dimanche 24 avril 2022

COMPTE RENDU DE LA SORTIE DU DIMANCHE 17 AVRIL 2022 A L’AVEN DES GRELOTS DANS L’HERAULT Pégairolles de Buèges (34)

MASC : Leila D; Emilie B; Arnaud M; Bertrand V; Alexandre L

Durant ce week end Pascal de 2 jours, nous avons été joués aux "Hérault". La veille nous avons dormi aux sources de la Buèges. Et c'est à 7h que Bertrand sonne le Clairon,  c'est tôt, surtout qu'on a que 5 min de route ensuite.

Une fois garés on prépare les sacs pour une marche d'approche prévue pour environ 1h30... Chacun à un gros sac sur le dos et on sait déjà que ça va bien grimper. Mais bon, la rando-spéléo de la veille nous a bien échauffé. Du coup chacun revêt une tenue plus ou moins appropriée pour lui permettre de gérer chaleur de la montée et fraicheur de la spéléo....

On part de l'ombre de la vallée pour vite arriver à la lumière du soleil en grimpant la série de lacets du chemin de randonnée. Celui-ci est bien aménagé avec un point de vue splendide sur la vallée de la Buèges avec au loin le Pic Saint Lou et la mer.

Rapidement nous commençons à chercher le chemin qui nous mènera au trou. Mais une fois dépassé la combe où celui-ci est indiqué, nous savons que nous sommes trop loin, trop haut. C'est là ! que commence l'aventure !

On redescend un peu, on cherche dans le pierrier un hypothétique passage, mais la végétation est dense et hostile. Les buis meurtris par les pyrales rayent la peau à tous les niveaux. Leila finit par trouver un passage au travers. Philippe et moi la suivons jusque dans la combe. Il y a de petit cairn à droite à gauche mais rien ne nous mène au trou. Philippe distingue un peu plus bas un vague chemin, il descend encore de quelque mètres dans la garrigue. Pendant ce temps Leila et moi apercevons des brebis en vadrouille sur ce même chemin, c'est sûrement bon signe... Suivons les brebis...

Phil part à gauche vers un rang de falaise mais rien, un coup à droite mais rien.  Pendant ce temps Emilie, Arnaud et Bertrand sont repartis plus bas sur le chemin de randonnée pour tenter de trouver le vrai sentier qui nous mènera au trou. A ce moment-là, des spéléos locaux font une apparition divine. Une véritable renaissance pour nous en ce week-end pascal, alors que nous étions un plein désespoir et prêt à abandonner. Il nous montre le bon chemin. Philippe était juste au-dessus du trou et proche du ressaut de 5m qui nous guidera direct à l'entrée de la cavité. Leila trouve le bon sentier et part chercher le reste du groupe. Nous nous retrouvons tous à l'entrée du trou vers midi après 1h30 de montée et plus d'une heure de bartassage dans la garrigue.

C'est l'heure du diner. Petite pause bien méritée après toutes ces péripéties. Une fois repu, Bertrand décide de rester dehors pour cause d'épaule récalcitrante. Nous ne sommes plus que 5 pour aller sous terre. Emilie est donc désignée Camera-woman en cheffe. On commence par la petite galerie horizontale du départ. A un moment il y a un méandre rempli d'eau. Emilie nous filme en train de passer en oppo pour ne pas se mouiller et quand c'est à son tour.... et bien...  Plouf fit la gopro!  Emilie en plein désespoir se met à l'eau jusqu'au coup. Epreuve difficile tant la température du liquide est basse. Mais la caméra est tombée à plus de 2m est le méandre est étroit. Pas question qu'elle aille se coincer là-dedans. Malgré toute sa détermination, elle finit par renoncer et prends la direction du soleil. Toutes les images du week-end sont donc stockées au frais à l'aven du Grelot...

 Nous ne sommes plus que 4. Une fois devant le 1er puits, sachant qu'il est déjà 13h bien passé et que 2 d'entre nous attendent dehors nous prenons la décision de ne faire que les 1er puits, P25 et P45. L'autre groupe de spéléos étant devant et ayant déjà tout équipé, nous profiterons de leurs cordes pour cet aller-retour éclair. Nous ne sommes pas déçus par la beauté et le volume des puits qui valent la peine des efforts que nous avons donné pour en arriver là. Maintenant il faut remonter. Les puits sont équipés plein gaz. Sur P45 en 30+15, l'élasticité de la corde nous fait faire du yoyo à chaque mouvement, la remontée est longue et fastidieuse sans pouvoir touché les parois.

Je remonte en dernier sans besoins de déséquiper, et une fois au pied du P25, jouie les autres spéléo en bas du P45. Nous ressortons tous, et allons nous réchauffer au soleil. Pendant ce temps Bertrand est allé faire un aller-retour à la voiture pour trouver un stylo et laisser un mot avec ses coordonnées dans l'espoir que quelqu'un puisse récupérer la gopro et nous la renvoyer.

Une fois les affaires rechargées lourdement sur nos dos nous prenons la direction des voitures. En bas, l'aventure n'est pas finie. Une crevaison lente à fortement dégonflé un pneu de ma bétaillère. Arnaud m'aide à la changer grâce à la clef de la voiture d'Emilie car je n'ai pas la mienne. Mais nous oubliions le dernier serrage au pied. C'est donc après quelques kilomètres que la roue se met à vibrer. Un petit arrêt resserrage sera nécessaire ....

Il reste 3h de route pour rentrer au bercail, prendre une douche, un apéro et passer une bonne nuit de sommeil réparateur.

TPST 3h...   Un gros week-end de rando-garrigue entrecoupé d'un peu de spéléo...

Alex

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA GROTTE DU PETIT POMEROL EN FORÊT SAOU DU 16 AVRIL 2022

Participant : Serge A

Marche d'approche de 40mm depuis le parking du Pré Brun la Vèbre pour arriver à la cavité. Cette cavité qui à mon humble avis, n'a jamais été l'abri d'un quelconque ermite. Tout au plus, pour des bergers, des chasseurs, en quête d'un lieu pour se protéger, du mauvais temps et pourquoi pas un poste d'observation pour des résistants de la dernière guerre entre 1943 et 1944 car un camp du maquis était installé dans la forêt, voir en remontant plus loin pendant les guerres de religion elle aurait pu servir là aussi de poste d’observation, un camp des protestants lui aussi était installé dans la forêt.

J'en veux pour preuve : l'inconfort  du lieu (plein nord), son accessibilité difficile, pas de traces de foyers anciens, pas d'aménagements si ce n'est une murette de protection et de plus aucun points d'eau à proximité.  

Quant à la célérité des observations effectuées par des spéléos vertueux !! il me parait nécessaire de donner un point de vue, sur la description karstique du lieu.

En effet, il s'agit d'une cavité formée par gélifraction, et autres formes d'érosions (éolien et éboulements) située sur un avancement de la falaise, juste au-dessus se situe un important décollement d'une longueur de  8m et de  0,70 cm de largeur. Descente en oppo estimée à 6m de profondeur.

Tout ceci est en relation directe avec la cavité au bas de la terrasse herbeuse. (Voir topos)

Ce qui pour l'avoir escaladé donne l'illusion d'une cavité haute, issue du décollement et présentant un risque non négligeable (blocs coincés).

 En résumé:

Nous sommes dans une zone purement tectonique ne présentant aucunes traces de creusement. Une tentative de désobstruction à la faveur d'un joint de strate étroit encore une fois sur remplissage extérieur, ne présente aucune suite possible.

Quelques ossements sans grande importance.

Vision poétique : J’ai vu un aigle planant au-dessus du synclinal et ses redressements spectaculaires au-dessus du grand Pomerol allant où bon lui semble !!!

Serge

PREVISIONS DE SORTIES

 

Dimanche 24 avril

Sortie formation au Puits Saint Vincent ou Baume des Anges, la météo étant pas trop mauvaise.

Voir avec Charlotte ou Ludwig

 

Une journée dans la semaine prochaine :

Serge propose de monter aux failles des Tonils

Voir directement avec lui si vous désirez y monter avec lui. Belle balade pas vrai Alex et Jean-Luc.

 Jean-Jacques

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