mardi 29 novembre 2011

SORTIE A LA BDA MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011


Demain mercredi 30 novembre Jean-Jacques et moi nous montons à la Baume Des Anges pour faire des essais de désob et pour tirer quelques sauts de sable de l'autre coté de la galerie que j'espère rejoindre.

RDV à 14h30 en bas de la BDA ou vous m'appelez pour le départ de Montélimar.

Hugues.

lundi 28 novembre 2011

PAS DE REUNION VENDREDI 02 DECEMBRE 2011



En raison du Téléthon 2011 auquel le club est associé il n'y aura pas réunion vendredi soir, l’accès au local étant impossible avec les manifestations organisées à Montélimar.

Après la super journée passée avec Mathieu et sa famille à la grotte du Barry on va participer le samedi avec l'organisation du lancer de nougat. On donnera les horaires dès qu'on aura les infos pour le RDV à la place de la mairie.

Hugues.


dimanche 27 novembre 2011

COMPTE RENDU DE LA PARTICIPATION A L'EXERCICE SECOURS DU SSF07

Présents pour le MASC : Jean-Jacques, René, Coco, Stéphane et Hugues.

Ce week end c'était le gros exercice secours du SSF07, 64 personnes ont été présentes sur le site de la Grotte de St Marcel, 4 départements étaient représentés : 07-26-69-42. L'équipe ardéchoise avait sollicité l'équipe transmission de la Drôme comme à chaque exercice, la nouveauté cette année a été d'être associé à l'équipe conjointe du 69 et 42. D'avoir donc deux équipes pour les transmissions a été un avantage car ça a permis d'avoir plus de personnel et plus de matériel mais aussi un inconvénient car les équipements n'étaient pas forcement compatibles sur les branchements et les raccords et cela nous a posé constamment des soucis.

On a essayé de régler ce problème de fiches de raccordement avant de partir sous terre mais cela nous aura encore bien embêté pendant la pose du fil.

Sous terre on est parti en deux équipes. Coco, Livio (bien connu dans notre petit monde spéléo) et un Philippe (pas sur du prénom) étaient chargés de tirer le fil jusqu'au départ des puits Solvay soit presque 2 km à faire. De mon coté j'étais avec trois stéphanois super sympas ( Olivier RC dit "Nougat" tu les connais, il y avait Agnès, Papillotes et Daniel), on devait équiper d'en haut des puits Solvay jusqu'à la victime qui était au siphon amont.

On a laissé Coco et son équipe se débrouiller avec des énormes tourets de cable téléphonique et on a foncé vers le fond. Comme prévu on n'a pas équipé le premier puits de 22 m car on devait récupérer du fil de la bobine de l'équipe des tunnels et là on s'est vraiment planté car il nous a fallut beaucoup moins de temps pour équiper les puits que les tunnels du coup la liaison aura été établie très tard de la tête des puits jusqu'à la victime alors que c'était la mission demandée. L'équipe "galeries" ayant manqué de câble a dû attendre d'en recevoir du nouveau et surtout ils ont passé du temps à bien mettre le fil hors de portée du chemin pour être sur qu'il ne soit pas coupé lors du brancardage.

Il fallait agrandir trois passages dans les tunnels pour faire passer la civière, de ce fait on devait pouvoir retirer la ligne entre les secteurs pendant les tirs. Cette contrainte nous a obligé à mettre des petites longueurs de fil démontables et des téléphones à chaque poste de tir. C'était pour ça qu'il fallait avoir une liaison du départ du puits jusqu'à la victime au plus vite.



CLIP0001 par MASCDU26


Une fois la ligne posée et contrôlée l'équipe transmission "puits" est remontée pour retrouver l'équipe "galeries" et leur donner la main. On s'est aperçu qu'on allait être trop court encore en câble mais le PC n'en n'ayant plus de dispo nous a demandé de se débrouiller avec ce qu'on avait. En faisant le tour des kits on a réussi à trouver suffisamment de petites bobine pour faire la jonction avec les puits mais il a fallu bricoler tout le long et à la fin on n'avait pas un mètre de trop, j'ai fait le raccordement sur la pointe des pieds.
Après les essais positifs on est ressorti de la grotte pour manger un peu, on est resté un peu plus de 8 heures sous terre.

Pendant ce temps Jean-Jacques et René étaient sur le plateau afin d'assurer la liaison par TPS directement avec l'équipe ASV au contact de la victime. La liaison a été établie du premier coup avec une très bonne qualité de réception. Sur place ils avaient été rejoint par Patrick S. (le Belu) puis par Stéphane qui est passé en vitesse avant de rejoindre le PC. Heureusement qu'ils étaient bien équipés car sur le plateau la soirée allait être fraîche.


Pendant qu'on cassait la croûte avec les bonne pâtes et la soupe chaude préparés par Daniel qui a assuré l'intendance pendant tout l'exercice on a vu Stéphane qui était prêt à partir avec une équipe "évacuation" jusque dans les puits Solvay pour poser toutes les cordes nécessaires.
La liaison téléphonique a eu plusieurs raté à ce moment, René est intervenu pour remettre les choses en place, les problèmes venaient d'une fiche débranchée en bas de l'escalier et d'un poste défaillant au PC. A partir de là et jusqu'à la fin de l'exercice le téléphone fonctionnera normalement.
L'ordre d'enlever le TPS ayant été donné Jean-Jacques, René et Patrick S. sont revenus au PC avant que le froid ne tombe trop. Toutes les préparations pour le passage de la civière étant faites il ne restait plus qu'à la faire remonter les puits et ressortir dans les galeries. A mesure que la civière avançait les équipes déséquipaient les cordes et retiraient le fil de téléphone. Stéphane a été le dernier à sortir avec un autre équipier, ils avaient la grosse bobine d'un kilomètre de fil plus un autre kit de câble. Juste avant eux on avait vu passer un spécimen "d'homme câblé" avec deux bobines en bandoulières.


L'exercice a duré environ 20h00, tout c'est bien passé, les manips désobstructions-ASV-évacuation se sont bien déroulées, la partie transmission a été un peu longue à bien fonctionner mais on sait pourquoi (pb compatiblité entre les differents SSF) et donc ça servira de leçon, les exercices servent à ça. Maintenant il reste à René à défaire les boules de fil qui ont été remonté des galeries, heureusement qu'on a aussi utilisé du câble des autres SSF, eux aussi ils vont s'amuser pour démêler les pelotes.

Hugues.

jeudi 24 novembre 2011

UTILISATION DU NOEUD DE CHAISE DOUBLE

Une information très importante donc je me permets de faire un copier-coller d'un communiqué de l'Ecole Française de Spéléologie (EFS).





Utilisation du nœud de chaise double.
La campagne de tests que vient de faire la DPMC (Développement et Promotion des Métiers sur Corde), à l’ENSA, a fait apparaître que se longer dans une oreille d’un nœud de chaise double est dangereux.
L’objectif de ces tests était d’évaluer la force choc ressentie par un spéléologue longé dans une
oreille en cas de rupture d’un amarrage. Une gueuse de 100kg reliée à un capteur simule le spéléologue.

Le nœud de chaise double est réalisé avec 30cm de brin libre sans nœud d’arrêt. Au cours des différentes manipulations il est apparu, dans certaines conditions, un glissement de l’oreille qui va jusqu’au défilement total de la corde : la gueuse se désolidarise de la corde et chute en bas de la tour d’essais. Comme en témoigne la vidéo ci-dessous, le risque de glissement est bien réel.
http://efs.ffspeleo.fr/filmchaisedouble.wmv


Ces tests amènent l’EFS aux préconisations suivantes :
Le nœud d’arrêt qui empêcherait le défilement de la corde n’est pas une réponse généralisable au problème puisque dans le cas d’un fractionnement, notamment le dernier dans un puits, toute la corde se défilera, amenant le nœud de fin de corde en butée !
Pour se prémunir de tout problème, Il faut faire un nœud d’arrêt sur les nœuds de chaise double et se longer dans les deux oreilles.
Le Mickey ne présente pas cet inconvénient. C’est un nœud très sûr mais il n’est pas facile de s’y délonger et le réglage est moins simple.
Le nœud de fusion est un bon compromis puisqu’il permet de s’y longer en toute sécurité et de
se délonger facilement.

Le DPMC (Développement et Promotion des Métiers sur Cordes), la Fédération Française de
Spéléologie (Groupe d'étude technique), le Syndicat Français des Entreprises de Travaux en
Hauteur, l’Ecole Française de Spéléologie, le Syndicat Français pour la Formation en Hauteur
et le Syndicat National des Professionnels de la Spéléologie et du Canyon ont rédigé
un communiqué commun :




Hugues.

mercredi 23 novembre 2011

PARTICIPATION DU MASC AU TELETHON SAMEDI 3 DECEMBRE


Pour le téléthon samedi 3 décembre, nous avons plusieurs créneaux d'animation à faire pour le lancer du nougat où Patrick M. et Jean-Jacques sont champions du monde depuis 1991 avec un lancer de 22,70 m (voir article du journal de l'époque).

Un lanceur doit envoyer un nougat de 10g le plus loin possible et pour que la distance soit homologuée, celui-ci doit être attrapé par un receveur dans un filet à papillon de 25 cm de diamètre.

Pour les personnes du club qui sont disponibles et qui désirent participer à l'organisation de cette activité, voici les créneaux : samedi matin de 9 h à 12 h pour les enfants et l'après-midi de 15h30 à 17 h pour les adultes.

Nous aurons un direct sur France Télévision à 11 h 57. Cette activité se déroulera très certainement sur la place de la Mairie.

Le film tourné samedi en cavité sera diffusé sur l'écran géant installé devant le théâtre.

Comptant sur votre mobilisation.

Jean-Jacques



GRATTAGE A LA BDA VENDREDI 25 NOVEMBRE 2011

LA SORTIE EST ANNULÉE POUR AUJOURD'HUI.




Vendredi après midi avec Katia on monte à la Baume Des Anges pour tirer quelques seaux de sable, comme on va être un peu plus nombreux on va faire deux équipes. Jean-Jacques et Sébastien se joignent à nous pour cette sortie. Je pense qu'avec Katia on ira bosser dans la désob pendant que Jean-Jacques et Seb essayeront de nous rejoindre en creusant par la grande galerie.

Départ à 13h40 ou RDV sur place à 14h00.

Hugues.

mardi 22 novembre 2011

Petit crapahut antillais

Certains sur ce blog se sont inquiétés des difficiles conditions de travail que j’avais à subir au cours de mon récent chantier archéo en Martinique : soleil qui tape, eau à 30°, rhum à 55°, etc... l’enfer en somme :-) Qu’ils soient rassurés tout s’est bien passé. Il a même été possible de s’échapper un petit moment pour aller crapahuter sur la Montagne Pelée.
Ce volcan, tristement célèbre par son éruption dévastatrice de 1902, est le point haut de la Martinique avec 1385 m. C’est bien entendu l’élément dominant du paysage, le plus souvent encapuchonné de nuages comme on peut la voir ici depuis la baie de Saint-Pierre.


Un cliché peu courant : le sommet sans nuage. La vue est prise depuis la terrasse du gîte où nous étions hébergés. Encore un exemple des conditions de travail de cette mission...


Pour les plus « bastons » ou ceux qui ont du temps, il y a un chemin qui part du bord de mer. Quand, comme nous, le temps est compté, on peut faire une partie du trajet en voiture. Reste tout de même 600 m de dénivelé à grimper et... c’est raide, très raide même. Un peu plus pentu et ce serait une via ferrata !


La montée s’est déroulée dans une ambiance brumeuse à franchement pluvieuse. En fait des radées pas possibles que l’on appelle gentiment des averses tropicales.
Résultat, pas vu grand chose à la montée (qui soit dit en passant est un peu casse g.... ce qui explique que l’on est pas vraiment embêté par le monde). Au sommet cela commençait heureusement à se dégager donnant un paysage peu ordinaire.


Et miracle, les nuées se sont entrouvertes pour nous faire profiter d’une vue magnifique sur la baie de Saint-Pierre.


Descente presque tout le long sous le soleil, permettant enfin de voir ce que l’on avait raté à la montée comme en particulier le bord de la caldeira.


Au final, une virée un peu au pas de course mais de toute beauté. Ensuite nos collègues martiniquais nous ont montré quelques coins sympas comme ce petit bout de rivière. S’il y a une prochaine opération de terrain, on ne coupera pas à quelques canyons... l’enfer je vous dis !


Yves

PS : je vous fais tout de même grâce des bestioles pleines de pattes velues rencontrées à plusieurs reprises. De magnifiques photos mais je ne voudrai pas que Jean Jacques n’ose plus aller sur le blog :D

dimanche 20 novembre 2011

COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 19 NOVEMBRE 2011 A LA GROTTE DU BARRY

Présents pour la visite:
Mathieu, Charlotte et leurs deux enfants, Franck le cameraman
Présents pour le MASC :
Colette, Amélie, Jean-Jacques, René, Luc, Philippe, Coco, Jean-Luc, Silvère, Robin et Hugues.

Le but de cette journée était d'accompagner Mathieu et sa famille plus une personne pour filmer cette visite dans le cadre du Téléthon 2011.

Dommage qu'on n'ai pas eu beau temps hier car cela a été le seul point négatif de la journée. A part ça le reste s'est super bien déroulé, la visite s'est faite dans une super ambiance, sans aucun souci.
Comme prévu on est parti en deux équipes. La première (Amélie, René, Luc, Jean-Luc, Robin, Philippe et moi) est arrivée sur place à 9h30 pour installer tout le matériel avant que la seconde (Colette, Jean-Jacques, Coco, Silvère) arrive vers 10h30 après avoir récupéré Mathieu, Charlotte son épouse et les deux enfants et Franck le cameraman.

Après un rapide repérage jusqu'à l'entrée on s'est changé puis on a monté tout le matériel (groupe électrogène, 150 mètres de câble électrique sur tourets, projecteurs, 3 échelles, les 200 mètres de cordes, sangles et mousquetons). On s'est réparti ensuite en deux équipes pour gagner du temps. Comme je connaissais la cavité je suis parti avec Amélie et Jean-Luc pour équiper l'intérieur pendant que René, Philippe, Luc et Robin s'occupaient de l'extérieur.

Jean-Luc a déroulé le fil électrique de l'entrée jusqu'au fond de la cavité en faisant bien attention de le cacher au maximum. Amélie et moi on l'a aidé jusqu'à ce qu'on soit occupé à poser les mains courantes pour sécuriser les passages glissants. On a aussi mis une échelle fixe à l'entrée, l'échelle pliante sur un premier ressaut et la dernière échelle fixe au fond de la grotte pour le dernier ressaut. Heureusement on a réussi à les faire passer de partout. Au total on a installé 105 mètres de corde sous terre.
Pendant ce temps à l'extérieur le reste de l'équipe a sécurisé le chemin d'accès rendu très glissant par la pluie qui tombait. Là aussi il a fallut utiliser 100 mètres de corde pour faire une main courante très rassurante. Par sécurité le groupe électrogène a été installé par René en retrait de la cavité pour être sur que les gaz ne soient pas aspirés à l'intérieur.

Quand avec Amélie on est revenu aux voitures on a trouvé tout le monde en tenue entrain d'écouter les consignes données par Franck pour expliquer comment il comptait procéder pour filmer la visite de Mathieu. Le timing était impeccable car on a pu monter de suite à la grotte.

Grâce aux cordes posées à l'extérieur la montée jusqu'à l'entrée s'est faite sans problème, Mathieu ayant un handicap au niveau des jambes c'était un peu notre crainte. Les passages un peu bas de l'entrée ont été bien franchis, les échelles en place ont bien servi à passer les obstacles. Une fois dans les grands volumes la visite a été plus facile pour tout le monde.
Tout le long du parcours Franck a filmé la progression du groupe et plus particulièrement celle de Mathieu. Ayant eu des petits soucis d'éclairage à cause de projecteurs capricieux j'ai servi d'éclairagiste avec ma Scurion, je n'avais jamais fait ça mais c'est marrant, j'ai pu suivre à mesure ce qui était tourné.









On a passé 1h30 sous terre environ, Mathieu nous a épaté par sa volonté à tout vouloir visiter. Au fond on n'avait pas tout équipé ne pensant pas qu'il irait encore plus loin mais je crois qu'il s'est tellement régalé que l'envie a été trop forte pour y résister. Il a donc continué la balade avec son épouse bien plus loin que prévu et on a ajusté l'équipement pour l'aider à redescendre un plan incliné. Le retour s'est fait sans problème, à mesure qu'on avançait le matériel était récupéré et sorti ce qui nous a fait gagner du temps. Franck a fait encore quelques images à la sortie de Mathieu en lui demandant ses impressions puis il a posé quelques questions à Jean-Jacques et surtout il lui a demandé si l'ambiance dans le club était toujours aussi joviale car il a pu s'apercevoir tout le long de la visite qu'on n'est pas des gens tristes tout en étant très sérieux dès qu'il faut l'être pour la sécurité.

Une fois au parking on a montré à Mathieu un peu tout notre matériel pour équiper les cavités, vu que j'ai pratiquement tout en stock dans ma voiture ça nous a permis de bien lui expliquer.


Bien sur on a fait la traditionnelle photo de groupe, et à voir les sourires de tout le monde ça montre bien le plaisir qu'on a eu à partager cette journée avec Mathieu et sa famille et Franck.

On a encore bien discuté en faisant un bon casse croûte pris sous un abri de fortune improvisé avec une bâche plastique et les coffres de trois voitures puis on est reparti sur Montélimar toujours sous une pluie battante. Les remerciements de Mathieu nous ont fait vraiment plaisir, il demande qu'à recommencer et ça c'est une belle récompense pour toute l'équipe qui s'est mobilisée pour lui rendre cette visite possible. Les images devraient être diffusées à la tv pendant les deux jours du Téléthon et aussi sur l'écran géant de la mairie de Montélimar.

Hugues.

COMPTE RENDU DESOB A LA BDA DU 18 NOVEMBRE 2011

Présents : Katia et Hugues.

Jeudi en fin d'après midi en discutant avec Katia on s'est rendu compte qu'on avait besoin tous les deux de se défouler et donc on s'est dit que d'aller tirer des seaux de sable à la Baume des Anges ça nous ferait du bien. Vendredi de 14h15 à 17h00 on s'est donc relayé pour creuser, remplir les seaux, les tirer, monter un mur avec l'argile et le garnir derrière avec le sable plus fin.

C'est Katia qui a pris le premier tour pour creuser, comme j'avais fait au gabarit pour ma taille elle a un peu bataillé avant de trouver une bonne technique très efficace. Ayant redescendu mardi un seau plus gros qui traînait encore au départ du réseau des Montiliens et surtout étant deux ça nous a permis de bien avancer. On a alterné ensuite les rôles pour pouvoir se redresser de temps en temps.

J'ai rectifié l'axe de la désob suite à mes mesures avec la boussole, on a fait un virage vers la droite pour s'orienter vers la galerie qui passe derrière en essayant d'avoir le moins de chemin à faire. Au bout d'un moment j suis ressorti de la fosse et je suis allé taper la paroi dans cette galerie pour voir si on pouvait s'entendre, Katia mettait des coups de son coté contre le rocher dans la désob. On communiquait assez bien et au bruit on semblerait être plus bas dans la désob ce qui vu la topo semble normal.

Le remplissage est toujours fait de sable et d'argile, sur la droite on s'est rapproché du rocher car on tape de plus en plus sur du dur mais on peut continuer à avancer sans problème. Dans la galerie creusée c'est de plus en plus humide, on est ressorti tous les deux trempés car on s'allonge sur l'argile imbibée d'eau mais pas grasse, on n'est pas couvert de boue mais bien mouillé. Il y a toujours les jolis fossiles au plafond, on a d'ailleurs fait un petit message à Yves qui se fait dorer dans les îles sur la vidéo. La qualité de la vidéo n'est pas super bonne car il y a tellement d'humidité que ça fait de la buée sur l'objectif de l'appareil photo.



Avant de partir j'ai montré à Katia là où j’espère qu'on va ressortir et on s'est dis que le jour où on sera un peu plus nombreux une deuxième équipe pourra s'attaquer à creuser de ce coté et qu'au final on arrivera bien à se rencontrer quitte à faire des virages sous terre ce qui rendra le passage encore plus amusant. Pour l'équipe qui creusera dans cette galerie c'est vraiment tout confort, ils seront debout, avec de la place pour stocker, les seaux seront faciles à tirer etc ... (si avec tout ça je n'arrive pas à vous motiver...).

En attendant Katia et moi on s'est vraiment bien amusé, on a du faire des pauses car on rigolait trop pour arriver à creuser ou à tirer les seaux. Le jour où le passage sera ouvert on pourra l'appeler "le passage du Défouloir" car ça sert vraiment à ça, on ressort de là en pleine forme. Un grand merci à Katia pour le coup de main car on a doublé la distance de la galerie creusée tout en passant une super après midi.

Hugues.

jeudi 17 novembre 2011

COMPTE RENDU SORTIE A LA BDA DU 15 NOVEMBRE 2011

Présents : Olivier, Julien et Hugues.

Faire une sortie l'après midi en semaine ça impose un timing serré, heureusement la Baume des Anges se prête bien à ça.
On est arrivé à 13h30 en bas, à 14h00 on était au départ du réseau des Montiliens. Avec les broches en place on gagne du temps pour l'équipement, en plus toute la montée est équipée en permanence. Olivier a posé la corde et on a ainsi pu descendre jusqu'à la grande salle des Montiliens.

Julien ne connaissant pas ce réseau on a pris le temps de faire tout le tour. Pendant que lui et Olivier visitaient j'ai agrafé tous les petits bouts de scotch réfléchissant pour qu'ils restent en place. Je ne l'avais pas payé cher ce scotch mais du coup avec l'humidité il s'est vite dégradé, ce n'est pas sur qu'il réfléchisse pendant des années.
Je me suis amusé ensuite à faire quelques photos pendant qu'ils montaient tous les deux jusqu'aux Sombreros.





On est resté 1h30 au fond environ avant de remonter. Pendant que Julien déséquipait je suis vite parti faire un tour dans ma désob pour y mettre un coup de boussole. Je voulais vérifier l'axe que j'ai pris pour creuser car si je ne pars pas dans la bonne direction je peux creuser jusqu'à 15 m au lieu de 5 si on en croit la topo faite par Yves (et j'ai pas de doute sur ses données). Apparemment je suis parti trop sur la gauche donc je vais rectifier le tir.
J'ai regardé à nouveau les fossiles du plafond, on dirait un bout de corail sur la photo suivante (ne tenez pas compte des graduations de la boussole, ce n'est pas des centimètres).

A 17h00 on était de nouveau aux voitures, le planning a été nickel, on s'est fait plaisir, Julien a découvert une autre partie de la BDA, il me reste à lui montrer encore pleins de choses dedans.

Hugues.



lundi 14 novembre 2011

COMPTE RENDU DE LA TRAVERSÉE PANIS AIGUILLE DU 13 NOVEMBRE 2011

Présents : Philippe, Pierre JT, Silvère, Jean-Luc et Hugues.

La première chose qu'on a fait en arrivant sur place a été de vérifier que la trappe à la sortie n'était pas bloquée ou verrouillée, on n'avait pas envie d'attendre qu'on vienne nous récupérer...si un jour ça arrive l'avantage c'est que le portable doit passer juste sous la trappe donc comme à la tv "on peut faire appel à un ami".

Une fois cette vérification faite et tous en tenue on s'est engagé par la trappe du haut. Je suis passé en premier et Philippe a fermé la marche en prenant soin de refermer l'énorme couvercle au dessus de lui puis une fois en bas il a retiré la corde. A partir de là on avait qu'un seul choix c'est de faire la traversée.
Ayant déjà visité ce réseau je savais que la partie la plus jolie c'est le réseau supérieur. Je savais aussi que pour l'atteindre ce n'est pas évident s'il n'y a pas de corde déjà en place. Ne voyant pas d'équipement en place il a fallu se résoudre à faire l'escalade. Je passe vite sur la méthode utilisée car elle ne doit pas être décrite dans les manuels techniques, ce qui est sur c'est qu'on a passé plus d'une heure pour enfin arriver tous dans ce fameux réseau supérieur.

Une fois le laminoir de sable et une autre petite escalade de passés on s'est vraiment régalé car on est dans une jolie galerie presque circulaire où on trouve de partout des concrétions, des draperies, des fistuleuses et des belles zones blanches. Par moment on tombe sur des salles où des coulées de calcite recouvrent tout un coté.



Dans une de ces salles il y a un départ en hauteur, de là s'échappe un bon courant d'air. On voit bien que ça a été agrandi mais c'est encore très étroit. Je n'aime pas cette méthode systématique dans le coin de laisser des trous si petits qui empêchent la majeures partie des gens de passer tout ça pour garder leurs trouvailles. Le jour où les découvreurs seront coincés derrière suite à un pépin ça ne va pas être marrant pour eux ni pour les secouristes, c'est leur choix, je ne leur souhaite pas que cela leur arrive mais bon il faudrait peut être y penser.


CLIP0001 par MASCDU26

A un moment on s'est séparé en deux équipes, Jean-Luc et Silvère se sont engagés dans une autre désob "intime" pendant que Pierre, Philippe et moi on restait dans la galerie principale. On a continué à avancer une dizaine de minutes, à partir de là c'est devenu bien plus argileux au sol.



CLIP0002 par MASCDU26

Dans un petit gour on a trouvé ces magnifiques cristaux, ils ont été protégés car il faut se baisser pour les voir. La boule qu'on voit sur la photo fait la taille d'une grosse orange, elle est suspendue ce qui la rend encore plus belle. Un peu plus loin il y avait une flaque avec de la calcite en suspension dessus, ça aussi c'est joli et pas courant.



CLIP0003 par MASCDU26

On est revenu à l'embranchement où on avait quitté Silvère et Jean-Luc. Quand j'ai mieux regardé le départ du boyau ça ne m'a pas du tout emballé. Je m'y suis quand même engagé mais au bout de deux mètres quand j'ai vu la suite j'ai vite fait demi tour. C'est un boyau d'environ trois mètres, creusé dans le rocher, en descente. D'en bas ils m'ont bien dis que ça passait facilement et que surtout ça valait vraiment le coup mais non, je leur ai jeté mon appareil photo pour qu'ils fassent des photos et j'ai fait demi tour. Philippe a essayé à son tour mais quand il a vu que ses pieds ne passaient pas en hauteur il a fait comme moi.
Les photos suivantes sont donc prises par Jean-Luc dans ce petit bout de réseau, je ne peux pas vraiment le décrire car en plus ne voulant pas salir ou abîmer ils ne sont pas allé loin, Silvère s'est même avancé un peu juste en chaussons néoprènes pour protéger le sol.



Il y a plus de photos dans le diaporama à la fin de l'article, c'est vraiment beau, dommage que l'accès soit si sélectif et qu'on ne me dise pas que c'est uniquement dans un soucis de protection car il y a aussi des abrutis minces et petits qui peuvent salir et casser et des gens de constitutions normales ou qui ne craignent pas les étroitures suffisamment intelligents pour se mettre des limites et ne pas marcher de partout...

L'heure ayant déjà pas mal avancée on est redescendu assez vite pour casser un peu la croûte et enfin attaquer cette traversée. Heureusement qu'il y a un petit balisage en place et que surtout on tombe régulièrement sur des équipements en fixe pour pouvoir mettre la corde et la rappeler car sinon il y a vraiment moyen de se paumer. Il y a des départs de partout et hier le courant d'air n'était pas vraiment présent pour nous guider.

Le parcours est assez chaotique, on s'engage dans des passages verticaux étroits, dans des zones très grasses, dans des trémies qui semblent bien stabilisées mais quand même qu'on surveille du coin de l'oeil. Le plus pénible c'est les passages remontants pleins d'argile, on ne trouve pas de prise pour s'accrocher et du coup c'est un peu la galère.



CLIP0004 par MASCDU26

Heureusement de temps en temps on tombe dans des salles d'un bon volume très bien décorées, ça fait du bien après les passages humides et gras. Il y a un immense disque qui est resté bien blanc surement grâce au discret balisage qui a été mis tout le tour, ça c'est un moyen de protection qui me plait beaucoup plus.



Après s'être perdu encore un peu en cherchant un passage dans des boyaux argileux, au même endroit que lors de ma précédente visite ce qui m'a permis de retrouver le bon chemin après avoir réfléchi un peu, on a fini par passer devant le captage qui alimente le camping de Gournier (merci aux spéléos qui grâce à ça ont permis d'avoir de l'eau potable toute l'année pour les touristes). De là on file vers la sortie en enchaînant des rampings sur les tuyaux et dans les flaques.

Attention c'est une traversée à ne pas faire en cas de mauvais temps car on voit nettement que l'eau doit passer dans certains secteurs, au sol il y avait pas mal de sable fraîchement arrivé et à la sortie il y a un passage bas qui doit vite être plein de flotte, heureusement il est court et quand on connait on doit pouvoir s'y engager en sachant que ça ne dure pas mais bon ...

Hugues.



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