lundi 27 août 2012

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA COTEPATIERE DU 26 AOÛT 2012

Présents : Jean-Luc et Hugues.

J'appelle ce réseau la Cocalière mais je ne suis pas sur que ce soit son nom exact. 

Pour cette balade on n'a pas besoin de baudrier, le seul passage un peu technique c'est à l'entrée où des bons barreaux ont été posés pour faciliter la montée, un bout de corde d'assurance peut être nécessaire si on y va avec des "novices".





Quand on voit cette entrée on se rend compte des volumes de galeries dans lesquelles on va se promener. Tout est de cette taille pendant un petit moment, au plafond on a vu de nombreuses colonnies de chauve-souris,  les murs sont très concrétionnés et très colorés, c'est un vrai régal de parcourir cette portion de grotte qui amène jusqu'à un gros aven qu'on traverse pour rejoindre la deuxième partie de la visite.


Cotepatière 26 aout 2012 (4) par MASCDU26

La suite est différente, c'est fini le blanc sur les parois, maintenant c'est marron voire même noir, l'ambiance est complètement différente. Les volumes sont toujours conséquents, il y a peu de passages où on est obligé de se baisser, en fait on balade sur un sentier souterrain, par moment on a l'impression d'être dans un canyon.



D'un point de vue géologique c'est une sortie très intéressante car on rencontre beaucoup de choses différentes : des tubes lisses et gris, des portions où on voit les marques de passage de l'eau, des remplissages de graviers, des chenals de voûte très marqués ... faire la visite avec quelqu'un qui peut expliquer tout ça serait très intéressant.


Par endroit la galerie est obstruée par d'énormes coulées de calcite qui donnent un peu de couleur dans la galerie noire, ça fait d'ailleurs bizarre de se balader dans du rocher de cette couleur.





Cotepatière 26 aout 2012 (2) par MASCDU26


Connaissant un peu la cavité on a pu s'aventurer jusqu'au siphon qui est au bout d'une galerie qui vient rejoindre la principale. On est allé jusqu'au bout de ce tube qui est de gabarit plus modeste mais où il n'y a quand même jamais besoin de se baisser pour avancer. On avait un peu de mal à respirer vers le fond mais c'est resté bien raisonnable. Le siphon était bien plus bas que lors de ma précédente visite, le niveau de l'eau était bien 5 mètres en dessous du coup pour arriver à la voir j'ai du me mettre dans l'éboulis de pierres qui est très instable, j'ai filmé un petit peu jusqu'à ce que je m'aperçoive que j'étais entrain de descendre petit à petit. Etant sur de ne pas arriver à remonter si je ne stoppais pas ma descente j'ai vite arrêté de filmer.



Cotepatière 26 aout 2012 (3) par MASCDU26

De retour dans la galerie principale bien ventilée on a continué la visite, après un gros éboulis l'aspect de la grotte a complètement changé, on est passé d'un tube à une diaclase bien marquée. Le plafond s'est élevé et la forme de la galerie est devenue triangulaire. A nouveau après une chicane ça a complètement changé, on est passé à une galerie argileuse avec un plafond plus bas et des failles perpendiculaires à la progression. On a fini par arriver à la flotte et après avoir hésité un peu à se mouiller les pieds on s'est engagé dedans en tentant de se tremper le moins possible. En fait en faisant des oppositions on n'a pas dépassé les mollets et surtout on s'est bien amusé car c'était quand même bien limite parfois de s'allonger dans l'eau.



Après les passages "humides" on est arrivé très vite au terminus de l'autre fois et ce coup ci encore on a du stopper là. Le plus frustrant c'est qu'on voyait la suite mais n'ayant pas pris d'équipement avec nous on n'a pas pu passer. En fait il faut deux plaquettes, deux ou trois sangles et une corde de 15 m et un grand dans l'équipe pour arriver jusqu'au premier spit, on voyait une chaîne pour faire le rappel de corde juste au dessus de l'escalade qu'on n'a pas réussi à faire.

On est donc reparti et juste après avoir repassé les flaques on a rencontré un groupe qui arrivait. Parmi les personnes vraiment pas équipées pour aller si loin sous terre (ça c'est un avis perso mais bon ...) il y avait un spéléo du coin qui nous a expliqué qu'en fait l'équipement est posé pour faire une traversée  et qu'il faut venir par en haut ce qui explique donc pourquoi la chaîne est posée à cet endroit. Il nous a dit qu'à une époque il y avait deux bateaux qui restaient en permanence sous terre pour traverser deux lacs mais que peut se faire aussi en néoprène ou carrément sans rien mais donc après on reste trempé pour la suite de la traversée.

On les a laissé repartir devant nous car on s'est amusé à explorer tous les petits départs qu'on croisait sur le retour. Au bout d'un moment on est tombé sur un autre groupe, ceux là avaient tous des casques (certains c'étaient des casques de VTT) mais seulement trois ou quatre lampes pour six, quand on pense que nous à deux on en avait 7 (Jean-Luc avait même un casque complet de rechange car il testait pour la première fois son montage avec la lampe chinoise).

On a discuté deux minutes avec eux puis on a pris le chemin du retour car on commençait à avoir vraiment la fringale car on avait laissé la bouffe à l'entrée, je ne pensais pas qu'on se baladerait aussi longtemps que ça, il faut dire que la fois précédente on avait fait vite car il pleuvait déjà quand on était rentré sous terre et donc on n'était pas tranquille. On a cassé la croûte au soleil dans l'aven qui sépare les deux galeries, il était déjà 16h00 puis on a repris tranquillement le chemin de la sortie.


Une fois à la voiture on s'est changé mais on n'est pas reparti de suite, je tenais à voir arriver le groupe de jeunes pour être sur qu'ils étaient bien ressortis sans problème. Une fois qu'on a été rassuré on a pu s'en aller.
C'est vraiment une belle sortie à faire et refaire, il n'y a aucune difficulté, on est pratiquement toujours debout dans des beaux volumes, c'est l'idéal pour faire de la photo ou de l'initiation, c'est dommage que ce soit un peu loin de Montélimar (1h15 de voiture).


Hugues.

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