dimanche 2 avril 2023

COMPTE RENDU DE LA SORTIE DU SAMEDI 25 MARS 2023 A L’AVEN DU CHIEN SUR SAINT MARCEL D’ARDÈCHE


PARTICIPANTS : Jacky S, Pierrot G, Gérard D, Ghislaine, Claire et Gilles M et BABA.

BUT : CONTINUER LA DÉSOBSTRUCTION

METEO : TRÈS BEAU TEMPS

De retour du Lavandou (une semaine) pour avoir changé d’air et profiter de la fête des fleurs, nous voilà à nouveau dans ce beau pays ardéchois pour retrouver le calcaire et ses nombreuses grottes !

On se donne R/V sur le parking du Pouzin à 09 h ce matin. Gégé et Gilles partiront de leurs côtés en covoiturage. Nous n’irons pas dans l’aven de la Poulette car faute de membres nous ne somme pas assez nombreux, notre ami Marcel ayant surtout mal au dos (un de plus !) il faut être au moins 6 personnes pour y travailler, donc le programme d’aujourd’hui c’est l’aven du Chien situé à environ 1500 m en amont des Poulettes. Nous y avions travaillé il y a quelques temps pour extraire de la terre de la cote -12m, tout à la main avec des seaux et une corde. Cette fois c’est Baba qui a apporté une sorte de chèvre confectionnée à l’aide d’un étais de maçon haubané avec 3  élingues en câble sur le lapiaz. Une poulie frein assure la sécurité. Nous arrivons vers 10 h, nous allons à la Poulette tout d’abord mais il n’y a personne sauf un individu avec un enfant qui scrutaient les abords du gouffre, nous lui expliquons qu’on est les explorateurs et leur donnons toutes les explications du chantier. Ne voyant rien venir on retourne à la piste qui mène au Chien et rencontrons les femmes de nos amis puis eux-mêmes en train d’installer le matériel de Baba sur l’aven. Vers 10h 30 le système est enfin opérationnel. On se met en place, Gégé et Gilles au fond pour remplir et diriger les seaux, Jacky à la traction et moi et Baba au transport-vidage sur zone. A midi nous arrêtons le travail, on a calculé qu’un seau montait à la minute donc 70 pratiquement pour la matinée ! Le repas se passe bien toujours au beau milieu du thym qui commence à fleurir, quelle bonne odeur en plus ! Le site est magnifique, j’apporte mon drone la prochaine fois, c’est sûr ! De 14h à 15h30 nous reprenons le même rythme, assez fatiguant tout de même ! Il faudra sous peu mécaniser tout ça si on décide de s’investir ici ? Baba nous quitte vers 16 h, le chantier est déséquipé (les cordes seulement) l’étai de Baba reste en place. 150 seaux sont extraits aujourd’hui au total, le fond du puits a baissé d’un mètre environ. D’après les baguettes de nos deux radiesthésistes il semblerait qu’il y ait un réseau de galeries dessous mais qui croire vraiment ? En tout cas l’aven est sympa, il faudra revenir en alternance avec la Poulette. Nous rentrons chez nous de bonne heure cette fois, la journée a été idyllique, chaleur 21° grand ciel bleu.

TPST 4 H Début de bronzage.

Il n’y a plus qu’à attendre que les événements des contestataires à propos de la retraite se calment car le risque de pénurie de carburant plane sur nous et nos sorties spéléo.

Affaire à suivre …..

Pierrot

COMPTE RENDU DE LA SORTIE DU 19 MARS 2023 SUR LE VERCORS AU GOUFFRE DU GAMPALOU

 


Boucle par le lac du tamponnoir et petite remontée des amonts

Participant.es : Alex L, Leïla D, Jean-Luc P, Bertrand V, Emilie B

TPST : 9h

Approche : 35 minutes

Retour : 20 minutes

CR de Jean-Luc

8h départ de la maison, récupération de Leila et Alex sur Chabeuil. Arrivée au col de la Croix Perrin à Méaudre, nous retrouvons Emilie et Bertrand. La route qui nous rapprochait de la cavité étant fermée nous redescendons en voitures de quelques centaines de mètres pour nous garer. Nous préparons notre matériel et attaquons la progression vers la cavité. Chemin forestier en 1er puis à travers bois en pente raide. Arrivée vers 11h à l’entrée, nous nous équipons et laissons le surplus de nos affaires à l’abri dans l’entrée de la cavité.

11h30, on rentre sous terre

Petite entrée basse et longue de quelques mètres, un peu de balade. Arrivée au P28 fractionné (P7 et P21 : puits du beurre) escalades, mains courantes, ressauts, P11 (puits de la colonne) progression et salle des éclopés. Là, nous prenons des forces avec le casse-croûte et du repos avant d’attaquer la « boucle ».

S’ensuit : toboggan, ressauts remontants, galeries, méandres, canyon, petits et grands puits, des salles de toutes tailles, de nombreux rappels de corde. Avant la descente de la perte du P25 nous visitons un petit bout de réseau donnant sur un joli petit lac. Fin de la « boucle » et retour dans la salle des éclopés. On se rassemble et prenons le chemin de la sortie (le puits du beurre est  « haut »), il fait bien nuit quand on sort. On se change et retournons aux voitures.

Tout ce périple agrémenté par des prises de vues de nos deux cinéastes : Emilie et Bertrand.

Ne pas oublier les figurants : Leila, Alex, J Luc.

Sortie physique et assez longue (11h30/20h30) sans compter la route aller/retour. Une belle cavité malgré tout. « Respects » aux spéléos qui ont broché et équipé la cavité, un sacré boulot.

CR d’Émilie

Rendez-vous à 10h au col de la Croix Perrin en ce samedi matin, les uns venant du Sud, les autres du Nord. Pas de neige, mais la route forestière est tout de même fermée. Tant pis, on remonte dans les voitures pour se garer au bord de la route un peu plus loin, l’accès se fera par le bas.

Il fait plutôt beau, pas trop froid. L’un commence à remonter la piste en tee-shirt, d’autres en doudounes qui tomberont vite. On se dit qu’on aurait pu remonter la piste en voiture, tant pis ça nous fait un échauffement avant la seconde partie de la marche d’approche plus raide. Bertrand était déjà venu au Gampaloup en janvier 2022, par 20 cm de neige, apparemment ils avaient un peu cherché l’entrée. Sans neige et avec l’aide du GPS, c’est plus facile et on arrive direct à l’entrée (pour info, la cavité et le chemin d’accès sont pointés sur opentopo…).

A 11h30, on est équipés, et on pénètre dans le trou par un petit ramping de deux mètres avant de se redresser dans une galerie méandriforme aux parois blanches. L’objectif du jour est la boucle classique par le lac du tamponnoir, on a pris une corde de rappel de 60 mètres au cas où le P25 ne serait pas équipé en fixe. Suivant le temps, on prévoit également de remonter quelque peu les amonts.

Des mains courantes sont en place pour faciliter le parcours, on désescalade le ressaut de deux mètres et on arrive au début du premier puits (P6) qui s’enchaîne avec le puits du Beurre (P21). Ce dernier est très esthétique. L’ambiance est un peu humide et le paysage (et la température) change des cavités ardéchoises ou gardoises de ces dernières semaines.

Au pied du puits du beurre, une main courante ascendante permet de gagner la galerie des Olympiades, joli méandre. Quelques mains courantes et ressauts viennent agrémenter le parcours et nous voici au puits de la Colonne (de la stalagmite diront certains, la colonne n’étant malheureusement plus entière).

Au bas de ce puits, nous débouchons rapidement dans la salle des éclopés, chaotique avec ses blocs effondrés. Il est 13h, c’est l’heure du pique-nique.

De cette salle deux possibilités : soit on accède directement au lac du Tamponnoir (et à l’aval du réseau) par 4 petits puits équipés en fixe, soit on se dirige vers la salle Mégaloup et les amonts en remontant les blocs jusqu’au fond de la salle des éclopés où une étroiture sur la droite mène au sommet d’un toboggan. C’est cette dernière option que l’on choisit qui permet également d’accéder au lac du Tamponnoir et de faire une boucle.

Les obstacles jusqu’à la salle Mégaloup (toboggan, remontée, mains courantes…) sont équipés en fixe et après la traversée de la salle par une vire équipée sur le côté droit, on arrive « sur la lèvre d’un puits où on entend le fracas caractéristique d’une cascade ». Effectivement le bruit d’eau déjà audible se fait maintenant assourdissant. De là, une main courante descendante mène à la perte du P25 dont le haut est muni d’un relais chaîné et d’un anneau de rappel. Il n’est pas trop tard (14h30), alors nous décidons de ne pas équiper tout de suite le rappel mais de continuer la main courante le long du P25 en direction des amonts. Ce passage est assez spectaculaire avec le bruit, le vide, l’ambiance aquatique. On rejoint ainsi la rivière que l’on remonte dans un canyon. La galerie s’élargit ensuite et on arrive dans une petite salle avec de jolies draperies et une petite retenue d’eau. On s’amuse avec nos spots étanches à faire quelques prises de vue tandis qu’à tour de rôle chacun.e va voir le joli méandre d’où vient la rivière. Bertrand et moi y allons en dernier, la progression se fait en opposition, on pousse jusqu’à une main courante, je vais voir jusqu’à ce que le méandre fasse un coude. De là une corde permet de descendre de deux mètres et le méandre continue, assez étroit, ça fait envie mais il est temps de faire demi-tour.

On se retrouve en haut de la perte du P25 vers 16h30. Alex va équiper le rappel, au bas duquel il faut penduler pour ne pas se retrouver sous la cascade. Pour les suivants, c’est plus facile, on peut se faire tracter… Un court méandre avec main courante nous conduit au départ du deuxième rappel, dans un puits fossile. On se pose quelques questions à ce moment-là car on croyait qu’il n’y aurait qu’un rappel à faire et que les autres puits seraient équipés. Mais le parcours est bien conforme à la description, pas de doute à avoir. J’équipe le rappel, et en bas on retrouve le ruisseau et le méandre. On fait quelques acrobaties pour ne pas avoir à se mouiller les pieds, on joue même à Tarzan grâce à une corde à nœuds en place (avec plus ou moins d’élégance et de réussite)… On arrive ensuite à un nouveau rappel à côté d’une cascade. Du haut, on voit un autre relais de rappel un peu décalé et une déviation qui va faciliter la progression en diagonale et éviter de se retrouver par mégarde sous la cascade. Le bruit est toujours assourdissant, et l’ambiance rafraîchissante grâce à la brumisation naturelle... Je me lance dans l’équipement en auto-moulinette. Comme notre corde fait 60 mètres, on va pouvoir équiper les deux rappels à la suite, grâce à une manipulation savamment exécutée par mes soins (qui sera ensuite qualifiée de sac de nœuds par Bertrand et Alex, les mauvaises langues…). Re-progression aquatique dans le méandre et on arrive à une remontée sur corde. Là je commence à douter, je ne me rappelle pas avoir lu qu’il fallait remonter, il faut dire que les équipements des rappels m’ont tout de même un peu éprouvée, que j’ai plein d’eau, de buée et de boue sur mes lunettes et que je manque de surfaces sèches et propres pour les essuyer… En haut de la remontée, il y a l’air d’avoir une main courante qui part sur la droite et un peu plus loin je distingue une autre corde qui redescend. Entre les deux, l’eau continue son chemin en cascade. Ok, ça doit être pour contourner la cascade qu’il faut d’abord monter. Bon, je monte, j’y verrai plus clair depuis là-haut. J’arrive ainsi à la main courante qui mène en haut de la corde descendante qui part en diagonale. Je sors le spot pour y voir plus clair, je distingue un relais au fond, je tire sur la corde, elle est accrochée tendue à ce relais. Un peu plus bas, il y a l’air d’y avoir de l’eau. Et toujours ce bruit assourdissant. Je relis le descriptif, on doit être arrivé.es à la cascade de 16 mètres qui se jette dans le lac du tamponnoir. De là, le descriptif indique qu’il faudra traverser le lac par une vire en rive gauche pour trouver les puits qui nous permettront de remonter à la salle des éclopés. J’ai un vague souvenir d’avoir lu un compte-rendu où il est question d’un rappel guidé, ça doit être ça. Avant de sortir la corde de rappel, je demande à Leïla qui me suit d’appeler Alex ou Bertrand qui ferment la marche, j’ai besoin d’avoir une validation de la méthode à employer et la confirmation qu’on est a priori sur le bon chemin. Alex arrive, il n’y voit pas grand-chose non plus (il n’a pas de buée ni de boue sur les lunettes lui puisqu’il n’en a pas, mais justement il ne les a pas ses lunettes…), mais confirme que ça ressemble à la description et à un rappel guidé. Il me dit qu’avec le bruit on ne s’entendra pas une fois sur la corde. Je lui demande alors s’il préfère passer devant mais il me dit d’y aller. Ok… Je ne réfléchis pas trop, ça me fera un bon entraînement. Le rappel guidé en auto-moulinette fait travailler les abdos, je parviens finalement au relais bien arrosé, j’attache les deux brins et Alex arrive. De ce relais, il y a une corde fixe qui permet de descendre de quelques mètres jusqu’au lac. Je la prends pour me mettre à l’abri tandis que les autres descendent. Le lac n’est pas très grand, et n’a pas l’air très profond non plus mais je ne vois pas de vire en rive gauche qui permettrait de le traverser. Je me dis que peut-être en passant sur les côtés, il y a moyen de traverser sans trop se mouiller sur des rochers affleurants. Mais avant de me lancer, je vais tout de même voir à gauche du bas de la corde, il y a une faille que l’on peut remonter sur quelques mètres. Je l’emprunte et là je vois une corde qui remonte. Ouf, c’est le bas des puits remontants, et ils sont bien équipés ! On avait certes vu dans la salle des éclopés une corde au supposé départ de la descente directe vers le lac du Tamponnoir, mais le doute subsistait tout de même…

J’hésite à faire une blague aux suivants en leur disant qu’il faut traverser le lac, mais je m’abstiens, je crois qu’on est tous et toutes tout de même un peu éprouvé.es par ces rappels aux allures de descente de canyon... La remontée des petits puits jusqu’à la salle des éclopés est rapide, certains se mettent à chanter à tue-tête, ça doit être pour tester l’acoustique des puits... Ou pour relâcher la pression, va savoir…

On se repose et se restaure quelques instants à la salle des éclopés, puis c’est la remontée des puits d’entrée. Alex déséquipe.

La sortie du trou se fera dans la nuit noire, il est déjà 20h30…

Heureusement dehors il ne fait pas froid et il fait sec. On se change rapidement et le chemin de descente est vite enquillé. On partage quelques tranches de pain d’épices aux voitures, bien contents de cette longue et belle sortie variée !

Fiche d’équipement (il y a plusieurs possibilités d’équipement, la cavité étant prévue pour être équipée en double, voire en triple, et des broches, spits et AF pour varier l’équipement…)

P6 : C10, 1 broche et 1 spit MC + 2 broches tête de puits

P21 (puits du Beurre) : C40, 2 broches puis 1 spit MC + 2 broches (ou spits) tête de puits + deux broches pour 1er fractio + 2 spits pour 2ème fractio facultatif

P11 (puits de la Colonne) : C25, 2 spits ou AF ou broches main courante + deux broches au plafond tête de puits + fractio avec deux spits

Rappels pour la boucle : C60 voire une plus petite corde en plus pour faciliter les petits rappels suivants.








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