mercredi 11 juillet 2012

Chantier paléontologique en Chartreuse, la suite, 4 au 6 juillet 2012


Après un premier contact un peu douloureux avec la montée sur le Granier, c’est vaguement remis (merci Decontractyl), que je me retrouve de nouveau en Chartreuse avec ma claie de portage. Une belle petite séance de remise en forme avec pour chacun des trois jours les 700 m de dénivelé à grimper jusqu’à la cavité. Pour ne rien arranger, un parcours bien raide que ce soit vu du bas comme du haut.


 

Coup de chance, le temps a été avec nous avec des orages qui n’éclataient que la nuit et durant la journée, une belle visi permettant de profiter du paysage.
Ici l’entrée supérieure de la Balme à Collomb, grotte à ours fouillée il y a une dizaine d’années. Ce travail (par Michel Philippe, bien connu dans le monde spéléo) est à la base du musée de l’ours installé à Entremont le Vieux.



Depuis au dessus de la Balme à Collomb, vue sur le massif de l’Alpette dans lequel est creusé un réseau complexe et plurikilométrique. A gauche la dernière barre de falaise à franchir par un pas étroit avant d’arriver à la cavité.



En plus du paysage, le parcours est agrémenté par de la faune (des grosses bêtes a retrouver sur la photo) et de la flore, en particulier des orchidées dont le rarissime Sabot de Vénus.







Une vue depuis l’entrée de la cavité perchée sur une vire dans les falaises.


Après une courte galerie, un beau puits de 30 m, direct et très plaisant à descendre. Et très photogénique, je n’ai pas regretté de m ‘être chargé de mon appareil et des flashs.



Arrivée sur la zone de travail. A peine quelques mètres carrés pour le gisement lui même, ne laissant que peu de place pour se tourner. C’est donc une petite équipe qui est engagée dans cette aventure avec plusieurs personnes qui se relayent au cours de la semaine : plusieurs spécialistes, une étudiante mais aussi des spéléos venus en bénévoles.



  Tous les jours, deux séances de travail au fond du puits dans une ambiance alpine : autour de 6° ! La pause de midi est nécessaire pour aller se réchauffer, en commençant par la remontée du puits, lequel est photogénique dans ce sens aussi.




A la fin de la première semaine de chantier, la totalité des ossements visibles a été photographiée, pointée, numérotée et prélevée. Cela représente tout de même près d’un millier d’ossements de toutes tailles : bouquetins, chamois, aigle mais aussi lièvre et diverses petites bêtes qui sont tombées dans ce piège naturelle.
Tout cela n’est pas jeune. Les datations faites suite à la découverte donnent un âge autour de 10 000 ans.

Cette semaine va voir le passage de spécialistes du karst pour essayer de comprendre le creusement et le fonctionnement de la cavité. D’autre part un sondage est en cours pour préciser la stratigraphie du remplissage.
Ensuite... un très gros travail de laboratoire pour détailler et comprendre tout cela.

Vendredi je devrai remonter pour donner un dernier coup de main.

Yves B

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