Après deux petits puits, sous la supervision de notre coach et maître à penser, David Bianzani, deux plongeurs du SSF national recherchait l’égaré dans un siphon amont, semble t il très clair mais par endroit très bas de plafond. Dans le même temps, une autre équipe (Olivier S. avec François Tourtelier des Geckos) s’est engagée dans une branche beaucoup moins active et encore moins large. Mais bien leur en a pris car il on trouvé le plongeur égaré. Mise en place du TPS (ou Nicola) pour demander une bouteille supplémentaire pour ramener la « victime ». Avec Laurent Garnier (du GSV) je me suis à mon tour engagé dans ce magnifique siphon : un bout de galerie étroite plongeant dans une eau plus que trouble. Court, 40 m, mais intime, très intime même ce siphon. Bref cela raclait fort à plusieurs endroits.
Pendant qu’Olivier ressortait avec la victime qui commençait à sérieusement avoir froid, nous avons replié et conditionné le TPS. Le retour a été sans visibilité aucune. Pas la peine de chercher à faire des photos ou du film.
Reconditionné de tout notre matos (en gros trois kits par plongeur) et remontée des puits avec quelques bouchons mais sortie au jour tout de même.
Au final, une manip qui s’est relativement bien déroulée et qui nous a appris encore une série de petits trucs et d’astuces diverses. En prime, la satisfaction d’avoir franchi un siphon qui, je dois bien l’avouer, m’aurai bien rebuté encore quelques semaines en arrière.
Ayant quitté les lieux en fin de journée, je ne sais absolument pas ce qui s’est passé pour le secours traditionnel pour lequel il semblait y avoir des enjeux tout à fait personnels pour divers intervenants. Mais comme le disait Kipling « c ‘est une autre histoire ».

Tout auréolé de lumière et tel le gladiateur moderne, Olivier se prépare à entrer en action. On notera l’intense concentration...

Le coach, David Bianzani, a qui nous devons d’être embringués dans ces aventures. Mine de rien lui aussi a l’air de se concentrer.
Yves B.

