vendredi 30 janvier 2026

PREVISIONS


Vendredi 30 janvier : Dominique ROCHER, Patrick MORAND, Jean-Luc POUZET, Jean-Jacques AUDOUARD se rendent le matin à l’inauguration du musée de Saint Paul Trois Château.

Samedi 31 janvier à partir de 15h : Assemblée Générale du Comité Départemental de Spéléologie de la Drôme à Valence à la Maison des Bénévoles du Sport Drôme Ardèche.


dimanche 25 janvier 2026

Compte rendu Puech Nègre - 04/01/2026

Participants : Arnaud M, Ludwig F, Charlotte L

Cavité : Puech Nègre 

TPST : 5h30 

En ce doux matin à la température de -11°C, à 7h30 nous prenons la décision de prendre la route pendant 1h pour la cavité au développement de 9km. 

Arrivé dans un petit hameau, nous nous changeons et marchons 15 min en direction de la cavité. L'objectif est d'atteindre le P50 après le P87. Nous sommes 3, nous avons donc décidé de voyager léger et de ne pas aller plus loin. On verra plus tard.

En descendant dans le puits d'entrée, nous faisons la connaissance de Gwendoline, une vipère en sommeil, et continuons notre route. 

Arrivé sur le P20, Ludwig équipe en light : tête de puits, fractio, et bisous. La corde ne coulisse pas dans mon descendeur, le puits n'est pas impressionnant selon moi, c'est calme et on descend en étant dans notre bulle. Pieds au sol en bas du puits, un boyau à gauche un autre à droite. Nous décidons de faire un pierre/feuille/ciseaux pour décider de la direction et partons à gauche. 

Bonne pioche. Petite désescalade et on enchaîne les portions de 15m pendant 87m. Une longue diaclase, pas très large nous accueille et nous guide pendant la descente. Cette proximité avec la roche nous empêche de voir la hauteur de ce puits et se descend donc sans aucune difficulté. 

Pour la suite, il nous est indiqué qu'elle se trouve sur un point bas de la salle. Bien entendu, et on aurait dû y penser : point bas = là où le ce stock l'eau = grosses pluies les semaines précédentes = lac. 

Nous décidons de manger et de voir ensuite. Et, vu qu'on aime avoir des idées de merde, on décide de passer ce lac (je dis lac, mais on a de l'eau jusqu'aux genoux, je suis marseillaise sur les bords).  Ludwig nous fait un petit pont à base de cailloux pour passer. Je passe ensuite sur ce pont de fortune en prenant soin de bouger l'ensemble des cailloux, parce que j'ai deux pieds gauches, et je laisse Arnaud se débrouiller avec l'aide de ses compétences pour passer les ruines que j'ai laissé. 

De là, nous découvrons le P50 que je suis censée équiper. Il est dit dans le descriptif qu'il faut mettre une déviation de 5m pour ne pas être sous la cascade. Arrivé en eau, je vois qu'un simple petit pipi d'eau coule. Pas de déviation, flemme. J'équipe ma tête de puits à base de tisserand parce le tisserand c'est cool, là j'ai la bonne idée de vouloir savoir si le puits été grand en laissant chantant de ma douce voix. 

L'écho m'a joliment répondu que c'était immense et que je n'aurais pas le courage de le descendre. Ben il a raison, j'ai pris peur. Je laisse Arnaud passer devant parce que c'est un mal alpha. Et il descend sur mes jolis tisserands. Pendant longtemps. Mais vraiment longtemps et en silence. Il ne s'arrête pas. 

Après ce qu'il me paraît une éternité, il nous crie libre. Écho. A peur. J'y vais. 

L'entrée du puits qui me paraissait déjà immense n'était finalement qu'un petit trou dans les plafonds d'une salle encore plus immense. Bien entendu le petit pipi s'est transformé en une pluie qui te mouille, et j'entre dans l'antre de la bête. Arnaud est minuscule en bas, et je ne vois pas les bords (titre), ma lampe n'éclaire rien. Je suis en fils d'araignée et je m'imagine toute petite dans cet espace à descendre lentement. 

Enfin les pieds au sol, après environ 6h27, j'annonce que la voie est libre. Ludwig préfère rester en haut. J'entame donc une remontée sur une corde aussi élastique qu'un ressort et je me concentre sur mon croll. 

Je ne veux pas savoir où j'en suis dans ce puits de la mort, je veux juste rester le moins longtemps possible sur cette fichue corde qui me fait rebondir à chaque mouvement. 

De là, on remonte tranquillement. Je prends le kit de matos du dernier puits. Eh bien, messieurs dames, 75m de corde entièrement mouillée, ça pèse très lourd. 

J'en chie parce que j'ai la force d'une mouche mais j'y arrive et je découvre la surface. Coucou Gwendo, bisous à toi, on rentre à la maison. 

Charlotte 

CR 82EME SORTIE A LA POULE ROUSSE DU 29 DECEMBRE 2025

Beau temps, bien froid et sans vent.

J'ai dormi la veille sur place, la matin il fait -5° et tout est givré.

Victor arrive, puis Olivier et Marcel presque en même temps. Gégé qui a un restant de gastro a préféré rester au stand, Marcel l'a retrouvé sur la route pour récupérer le matériel.

Comme on n'a pas d'équipe de surface, on décide de descendre déblayer les tirs à 4, et ensuite l'un de nous remontera installer le groupe pour perforer.

Descente sans encombre, on est bien mieux au chaud sous terre. Le trou est sec, peu de courant d'air.  On va au résultat du tir avec les 2 bacs vides ... qu'on remplit à peine :  les 5 trous qui on déjà posé problème à l'avant dernière séance ne sont toujours pas partis 🙁

On se dit qu'on va repercer 2 ou 3 trous et refaire une tentative pour tout faire péter. Marcel remonte pour aller s'occuper du groupe.

Pendant ce temps, Victor va filmer le fond à la gopro + torche. Derrière le virage à droite, on voir la section habituelle du méandre sur 2m semble-t-il, avant certainement un virage, mais difficile de dire si c'est vers la droite ou vers la gauche.

Revenus à la base des puits, on prend le temps de la réflexion, et on se dit qu'on ne veut pas risquer un nouveau tir où les 5 trous continueraient à rester intacts. On va faire une tentative pour les faire partir tous les 5 depuis l'entrée du méandre, si ça ne marche pas on pourra tenter 4 trous, puis 3 ... Olivier s'occupait d'installer un nouveau morceau de ligne de tir entre le bornier Wago du méandre et le bas du puits. 

Je recoupe les fils des 5 charges, les dénude avec la belle pince à Gégé, et les raccorde en série. Avec la marmotte à manivelle de Pierrot, récemment remise à neuf par Marcel, en la chargeant bien au moins 30 secondes après l'allumage de la lumière orange, ça va bien finir par suffire !

Retour au bas du puits, on se tient prêts à remonter, et BOUM !

Victor attaque la remontée, Olivier fait un aller-retour dans le méandre, clarté correcte sauf les 2-3 derniers mètres qu'il parcours en apnée : ça a bien pété des 2 côtés, le méandre est tout bouché. 

Mission accomplie, on remonte pour une sortie vers midi sous le soleil. TPST 2h

La prochaine fois, on pourra retirer la ligne de tir du dernier puits, le tir depuis l'entrée du méandre va bien nous faciliter les opérations. On n'a même pas senti les gaz à l'entrée du méandre, même en prenant le temps de renfiler les baudriers à 3 personnes.

Je récupère le matériel de Gégé et me charge de lui déposer sur le retour, Marcel restant qq jours de plus sur le secteur de Bidon.

On n'a pas utilisé au mieux les 4 paires de bars disponibles, mais ça a avancé quand même. Peut-être une possibilité pour une dernière sortie 2025 : Victor est dispo jusqu'à la fin de semaine, Marcel en partie, Olivier à confirmer. Manifestez vous !

Et pour 2026, on compte fermement sur le retour de Pierrot dans l'équipe de surface en janvier ! 

Bonne fin d'année à tous !

Thierry

Compte rendu de la sortie prospection dans la vallée de l’Ouvèze du mardi 9 décembre 2025


Retour dans la vallée de l’Ouvèze, entre Le Pouzin et les fonts du Pouzin.

Une grotte avait attiré mon attention en 2019, lors d’une prospection avec Bruno S.

C’est avec Gilles que je retourne sur le secteur, ce mardi 9 décembre.

Nous profitons d’un temps clément pour un mois de décembre, surtout que le soleil ne vient pas sur cette face exposée au nord.

Nous nous garons au parking de l’ Ecozootopia, seul endroit possible.

Il y a encore des bêtes dans les enclos dont un dromadaire.

Nous partons à pied sur la route jusqu’au départ du chemin de randonnée, balisé blanc et jaune, qui monte sur les Gras. Il est 14 h.

Nous le suivons jusqu’à une épingle, d’où nous partons plein Est vers la partie supérieurs du premier ranc de falaise.

Ce n’est pas une sinécure, il y a la pente et de la végétation assez inextricable.

Souvent à quatre pattes, nous arrivons au bord des falaises.

Nous descendons une première vire, mais ce n’est pas la bonne. Nous remontons par un talweg assez glissant et basculons encore plus à l’Est ou nous retrouvons la grotte, à vue.

Nous contournons, par le haut, un nouveau talweg particulièrement encombré de végétation.

Nous arrivons au dessus de la grotte, il nous faut descendre sur une vire pour l’atteindre. Gilles passe les baguettes au dessus et sent quelques chose. Mais c’est plus bas que l’entrée et plus gros.

La grotte est un conduit qui fait 7 à 8 m de long qui pince sur un remplissage. À l’entrée, il y a un morceau de tagula et juste après un muret, un morceau de poterie. Je teste avec un anti-moustique le courant d’air, mais il n’y a rien. Il nous a fallu 1 h pour arriver jusque là.

Mais alors que nous allions explorer autour, Gilles s’aperçoit qu’il a perdu son appareil photo.

Son sac s’est ouvert et l’appareil gît quelques part dans cette garrigue.

Nous essayons de reprendre le même tracé qu’à l’aller, pour le retrouver, mais nous arrivons au chemin sans avoir retrouver l’appareil photo.

Nous arrivons à la voiture à 16 h et repartons vers la vallée du Rhône toute proche.

Gérard

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