mardi 16 août 2011

RETOUR AU TROU A SEB VENDREDI 19 AOUT 2011


Vendredi après midi on retourne travailler sur l'aven trouvé par Sébastien vers Bidon. Départ à 13h30. On y va pour élargir le passage afin de descendre jusqu'en bas à -7 pour voir s'il y a une suite. Philippe je te ferai passer un plan par mail pour que tu puisses nous rejoindre sur place vers 14h00.

Il va falloir trouver un nom à cet aven, le trou à Seb ça fait désordre ;-D

Hugues.


COMPTE RENDU DE LA SORTIE A ST MARCEL DU 15 AOUT 2011

Présents pour encadrer : Stéphane, Robin, Philippe et Hugues.
Présents pour visiter : 8 personnes.

Après avoir équipé tout le monde on est rentré sous terre par l'entrée naturelle de la grotte de St Marcel à 10h15, au passage on a marqué notre groupe sur le cahier qui sert à savoir qui est dans la grotte.
On a vite progressé jusqu'à l'échelle métallique, les personnes qui ne connaissaient pas la grotte ont toutes été surprises par la taille de la galerie. Stéphane et Robin sont montés en premier pour équiper l'échelle afin de faire grimper tout le monde en sécurité, Philippe et moi nous nous sommes occupés de gérer en bas.

On a ensuite sécurisé le passage de la montée de la cathédrale car il est toujours aussi glissant puis on est arrivé dans la partie touristique. Un groupe arrivant on a pu profiter de l'éclairage de la grotte. On s'est croisé rapidement, on ne s'est pas attardé pour ne pas gêner la guide mais c'était marrant de voir les regards surpris des touristes. On a fait vite et surtout on a évité de faire trop de bruit.

Une fois la partie aménagée traversée on a pu reprendre notre progression normale, on a profité des nombreuses concrétions immenses qui s'enchaînent dans la grande galerie.




Le volume est tout le long impressionnant, surtout le grand virage vers la droite où quand on se met bien au milieu on se rend compte de l'importance de la galerie. Ce n'était pas le jour pour faire des photos de grands volumes car ça prend trop de temps alors j'en ai fait juste quelques unes à la volée sans vraiment me poser.

Quelques passages "techniques" plus tard on s'est posé pour casser la croûte, puis on a repris notre progression encore une trentaine de minutes. On ne s'était pas fixé de véritable terminus, on a stoppé en fonction de l'heure. Bien sur sur le chemin les spéléos novices ont eu droit à leur baptême, Stéphane s'est chargé de les barbouiller d'argile mais lui aussi ne s'en n'est pas tiré indemne car à un moment je l'ai vu arriver bien sale.

On s'est arrêté au niveau d'un petit lac, juste après des petits passages en désescalade ( glissade), c'était suffisant pour aujourd'hui. Bizarrement, pendant que Stéphane était penché au dessus de l'eau pour refaire le plein de flotte, un gros bloc est venu tomber à moins d'un mètre de lui en l'éclaboussant parfaitement. Après une longue enquête de la part de Stéphane il semblerait que le bloc se soit échappé des mains de Philippe juste au moment où je demandais à Stéphane de prendre la pose pour que je puisse faire une jolie photo ...

On a repassé les petits obstacles sans problèmes, à un moment j'ai vu une étroiture verticale et j'y suis descendu dedans. Je suis passé limite car ce n'était pas grand, Philippe m'a suivi, Stéphane a renoncé après deux tentatives. On s'est retrouvé dans une petite salle sous les pieds du reste de l'équipe. C'était sympa, un peu boueux mais avec des jolies concrétions. La remontée par l'étroiture ne m'enchantait pas trop et quand on s'est aperçu qu'on entendait parler les autres au dessus de nous on a trouvé un passage bien plus grand pour ressortir.

Un peu plus loin j'ai demandé à tout le monde de se regrouper pour faire une photo de groupe mais avec cette bande de zouaves rien n'est gagné à l'avance, il n'y a qu'à voir le résultat sur la photo...

Après négociation j'ai réussi à faire ma photo, avec le retardateur j'ai pu me mettre avec tout le monde.

Avant de reprendre le parcours touristique on a soigneusement nettoyé nos chaussures, il y a un tuyau et une brosse en permanence sur place alors ce n'est pas la peine de salir la piste bétonnée.

Il y avait beaucoup de monde, on a croisé ou doublé deux groupes, on a ainsi eu la chance d'assister au son et lumières et de voir les gours éclairés avec les projecteurs. Là aussi on a fait le maximum pour ne pas gêner les guides, il y a une bonne entente entre le monde spéléo et les gestionnaires de la grotte donc ce n'est pas la peine de se faire remarquer.





Après avoir refait les manips pour redescendre l'échelle on a fini par rejoindre la sortie et là on a pris un bon coup de chaud en retrouvant le soleil. J'ai rempli à nouveau le cahier, il était 16h15 donc exactement six heures après notre entrée sous terre.




On a passé vraiment une bonne journée, tout le monde a adoré, personne n'a eu peur et pas le moindre petit bobo à signaler.

Hugues.

Samedi 13 août : plongée au Frochet


Déjà vendredi 13 tombait un samedi, c'est pour dire que c'était parti de travers. Mais tout de même, à 8 heures pétantes nous retrouvions les "pointeurs" à Saint Jean : David Bianzani, Cédric Clary et François Tourtelier. Habituelle séance de préparation des charges et c'est parti pour la grimpette. D'entrée de jeu, l'écart s'est creusé. Alors que nous montions à un bon rythme (à notre avis) sans essayer de perdre notre souffle, nos trois compères nous ont rapidement largué tout en causant !!
Après quelques réglages, immersion dans l'eau toujours aussi fraîche et après le passage du S1, les choses sérieuses ont commencé. Le passage dit "la diaclase" devrait être rebaptisé "la râpe" ou "le broyeur". Un truc pas large, plein d'aspérités, où tout s'accroche, se défait, s'abîme... un plaisir et surtout un test redoutable pour le matériel et les bonhommes. Avec deux blocs et une nuit sans sommeil, j'avoue avoir eu un bon coup de moins bien :-( Coaching de David, coup de main d'Olivier, passage du shunt (encore un endroit sympa) en deux voyages et c'est reparti dans la rivière avec tout notre bintz. Arrivés au S3, les forces vives étaient sérieusement entamées. Malgré tout, on se redéguise en batracien et replouf, moi en tête, Olivier suivant. Excellente visibilité, fil sympathique en fort diamètre et métré (bon pour le moral) mais tout de même pas des dimensions monumentales. Vers 40 m... cela se gâte, ça racle, ça coince, mes blocs traînaient trop, ça passe quand même et là... interrogation. D'après les dires de nos petits camarades, c'est tout bon jusqu'à 100 m où là il y aurait effectivement une étroiture à passer. Dialogue intérieure (ça c'est pas bon en plongée). Vu l'état du bonhomme et du matos, ça va pas le faire... Prudence est mère de je sais plus qui mais demi tour, un peu penaud tout de même.
Et maintenant, ne reste plus qu'à sortir avec tout ce fichu tas de matériel.


Et bien au retour, on s'en est mieux tiré, sans doute l'habitude venant. Inversion des rôles : Olivier émettant quelques jurons mais pas tout à fait aux mêmes endroits que ceux qui m'avait valu à l'aller de dire des horreurs. Semi échec car excellent test de la configuration du matériel. Dans ce genre de cavité, c'est fou comme un mousqueton mal placé, une sangle qui se détend, bref de petites choses anodines rendent rapidement la progression très très pénible. Donc du boulot et quelques sorties de test pour être opérationnel. Pour nous remonter le moral, David a expliqué que lors des premières plongées dans le S3, chaque plongeur était assisté de deux porteurs !!

Objectif non atteint mais ce n'est que parti remise.

Yves

PS : Derrière le S3, les pointeurs ont rajouté quelques centaines de mètres de première, faisant passer l'ensemble grotte du Houx-Frochet à 3.650 m de développement.

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