Présents : Amélie, Olivier B., Jean-Jacques, Philippe, Gilles, René, Hugues puis Claudie et Pierre JT.
Retour en force pour vider cet aven vers Bidon, une grosse équipe est prévue pour remonter les seaux. Gilles et moi on a travaillé cette nuit mais comme on est des fadas on est les seuls à être descendu bosser au fond. Avec mon dos je préfère remplir des seaux que de les remonter en tirant sur la corde et surtout j'évite la chaleur et les moucherons.
Une fois la chèvre mise en place je suis descendu en premier car je voulais mettre un goujon et une plaquette pour se sécuriser avec une sangle. Je l'ai planté à 80 cm du sol là où c'était le plus large pour pouvoir passer le perfo. A tour de rôle Gilles et moi on s'est donc relayé au fond pour remplir les seaux, ce n'était pas facile car le CO² est bien présent, il y en a 3,5 %, ça commence à bien gêner pour la respiration.
Bien sur au fond on est on ne peut rien faire sans une équipe de surface au top de sa forme, hyper motivée et toujours prête à se lever du fauteuil si c'est nécessaire (vraiment nécessaire sinon personne ne prendra le risque de se claquer en se levant trop vite).
Gilles avait fini par atteindre la couche de terre qui était recouverte par tous les gravats qu'on avait fait tomber. A mon tour j'ai rempli quelques seaux puis j'ai senti que ça partait sur le coté. J'ai planté la barre à mine dedans, elle a faillit m'échapper tellement elle s'est enfoncée facilement. J'ai vu aussi qu'il y avait une bonne épaisseur de terre à retirer mais bon ça se fait bien, c'est juste une histoire de patiente.
J'ai fait quatre tirs pour élargir au niveau des épaules pour être plus à l'aise puis je suis remonté reprendre un peu de l'air en surface. Gilles s'y est recollé pendant un moment et le rythme n'a pas baissé, en surface il y avait du monde pour tirer sur la corde surtout que Pierre JT et Claudie nous avaient rejoint.
Quand je suis redescendu j'ai continué à faire remonter de la terre, le seau qui était bien fatigué à même fini par rendre l’âme, la anse du seau a lâché et j'ai failli tout me reprendre sur la tête. On a continué avec un bidon, c'est moins commode mais au moins on pouvait continuer à bosser.
A nouveau j'ai planté la barre à mine contre la paroi et là encore ça c'est enfoncé sans problème, je l'ai descendu de plus d'un mètre, la terre n'est pas tassée contre la roche. J'ai fait un test de fumée, avec le manque d'oxygène je n'ai pas réussi à enflammer de la paille et j'ai du passer au bâton d'encens.
Il y a un bon courant d'air qui sort c'est encourageant, là aussi on voit qu'il y a encore beaucoup de terre à ressortir.
Avant de remonter car l'heure avançait j'ai fait une photo pour bien montrer la paroi verticale qu'on est entrain de suivre. On voit aussi la plaquette qui était à 80 cm du sol et qui maintenant est presque trop haute pour être utilisée. On est bien descendu aujourd'hui.
Comme vous pouvez le voir on prend soin de la nature, on est entrain de revégétaliser le lapiaz ardéchois, on a mis aujourd'hui de la terre, la prochaine fois on y plantera des graines...
Hugues.