mercredi 15 juillet 2026

Compte rendu de la 93ème sortie à l’aven de la Poule Rousse du lundi 15 juin 2026.

Un arrêté de la préfecture de l’Ardèche, pour la période du 15 juin au 30 septembre, réglemente l’emploi du feu, le transport et l’utilisation de matériels susceptibles de générer des départs de feu.

Le groupe électrogène rentre dans ce règlement. Pour le secteur de la Poule Rousse et pour cette journée du 15 juin, nous sommes en risque modéré. Nous pouvons, pour cet item, utilisé le groupe électrogène sous la condition de disposer d’un moyen d’extinction, en cas de départ de feu.

Si nous avions été en risque extrême, le groupe n’aurait pas pu être utilisé…..

Ça va être compliqué de venir cet été à la Poule Rousse !

Nous, Ghislaine et Gérard, arrivons sur le site vers 9 h 15. Il y a déjà Marcel, Janine et Pierrot.

Il fait grand beau et heureusement qu’il y a du vent, autrement ce serait caniculaire.

Arrivent Baba, Jean Luc et Jean-Jacques. Nous sommes au complet pour aujourd’hui.

Nous sommes 3 à descendre au fond : Marcel, Jean Luc et moi.

Marcel équipe le premier puits à 10 h 15, et descend un bac neuf pour le chantier. Je le suis et Jean Luc, qui s’occupe du matériel au MASC, contrôle toutes les cordes jusqu’à – 100 m pour connaître leurs longueurs et leurs âges. Il y a un peu de CO2 dans les puits, malgré la présence d’un bon courant d’air dans les rétrécissements.

En bas du dernier puits, nous nous engageons dans le méandre pour voir le résultat du tir de la précédente séance.

Un peu de déception, car les tirs ont fait moins de résultat que prévu. En haut à droite, là où le foret était passé à travers dans du vide, la roche est toujours en place. Et le méandre est toujours bouché par la coulée de calcite.

Mais il y a quand même des bacs à sortir. Marcel les remplit, et les autres les sortent jusqu’au bas du puits. Rapidement il faut buriner, nous appelons la surface pour que le groupe soit démarré.

Marcel essaie de dégager le plus rapidement le bas du méandre pour retrouver une circulation d’air.

Une fois fait, il entend que ça résonne et de l’air se fait sentir.

Nous sortons 14 bacs de gravats, qui a chaque fois sont remontés sur le tas du bas du puits. Ce tas fait maintenant 4 m de haut, ce qui fait 4 m de moins à monter aux bloqueurs !

Nous ressortons du méandre pour casser la croûte, il est presque 13 h.

C’est quand même plus confortable de manger à 14° dans une cavité ardéchoise, qu’à 5° dans une du Vercors !

Le repas terminé, je mets le perfo dans le kit de tir et vais faire des trous au fond.

Mais c’est compliqué : Je repasse à travers sur la droite, Sur la gauche le foret passe des petits vides, qui rendent les trous inexploitables. La coulée de calcite n’est pas homogène, il y a de la glaise à l’intérieur, il est impossible d’y envisager un tir.

Au sol du méandre, il y a un peu d’eau qui circule, mais elle est visible par un trou de 15 cm de diamètre. Devant cette coulée, le méandre fait 1,30 m de hauteur maintenant

J’arrive à faire 6 trous de 10X600 que je charge. Jean Luc récupère le burineur pour le sortir du méandre . Marcel a commencé à remonter en surface.

Je fais partir les charges avec l’exploseur, en bas du puits. Jean Luc remonte le burineur dans son kit, moi je le suis avec le perforateur.

Nous sortons vers 16 h. Dehors, l’équipe de surface cherche l’ombre.

Jean Luc nous avertit qu’il y a une corde à changer dans l’aven, car elle a plus de 10 ans.

Nous levons le camp vers 17 h 15.

Gérard

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