samedi 1 juin 2013

COMPTE RENDU DU DESEQUIPEMENT DE L'AVEN MICHÈLE DU 01 JUIN 2013

Présents : Jean-Jacques, Philippe, Alexandre, Hugues et visite de Pierre JT accompagné d'un de ses fils et de Claudie.

C'est avec pas mal de regrets qu'on a décidé de stopper l'aventure de l'aven Michèle car on y a passé des bons moments. Pratiquement tous les membres du club y sont venus pour retirer des seaux de terres et de cailloux ou pour donner un coup de main à l'extérieur. Que ce soit en surface ou au fond il y a eu de sacrés parties de rigolades. On y a travaillé sous les grosses chaleurs ou par des froids de canard.

C'est aven a presque été vidé entièrement, le tas de remblais à l'extérieur est là pour en témoigner. Pour Pierre JT il a une grande valeur sentimentale et quand il est passé après midi on a bien vu que ça lui faisait de la peine qu'on arrête mais voilà il faut savoir stopper un chantier qui n'avance plus pour diverses raisons. On en a tellement d'autres en cours où le matériel sera utile ce qui justifie un peu plus cet arrêt ... (qui sera peut être que momentané car une équipe motivée peut très bien s'y remettre dans le futur).


Jean-Jacques et Philippe ont préparé la corde pour descendre pendant qu'Alex et moi on se changeait. On a décidé de dégager le tuyau de la ventilation à mesure que je descendais dans l'aven. Etant fixé par des liens j'ai eu juste à les couper au passage pour le libérer. J'ai commencé à ressentir les effets du CO² en arrivant au début du boyau. Au passage j'ai remarqué des petites bêtes, des blanches et un coléoptère que j'ai traqué pendant un moment pour arriver à le photographier.


Alexandre arrivant derrière moi je n'ai pas trop perdu de temps avec les bestioles et j'ai repris la descente en continuant à couper les liens qui tenaient le tuyau d'aération. Une fois en bas j'ai dégagé les fils de téléphone et Jean-Jacques a pu les faire remonter un peu par le tuyau (on les avait fait passer dans le tuyau d'air pour les protéger). Ensuite il a tiré carrément le tuyau qu'Alex et Philippe se chargeaient de guider pour lui faciliter la tache.

Au fond il y avait encore des bidons et des tapis de tir à ressortir du coup Alex a pris le relais et il est descendu jusqu'au terminus du chantier pour faire le ménage. Cela faisait déjà un petit moment que j'étais dans le CO² et j'ai commencé à avoir la tête qui tournait. Alex lui aussi ressentait les effets du gaz du coup on a vraiment accéléré la cadence pour tout ramasser.




J'ai vite retiré les plaquettes en place et le bout de cordelette qui servait à sortir les seaux pendant qu'Alex commençait à remonter avec les deux bidons de désob. Le passage n'est pas large alors avec deux gros bidons à traîner comme des boulets et tout ça avec du Co² le retour n'était vraiment pas facile pour lui.




Philippe qui était au dessus de lui a pu l'aider pour la suite du puits dès que ça s'est élargi un peu. C'est d'ailleurs lui qui les a ressorti de l'aven en les traînant sous lui comme ça Alex pouvait m'attendre et m'aider en cas de problème. J'étais de plus en plus essoufflé et j'ai été bien content de lui refiler la corde que je venais de retirer du fond.



Alex est ressorti et j'ai fini de déséquiper le puits en remontant lentement. Une fois dehors je suis resté une dizaine de minutes assis au bord de l'aven avant de pouvoir reprendre un rythme de respiration normal. Je n'avais pas descendu d'appareil de mesure pour voir le taux de CO² mais ça devait être bien élevé pour qu'on le ressente autant. Si un jour une équipe veut reprendre le chantier la ventilation sera vraiment indispensable.

Hugues.


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