dimanche 6 janvier 2019

COMPTE RENDU DE LA SORTIE AU SAINT MAURICE DU 5 JANVIER



Participants : Serge A, Ewan A, le petit fils de Serge et Jean-Jacques A.

Pendant que certains se dorent au soleil du sud de l’Espagne soit disant pour faire de la spéléo d’autres se gèlent pour continuer les prospections sur le massif. Je plaisante quoi que ?

Le but de cette journée froide et venteuse était de monter Serge et Ewan aux antennes, je les dépose à 10h30 pour qu’ils rejoignent par le sentier qui part de celles-ci et qui va en direction du Gros Moure ce qui leur permettra de rejoindre le haut de la bande de falaise qui descend jusqu’au bas du vallon de Saleras. La partie du sentier exposé au nord était en partie recouvert de neige.

Donc Jean-Jacques a déposé l’équipe puis il est redescendu par la piste jusqu’au grand virage qui domine le vallon afin d’avoir une vue sur la falaise et pouvoir ainsi suivre leur descente et surtout de leurs indiquer par radio les points que nous avions déjà repérés au jumelles. Une cavité est retrouvée au pied de la falaise 200m après le départ depuis le haut. L’entrée de celle-ci avait  été complètement obstruée volontairement par des blocs. Après en avoir enlevé quelques-uns Serge a pu pénétrer dans une petite salle basse d’où part un conduit où d’autres blocs obstruent le passage. Nous remonterons avec le reste de l’équipe pour continuer la désobstruction car le conduit se poursuit derrière ces blocs et la suite est bien noire. Cette cavité serait-elle celle qu’une personne de Dieulefit m’a indiqué connaitre lors de la première réunion en mairie de Dieulefit qu’il nommait ‘’la Grotte de la Bergerie’’.
Une autre petite cavité a été trouvée quelques mètres plus bas. Elle sera à revoir aussi.
La descente s’est poursuivie sans aucunes autres découvertes, toutes les cavités repérées aux jumelles n’étaient en réalité que de petits abris.

Jean-Jacques a récupéré l’équipe à 14h 30 au croisement de la piste qui monte d’un côté aux antennes et de l’autre dans le vallon de Saleras. Ils étaient un peu frigorifiés. Nous sommes rentrés chez Serge pour manger car sur place il faisait trop froid.

Pour l’équipe
Jean-Jacques








Compte rendu des journées du 3 et 4 janvier :

Journée du 3 janvier :
 Le matin nous donnons un coup de main aux parents de Didier, ils veulent élaguer un arbre dans leur jardin. Nous nous y mettons tous. Nous devions juste dégager quelques branches, finalement il reste plus que le tronc !
Nous finissons, il est plus de midi et ses parents nous invitent à boire le canario, puis à manger des frites, puis finalement c'est pantagruélique! Nous sortons de table il est 16 h !
A 17 h Carles et Gérard partent voir Bruno à l'hôpital. Il reçoit 2 visites par jour. Les femmes vont le voir aussi, Son état de santé s'améliore et sa cousine en activant l'assurance carte bleue de Bruno, nous informe qu'il devrait être rapatrié dimanche en avion.
Pendant ce temps Didier et Thierry vont faire un tour au-dessus d'Isla Plana. Ils retrouvent une cavité que Didier avait perdue : Cueva Agujero. Cette cavité a été rebouchée par une couche de béton et une tentative de désobstruction par des Espagnols a avorté rapidement. Nos 2 compères ont rencontré le propriétaire qui s'est révélé particulièrement coopératif. Il est prêt à nous prêter des outils pour réouvrir la cavité et à tirer une ligne électrique depuis sa maison,
Description : C'est une vaste salle avec des départs possibles, l'entrée commence par un ressaut de 4 m.
Ils sont ensuite allés voir une autre cavité fermée par des grilles (Cueva des Higueras), d'où nous pouvons apercevoir un soutirage important. Didier se rappelant de salles en enfilades, c'est prometteur.

Journée du 4 janvier :
Aujourd'hui nous décidons de frapper un grand coup (enfin!). Nous allons faire un grand classique du coin : la Cueva de Neptuno, aussi connue que le Mas Raynal chez nous : des grands volumes, de l'eau au fond...... Le frisson d'une belle descente. Beaucoup de points communs, la seule différence c'est que le puits ne fait que 13 m de profondeur ! Nous partons à pied du Collado del Bolete à 9 h 40. Nous sommes 5 : Gilles, Thierry, Didier, Carles et Gérard. Il nous faut 1 h 30 pour rejoindre la magnifique plage de Neptuno. La cavité s'ouvre 37 m au-dessus de la mer.
Carles reste sur la plage et les 4 autres montent à l'entrée. Il n'y a que Gilles et Gérard qui descendent. Le puits unique arrive sur une pente où pousse un bosquet de Palmitos. Au bout de la pente : un lac qui est alimenté par la mer dont on voit une lueur bleutée venant de l'extérieur. En effet c'est un tube descendant à -11 m qui irise l'eau dans la grotte.
Il est 13 h quand nous mangeons sur la plage, seuls au monde. Nous remontons à la voiture en prospectant diverses cavités visibles mais sans succès. Gilles devine avec ses baguettes un conduit souterrain d'une grande dimension dans le barranco de la Pistolera.
Nous arrivons à la voiture, il est 16 h.
Très belle journée

Pour Bruno, il ne partirait plus dimanche, il y a le véto de la neurologue espagnole,

 Gérard

Compte rendu du 2 janvier à Isla Plana

Encore une belle journée aujourd’hui, Nous décidons de retourner à la Vibora,
Cette fois nous partons complet : il y a Thierry, Gilles, Carles, Didier et Gérard,
A 9 h nous faisons les sacs et partons faire quelques courses pour le casse croûte,
Nous nous garons à 2 voitures car Carles et Gérard partiront voir Bruno à l’hôpital à la fin de la sortie,
La montée se fait rapidement en suivant les cairns posés la veille,
Nous installons les cordes et commençons à sortir les blocs que nous avions laissés sur le redan intermédiaire :3 dans le trou et 2 dehors. La cadence est élevée.
Le thermomètre indique une température intérieure de 23 degrés et 53% d'humidité. Au fond derrière une concrétion la température est de 18 degrés et 92% d'humidité, c'est stimulant,
Au bout d'une cinquantaine de seaux sortis, Carles déclare forfait, son dos lui fait trop mal.
Il est baptisé Carlos de la Plata.

Nous nous réorganisons : 2 en haut et 2 en bas.
A 69 seaux nous arrêtons pour manger, il est 13h15. Le soleil tape fort et l'ombre est pratiquement inexistante. Thierry garde son casque pour s'en protéger.
Nous rattaquons à 14 h sur les mêmes bases. Seules quelques séances de tir ralentissent un peu l'évacuation des gravats.
Le fond s’agrandit encore et la possibilité de passer rapidement s'amenuise. Malgré la vue sur plusieurs trous noirs visibles,
A 16 h 30 nous arrêtons sur la sortie du 133ème seau !
Nous devons rejoindre des spéléos espagnols qui sont allés faire la cueva Destapada au dessus de Isla Plana.
Arrivés à la maison nous essayons de prendre contact avec eux mais sans succès,
En appelant Alberto, responsable local, il nous apprend qu'ils ne sont pas encore sortis et que l'heure estimée de sortie est dépassée,
Didier et Gilles montent au parking du trou et voient la voiture de ces spéléos qui est toujours là à 18 h.
Le but de ces spéléos étaient d'atteindre – 100m et de remonter. La nuit arrivant, ils redescendent à la maison et surveillent depuis le balcon des lumières possibles dans la montagne qui indiqueraient leurs sorties, mais toujours rien.
Re-contact avec Alberto qui commence à s'inquiéter, Nous attendons 20 h 30 et pas de lumières dans la montagne. Nous apprenons qu'ils sont rentrés à 12 h, ils sont 6 dont une fille de 13 ans avec eux.
Sans compter les 5 spéléos qui étaient sortis avant et qui débarquent à la maison : ils ont fait demi -tour en bas du premier puits au vu de l'étroitesse de la suite,
A 21 h 30 Didier et les spéléos arrivés, remontent à l'entrée du trou.
A l'entrée ils les retrouvent, avec un grand soulagement, en train de sortir. Il est 22 h!
Les explications de leur retard sont un peu brumeuses et des remontées de bretelles sont imminentes par leur responsable.

Gérard





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