Présents pour le SCSM : Patricia, Olivier B. , Marc F. et sa fille
Présents pour le MASC : Pierre D., Philippe et Hugues.
La marche d'approche pour rejoindre l'aven du Vitalie n'est pas trop longue, environ 30 mn, mais il vaut mieux la faire quand les sous bois sont encore frais pour éviter d'arriver déjà en sueur. On a fini de s'équiper à l'entrée puis on s'est engagé sous terre. Olivier a profité qu'on soit nombreux pour descendre du matériel supplémentaire au fond (à manger en conserve, des bougies, des couvertures de survie, un réchaud etc ...) on a donc eu droit à une distribution de bidons et kits à convoyer. Marc F. et sa fille ne faisant qu'un aller retour jusqu'au fond sont descendus chargés pour nous alléger de notre coté.
Dès le début on enchaîne les puits, tous sont de belles tailles, seules quelques départs nous font frotter un peu contre la roche mais ce n'est vraiment pas gênant. Les passages entre les puits ont été tellement bien aménagés qu'on ne perd pas de temps à les franchir, on quitte une corde pour en reprendre une autre pratiquement tout le long.
aven Vitalie 16 juin 2012 (1) par MASCDU26
Le seul passage un peu "intime" se franchit bien, on prend un petit coup de chaud à ramper puis à franchir un boyau mais comme on enchaîne de suite des puits de grande taille on retrouve vite son rythme normal. Les puits sont magnifiques, les parois sont bien droites, blanches et ciselées par le passage de l'eau.
aven Vitalie 16 juin 2012 (2) par MASCDU26
Une fois tous arrivés au terminus on est allé voir le chantier en cours, c'est vrai que ça a changé depuis ma dernière visite en 2011, le méandre embêtant au sol n'existe plus car il a entièrement été comblé par les gravats des tirs. Il y a encore eu un sacré boulot de fait à cet endroit, Olivier, Michel et Patricia n'ont pas chômé. Marc et sa fille ont posé les kits puis après quelques minutes de discussion ils ont pris le chemin de la remontée.
On a attaqué la désob par un "gros tir" pour profiter de la pause casse croûte pour que les gaz s'évacuent en étant aspirés. Il y avait un petit courant d'air aspirant quand on est arrivé sur place, il s'est amplifié quelques temps après donc on était tranquille pour bosser.
aven Vitalie 16 juin 2012 (3) par MASCDU26
Le but de la journée était de casser les virages du boyau afin de pouvoir continuer à ouvrir le fond du méandre. Quand on est arrivé ce n'était pas confortable du tout pour travailler donc il était nécessaire d'ouvrir plus. La roche est bizarre, on dirait du ballast de voie de chemin de fer ou pour ceux qui connaissent les gorges de l'Ardêche c'est comme les cailloux que la DDE a mis tout le long de la route (ce que j'appelle du hachoir à motard). Il ne faut pas être gourmand pour arriver à casser cette roche, avec les cartouches j'ai fini par trouver une technique qui marchait pas trop mal : percer que de 15 cm, mettre que deux cartouches et percuter. C'était bien mieux que de percer plus profond et de charger plus, par contre c'est un peu plus dangereux car on est de suite plus au contact avec un petit percuteur ...
On s'est relayé pour bosser au fond car c'était quand même bien crevant, les bras et les abdos ont bien reçus. Un pour percer ou casser au marteau et burin, un avec le bidon au milieu et les autres derrière pour le ressortir et le vider.
aven Vitalie 16 juin 2012 (4) par MASCDU26
On a réussi à pas mal élargir sur un mètre, maintenant c'est plus facile pour attaquer le virage de droite, le méandre continue derrière. Le départ fait 15 cm de large environ puis ça semble s'agrandir un peu, l'eau l'a sculpté tout le long, on a un énorme écho à l'intérieur et toujours un bon courant d'air.
Ce courant d'air nous a d'ailleurs joué des tours car il s'est souvent inversé dans la journée. Ne voulant pas remonté sans avoir vidé tous les accus on a fait une dernière séance avec des moyens plus détonants que les cartouches. On a vu le nuage bleu remonter du méandre, s’arrêter, repartir un peu puis nous venir dessus pendant 5 bonnes minutes avant d'être complètement aspiré. Le dernier tir a permis de casser en partie le virage de droite, la prochaine séance sera consacrée à le finir pour ensuite à élargir la partie droite de plusieurs mètres. Peut être que là il y aura moyen de voir le volume libre qui justifierait cet énorme écho.
On a tout remballé le matos puis on est remonté tranquillement, là aussi on a l'impression d'être continuellement sur des cordes, dès qu'on en lâche une on en reprend une autre. Les 200 mètres de puits s'enchaînent les uns derrière les autres.
On s'est bien fait plaisir dans ces beaux puits propres, c'est rare de ressortir d'une virée dans l'Ardêche sans être recouvert d'argile. Se faire une sortie "physique" ça change un peu et ça fait du bien de temps en temps.
Hugues.
