mardi 19 novembre 2024

COMPTE RENDU MASSIF DES COULMES (Vercors) DU JEUDI 11 JUILLET 2024

PARTICIPANTS : MARCEL. PIERROT. JP VINCENT. 

BUT : ALLER PRENDRE L’AIR ET VOIR LE SCIALET DE FONT BOUTEILLE DANS LES COULMES

METEO : TRES CHAUDE ET TRES ORAGEUSE EN SOIREE 

Décision est prise rapidement, vue la forte chaleur, d’aller faire un tour dans le massif des Coulmes pour revoir un scialet que nous avions découvert il y a une trentaine d’années sur l’égide du groupe spéléologique des Coulmes de St Marcellin (GSC) Cette cavité vient d’être reprise par le clan des lyonnais (D. Colliard) qui viennent d’abandonner récemment leurs travaux dans le scialet Pinet 2 (ils ont été informé sans doute par le ramoneur Jo FavreNovel, un ancien membre du GSC qui sort actuellement avec eux) Nous avions été informé par notre entourage qu’il se passait quelque chose sur le terrain sachant que cette équipe y est venue avec un tractopelle il y a quelques temps. (Pensant qu’il était aussi possible de tomber dans Gournier par la reprise de cette désob ?) Aussitôt dit je propose à Marcel de venir à la maison pour manger et en même temps nous avons usiné et arrangé la turbine de ventilation de J. Louis Bret qui était en panne. Elle sera donc prête pour qu’on l’installe mardi prochain pour la 40ième explo dans la Poule Rousse. Le temps est excellant et nous partons pour st Sauveur après le repas. On récupère JP Vincent qui est à l’origine de la découverte de cette cavité. Nous montons sur le plateau en passant par Izeron et le FAZ notre itinéraire favori pendant 15 ans lors de nos explos dans le scialet Garidon et le Clos de la Bosse avec les FJS. On va directement sur les lieux du scialet de Font Bouteille, je me gare au départ de la piste ONF. Le trou est vite découvert, 10 mn de marche. Du reste on voit de loin les déblais accumulés devant l’orifice. L’aspect du trou a bien changé depuis notre découverte car les lyonnais se sont acharnés avec un matos mécanique sophistiqué. Ils ont remués une bonne centaine de M3 répartis devant l’entrée. Nous n’en revenons pas ! C’était dans le temps une petite entrée qui a quintuplée par leur travail, mais par contre, pas de C/A, des moustiques et encore un énorme chantier à continuer ? Deux seaux, une pelle pioche, Un tube et une barre à mine, de vieux anneaux de cordes abandonnés çà et là. Rien d’évidant à par un point bas de 2 à 3 m, sans vide ! Nous avions tiré quelques mines jadis avec la poursuite du petit chantier de l’époque avec la famille Oyançabal, rien de motivant en somme ! Je fais des photos puis nous repartons vers le Clos de la Bosse, nos souvenirs encore bien frais dans la tête. (Il y avait un peu d’eau dans la source de F .Bouteille) J’ai toujours la larme à l’œil en regardant ce projet pharaonique qui nous bien occupé pendant 7 à 8 ans déjà et qu’on s’est résigné à fermer par soucis de sécurité. Vers 16 H le ciel s’assombrit brusquement, ce qui nous incite à redescendre en plaine. Nous laissons JP Vincent chez lui dès que les premières gouttes de pluie arrivent. Un bel orage s’ensuit jusqu’ à St Lattier. Retour pour Marcel chez lui. Bonne sortie tout de même. En résumé la concurrence avec les lyonnais n’est plus à craindre pour l’instant ! Il y a encore des vieux spéléos « tavelés » qui creusent avec force (comme nous) dommage que les jeunes ne se motivent pas plus que ça, l’avenir de la Fédé en dépend !

Pierrot

COMPTE RENDU 03 JUIN 2024 AVEN DE LA POULETTE

TPST: 2H00

PARTICIPANTS : Jean-Jacques A. Jean-Luc P.

et Dorian M.

BUT DE LA SORTIE

Nettoyage de l'Aven de la Poulette sur le plateau de Bidon, et aller chercher le marteau de Thor !

DÉROULEMENT

Nous nous rejoignons avec l'équipe de bon matin sur le parking de la gendarmerie de Viviers. Une fois le matériel chargé dans ma voiture, nous prenons la direction de l'Aven.

Aujourd'hui il faut déséquiper l'aven, récupérer tout ce qui traîne et le remonter à la surface ainsi que le marteau de Thor.

Je descends en premier suivi de Jean-Luc. On se rend alors compte de tout ce qu'on a pu y laisser, je cède ma place de premier arrivé dans le grand puits du milieu et le seconde.

Nous faisons une rapide inspection des lieux du fond, de l'eau et du gaz résument le terminus …

Pour la remontée, je mets dans mon kit, le fameux marteau, une escarpolette et les marches en fer, Jean Luc m'accroche les bidons restants sur une corde pour que je puisse les remonter également.

Il prendra alors toutes les cordes restantes, les amarrages, les lignes de tirs, et plein de détritus.

La remontée fut fastidieuse avec tout ça a traîner dans des étroitures gazées ! Un peu au dessus du puits principal, je découvre une magnifique couleuvre de Montpellier dévorant une souris, quel spectacle ! Je décide de finir mon ascension avec le matériel avant de venir la récupérer pour la remettre en surface !

Jean Luc arrive rapidement derrière moi et l'aven est enfin clean ! Je redescends chercher la couleuvre mais manque de pot elle régurgite la souris et s'en va dans un petit trou … dommage pour elle ! Je remonte tout de même un crapaud et un scarabée ! Mission sauvetage presque réussite !

Dorian


COMPTE RENDU SORTIE DU LUNDI 08 JUILLET 2024 (39 ième sortie depuis mi-avril 2023)

 DESTINATION : L’AVEN DE LA POULE ROUSSE METEO : TRES BEAU TEMPS

 PARTICIPANTS : MARCEL. PIERROT ET JANINE. JEAN-JACQUES. BABA ET SYLVANE. GILLES ET CLAIRE. DORIAN. GERARD ET GHISLAINE

 BUT : DEBLAYAGE ET TIR AU FOND. DESCENTE DE PLANCHES POUR LE FOND. PROLONGEMENT DE LA LIGNE DE TIR JUSQU’EN BAS. POURSUITE DE LA SUITE D’INSTALLATION DE LA GAINE DE 63 JUSQU’AU TERMINUS. ESSAIS DE VENTILATION

Marcel passe nous prendre à La Voulte à 08 H. La France va-t-elle se redresser ou sombrer dans le chaos, en tout cas c’est le front populaire qui a gagné (divers partis de gauche qui viennent de remporter l’élection législative d’hier) il n’y aura donc pas de guerre civile et on espère qu’on pourra encore faire de la spéléo facilement sans problèmes particuliers? La journée s’annonce bonne et à 9 H10 nous arrivons sur les lieux presqu’en même temps que Gégé et Baba suivis par Dorian et J-Jacques. Gérard sitôt arrivé s’habille très vite pour aller voir au fond, suivi par Marcel, j’ai honte de ne pas me joindre à eux car mon kiné m’a réveillé un début de sciatique dans ma dernière séance de massage et je dois me reposer pour l’instant. Ils descendent avant 10 H avec l’artillerie et une belle planche pour étayer le terminus. En surface nous modifions la ligne de téléphone qui sert aussi provisoirement de ligne de tir, on approche le téléphone jusque dans notre salle à manger sous les arbres car aujourd’hui la météo titre 36°, en prime nous avons le chant d’une cigale juste au-dessus. Dorian qui tourne en rond se décide à rejoindre l’équipe du fond avec son disto et une boussole prêtée par Gilles, du coup il attaque courageusement un début de topographie en quelques visées en estimant la profondeur. On nous annonce qu’au fond il y a un peu moins de C/A soufflant, que le bas du P25 est embrumé par leur respiration (condensation corporelle sans doute ?) Nous envoyons de l’air par la ventilation en essayant de suite la turbine que m’a fournie J. Louis Bret. Elle ventile très fort mais sa puissance la fait forcer car on injecte directement l’air qui s’engouffre dans une réduction de gaines de 90mm à 63 sur 45 mètres environ et cette opération semble la fatiguer, en une minute elle s’arrête et fait court-circuiter le groupe de 2300W. (Trop de W consommés avec la perfo en bas, soit 750 + 750 et les piques de charges, cela semble limite ?) Nous la remplaçons par une autre turbine du MASC qui n’est pas centrifuge et moins puissante. On nous dit qu’au fond on ne sent plus l’air arriver ? (quel problème, encore ?) Bref ! Après le déblayage du tir, tout est bien rangé derrière la planche installée par Marcel ! (En descendant il en a profité pour rehausser les deux amarrages en Y qui n’étaient pas assez haut.) Gérard a repris le perçage de 8 nouveaux trous de 12 X 60 afin de prolonger le méandre jusqu’ à 5 M de long en le calibrant à largeur d’épaules. Ils ont repéré qu’après le prochain tir il y aurait probablement un ressaut de 5 M encore étroit au sommet. Tous les feux sont au vert pour la fin de juillet (pour mon anniversaire des 77 ans en première, ce serait bien, J’espère être en forme à cette date ?) Ils ressortent à 14 H, nous les attendions pour déjeuner. Le tir pète bien ! Voilà une bonne chose de faite. Grand repas sympa ensuite avec la faim au ventre, de bonnes discutions, pleins de desserts et des photos souvenirs à voir que Baba nous a apportées de ses meilleurs années. A 16 H 30, le campement est rangé, nous prévoyons de revenir le mardi de la semaine prochaine. On se sépare mais avant de gagner la vallée du Rhône nous allons chez Gérard Spinner à Bourg St Andéol afin de discuter sur l’adresse du vrai propriétaire du trou, toujours inconnu ? (pour signaler notre exploration et signer une convention si possible.) Retour à la Voulte vers 19 H. On va plancher sur la meilleure méthode de ventiler cette cavité avec les chaleurs torrides qui nous guettent. 

Pierrot

COMPTE RENDU SORTIE DU 8 JUIN 2024 GOUFFRE DELTA

 

GOUFFRE DELTA 35 ou D35

Système Berger-Fromagère

Coordonnées (WGS84) : Lat. (N) / Long. (E) = 45.2027, 5.6074

Commune d'Engins - Isère

Participants : Tim LEON (Drabons et Chieures), Emilie BERTRAND et Bertrand VALENTIN (masc26)

Temps d'approche : 50 min à partir du parking situé entre "La Grange à Gaby" et la Mairie d'Engins.

TPST : 6h30

Côte atteinte: -420m, collecteur Rivière -1000

Samedi 8 juin 2024 :

En ce jour de commémoration nous débarquons à 8h30 à Engins sous une pluie sinon battante mais tout de même assez drue...

Après un instant de doute météo et profitant d'une légère accalmie pluviométrique nous entamons l'approche en nous fiant à nos souvenirs et surtout aux coordonnées GPS.

Quasi 50 minutes plus tard nous sommes sur place au charmant petit camping maintenant célèbre du D35 (vous avez vu le film non ?) et nous nous préparons à la descente.

Pas de vidéo aujourd'hui car nous avons un timing de sortie à respecter et donc nous ne devons pas traîner !

Nous nous sommes allégés un maximum en respectant un minimum de sécurité (éclairages, point chaud ...)

Emilie et moi connaissons le trou jusqu'à -200m environ suite à une précédente visite hivernale en 2022 avec quelques FJS. (Voir le lien YouTube en fin de CR)

Depuis, l'équipement à été refait à neuf par le SGCAF et le CDS38 ( AF et Fusion)

Dès l'entrée un courant d'air glacial nous met dans l'ambiance ! Parfait, de toute façon nous n'avons pas l'intention de traînasser.

La descente est fluide mais les cordes gorgées d'eau obligent au Zéro. Attention également au peu de "mou" laissé aux fractios qu'il faut anticiper.

Sans être véritablement arrosés nous sommes néanmoins très vite trempés. 

Les quelques reptations méandriformes et humides dans le fort courant d'air nous refroidissent sans concessions...

Viens ensuite la zone plus verticale des Grands Puits qui va nous mener directement au collecteur. Jolie enfilade de verticales et agréablement fractionnées ce qui permet d'avoir une belle ambiance lumineuse...

Depuis un moment déjà nous entendons la rivière gronder au fond.

Enfin un dernier fractio et nous mettons les pieds dans la Rivière -1000 à -420m de la surface.

Le débit est conséquent. Un œil vers l'aval : Bof, il faudrait se mouiller... Un œil vers l'amont : Bof, il faudrait se mouiller... Ou avoir une belle combi étanche par exemple...

Bref, nous profitons d'un petit rebord hors d'eau pour sortir notre frugal repas... Un peu de fromage, quelques tranchouilles de bon pain, des œufs très brouillés, choco et voilà.

Repas en 10 minutes et nous entamons la remontée. Remontée aussi fluide que la descente, sans attente puisqu'à 3 ça va bien mais sans chauffer pour autant!

Nous ressortons boueux, trempés MAIS en ayant respecté le timing, Tim ayant un rdv festif en début de soirée.

Reste les 50 min du retour...

Bertrand

Spéléo Magazine n 121 : Réseau Delta 35 Fromagère

CDS38

https://cds38.org › 2023/06 › Topo_Berger_2022

PDF

https://youtu.be/lZoMmVVGgsw?feature=shared

Compte-rendu de la sortie du dimanche 26 mai 2024 à l’Aven de l’Agas

Participant.es : Philippe Hache, Émilie Bertrand

Topo disponible sur le site du CDS30 ou sur grottocenter

TPST : 3h30

CR par Émilie

Une sortie confirmée la veille, je n’étais pas très sûre d’être assez en forme pour enchaîner une grosse semaine de boulot avec une sortie spéléo. Mais finalement je me décide, la proposition de Philippe d’aller à l’Aven de l’Agas me tente bien, vu que je ne connais pas cette cavité. Il s’agit d’une cavité essentiellement verticale, ce qui correspond bien à mon envie du moment.

On a quelques doutes sur la faisabilité de la sortie, cette cavité étant très sujette au CO2. On verra bien. Philippe ne connaît pas non plus la cavité, enfin si, le début, il était allé faire de l’exploration au bas du premier puits il y a une trentaine d’années…

La cavité se compose d’un enchaînement de deux grands puits, un P37 puis un P80, pour arriver à la salle des repas. De là, un autre puits permet d’accéder aux siphons. La cavité est entièrement brochée, ce qui permet de nous soulager de quelques plaquettes. On aura quand même trois kits avec l’eau et la nourriture pour aller à la salle des repas. On laisse tomber l’idée d’aller voir les siphons, on sera déjà assez chargés comme ça, et puis il y a souvent beaucoup de gaz à cet endroit-là.

On se retrouve à 10h15 à Méjannes-le-Clap, histoire de ne pas avoir à se lever trop tôt quand même. La marche d’approche est rapide, le trou est à quelques mètres de la route, nickel.

L’entrée du gouffre est très jolie, large, avec de belles fougères bien vertes. Philippe équipe le P37, je prendrai le relais pour le P80. Pas besoin d’allumer la frontale tout de suite, la première descente se fait au jour. On commence assez rapidement à sentir l’effet du gaz, la respiration se fait un peu sifflante. Un panneau en bas de la partie extérieure alerte d’ailleurs sur l’existence probable de CO2… Heureusement, un peu plus bas, l’air redevient plus respirable et on ne retrouvera le gaz que dans la dernière longueur avant la salle des repas. L’équipement est rapide grâce aux broches. Les puits sont très sculptés par l’eau, c’est vraiment joli, ça change des autres cavités du Gard où ce sont plutôt les concrétions qui dominent. Le P80 est multiple, il se sépare en deux puis en trois, on suit la ligne de broches et on finit par arriver à la salle des repas. Là, la respiration est assez difficile, je mange quand même un morceau mais Philippe lui n’a pas faim. On ne traîne pas, et on entame la remontée. Chacun déséquipera la partie qu’il a équipée.

Quand on sort, c’est encore le début d’après-midi et, fait rare ce printemps, il fait beau et chaud. Tandis que Philippe rejoint l’Ardèche, je continue la route qui descend vers la Cèze pour profiter d’une petite trempette et d’une sieste au soleil avant le retour en Drôme...

Matériel utilisé (tiré de la réserve de matos perso de Bertrand) :

-C40 + C20 + C100 + C20 (on avait un peu de rab de cordes par endroits, mais les C50+C95 indiqués sur grottocenter me semblent clairement joueurs…)

-26 mousquetons sans plaquettes

-1 sangle

Emilie

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