèrement ventilée afin d’éviter de crever de chaud sur place ! Dorian, Baba et Sylvane, Gilles et Claire sont arrivés entre–temps. L’équipe du fond s’acharne sur l’extraction des déblais (environ 30 bacs de gros blocs) le dernier tir avait super bien marché. Je me décide d’aller les rejoindre au bas du P 25 car je ne connais pas encore le fond. Au passage je rajoute une ligne de tirs jusqu’à -60 mais je me trompe dans le branchement qui sera plus tard révisé à la deuxième descente. En fin de compte Dorian m’a rejoint en terminant la topographie, nous faisons quelques photos d’ambiance et aidons à remonter les bacs qui viennent du méandre, on les verse derrière les planches dont une a été descendue par Marcel. Son étayage en escalier est super bien fait, il en faudra sans doute en installer une autre prochainement ? (on était cinq au fond, du jamais vu !) Le méandre a été super bien élargi par les dynamiteurs (largeur d’épaules sur 5 M) Gérard approche du terminus et commence à voir mieux la suite. Avant de remonter il va percer deux autres trous de 10 pour y installer des pailles BA10 afin de mieux pouvoir encore apprécier la suite. Il distingue des concrétions et un ressaut de 3M à 5M qui semble se prolonger dans l’axe du P25 avec toujours du C/A soufflant. Grâce à la turbine de J. Louis le réseau de puits depuis l’entrée est très ventilé, c’est réconfortant. Nous sortons tous à 14 H avec quelques difficultés pour tirer les deux pailles du fond. Le repas bien apprécié nous permet de nous mettre d’accord sur l’organigramme des prochaines sorties car les vacances de certains d’entre nous sont en projets ? Nous ne souffrons pas de la météo torride qui sévit sur la région, cachés sous les arbres. TPST 4H ce matin. Repos et Thierry et Gégé redescendent pour amorcer les 6 trous de 12 restants. En fin de compte les deux tirs aux pailles avaient bien marché mais on n’a rien entendu en surface. La première est donc à portée de mains, d’ici deux séances nous devrions fouler du sol vierge ? Ça va bien tomber pour que je souffle mes 77 bougies! A 16 h 30 notre équipe du fond ressort. TPST au total 6 H (8 trous) 2 forets donnés par Dorian sont restés au sommet du P25. Maintenant on a véritablement deux lignes actives au fond. Tir et Téléphone. Il faudra descendre encore une planche aussi pour le relais qu’on a cimenté (largeur 85) Prévoir de laisser en bas le burineur de Rémi dans un sac étanche. Nous plions bagages à 19 H enthousiasmés par cette mémorable journée. Un peu de repos jusqu’à fin juillet pour rebondir début août avec la découverte convoitée si ça veut rire ! Retour chez nous, la route N 86 s’est partiellement vidée. Le champagne reste au frais !
Pierrot
CR DU 4 AOUT 2024 A LA POULE ROUSSE (41ème)
PARTICIPANTS : GÉRARD ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. GILLES ET CLAIRE. DORIAN. BABA ET SYLVANE.
BUT : NETTOYAGE DU DERNIER TIR AU FOND ET PERÇAGE, PHOTOS DIVERSES
MÉTÉO : TRÈS TRÈS CHAUDE
La journée risque d’être intéressante puisqu’on est prêt d’y faire de la « première » mais on est resté sur notre faim !
Nous avons tous R/V vers les 09 H au parking proche de l’aven. Départ de La Voulte à 08 H. Nous sommes toujours en canicule sévère et pour une fois très peu nombreux en cette période de vacances. Nous arrivons au taquet ayant pris de l’eau à Rochemaure. Gégé était impatient de nous voir arriver sous la chaleur accablante qui s’annonce avec 38/40° en plein soleil, heureusement qu’un vent du nord filtre l’atmosphère sous notre salon d’été ombragé. Ce coin de végétation reste donc reposant pour nous tous. Gilles encore handicapé par ses douleurs au genou reste en surface pour se consacrer à ses recherches de radiesthésie. On se prépare à descendre lentement en attendant l’arrivée de Dorian, le troisième homme indispensable de l’équipe de pointe car à deux on ne peut pas faire grand-chose. A 10 h 30, ne le voyant pas arriver nous décidons d’aller au fond pour étudier l’efficacité du dernier tir et de rétablir le téléphone (les prises étant modifiées sur les combinés). Je m’aperçois qu’un fil se trouve débranché au sommet du P25 sur la ligne de tir ! Gégé part au bout des 5 m du méandre terminal et me dit tout souriant que le résultat est époustouflant, on vient de gagner encore un bon mètre avec vue sur le puits suivant, l’orifice est étroit mais avec un tir calculé, ce sera un jeu d’enfant pour franchir l’obstacle. Malheureusement nous n’avons pas descendu l’outillage avec nous. Il prend des photos de la future « première » qui nous attend. Je vais à mon tour voir la suite, enthousiasmé par la bonne nouvelle. On apprend que Dorian vient d’arriver. Il a eu aussi du mal à remettre en route le groupe inverter de Gégé qu’il a noyé en tirant sur la cordelette. Le trou est super bien ventilé au fond mais on apprécie l’air de la soufflerie de la turbine venue en renfort. Nous remontons pour midi trente pour aller manger avec nos femmes. (TPST 2H) Un bon repas va nous permettre d’envisager sereinement tous les espoirs de cette cavité, on estime les -70 mètres à portée de mains. Vers 15 H je laisse descendre Gégé et Dorian pour aller agrandir l’ultime rétrécissement du trou, Je leur laisse le burineur de Rémi pour éclater toutes les roches fissurées et réduire en poudre l’accès au vide. Trop fatigué par cette météo accablante je reste dehors et constate avec effroi qu’ils sont descendus en bas sans emporter le perforateur, mince ! Le mandrin de mon outillage n’accepte pas les forets SDI. Déçu, Gégé doit encore remonter jusqu’à -15 mètres pour qu’on lui fasse passer cette autre machine indispensable. Le temps passe en farniente et au fond en burinage et perçage de 7 nouveaux trous de mine (pailles et cordeau en 12, compris) TPST 3H. Quelle journée, surtout pour Gégé qui a fait 3 allers-retours en peu de temps. Ils ressortent à 18 h 30. En remontant il a eu la présence d’esprit de réparer la coupure de fils de -40 que j’avais repérée. Les mines sautent enfin, libérant l’avenir à nos futures aventures. D’après ses dires Gégé a observé une profondeur de 3 à 5 M avec vue sur un méandre plus large avec un filet d’eau au fond puis du noir et de la résonance. (Voir les photos suivantes) Je pense qu’une échelle de 5 M pourrait être utile pour équiper la sortie de ce nouveau puits très concrétionné ? Il faudra penser à descendre quelques bouts de cordes, plaquettes et goujons, Dyneema. Maté topo ?
Nous quittons les lieux pour aller sur Saint Remèze prendre possession de notre chambre d’hôte (chez Marc et Pascale, 65€ avec petit déjà très copieux) on se regroupe ensuite tous au restaurant pour arroser la fin de nos travaux souterrains (Au Marronnier pour 25€, bonne prestation)
A 22 H on se quitte pour aller dormir, Gégé ira se trouver un coin pour son fourgon, Dorian rentre sur Viviers, Sylvane et Baba sur le plateau.
Lundi 05 août 2024. Nous rentrons sur La Voulte après avoir été repéré le plan d’eau de Pignedoré à Pierrelatte. Accès gratuit, belle eau mais trop venté, on se baignera en arrivant à la maison !
Pierrot
Affaire à suivre, rien n’est décidé pour une date d’exploration pure. On se calme !
Obs : On a apprécié la bonne tenue du groupe qui a pu alimenter ensemble la turbine et le perfo en même temps sans effondrement de la tension.
