Boucle
par le lac du tamponnoir et petite remontée des amonts
Participant.es :
Alex L, Leïla D, Jean-Luc P, Bertrand V, Emilie B
TPST :
9h
Approche :
35 minutes
Retour :
20 minutes
CR
de Jean-Luc
8h
départ de la maison, récupération de Leila et Alex sur Chabeuil.
Arrivée au col de la Croix Perrin à Méaudre, nous retrouvons
Emilie et Bertrand. La route qui nous rapprochait de la cavité étant
fermée nous redescendons en voitures de quelques centaines de mètres
pour nous garer. Nous préparons notre matériel et attaquons la
progression vers la cavité. Chemin forestier en 1er
puis à travers bois en pente raide. Arrivée vers 11h à l’entrée,
nous nous équipons et laissons le surplus de nos affaires à l’abri
dans l’entrée de la cavité.
11h30,
on rentre sous terre
Petite
entrée basse et longue de quelques mètres, un peu de balade.
Arrivée au P28 fractionné (P7 et P21 : puits du beurre)
escalades, mains courantes, ressauts, P11 (puits de la colonne)
progression et salle des éclopés. Là, nous prenons des forces avec
le casse-croûte et du repos avant d’attaquer la « boucle ».
S’ensuit :
toboggan, ressauts remontants, galeries, méandres, canyon, petits et
grands puits, des salles de toutes tailles, de nombreux rappels de
corde. Avant la descente de la perte du P25 nous visitons un petit
bout de réseau donnant sur un joli petit lac. Fin de la « boucle »
et retour dans la salle des éclopés. On se rassemble et prenons le
chemin de la sortie (le puits du beurre est « haut »),
il fait bien nuit quand on sort. On se change et retournons aux
voitures.
Tout
ce périple agrémenté par des prises de vues de nos deux
cinéastes : Emilie et Bertrand.
Ne
pas oublier les figurants : Leila, Alex, J Luc.
Sortie
physique et assez longue (11h30/20h30) sans compter la route
aller/retour. Une belle cavité malgré tout. « Respects »
aux spéléos qui ont broché et équipé la cavité, un sacré
boulot.
CR
d’Émilie
Rendez-vous
à 10h au col de la Croix Perrin en ce samedi matin, les uns venant
du Sud, les autres du Nord. Pas de neige, mais la route forestière
est tout de même fermée. Tant pis, on remonte dans les voitures
pour se garer au bord de la route un peu plus loin, l’accès se
fera par le bas.
Il
fait plutôt beau, pas trop froid. L’un commence à remonter la
piste en tee-shirt, d’autres en doudounes qui tomberont vite. On se
dit qu’on aurait pu remonter la piste en voiture, tant pis ça nous
fait un échauffement avant la seconde partie de la marche d’approche
plus raide. Bertrand était déjà venu au Gampaloup en janvier 2022,
par 20 cm de neige, apparemment ils avaient un peu cherché l’entrée.
Sans neige et avec l’aide du GPS, c’est plus facile et on arrive
direct à l’entrée (pour info, la cavité et le chemin d’accès
sont pointés sur opentopo…).
A
11h30, on est équipés, et on pénètre dans le trou par un petit
ramping de deux mètres avant de se redresser dans une galerie
méandriforme aux parois blanches. L’objectif du jour est la boucle
classique par le lac du tamponnoir, on a pris une corde de rappel de
60 mètres au cas où le P25 ne serait pas équipé en fixe. Suivant
le temps, on prévoit également de remonter quelque peu les amonts.
Des
mains courantes sont en place pour faciliter le parcours, on
désescalade le ressaut de deux mètres et on arrive au début du
premier puits (P6) qui s’enchaîne avec le puits du Beurre (P21).
Ce dernier est très esthétique. L’ambiance est un peu humide et
le paysage (et la température) change des cavités ardéchoises ou
gardoises de ces dernières semaines.
Au
pied du puits du beurre, une main courante ascendante permet de
gagner la galerie des Olympiades, joli méandre. Quelques mains
courantes et ressauts viennent agrémenter le parcours et nous voici
au puits de la Colonne (de la stalagmite diront certains, la colonne
n’étant malheureusement plus entière).
Au
bas de ce puits, nous débouchons rapidement dans la salle des
éclopés, chaotique avec ses blocs effondrés. Il est 13h, c’est
l’heure du pique-nique.
De
cette salle deux possibilités : soit on accède directement au
lac du Tamponnoir (et à l’aval du réseau) par 4 petits puits
équipés en fixe, soit on se dirige vers la salle Mégaloup et les
amonts en remontant les blocs jusqu’au fond de la salle des éclopés
où une étroiture sur la droite mène au sommet d’un toboggan.
C’est cette dernière option que l’on choisit qui permet
également d’accéder au lac du Tamponnoir et de faire une boucle.
Les
obstacles jusqu’à la salle Mégaloup (toboggan, remontée, mains
courantes…) sont équipés en fixe et après la traversée de la
salle par une vire équipée sur le côté droit, on arrive « sur
la lèvre d’un puits où on entend le fracas caractéristique d’une
cascade ». Effectivement le bruit d’eau déjà audible se
fait maintenant assourdissant. De là, une main courante descendante
mène à la perte du P25 dont le haut est muni d’un relais chaîné
et d’un anneau de rappel. Il n’est pas trop tard (14h30), alors
nous décidons de ne pas équiper tout de suite le rappel mais de
continuer la main courante le long du P25 en direction des amonts. Ce
passage est assez spectaculaire avec le bruit, le vide, l’ambiance
aquatique. On rejoint ainsi la rivière que l’on remonte dans un
canyon. La galerie s’élargit ensuite et on arrive dans une petite
salle avec de jolies draperies et une petite retenue d’eau. On
s’amuse avec nos spots étanches à faire quelques prises de vue
tandis qu’à tour de rôle chacun.e va voir le joli méandre d’où
vient la rivière. Bertrand et moi y allons en dernier, la
progression se fait en opposition, on pousse jusqu’à une main
courante, je vais voir jusqu’à ce que le méandre fasse un coude.
De là une corde permet de descendre de deux mètres et le méandre
continue, assez étroit, ça fait envie mais il est temps de faire
demi-tour.
On
se retrouve en haut de la perte du P25 vers 16h30. Alex va équiper
le rappel, au bas duquel il faut penduler pour ne pas se retrouver
sous la cascade. Pour les suivants, c’est plus facile, on peut se
faire tracter… Un court méandre avec main courante nous conduit au
départ du deuxième rappel, dans un puits fossile. On se pose
quelques questions à ce moment-là car on croyait qu’il n’y
aurait qu’un rappel à faire et que les autres puits seraient
équipés. Mais le parcours est bien conforme à la description, pas
de doute à avoir. J’équipe le rappel, et en bas on retrouve le
ruisseau et le méandre. On fait quelques acrobaties pour ne pas
avoir à se mouiller les pieds, on joue même à Tarzan grâce à une
corde à nœuds en place (avec plus ou moins d’élégance et de
réussite)… On arrive ensuite à un nouveau rappel à côté d’une
cascade. Du haut, on voit un autre relais de rappel un peu décalé
et une déviation qui va faciliter la progression en diagonale et
éviter de se retrouver par mégarde sous la cascade. Le bruit est
toujours assourdissant, et l’ambiance rafraîchissante grâce à la
brumisation naturelle... Je me lance dans l’équipement en
auto-moulinette. Comme notre corde fait 60 mètres, on va pouvoir
équiper les deux rappels à la suite, grâce à une manipulation
savamment exécutée par mes soins (qui sera ensuite qualifiée de
sac de nœuds par Bertrand et Alex, les mauvaises langues…).
Re-progression aquatique dans le méandre et on arrive à une
remontée sur corde. Là je commence à douter, je ne me rappelle pas
avoir lu qu’il fallait remonter, il faut dire que les équipements
des rappels m’ont tout de même un peu éprouvée, que j’ai plein
d’eau, de buée et de boue sur mes lunettes et que je manque de
surfaces sèches et propres pour les essuyer… En haut de la
remontée, il y a l’air d’avoir une main courante qui part sur la
droite et un peu plus loin je distingue une autre corde qui
redescend. Entre les deux, l’eau continue son chemin en cascade.
Ok, ça doit être pour contourner la cascade qu’il faut d’abord
monter. Bon, je monte, j’y verrai plus clair depuis là-haut.
J’arrive ainsi à la main courante qui mène en haut de la corde
descendante qui part en diagonale. Je sors le spot pour y voir plus
clair, je distingue un relais au fond, je tire sur la corde, elle est
accrochée tendue à ce relais. Un peu plus bas, il y a l’air d’y
avoir de l’eau. Et toujours ce bruit assourdissant. Je relis le
descriptif, on doit être arrivé.es à la cascade de 16 mètres qui
se jette dans le lac du tamponnoir. De là, le descriptif indique
qu’il faudra traverser le lac par une vire en rive gauche pour
trouver les puits qui nous permettront de remonter à la salle des
éclopés. J’ai un vague souvenir d’avoir lu un compte-rendu où
il est question d’un rappel guidé, ça doit être ça. Avant de
sortir la corde de rappel, je demande à Leïla qui me suit d’appeler
Alex ou Bertrand qui ferment la marche, j’ai besoin d’avoir une
validation de la méthode à employer et la confirmation qu’on est
a priori sur le bon chemin. Alex arrive, il n’y voit pas
grand-chose non plus (il n’a pas de buée ni de boue sur les
lunettes lui puisqu’il n’en a pas, mais justement il ne les a pas
ses lunettes…), mais confirme que ça ressemble à la description
et à un rappel guidé. Il me dit qu’avec le bruit on ne s’entendra
pas une fois sur la corde. Je lui demande alors s’il préfère
passer devant mais il me dit d’y aller. Ok… Je ne réfléchis pas
trop, ça me fera un bon entraînement. Le rappel guidé en
auto-moulinette fait travailler les abdos, je parviens finalement au
relais bien arrosé, j’attache les deux brins et Alex arrive. De ce
relais, il y a une corde fixe qui permet de descendre de quelques
mètres jusqu’au lac. Je la prends pour me mettre à l’abri
tandis que les autres descendent. Le lac n’est pas très grand, et
n’a pas l’air très profond non plus mais je ne vois pas de vire
en rive gauche qui permettrait de le traverser. Je me dis que
peut-être en passant sur les côtés, il y a moyen de traverser sans
trop se mouiller sur des rochers affleurants. Mais avant de me
lancer, je vais tout de même voir à gauche du bas de la corde, il y
a une faille que l’on peut remonter sur quelques mètres. Je
l’emprunte et là je vois une corde qui remonte. Ouf, c’est le
bas des puits remontants, et ils sont bien équipés ! On avait
certes vu dans la salle des éclopés une corde au supposé départ
de la descente directe vers le lac du Tamponnoir, mais le doute
subsistait tout de même…
J’hésite
à faire une blague aux suivants en leur disant qu’il faut
traverser le lac, mais je m’abstiens, je crois qu’on est tous et
toutes tout de même un peu éprouvé.es par ces rappels aux allures
de descente de canyon... La remontée des petits puits jusqu’à la
salle des éclopés est rapide, certains se mettent à chanter à
tue-tête, ça doit être pour tester l’acoustique des puits... Ou
pour relâcher la pression, va savoir…
On
se repose et se restaure quelques instants à la salle des éclopés,
puis c’est la remontée des puits d’entrée. Alex déséquipe.
La
sortie du trou se fera dans la nuit noire, il est déjà 20h30…
Heureusement
dehors il ne fait pas froid et il fait sec. On se change rapidement
et le chemin de descente est vite enquillé. On partage quelques
tranches de pain d’épices aux voitures, bien contents de cette
longue et belle sortie variée !
Fiche
d’équipement (il y a plusieurs possibilités d’équipement, la
cavité étant prévue pour être équipée en double, voire en
triple, et des broches, spits et AF pour varier l’équipement…)
P6 :
C10, 1 broche et 1 spit MC + 2 broches tête de puits
P21
(puits du Beurre) : C40, 2 broches puis 1 spit MC + 2 broches
(ou spits) tête de puits + deux broches pour 1er
fractio + 2 spits pour 2ème fractio facultatif
P11
(puits de la Colonne) : C25, 2 spits ou AF ou broches main
courante + deux broches au plafond tête de puits + fractio avec deux
spits
Rappels
pour la boucle : C60 voire une plus petite corde en plus pour
faciliter les petits rappels suivants.