CAMP
SPÉLÉOLOGIQUE M.A.S.C DU 26 DÉCEMBRE 2018 AU 10 JANVIER 2019 DANS LE SUD DE
L’ESPAGNE A ISLA PLANA MÊME LIEU QUE L’AN DERNIER.
Participants : Astrid et Carles S, Claire et Gilles M, Magaly et Thierry L, Didier l, Gérard D
Yuli une spéléo Colombienne et Rugy un spéléo
Catalan.
Premier compte rendu
pour la journée du 27 décembre 2018 :
Le 26 toute la journée passée sur la route. Départ
de Montélimar à 9h arrivé à Isla Plana à 20h30.
Le même jour nous sommes rejoints vers
minuit par Yuli la colombienne et Rugy (Roger) le Catalan.
Ce 27 décembre au matin nous partons
faire les courses dans plusieurs grandes surfaces. A la bodega de Mazarron,
stupeur ! Plus de sirop pour faire le canario. Nous nous efforçons de faire le
tour de la ville mais sans succès. Nous sommes anxieux, Gilles arrive dans 2
jours, va t'il supporter son séjour sans canario?
Nous rentrons pour manger, Yuli et Rugy nous
préparent des tapas que nous dégustons en terrasse.
Vers 15h nous partons pour la Plata Est. L’entrée
est toujours aussi chaude (23°).Il y a Carles, Didier, Yuli, Roger et Gérard.
Yuli et Roger partent visiter le réseau, Carles reste dehors Didier et Gérard attaquent une désobstruction
sous l'entrée. C’est étroit et ça descend en diaclase calcitée, nous trouvons
des poteries. Nous sortons des petits blocs qui nous permettent de voir un peu
plus bas. Cela à l'air de s'agrandir au fond mais avant il faut mettre aux
normes pour passer. L’air est plus froid que dans le réseau (21°) avec un
courant d'air.
Nous décidons de le garder sous le coude, car étant
facile d'accès, une demi-journée à tuer devrait suffire.
Didier, Yuli et Roger rentre à pied à Isla Plana, il
est 18 h.
Gérard
Compte
rendu de la journée du 28 décembre 2018 :
La journée commence par
confection les sacs, nous avons l'intention de monter sur la Peña Blanca, au
choix soit nous allons à la sima de Anna ou à l'aven Vibora, A la sima de Anna
nous devons continuer à agrandir au fond pour espérer faire de la
première. A l'aven Vibora (Vipère) désobstruction en bas du puits unique à -10
m. Nous prenons 50 m de cordes, le perfo, 2 batteries, un seau et le matos
balles, Nous nous garons au départ du sentier, il y a Carles, Didier, Rugy
(Roger), Yuly et Gérard. Nous montons jusqu'au col 250 m plus haut et nous
décidons d'aller repérer l'entrée de la Vibora, aven trouvé il y a des années
par Didier et jamais refait, nous avons les coordonnées, Nous avançons en
direction du sommet de la Peña et à 40 m du col, Rugy trouve un trou entre deux
palmitos, Nous prenons la température 14 extérieure et 17 intérieure et
l'humidité 68% à l’ext. Et 70% à l’int. Nous sentons du courant d’air. Nous
sommes à 550 m d'altitude. Nous attaquons la désobstruction, Nous déplaçons un
gros bloc et un autre qui gêne reçoit 6 tirs de balles. Dessous ça part en
pente prononcée, Un des tirs fait entendre un bloc qui descend profondément. Anecdote
: après le premier tir Carles assis dans le trou dégage des blocs et voit un
bâton qui bouge. En vérité c'est une vipère qui est un peu esquintée mais
encore vivante. Nous la sortons avec le pied de biche, Nous restons méfiant en
continuant la désobstruction. Nous arrêtons à 13 h pour manger. Les espagnols
ont préparé des croques monsieur que nous dégustons sous le soleil. Nous
réattaquons. Rugy, Yuly et Carles continuent la désobstruction et Didier et
Gérard partent à la Vibora. Pour aller à la Vibora, nous traversons un baranco
profond et remontons en face suivre la crête et descendre un autre ravin qui
nous ramène 100m plus bas et presque en face des voitures. Tout ça entre les
genêts scorpions et une végétation rase.
Nous trouvons l'entrée
et installons la corde pour descendre, 2 spits d'époque reçoivent nos
plaquettes, descente entre des concrétions sèches, au fond des blocs instables
sont dans la pente, reste de la première tentative de l'époque, Il faut tout
ressortir pour continuer, Nous retournons rejoindre les autres, Rugy a trouvé
un puits à force de gratter et de sortir des seaux, Mais le fond est étroit et
pas très prometteur. Nous arrêtons là à – 10m. Nous redescendons aux voitures
il est 17h. Nous arrivons à la maison à Isla Plana, Bruno est couché, il n’est
pas bien, Avec une bière nous goûtons quelques tapas, Bruno vient manger avec
nous.
Nous partons faire un
peu des courses à Mazarron, Rugy qui est resté à la maison nous appelle, Bruno
ne peut plus bouger son bras gauche, nous rentrons et le trouvons sur le divan
son bras et sa jambe ne répondent plus, Nous appelons le Samu local qui
arrivent 1/2 plus tard, il le prenne en charge et l'amène à l'hôpital de
Carthagène, En même temps arrivent la dernière équipe de France, Il y a Claire,
Magaly, Gilles et Thierry, Il est 20h.
Le lendemain nous avons
des nouvelles de Bruno. Il a fait un AVC, il a perdu l'usage de la partie
gauche de ces membres, il a des difficultés pour s'exprimer, Il le garde à
l'hôpital,
Nous vous tiendrons au
courant.
Gérard
Compte
rendu des journées du 29 et 30 décembre 2018 :
Le
29 décembre : journée exceptionnelle pour la région :
il pleut.
La carte radar que nous
montre Rugi est formelle : il ne pleut que sur la région de Cartagena, le reste
de l'Espagne est épargné
Les femmes et Carles
vont voir Bruno à l'hôpital, Pas plus d'informations que données plus haut,
Il pleut toute la
journée, nous tentons une sortie sur la vallée del Cañar dans l'aprèm mais nous
faisons vite demi-tour,
Le soir arrivent
Alberto et Fuentesanta qui mangent avec nous. La soirée est à rallonge:
extinction des feux à 1 h du mat.
Le
30 décembre : le temps se met au beau, la veille il a
été décidé d'aller dans la sierra de Moreras, à l'ouest de Mazarron. Un spéléo
du coin nous rejoint : Manolo qui est de Mazarron, Il y a donc : Alberto,
Fuentesanta, Rugi, Yuly, Gilles, Thierry, Didier et Manolo, qui partent à 9h.
Il faut retrouver un trou que Didier a reconnu il y a des années : Moreras 1.
Carles et Gérard
partent voir Bruno, il est en soins intensifs et les visites sont limitées:
10mn à 9h, à 11h, à 13h et à 20h. Il est 9 h, il va mieux, il bouge un peu son
bras et ses orteils. Il commence à s'alimenter dans l'après-midi il doit
changer de chambre pour un accès moins réduit, Il parle mieux aussi. A 13 h ce
sont Magaly, Claire et Astrid qui lui rendent visites,
Le trou que connait
Didier est difficile à retrouver. Longeant une barre rocheuse dans tous les
sens, au-dessus, en dessous, le trou reste introuvable, La mémoire de Didier
reste perfectible ! Heureusement le local Alberto en escaladant trouve le trou
en hauteur. Il est midi ! Il faut sécuriser l'accès, une corde est installée
pour descendre à l'entrée, C'est une diaclase qui descend, Mais Rugi tente une
traversée mais il voit rapidement le jour dans une cheminée. La corde extérieure est rapidement saturée
par les spéléos en attente. Gérard et
Carles passe dire un petit bonjour, vers 14 h. Didier et Alberto équipent le
puits avec plusieurs fractionnements, ça reste étroit et ça descend d'une
trentaine de mètre, Il y a un courant d'air mais le fond est bouché, 4 spéléos
se succèdent au terminus, Thierry en restant dehors se perfectionne au
maniement des appareils de progression, Didier et Fuentesanta font la topo, Il
est plus de 18 h 30 quand la descente aux véhicules s'amorce.
Gérard
Compte
rendu des journées du 31 décembre et du 1er janvier :
31 décembre :
La journée n'a pas été
un grand jour pour la spéléo, entre les courses pour le réveillon et les
visites à Bruno à l'hôpital de Cartagena, le temps nous a été compté,
Seuls Rugi et Yuly
partent faire un trou, c'est la cueva de l'Arche qui est accessible par une via
ferrata. Ils veulent vérifier que l'effondrement qui ne permet plus de visiter
le fond du réseau, est reouvert. En rentrant le soir ils nous annoncent que
c'est toujours bouché. Puis le repas de la mi-journée qui se transforme en
repas du mi- après-midi, et enfin la vue du coucher de soleil au fort de
Castillitos qui clos la journée,
Nous mettons un voile pudique
sur la soirée qui a suivi mais des vidéos seraient à même d'apporter des
éclaircissements.
.
Le 1er janvier :
Rugi et Yuly les deux spéléos Catalan nous quittent, ils rentrent chez eux.
Nous sommes encore 8 personnes. Dès le matin le soleil s'installe
généreusement, c'est la plus chaude journée de notre séjour.
Carles et Gérard vont
voir Bruno à l'hôpital qui se trouve à 25 km de la maison. Carles commence à
ressentir des picotements à sa jambe et son bras, ce qui est plutôt bon
signe. Vers midi, Didier
insiste pour une baignade dans la mer, seuls Gilles et Astrid le suivent. La
seule différence c'est que Didier était en combine et les autres en maillot (il est souvent en combine). Après un repas rapide, nous préparons nos sacs pour
retourner à la Vibora, Mais de nombreuses défections font que nous nous
retrouvons que 3: Gilles, Didier et Gérard. Après nous être garé, nous montons
en bordure d'un talweg encombré de végétations hostiles. Une bonne suée plus
tard, nous arrivons à la Vibora. Nous plantons 2 goujons pour installer une
corde de progression et une poulie frein pour le seau. Nous profitons d'un
vieux spit installé par Baba et Didier il y a quelques années. Une trentaine de
seaux sont remontés. Des tirs de balle sont nécessaires pour réduire des blocs
à sortir. Le puits d'une dizaine de mètre est calcitée. Le but de la désob est
de baisser le fond pour trouver une continuation, Il y a un courant d'air,
C'est très intéressant, Les baguettes de Gilles s'agitent. La désob est ralentie
par un manque de personnel. Il faut mettre les blocs sur un redan avant de les
sortir. Vers 18 h la pénombre s'installant, nous redescendons aux voitures en
construisant des cairns pour un retour plus facile. Nous avons laissé les
cordes dans le trou.
Gérard

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