MASC : Leila D; Emilie B; Arnaud M; Bertrand V; Alexandre L
Durant ce week end Pascal de 2 jours, nous avons été joués aux "Hérault". La veille nous avons dormi aux sources de la Buèges. Et c'est à 7h que Bertrand sonne le Clairon, c'est tôt, surtout qu'on a que 5 min de route ensuite.
Une fois garés on prépare les sacs pour une marche d'approche prévue pour environ 1h30... Chacun à un gros sac sur le dos et on sait déjà que ça va bien grimper. Mais bon, la rando-spéléo de la veille nous a bien échauffé. Du coup chacun revêt une tenue plus ou moins appropriée pour lui permettre de gérer chaleur de la montée et fraicheur de la spéléo....
On part de l'ombre de la vallée pour vite arriver à la lumière du soleil en grimpant la série de lacets du chemin de randonnée. Celui-ci est bien aménagé avec un point de vue splendide sur la vallée de la Buèges avec au loin le Pic Saint Lou et la mer.
Rapidement nous commençons à chercher le chemin qui nous mènera au trou. Mais une fois dépassé la combe où celui-ci est indiqué, nous savons que nous sommes trop loin, trop haut. C'est là ! que commence l'aventure !
On redescend un peu, on cherche dans le pierrier un hypothétique passage, mais la végétation est dense et hostile. Les buis meurtris par les pyrales rayent la peau à tous les niveaux. Leila finit par trouver un passage au travers. Philippe et moi la suivons jusque dans la combe. Il y a de petit cairn à droite à gauche mais rien ne nous mène au trou. Philippe distingue un peu plus bas un vague chemin, il descend encore de quelque mètres dans la garrigue. Pendant ce temps Leila et moi apercevons des brebis en vadrouille sur ce même chemin, c'est sûrement bon signe... Suivons les brebis...
Phil part à gauche vers un rang de falaise mais rien, un coup à droite mais rien. Pendant ce temps Emilie, Arnaud et Bertrand sont repartis plus bas sur le chemin de randonnée pour tenter de trouver le vrai sentier qui nous mènera au trou. A ce moment-là, des spéléos locaux font une apparition divine. Une véritable renaissance pour nous en ce week-end pascal, alors que nous étions un plein désespoir et prêt à abandonner. Il nous montre le bon chemin. Philippe était juste au-dessus du trou et proche du ressaut de 5m qui nous guidera direct à l'entrée de la cavité. Leila trouve le bon sentier et part chercher le reste du groupe. Nous nous retrouvons tous à l'entrée du trou vers midi après 1h30 de montée et plus d'une heure de bartassage dans la garrigue.
C'est l'heure du diner. Petite pause bien méritée après toutes ces péripéties. Une fois repu, Bertrand décide de rester dehors pour cause d'épaule récalcitrante. Nous ne sommes plus que 5 pour aller sous terre. Emilie est donc désignée Camera-woman en cheffe. On commence par la petite galerie horizontale du départ. A un moment il y a un méandre rempli d'eau. Emilie nous filme en train de passer en oppo pour ne pas se mouiller et quand c'est à son tour.... et bien... Plouf fit la gopro! Emilie en plein désespoir se met à l'eau jusqu'au coup. Epreuve difficile tant la température du liquide est basse. Mais la caméra est tombée à plus de 2m est le méandre est étroit. Pas question qu'elle aille se coincer là-dedans. Malgré toute sa détermination, elle finit par renoncer et prends la direction du soleil. Toutes les images du week-end sont donc stockées au frais à l'aven du Grelot...
Je remonte en dernier sans besoins de déséquiper, et une fois au pied du P25, jouie les autres spéléo en bas du P45. Nous ressortons tous, et allons nous réchauffer au soleil. Pendant ce temps Bertrand est allé faire un aller-retour à la voiture pour trouver un stylo et laisser un mot avec ses coordonnées dans l'espoir que quelqu'un puisse récupérer la gopro et nous la renvoyer.
Une fois les affaires rechargées lourdement sur nos dos nous prenons la direction des voitures. En bas, l'aventure n'est pas finie. Une crevaison lente à fortement dégonflé un pneu de ma bétaillère. Arnaud m'aide à la changer grâce à la clef de la voiture d'Emilie car je n'ai pas la mienne. Mais nous oubliions le dernier serrage au pied. C'est donc après quelques kilomètres que la roue se met à vibrer. Un petit arrêt resserrage sera nécessaire ....
Il reste 3h de route pour rentrer au bercail, prendre une douche, un apéro et passer une bonne nuit de sommeil réparateur.
TPST 3h... Un gros week-end de rando-garrigue entrecoupé d'un peu de spéléo...
Alex
