8éme compte
rendu.
5 janvier 2020.
Première journée où nous ne sommes
réellement que deux. Nous décidons de retourner au trou trouvé le 2 janvier :le
trou de l'olivier.
C'est sous un beau soleil, à 10 h 30,
que nous nous garons à 10 m du trou. C'est un trou typique de la région, entrée
en forme de plaque d'égout, sculpté par l’hydrothermalisme. Nous agrandissons
l'entrée pour pouvoir plus facilement sortir les seaux. Mais la roche est particulièrement
dure, aussi il faut baller plusieurs fois pour pouvoir mettre aux normes. Dessous
c'est un plan incliné encombré de terre et de bloc. Il fait 1,5 m de large mais
25 cm de haut. Au fond ça s'agrandit et il y a un départ. Nous décaissons
l'entrée et rapidement nous tombons sur des grosses racines qui descendent vers
le fond. L'indication c'est qu'elles vont vers le côté nord, elles suivent
l'humidité.
Par contre dessous ces racines c'est la
pleine roche. Après les avoir scié et dégagé la terre, nous constatons que
c'est carrément un dôme de calcaire. Nous espérons que l'olivier ne souffrira
pas trop de cette amputation de racines. Autrement ça serait une tragédie de
Racine !
Nous avons donc maintenant une largeur
de 1,5 m et une hauteur entre le dôme et le plafond de 40 cm. Le fond sud nous
pouvons y passer les jambes et il y sort un courant d'air froid.
Le fond nord est plus vertical et il y a
plus de terre à enlever, donc gagner un peu plus de hauteur.
Nous nous arrêtons à 14 h pour manger au
soleil dans ce vallon sauvage dominé par El Talayon.
Nous reprenons ½ h plus tard, En voulant
percer le plafond pour mettre une charge, nous coinçons le foret. Il faut
plusieurs minutes pour le récupérer entier. Les 40 cm de libre ne permettent
pas de prendre un angle suffisant pour faire un bon tir. Nous perçons le dôme
avec une paille de 8. Une grosses dalle est décollée. Nous y mettons une balle
pour pouvoir la sortir en 2 morceaux. Nous reperçons dessous et même effet,
nous pouvons maintenant plus facilement gratté le fond. Et en s'y engageant
pieds en avant, des cailloux roulent plus bas. Mais il est 17 h, le soleil
vient de passer derrière la montagne, nous rangeons et retournons à Isla Plana.
Le temps d'une douche, nous voilà
reparti pour Carthagène. Nous avons rdv avec Juanjo, un copain de longue date
de Didier. A Carthagène c'est le soir de la fête des rois. Traditionnellement
il y a des défilés de char avec des enfants qui lancent des bonbons. Il y a
énormément de monde. Nous tombons d'abord sur un bouchon et nous garons ensuite
sur le port. Nous retrouvons Juanjo devant l'entrée de l'arsenal. Puis après
avoir bu un coup dans un café, nous partons dans les rues piétonnes pour
retrouver un autre spéléo du coin qui assiste en famille au défilé. Les bonbons
pleuvent sur la foule, nous avons une pensée pour Gilles, très friand de cette
fête. A la fin du défilé, nous mangeons dans un bar à tapas avec Juanjo ; il
est obnubilé par Horno et il veut à tout prix qu'on y aille avec lui dans la
semaine dans le nouveau réseau. Nous ne nous engageons pas formellement à y
aller au vu du peu de temps qui nous reste. Nous rentrons au camp de base à 23
h 30.
Gérard
9ème
compte rendu.
Journée du 6
janvier
Le temps commence à nous être compté, il
ne reste qu'aujourd'hui pour faire de la désobstruction.
Demain c'est jour de repos avec un peu
de boulot chez les parents à Didier, mercredi nous allons visiter la géode de
Pulpi et jeudi nous rentrons en France.
La Vibora est toujours équipée, nous y
retournons donc. Nous arrivons à l'entrée du trou toujours sous un beau soleil.
Les sacs sont bien chargés, il y a tout le parfait matériel du désobeur. A 11 h
nous commençons à descendre les 10 m du puits jusqu'à l'ancien terminus.
Dessous ce n'est pas très large, il n'y
a la place que pour une personne. Première mesure, l'humidité est de 84 %, elle
était de 74 % en haut de la chatière. La température ne varie pas trop, vers
les 19°. Didier arrondit un peu la chatière à la massette, et met 2 pailles consécutives
pour enlever une lame. Dessous il en remet une sur un bloc pour ouvrir un
passage en haut d'un petit puits de 2 m. L'obstacle enlevé, il descend dedans
et constate que la suite est minuscule. La roche est particulièrement agressive
et des concrétions en choux fleurs sont pointues au lieu d'être arrondi.
Ça y est nous sommes 2 au fond. Nous
restons dans l'axe du puits pour dégager le fond et mettre les gravats dans le
puits situé sur l’un des côtés.
Nous vidons sur 30 cm et toujours pas de
vide dessous. L'année dernière il avait été mesuré au laser 15 m de vide. Nous
n'en avons fait que 5 et c'est bouché ! L’erreur serait-elle due au canario ?
Une lucarne sur le côté permet de voir
une diaclase très étroite, et en y balançant des cailloux, nous constatons
qu'ils tombent sur de la terre, pas très loin. Le fond que nous vidons étant
étroit, au bout d'un moment, nous ne pouvons plus sortir de cailloux.
Quand nous avons désobés la chatière du
haut, du vide et un agrandissement était vu, ce qui était motivant. Ici il y a
peu d'espoir de passer car pas de vide et pas d'agrandissement, malgré le
courant d'air aspirant.
Nous ressortons une dernière fois de la
Vibora très déçu.
Une fois à l’extérieur, nous voyons au
loin la voiture d'Alberto arrivée, il est 14 h. Nous l'attendons à l'entrée de
la cavité. Il arrive pour aller faire un tour au fond. Nous mangeons mais pas
Alberto, c'est trop bonne heure pour lui ! A la sortie du Murcien nous
déséquipons la Vibora et redescendons au parking.
Il est 16 h et nous regagnons Isla
Plana. Alberto nous suit et c'est le « vermouth », nous mangeons une deuxième
fois en moins de 3 h ! Alberto s'occupe de la plancha et fait griller du porc.
Végétarien passe ton chemin !
A 19 h Alberto rentre sur Murcia, nous
ne mangerons pas ce soir.
Gérard
10ème compte rendu.
Journée du 8 janvier 2020.
C'est la
dernière journée de notre séjour, nous avons réservé nos places pour visiter la
Geoda de Pulpi (prononcer : Raiode dé Poulpi).
C'est la plus
grande géode d’Europe, elle est ouverte au public depuis août 2019.
Elle se trouve à
55 km d'Isla Plana en Andalousie.
Nous arrivons ½
h avant à 9 h 30 et attendons Fuensanta une spéléo du club de Murcia, elle nous
rejoint directement sur place.
La visite est
limitée à 12 personnes à la fois. Elle dure 1 h 30 environ.
C'est une
ancienne mine ou étaient exploités de la galène et de l’hématite.
Une guide nous
rassemble, Fuensanta est arrivée. Les explications sont uniquement en espagnol.
Didier traduit
et me résume.
Nous déambulons
jusqu'à l'entrée de la mine ou il nous faut mettre une charlotte sur la tête,
puis un casque. L'éclairage électrique indirect tout le long des galeries est
suffisant. Beaucoup d'explications sur la géologie, sur les conditions de
travail des mineurs. La guide parle fort et rapidement, presque autant que
Fuensanta !
Dans un coin,
une calebombe est mise en valeur, c'est une Arras !
Nous visitons
une galerie en aller-retour d'où les mineurs sortaient de l'hématite.
Puis nous nous
engageons du côté de l'exploitation de la galène. Nous arrivons à un
élargissement où une première géode un peu grisâtre a de gros cristaux.
Nous continuons
jusqu'à une grande fosse où il faut descendre par des escaliers en caillebotis
métalliques d'une trentaine de mètres. Nous arrivons sur un grand espace plat
d'où repart un nouveau escalier qui amène à la géode de Pulpi. De là nous
descendons voir la géode par groupe de 2, en ayant ôté les vestes pour éviter
de l’abîmer ; la guide est devant la géode. Il faut enlever le casque et la
charlotte. C'est elle qui prend les photos avec nos appareils. Il y a 3 marches
pour se glisser dans la géode et 2 appuis pour les mains sur les cristaux
géants. La géode est magnifique !
La guide
mitraille d'abord nos fesses, puis au retour, nos faces. Aucune photo ne peut
être prise sans personne devant. La peur de n'avoir plus l'exclusivité des
photos ?
Sur le côté de
la géode, un moniteur enregistre en permanence sa température, son hygrométrie,
sa teneur en oxygène, etc…
Un autre groupe
arrive, nous remontons et ressortons en laissant les casques.
Il est 11 h 50
et nous partons pour les Cazadores, (qui devient notre cantina !) pour manger
quelques tapas avec Fuensanta. Leur café asiatique est toujours aussi
redoutable !
A 14 h nous
sommes de retour à la casa. Nous commençons à nettoyer et à faire nos sacs car
demain nous rentrons en France. Nous ferons un petit détour pour récupérer les
tee-shirts estampillés MASC à Murcia.
Gérard
Remontée d'une cavité en pleine falaise au-dessus de la mer
Quelques concrétions, dont une verte
Fuensata à la grande géode