mercredi 2 janvier 2019

COMPTE RENDU EXPE EN ESPAGNE


CAMP SPÉLÉOLOGIQUE M.A.S.C DU 26 DÉCEMBRE 2018 AU 10 JANVIER 2019 DANS LE SUD DE L’ESPAGNE A ISLA PLANA MÊME LIEU QUE L’AN DERNIER.

 

Participants : Astrid et Carles S, Claire et Gilles M, Magaly et Thierry L, Didier l, Gérard D

Yuli une spéléo Colombienne et Rugy un spéléo Catalan.

 Premier compte rendu pour la journée du 27 décembre 2018 :

Le 26 toute la journée passée sur la route. Départ de Montélimar à 9h arrivé à Isla Plana à 20h30.

Le même jour nous sommes rejoints vers minuit par Yuli la colombienne et Rugy (Roger) le Catalan.
Ce 27 décembre au matin nous partons faire les courses dans plusieurs grandes surfaces. A la bodega de Mazarron, stupeur ! Plus de sirop pour faire le canario. Nous nous efforçons de faire le tour de la ville mais sans succès. Nous sommes anxieux, Gilles arrive dans 2 jours, va t'il supporter son séjour sans canario?

Nous rentrons pour manger, Yuli et Rugy nous préparent des tapas que nous dégustons en terrasse.

Vers 15h nous partons pour la Plata Est. L’entrée est toujours aussi chaude (23°).Il y a Carles, Didier, Yuli, Roger et Gérard. Yuli et Roger partent visiter le réseau, Carles reste dehors  Didier et Gérard attaquent une désobstruction sous l'entrée. C’est étroit et ça descend en diaclase calcitée, nous trouvons des poteries. Nous sortons des petits blocs qui nous permettent de voir un peu plus bas. Cela à l'air de s'agrandir au fond mais avant il faut mettre aux normes pour passer. L’air est plus froid que dans le réseau (21°) avec un courant d'air.

Nous décidons de le garder sous le coude, car étant facile d'accès, une demi-journée à tuer devrait suffire.

Didier, Yuli et Roger rentre à pied à Isla Plana, il est 18 h.


Gérard

  
Compte rendu de la journée du 28 décembre 2018 :

La journée commence par confection les sacs, nous avons l'intention de monter sur la Peña Blanca, au choix soit nous allons à la sima de Anna ou à l'aven Vibora, A la sima de Anna nous devons continuer à agrandir au fond pour espérer faire de la première. A l'aven Vibora (Vipère) désobstruction en bas du puits unique à -10 m. Nous prenons 50 m de cordes, le perfo, 2 batteries, un seau et le matos balles, Nous nous garons au départ du sentier, il y a Carles, Didier, Rugy (Roger), Yuly et Gérard. Nous montons jusqu'au col 250 m plus haut et nous décidons d'aller repérer l'entrée de la Vibora, aven trouvé il y a des années par Didier et jamais refait, nous avons les coordonnées, Nous avançons en direction du sommet de la Peña et à 40 m du col, Rugy trouve un trou entre deux palmitos, Nous prenons la température 14 extérieure et 17 intérieure et l'humidité 68% à l’ext. Et 70% à l’int. Nous sentons du courant d’air. Nous sommes à 550 m d'altitude. Nous attaquons la désobstruction, Nous déplaçons un gros bloc et un autre qui gêne reçoit 6 tirs de balles. Dessous ça part en pente prononcée, Un des tirs fait entendre un bloc qui descend profondément. Anecdote : après le premier tir Carles assis dans le trou dégage des blocs et voit un bâton qui bouge. En vérité c'est une vipère qui est un peu esquintée mais encore vivante. Nous la sortons avec le pied de biche, Nous restons méfiant en continuant la désobstruction. Nous arrêtons à 13 h pour manger. Les espagnols ont préparé des croques monsieur que nous dégustons sous le soleil. Nous réattaquons. Rugy, Yuly et Carles continuent la désobstruction et Didier et Gérard partent à la Vibora. Pour aller à la Vibora, nous traversons un baranco profond et remontons en face suivre la crête et descendre un autre ravin qui nous ramène 100m plus bas et presque en face des voitures. Tout ça entre les genêts scorpions et une végétation rase.

Nous trouvons l'entrée et installons la corde pour descendre, 2 spits d'époque reçoivent nos plaquettes, descente entre des concrétions sèches, au fond des blocs instables sont dans la pente, reste de la première tentative de l'époque, Il faut tout ressortir pour continuer, Nous retournons rejoindre les autres, Rugy a trouvé un puits à force de gratter et de sortir des seaux, Mais le fond est étroit et pas très prometteur. Nous arrêtons là à – 10m. Nous redescendons aux voitures il est 17h. Nous arrivons à la maison à Isla Plana, Bruno est couché, il n’est pas bien, Avec une bière nous goûtons quelques tapas, Bruno vient manger avec nous.

Nous partons faire un peu des courses à Mazarron, Rugy qui est resté à la maison nous appelle, Bruno ne peut plus bouger son bras gauche, nous rentrons et le trouvons sur le divan son bras et sa jambe ne répondent plus, Nous appelons le Samu local qui arrivent 1/2 plus tard, il le prenne en charge et l'amène à l'hôpital de Carthagène, En même temps arrivent la dernière équipe de France, Il y a Claire, Magaly, Gilles et Thierry, Il est 20h.

Le lendemain nous avons des nouvelles de Bruno. Il a fait un AVC, il a perdu l'usage de la partie gauche de ces membres, il a des difficultés pour s'exprimer, Il le garde à l'hôpital,
Nous vous tiendrons au courant.

Gérard


Compte rendu des journées du 29 et 30 décembre 2018 :

Le 29 décembre : journée exceptionnelle pour la région : il pleut.

La carte radar que nous montre Rugi est formelle : il ne pleut que sur la région de Cartagena, le reste de l'Espagne est épargné
Les femmes et Carles vont voir Bruno à l'hôpital, Pas plus d'informations que données plus haut,
Il pleut toute la journée, nous tentons une sortie sur la vallée del Cañar dans l'aprèm mais nous faisons vite demi-tour,
Le soir arrivent Alberto et Fuentesanta qui mangent avec nous. La soirée est à rallonge: extinction des feux à 1 h du mat.

Le 30 décembre : le temps se met au beau, la veille il a été décidé d'aller dans la sierra de Moreras, à l'ouest de Mazarron. Un spéléo du coin nous rejoint : Manolo qui est de Mazarron, Il y a donc : Alberto, Fuentesanta, Rugi, Yuly, Gilles, Thierry, Didier et Manolo, qui partent à 9h. Il faut retrouver un trou que Didier a reconnu il y a des années : Moreras 1.
Carles et Gérard partent voir Bruno, il est en soins intensifs et les visites sont limitées: 10mn à 9h, à 11h, à 13h et à 20h. Il est 9 h, il va mieux, il bouge un peu son bras et ses orteils. Il commence à s'alimenter dans l'après-midi il doit changer de chambre pour un accès moins réduit, Il parle mieux aussi. A 13 h ce sont Magaly, Claire et Astrid qui lui rendent visites,
Le trou que connait Didier est difficile à retrouver. Longeant une barre rocheuse dans tous les sens, au-dessus, en dessous, le trou reste introuvable, La mémoire de Didier reste perfectible ! Heureusement le local Alberto en escaladant trouve le trou en hauteur. Il est midi ! Il faut sécuriser l'accès, une corde est installée pour descendre à l'entrée, C'est une diaclase qui descend, Mais Rugi tente une traversée mais il voit rapidement le jour dans une cheminée. La corde extérieure est rapidement saturée par les spéléos en attente. Gérard et Carles passe dire un petit bonjour, vers 14 h. Didier et Alberto équipent le puits avec plusieurs fractionnements, ça reste étroit et ça descend d'une trentaine de mètre, Il y a un courant d'air mais le fond est bouché, 4 spéléos se succèdent au terminus, Thierry en restant dehors se perfectionne au maniement des appareils de progression, Didier et Fuentesanta font la topo, Il est plus de 18 h 30 quand la descente aux véhicules s'amorce.

Gérard

  
Compte rendu des journées du 31 décembre et du 1er janvier :

31 décembre :

La journée n'a pas été un grand jour pour la spéléo, entre les courses pour le réveillon et les visites à Bruno à l'hôpital de Cartagena, le temps nous a été compté,
Seuls Rugi et Yuly partent faire un trou, c'est la cueva de l'Arche qui est accessible par une via ferrata. Ils veulent vérifier que l'effondrement qui ne permet plus de visiter le fond du réseau, est reouvert. En rentrant le soir ils nous annoncent que c'est toujours bouché. Puis le repas de la mi-journée qui se transforme en repas du mi- après-midi, et enfin la vue du coucher de soleil au fort de Castillitos qui clos la journée,
Nous mettons un voile pudique sur la soirée qui a suivi mais des vidéos seraient à même d'apporter des éclaircissements.
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 Le 1er janvier 

Rugi et Yuly les deux spéléos Catalan nous quittent, ils rentrent chez eux. Nous sommes encore 8 personnes. Dès le matin le soleil s'installe généreusement, c'est la plus chaude journée de notre séjour.
Carles et Gérard vont voir Bruno à l'hôpital qui se trouve à 25 km de la maison. Carles commence à ressentir des picotements à sa jambe et son bras, ce qui est plutôt bon signe. Vers midi, Didier insiste pour une baignade dans la mer, seuls Gilles et Astrid le suivent. La seule différence c'est que Didier était en combine et les autres en maillot (il est souvent en combine). Après un repas rapide, nous préparons nos sacs pour retourner à la Vibora, Mais de nombreuses défections font que nous nous retrouvons que 3: Gilles, Didier et Gérard. Après nous être garé, nous montons en bordure d'un talweg encombré de végétations hostiles. Une bonne suée plus tard, nous arrivons à la Vibora. Nous plantons 2 goujons pour installer une corde de progression et une poulie frein pour le seau. Nous profitons d'un vieux spit installé par Baba et Didier il y a quelques années. Une trentaine de seaux sont remontés. Des tirs de balle sont nécessaires pour réduire des blocs à sortir. Le puits d'une dizaine de mètre est calcitée. Le but de la désob est de baisser le fond pour trouver une continuation, Il y a un courant d'air, C'est très intéressant, Les baguettes de Gilles s'agitent. La désob est ralentie par un manque de personnel. Il faut mettre les blocs sur un redan avant de les sortir. Vers 18 h la pénombre s'installant, nous redescendons aux voitures en construisant des cairns pour un retour plus facile. Nous avons laissé les cordes dans le trou.
Gérard

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