lundi 15 juillet 2013

CR SORTIE INITIATION A ST MARCEL LE 14 JUILLET 2013



En ce magnifique 14 juillet 2013, nous avons fait le choix d'un défilé en rouge dans les dédales de St Marcel. Histoire d'exprimer notre patriotisme spéléo.

Ayant mes parents en vacances, j'ai motivé mon paternel à venir découvrir cet univers qui me passionne. Donc pour une première je fais le choix d'une petite ballade dans les indéfinissables galeries de St Marcel. Autant en mettre plein la vue dés le départ.
Si ce n'est par la beauté de ces concrétions, c'est toujours par ces proportions hors normes que St Marcel marque les esprits.

Vu que c'est une sortie dominicale de congés, autant ne pas se précipiter. Départ de Montélimar 13h, 14h sur place et quelques minutes plus tard à l'entrée du boyau. Et oui, il fait une chaleur torride, et quand on commence à se mettre en tenue pour le défilé taupinier, ça devient rapidement difficile de rester en plein soleil.

Le bataillon de braves soldats du jour est composé de Coco et sa fille Lina, de Pierre JT et Claudie, de Mr Hugues, de Philippe (papa, pour les intimes, enfin surtout moi...)  et de moi-même.

Donc en fait c'est plus un micro-escadron de reconnaissance, plutôt qu'un régiment. Bref j'y connais que dalle en terminologie militaire, mon cerveau est propre mais pas lavé... Journée d'Appel  A la Défonce Défense oblige...

 Revenons à nos moutons: 14h30 tous le monde est prêt pour la parade et se retrouve en fil décousu dans la galerie d'entrée. Première impression nocturne de jour et fraîcheur appréciée. Nous voilà devant l’échelle, passage sans encombre pour tous.



 Suite des galeries jusqu'à la cathédrale ou le seul dénivelé positif  du jour se fait ressentir par une légère présence de CO2.

On avance un peu et Hugues aperçoit des lumières un peu plus haut, non il n'a pas abusé de la grenadine Ayguebelle, mais c'est une période ou les visites sont fréquentes. 


Un groupe est en approche et nous décidons de nous poster en embuscade pour profiter du spectacle de sons et lumières.



 Bien fait nous en a pris, les grands volumes de St Marcel en sont d'autant plus magnifiques.
Les groupes de visiteurs sont toujours étonnés de voir des hommes de terre sales et costumés.

Nous continuons notre visite en traversant cette zone touristique. Au moment où nous arrivons à la grande galerie gigan-métro-ïtique dite "Voutes des Maçons", les lumières de la ville scintillent grâce à la présence d’un autre groupe. Nous en profiterons pour observer la grandeur du temps géologique et apprécier cette oeuvre naturelle qui s'ouvre devant nos pieds.









Et c'est parti! Nous irons jusqu'à la galerie des Boas où nous admirerons une fois encore cet étrange  et brusque changement de cap de la galerie. 




Puis nous déciderons de continuer pour voir la suite; Chatière de l'Abreuvoir, à sec, jusqu'au trou d'enfer. 



Cet en ces lieux que nous ferons une petite pause goûter et abreuvoir, pendant que Pierre disparaissait un instant plus en amont.

A son retour nous prendrons le chemin de la sortie en ordre dispersé comme toujours! Petit lavage de bottes juste avant la partie touristique. Nous y recroiserons 2 groupes dont un accompagné d'une charmante jeune fille d' après Hugues............

Nous profiterons aussi des lumières du spectacle et cette fois-ci au niveau de "les Gours". Magnifique féerie de leds de couleurs dans cette cascade de bassins préhistoriques. Mais, faut dire ce qui est: "Putain la classe!" ou "Sa race, ça claque..", bref... ça vaut le coup d’œil.




Une fois arrivés au sommet du puits de l’échelle, nos hôtes du jour choisissent l'option barreaux métalliques plutôt que corde. Ce qui arrange tout le monde, car pas de baudar à enfiler et pas de corde à mettre en place. En plus comme on l'a joué fine, on a laissé les cordes planquées dans un  coin à ce niveau donc on ne les a pas promenées pour rien.. Balaise Blaise..., non!

Voilà, on a retrouvé la chaleur estivale et le soleil du 14 juillet vers 17h30 avec des hôtes ravis et impressionnés par la démesure des lieux.



Chao les p'tis loups...


CR: AL et Photos AL et HP


CR DE DEUX SORTIES DESOBSTRUCTION AU VITALIE




CR Aven Vitalie 29 juin 2013

Présent :
MASC Olivier S et Alexandre L
SCSM. Olivier B

C'est par un "beau" samedi de ce mois de juin 2013 que nous nous apprêtions à purger notre peine, pour la nouvelle saison de l'exploration vitalienne.

Mes deux compagnons du jour sont des Oliviers, je ne vous parlerais pas de leurs fruits ni de leur huile... mais le récit s'en trouve un peu compliqué du fait de leur homo-nymie....

Donc,  les 3 compères du jour réunis au point de rencontre du massif de la Dent de Rez vers 10h, les affaires bien empaquetées et le matériel distribué, en route pour la marche forcée d'une petite 1/2 h vers le lieu du délit.

Une fois aux portes de l'enfer nous avons pris le temps de déguster un repas frugal et agrémenté de nombreux moucherons... Ce délicieux instant passé,  notre ami Olivier S s'aperçoit que sa préparation au voyage à connu une légère faiblesse et qu'il a oublié son Croll !!!
Minute Papillon! Comment qu'on va faire? Pti moment de réflexion, d'hésitation, de tension, puis une révélation.... Mr à toujours un Ti Block dans son barda. Donc pour la remontée il va tenter de le faire au ti block et avec sa poignée en guise de Croll. C'est son choix! En même temps ça évite les autres options : un aller retour au club de St Marcel ou à Montélimar, voir annulation de la sortie.

On y va quand même, et c'est parti pour un peu plus 1h de The Descent vers les -220 de la cavité.
La descente est longue, je ne me rappelais pas de tous les passages, certains sont courts mais usants d'autres sont de beaux puits longs ou non mais propres puisque lavés durant ce long hiver.

Vers 12h20 -13h, je ne sais plus, arrivés au bivouac du jour, nous déposons les kits et avec Olivier S nous allons j'ter un coup d’œil au chantier qui nous attend. Olivier B qui ferme la marche, nous rejoint.

Les 2 Oliviers commencent à déplacer quelques blocs pendant que je fais une petite pause, la descente n'est quand même pas de tout repos!

J'entends le perfo qui se met en branle...  S me rejoint pendant que B prépare le 1 er tir de la journée. Puis "prêt" et BAM!! Les blocs tombent et une courte attente commence. Le trou est animé d'un petit courant d'air aspirant qui nous dégage les gaz de tir en moins de deux, sans qu'on est à les respirer.

A mon tour je vais sur le champ de bataille. B est déjà en train de jouer de la massette, je me mets à virer des blocs, petits et grands pour faire de la place. Toute la difficulté réside dans le fait de bien organiser les déchets de chantier pour pouvoir gabariser le méandre. Il faut de la place pour travailler et penser à l'avenir en préparant un passage "confortable". La zone est étroite et les hommes sont mis à rude épreuve pour arriver jusque là!

Nous nous relaierons dans les diverses taches: déblaiement, stockage, préparation de tir. Durant au moins 5 bonnes heures les "prêt" suivis de Boum Badabam s’enchaînent. Monter, descendre, massette, perfo... le rituel a ses raisons et son rythme. Pendant ce temps, à l’extérieur le soleil suit sa course et le temps défile inexorablement.  Nous sommes là, dans ce capharnaüm exiguë, coupés du monde, en train d'agrandir l'espace souterrain exploré par l'homme.


 Malheureusement nos efforts sont mal récompensés. Durant cette journée nous n'avancerons que d'un petit 2m.

Une fois tous cette dépense d’énergie réalisée, nous devons remonter à la surface pour y retrouver le monde réel.


15 jours plus tard.... (Samedi 6 juillet 2013)

 Mêmes heures, lieu, et endroits, et surtout mêmes fous motivés ... ou presque (O.S. remplacé par Philippe H)
Une journée de plus au fond de ce trou qui nous envahie l'esprit...  la folie des profondeurs... l'ivresse de la desob? Est ce que c'est ça... ?

En tout cas nous voila repartis pour découvrir les secrets cachés des méandres de Vitalie...

On se demande souvent ce qu'on fait là! C'est tout de même étrange de s'enfermer 8, 10 h par moins 200 sous la terre, caché de cette lumière naturelle qui nous fait vivre. Mais on aime ça! On aime ramper, se faufiler, descendre sur la corde, transpirer et surtout rêver à une hypothétique découverte...

Je vous la fais brève pour cette fois : environ 8h sous terre, un certain nombre de tirs, pas mal de cailloux déplacés. Tout ça pour... et bien, 50 à 60 cm de plus que l'on a pu découvrir et qui nous posent bien plus de questions qu'avant leur découverte.

Que va-t-on faire? Continuer, abandonner, partir tout droit avec ses difficultés de stockage et de désob ou prendre la décision de retourner vers le bas du méandre avec l'espoir, peut être, d'une suite...


.AL.


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