pour le canyon : Laurie, Coco, Philippe, Alex, Ludwig, Silvère et Hugues
pour le co-voiturage : Colette et Jean-Jacques.
Après une courte nuit de sommeil puis un bon petit déjeuner avec les gâteaux faits par Laurie on a vidé le gîte afin de pouvoir faire le ménage et de rendre les clefs. Colette nous avait trouvé un petit gîte, il faut quand même que je mette une photo pour vous montrer ça :
On était hébergé dans une partie du château de Jaujac, rien que ça !
Pour rejoindre le canyon on a fait 45 mn de voiture environ, sous la pluie, un peu dans le brouillard, bref rien de bien prometteur pour la journée. Plus on approchait de la destination et plus la route devenait étroite, on se demandait bien où on allait arriver. Le plan du jour c'était de se poser à la sortie du canyon, de se changer et de remonter jusqu'au départ grâce à Colette et Jean-Jacques qui après nous avoir déposé seraient revenus au terminus pour y ramener une voiture et planquer la clef. Ainsi on était autonome et eux pouvaient partir balader de leur coté.
A peine on a eu commencé à se changer qu'on a pris des trombes d'eau sur la tête, on a continué quand même mais on doutait de plus en plus de pouvoir faire le canyon. Il y avait déjà un bon débit, l'eau arrivait de partout par les rives, la terre étant gorgée d'eau elle ne pouvait plus absorber. Avec ce qu'il tombait encore et voyant le ciel vraiment bouché on s'est dit que ça ne serait vraiment pas raisonnable de s'engager dans ce canyon qui est quand même pas mal escarpé, Philippe et Ludwig qui le connaissaient déjà n'étaient pas optimistes. Comme on n'est pas des casse-cou on a préféré se la jouer prudent tout en allant mettre quand même les fesses (voire plus) dans l'eau et on a pris l'option de remonter à pied le canyon et de faire plusieurs fois les quelques obstacles qu'on rencontrerait ainsi on serait toujours dans la possibilité de tout arrêter si ça devenait trop dangereux. Après avoir dit au revoir à Colette et Jean-Jacques on s'est donc mis à l'eau sous le pont. De suite on a trouvé l'eau froide, même très froide, le premier contact avec l'eau a été difficile surtout quand elle a commencé à rentrer dans les néoprènes.
Une nouvelle fois c'est Alex qui se chargeait de la Gopro pour nous faire des images en caméra embarquée, comme il est grand il peut la mettre en baudrier comme ça les images sont moins vomitives que sur le casque.
On a passé deux petites cascades puis on est arrivé devant un obstacle un peu plus important. Heureusement sur le coté il y avait une vieille corde pour pouvoir le franchir ce qui nous a permis de déjà s'y amuser un peu.
On est tous monté au dessus de la cascade mais là ça devenait plus compliqué pour continuer à progresser, il fallait franchir un plan incliné très glissant et avec peu de prises. Ludwig a glissé une première fois, Alex a tenté à son tour pour finir lui aussi à l'eau puis Ludwig a passé, on ne sait toujours pas comment d'ailleurs.
Maintenant qu'il était de l'autre coté on pouvait tenter de faire passer tout le monde en utilisant la corde à lancer qu'on avait pris avec nous en sécurité. Ludwig tenait un bout et Alex l'autre, grâce à ça j'ai réussi à passer malgré une belle glissade qui d'ailleurs a faillit entraîner Ludwig dans l'eau car il n'a pas lâché la corde. A la fin je me suis quand même retrouvé dans la flotte au dessus de la cascade mais le courant m'a emporté, impossible de s'accrocher au rocher glissant du coup j'ai passé la cascade à l'envers. J'avais la tête devant et les pieds derrière et manque de bol mon pied droit est resté coincé dans le rocher. J'ai réussi à le dégager assez vite mais j'ai eu le temps de boire le bouillon et surtout j'avais une grosse douleur derrière la cuisse. Je n'arrivais pas à nager dans les remous et je commençais à reboire la tasse heureusement Alex voyant ça a vite lâché la corde qui servait à faire passer Laurie et a sauté à l'eau pour venir me récupérer. La Gopro étant branchée on voit bien que j'avais une sale tête quand il m'a ramené au bord.
Comme on attendait des coups de tonnerre de plus en plus proche on a préféré faire demi tour, il nous restait quelques obstacles pour s'amuser un peu et ainsi on ne prenait pas de risque. Coco et Philippe qui avaient vraiment froid sont même repartis à la voiture pour se changer.
Le premier obstacle à la descente c'était une petite cascade soit à sauter soit à faire en toboggan.
On l'a fait chacun son tour puis après je suis resté en bas pour filmer le saut suivant où le reste de l'équipe a tenté de sauter tous ensemble mais avec le courant puissant et les rochers glissants ça a été bien compliqué.
Arrivés en haut de la cascade suivante on s'est amusé à la sauter, pour tout le monde c'était un saut normal mais pour Laurie c'était son tout premier saut en canyon.
Ludwig et Alex sont passés en premier et on a la chance qu'Alex ai oublié d'éteindre la Gopro comme ça on a les images du premier saut de Laurie. Pour les notes artistiques c'est le maximum, on n'a jamais vu encore de saut de ce style par contre pour les notes techniques là ça ne vole pas bien haut. Heureusement elle ne s'est pas fait mal.
L'obstacle suivant c'était un petit toboggan qui vous remue pas mal, en plus l'eau avait commencé à monter et le courant devenait plus fort. On s'est amusé à le passer chacun son tour puis on a essayé accroché les uns aux autres.
Grâce à la Gopro qui était encore restée allumée on a les images de la chenille à 5 :
Dans la suite de la vidéo on voit la préparation de la chenille suivante, moi je les ai attendu pour pouvoir la filmer dans bas.
A ce moment là on a cru que le temps allait se lever, il ne pleuvait plus, un rayon de soleil timide est même venu nous réchauffer un peu du coup on est remonté un peu pour encore s'amuser à la cascade du dessus. Alex, Ludwig et Silvère sont repartis faire des sauts pendant que Laurie et moi on les regardait tranquillement installé sur les rochers.
Ludwig et Alex étant jaloux du style de Laurie quand elle saute ont essayé de l'imiter mais ils n'ont pas réussi, il faut dire que c'est quand même bien particulier!
Finalement on a décidé de retourner aux voitures, au passage on s'est fait une dernière fois le toboggan. Quand je m'y suis engagé je n'ai pas tapé les fesses au départ comme les autres fois, le niveau de l'eau avait encore monté.
On a profité du dernier rayon de soleil dans la dernière glissade puis on a rejoint la route.
Malheureusement le "beau" temps n'a pas duré longtemps, on n'a même pas pu se changer tranquillement, on a repris des trombes d'eau sur la tête avant d'avoir fini. Pour rentrer à Jaujac ça a été de la flotte tout le long. On a même pris des averses pendant qu'on cassait la croûte en bas du gîte où on avait laissé les voitures de Laurie, Ludwig et Coco.
Quand j'ai revu Jean-Jacques et Colette ils m'ont dit que par curiosité ils étaient montés au départ du canyon et que là encore ils avaient pris des seaux de flotte sur la tête et que le ruisseau devenait marron, on a vraiment bien fait de jouer la sécurité en ne s'engageant pas dans la descente.
Hugues.
