lundi 4 mai 2026

COMPTE RENDU SORTIE DU SAMEDI 18 AVRIL AU PLATEAU DES ÉOLIENNES (Rochefort-en-Valdaine) Scialet Triple Axel ?

MASC : Hugues P, Axel P, Jean-Jacques A, Coco M, Gilles le Louche (et ses baguettes), Olivier S, Alexandre L

C’est l’histoire d'un trou servi sur un plateau avec sauce moutarde à l'ancienne :

Hugues P Jackman fait son grand retour sur scène et nous emmène voir un p'tit trou sur le plateau des éoliennes de Rochefort-en-Valdaine.

Pour l'occasion ce fut la réunion des anciens élèves indisciplinés sous la surveillance de Mr le Président.

J’arrive le premier au lieu de rendez-vous, mais une barrière m’arrête à 300 m de l’éolienne comme prévu. Peu de temps après JJA et Gilles pointent le bout de leur nez suivi de Coco.

Quelques minutes plus tard c’est le retour du messie, a presque 33 ans (et quelques …) le fameux HP (pas Hewlett Packard) se dresse devant nous au sortir de sa bétaillère familiale. Un seul de ses disciples l’accompagne, Axel 10 ans et sa furieuse envie de marcher sur les pas de son père. Pas sur l’eau mais sous terre…

C’est l’instant émotion : “Salut comment ça va? La famille, la besse, لا بأس , tout ça tout ça …

On prépare les kits et au moment de partir une dernière voiture pointe le bout de son nez, c’est Olivier S. Du haut de son mètre 98 moins des poussières, il rejoint l'équipe pour cette marche d’approche épique, et non hippique, d’au moins… pfff 5 longues minutes sur du presque plat.

Sous la surveillance d’Eole , Olivier se glisse le premier dans le trou, mais cet aven est étroit comme Ormuz. Aucune connotation fallacieuse là-dedans !

Du coup après avoir retiré quelques petits cailloux à la main, puis à l'aide d’un kit, il faut élargir l'entrée pour sortir de plus sérieux rochers.

Hp nous sort donc son arme secrète pour casser du cailloux, et c’est de la balle !

Parce que la massette et la barre à mine ont leurs limites. Et pas besoin de porte-avions comme Donald pour gérer un truc de légèrement détroit.

En plein soleil, le travail est rude. Coco prendra le relais et la désob avance bien. Une partie de la troupe fera une petite balade aux alentours pour voir et revoir les autres trésors du coin.

Ils sont apparemment dans la même configuration, une galerie à -2m sous le plateau.

Pour celui qui nous intéresse aujourd'hui, le trou fait -2.5m avec une micro salle et un départ à droite et à gauche. Axel finira par sortir quelques cailloux aussi et faire de la première dans cette nouvelle cavité “majeure“.

Vers 18h il est temps de rentrer à la maison, on remballe. Au moins on rentre pas trop tard et on n’est pas privé de raclette, Michel C vous expliquera…

Comme disait notre cher VGA: “Au revoir”

Alexandre L

A bientôt pour de nouvelles aventures.

TPST : au moins tout ça…

COMPTE RENDU SORTIE CANYON DU RIOLAN -SIGALE DU 2 MAI 2026


Participants : Ludwig F, Charlotte L.

Temps : 5h

Lieu : Canyon du Riolan - Sigale

Date : 2 mai 2026

La saison du beau temps reprend son cours et qui dit beau temps dit : canyon !

Impatients de pouvoir de nouveau patauger dans l'eau, nous nous dirigeons vers l'arrière-pays niçois pour faire un canyon à l'effet wouah pour redémarrer cette discipline.

Nous arrivons la veille pour repérer les lieux et être au plus reposés. Van garé au parking, petit repérage et nous préparons notre nourriture de champions : plat de pâtes au pesto à la truffe blanche.

9h00, nos jouets sont prêts.

Sur Descente Canyon, il est inscrit qu'une navette est nécessaire pour se rendre au départ. Sinon, une marche d'approche de 1h30 nous permettra d'y arriver.

N'ayant qu'une voiture, nous espérons le stop. Moi, je ne suis pas convaincue étant donné que nous avons croisé 3 voitures depuis hier soir, mais Ludwig semble confiant. Et quelle chance avons-nous lorsqu'un monsieur arrive dès que nous avons fermé les sacs et nous dépose au parking de départ.

Après un grand merci, nous commençons la marche d'approche qui dure 2 min 33.

Nous enfilons nos habits de lumière. Nous sommes tout excités et débutons le canyon. Un premier encaissement nous accueille. Une petite cascade que nous descendons rapidement et un chaos de blocs s'ensuit. Nous devons nous faufiler dessous pour certains, ce qui crée une impressionnante sensation d'obscurité.

S'enchaînent cascades et sauts, puis la vallée s'ouvre.

Nous continuons sur une marche aquatique pendant environ 30-45 min. Nous regardons la rivière prendre vie au rythme du printemps. Les chapelets d'œufs de grenouille ont éclos et nous nous sommes adoucis face au nombre de têtards. Nous leur souhaitons bonne chance pour leur vie future.

Un nouvel encaissement prend forme devant nous. Nous sautons et désescaladons la plupart des cascades, nous offrant des sauts de 8 m maximum, ce qui permet d'abréger notre soif de sensations. Une C17 et une C15 nous obligent à mettre la corde. Nous descendons sous l'eau qui se fracasse sur nos mollets et sur nos casques.

Sur Descente Canyon, il était noté un gros encaissement pouvant se rétrécir à parfois 1 m. Cela dit, sur de longs mètres, nous pouvions à peine passer notre avant-bras ! Au-dessus de nos têtes, nous pouvons voir des tonnes de calcaire. Le soleil est au rendez-vous, 13h, c'est exactement la bonne heure : il arrive à passer au travers de la faille rendant l'eau d'un bleu turquoise transparent.

L'encaissement se termine et la vallée s'ouvre de nouveau. Nous apercevons le pont qui logeait le van pendant la nuit.

Plus qu'à remonter sur celui-ci. Vue sur la fin de ce canyon, qui aura été une belle surprise.

Nous rangeons, débriefons et avons du mal à nous remettre des émotions que nous aura fait ressentir ce géant minéral.

Charlotte

Compte rendu de la 90ème sortie à l’aven de la Poule Rousse du vendredi 1er mai 2026.

Belle journée pour cette nouvelle séance à la Poule Rousse. Peu de monde sur les routes après le rush de la veille. En van : il y a Sylvie et Thierry, en fourgon : Ghislaine et Gérard. Ces 4 là passeront la soirée sur place. Marcel, Janine et Pierrot arrivent ensemble. Andéol et Olivier se garent. Sylvane et Baba sont avec nous. En fin de matinée, Dorian se pose avec son van. Dans l’après-midi, Gaby, Jacky et Françoise nous rendent visite, ainsi que Gérard S.

Grande première, nous sommes 5 personnes à descendre pour le fond.

Marcel équipe le puits d’entrée dés 10 h, suivi par Thierry.

Gérard refait les épissures du câble du généphone à -30 m. En effet lors des dernières sorties, nous avions qu’un faible signal entre le fond et la surface.

Olivier accompagne Andéol pour sa première fois dans ce trou.

Une fois au fond, essai du généphone et les voix passent bien.

Au bout du méandre, qui fait maintenant presque 30 m, nous commençons à dégager les gravats du dernier tir. Nous nous répartissons le long du méandre pour se faire passer les bacs, que nous vidons en bas du dernier puits.

Les tirs ont bien marché, sauf la paille géante qui n’a pas pété. Un perçage avec un foret d’1 m, rempli avec cette paille a foiré. Nous sommes arrivés à la coulée de calcite qui obstrue le haut du méandre. Nous espérions que le passage dessous serait libre, mais non, elle occupe tout le méandre jusqu’en bas ou seule l’eau s’infiltre.

Tout cela est visible seulement après avoir sorti 34 bacs ! Et Marcel et Thierry, qui sont au remplissage des bacs sortent vite du méandre, ils ont mal à la tête et la respiration est malaisée. Ils se ressourcent au bas du puits ou l’air est nettement plus respirable. Olivier et Andéol prennent la suite et subissent les mêmes contraintes, ils prennent le même chemin que les deux premiers.

Est ce du CO2 ? Ou est ce nos respirations dans ce méandre qui ont bouffées tout l’oxygène ?

Il est pas loin de 13 h. Nous faisons une pause repas, en attendant de voir si ça s’améliore. Olivier et Andéol remontent en surface, suivi par Marcel.

Thierry et Gérard continuent à sortir des bacs, la respirabilité est meilleure. Ils arrivent à nettoyer le fond du méandre jusqu’à l’eau. Mais le bas de celui-ci ne fait que la largeur d’une botte sur 30 cm de hauteur. Ils se questionnent pour savoir ou faire les prochains tirs : en bas mais cela nécessite de grosses charges ou en haut où le chenal de voûte fait 35 cm de large. Le hic, c’est la coulée de calcite qui obstrue tout le méandre. Il va falloir sonder celle-ci pour savoir si rapidement ou non ça continue derrière. Et pour cela il faudra redescendre le foret d’1 m.

41 bacs ont été sortis pour cette séance. Les deux remontent en surface sans avoir fait de tir, mais en remontant la paille géante !

Le dernier sort à 15 h 30.

Dehors, Olivier et Andéol sont partis, ainsi que Sylvane et Baba.

Les autres sont sous les arbres à papoter, Pierrot offre du cidre à tout le monde et des biscuits sont passés de main en main.

Dorian a fait un petit tour dans l’aven jusqu’à -20 m, histoire de se remémorer de vieilles sensations.

Pierrot emporte la paille géante, il compte récupérer la poudre pour d’autres pailles.

A 17 h 30 le site se vide.

Seuls le fourgon et le van et leurs occupants restent pour la nuit.

Le lendemain matin, Thierry et Sylvie rentrent chez eux à Varces.

Ghislaine et Gérard font une balade dans la matinée, avant d’être rejoint par Sylvane et Baba pour casser la croûte ensemble.

A 15 h, il ne reste plus personne à la Poule Rousse.

Pour ce 1er mai, nous n’avons pas chaumé !

Gérard

CR CAMELIE-SALAMANDRE-GREGOIRE LES FEES LORS DU CONGRES OCCITANIE DU 11 ET 12 AVRIL 2026

COMPTES RENDUS SORTIES LORS DU CONGRES OCCITANIE DU 11 ET 12 AVRIL 2026


Participants : Alexandre L, Dorian M, Leila D, Philippe H, Ludwig F, Charlotte L, Arthur A, Pierre M


Date : 11 avril 2026


Lieu : Aven du Camelié / Grotte de la Salamandre


TPST : 4h

Les congrès en spéléo, c'est selon moi Disneyland. Ça fait 2 ans que j'en fais la chasse. Peu importe les kilomètres, lorsque c'est dans le Sud, je fonce.

Les cavités sont équipées, on rencontre des gens, du nouveau matériel. Maintenant, on connaît les habitués et ils sont devenus des amis. Nous avons des connaissances à travers la France, nous avons été inscrits sur un secours à St Pé de Bigorre aussi ! Les congrès, c'est facile et ça permet de faire de chouettes choses !

Méjannes, c'est chez nous. Donc une jolie équipe du MASC est venue participer. On arrive vers 9h. Un coucou à Gaétan de Croque Montagne, qui a l'habitude de nous voir au congrès, et direction la liste d'inscription aux cavités. Nous choisissons le Camelié. J'en suis ravie parce que la dernière fois je n'ai pas pu aller au fond pour cause de vomito.

11h, arrivée sur place, équipement et nous prenons la direction de la cavité.

Je ne me souvenais que du premier puits et de sa marche d'approche. L'entrée n'a apparemment pas bougé depuis 6 ans, elle se trouve toujours au centre d'un bosquet, en plein milieu d'un champ, à exactement 2 min 37 du parking.
Le puits d'entrée plonge directement dans les entrailles de la terre avec un rideau de lierre représentant une porte de verdure.

Ce n'est pas une cavité engagée et ne présente aucune difficulté sur corde. La seule grosse verticale est un P22, qui nous emmènera sur une balade rocheuse. Nous montons, descendons, et montons pour ensuite redescendre. Arrivés au fond, côté -60 je dirais, nous tombons sur un drôle de spectacle ; de nombreuses sculptures créées à base de boue trônent un peu partout. Un spéléo pendu au bout de sa corde, une chauve-souris, des instruments de musique, des fruits, un parapente... Je n'ai pas tout répertorié mais j'ai essayé de laisser moi aussi ma trace. Chose que je n'ai pas réussie car ma sculpture ressemblait davantage à du rien qu'à quelque chose.

Nous rajoutons un 2026 au MASC gravé à base de glaise sur la roche et prenons la marche retour.

Une fois à la surface, le ciel est voilé. Le groupe se divise ; Alex, Leila et Philippe repassent au congrès. De mon côté, je veux profiter du joli champ qui accueille le van. Nous nous donnons rendez-vous à la Salamandre.

La grotte de la Salamandre, découverte en 1965, compte bon nombre d'activités dédiées au public. L'une d'entre elles est la descente en rappel depuis le puits d'entrée situé dans le plafond de la grande salle. Pour l'occasion du congrès, ce rappel nous est proposé gratuitement, et nous avons saisi l'occasion.

Après avoir pris une douche au milieu d'un champ, plat, vert et au milieu de rien, j'ai repris 2 % de vie et nous allons essayer de retrouver le reste du groupe.

Arrivés sur le parking de la Salamandre, nous commençons une marche d'approche de 15 min. De là, nous empruntons un sentier menant à l'entrée naturelle.

La tête de puits est, je pense, irréprochable. C'est une vraie usine à gaz. Des IPN scellés dans 50 cm de roche, accueillant 5 cordes pour pouvoir envoyer 5 personnes en même temps. Bien sûr, nous allons descendre ensemble. Arthur, Pierre, Ludwig et moi nous lançons dans le trou béant qui fait 50 m de haut en fil d'araignée.

5 m proches de la paroi et d'un coup, la cavité s'ouvre. Des projecteurs éclairent la totalité de chaque recoin. Des spéléothèmes partout, c'est grandiose. Nous savourons la descente et prenons le temps de regarder l'ensemble qui s'offre à nous.

De retour sur terre, nous débriefons et sommes ravis de faire partie de la communauté des spéléos, sans qui cette expérience n'aurait pas pu être possible. Enfin si, mais à 47,50 €.

Charlotte

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Participants : Alexandre L, Dorian M, Leila D, Philippe H, Ludwig F, Charlotte L, Arthur A, Pierre M


Date : 12 avril 2026


Lieu : Grégoire les Fées


TPST : 5h

Toujours dans le cadre du congrès OCCITANIE, au lendemain du Camelié, nous repartons pour une nouvelle cavité. Cette fois, notre choix se porte sur Grégoire les Fées.

La marche d'approche grimpe bien, mais en 20 min c'est fait. Nous avions réservé un créneau à 10h. Nous pensions que c'était 10h sur le parking, mais c'était finalement 10h dans le trou. Nous avons donc 1 h de retard... Oups. 

Dès l'entrée, l'ambiance est donnée. Nous tombons rapidement sur un groupe déjà engagé dans la descente. Le rythme est lent, très lent même ; nous avançons de 5 m en 40 min. C'est long, mais c'est aussi ça la spéléo : savoir attendre, observer, et prendre son mal en patience sans jamais perdre le plaisir d'être là.

Nous enchaînons puits et mains courantes au fil de la progression. Le balisage est juste super bien fait, clair, efficace, et nous facilite grandement l'évolution dans la cavité. Merci à l'organisation pour le travail réalisé.

La progression reprend petit à petit. La cavité se laisse découvrir au fil des passages, chacun avançant à son rythme. Pendant ce temps, Arthur et Pierre décident de partir voir des siphons un peu plus loin, une petite parenthèse dans la sortie principale.

Nous poursuivons tranquillement jusqu'à la fin de notre parcours. Là, le groupe se divise. Ludwig, Pierre et Arthur choisissent de rentrer à la nage, tandis que le reste du groupe emprunte la main courante pour le retour. Deux ambiances, deux façons de finir la cavité, mais toujours le même objectif : ressortir avec le sourire.

De retour à la surface à 15h20, nous prenons le temps de partager une dernière collation. Un moment simple, mais toujours appréciable après plusieurs heures sous terre.

16h00, nous prenons la route du retour, avec encore une belle sortie de plus au compteur.

Charlotte

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