dimanche 31 décembre 2017

VOEUX 2018


LE M.A.S.C VOUS SOUHAITE UNE BONNE ET 
HEUREUSE ANNÉE 2018






Photo et montage d’Hugues P.


EXPE AU SUD EST DE L’ESPAGNE DU 27 DÉCEMBRE 2017 AU 14 JANVIER 2018



Participants :
M.A.S.C : Didier L, Gérard D, Gilles M et Claire, sa compagne, Christophe S, Coco M
Furets Jaunes de Seyssins : Pierre G et sa compagne.


Lieu : Province de Murcia à 1200km de Montélimar, le camp de base sera établi à Isla Plana petite ville côtière au pied des massifs à prospecter. Une maison a été louée pour l’installation de ce camp.

Cette expé a été décidé un peu à l’arrache car l’expé à l’origine devait se faire de mi-janvier à fin février 2018 au Honduras, mais les évènements politiques actuels ne permettent pas de se rendre dans ce pays en ce moment. L’expé est donc reportée ultérieurement quand la stabilité sera revenue.

Didier connait bien cette région d’Espagne où ses parents résident et où il a déjà participé à plusieurs expés avec d’autres clubs : C.A.F de Romans, club de Privas avec un club Catalan. Sur place ils seront en relation avec des spéléos de clubs locaux.

Didier.

Dernière nouvelle : un message de l’équipe m’annonce qu’ils sont arrivés sur place le 27/12 à 19h


Infos de l’expé :

Premier jour le 28/ 12 explo de Sima Hornos (en français ‘’le four’’ cette cavité a éprouvé l’équipe par ces 26°).
Deuxième jour le 29 /12 explo du grand effondrement de Baba (aven mine), explo de 170m de galerie pour moins 52m de profondeur.

Troisième jour 30/ 12 Repérage de cavités sur la colline de ‘’La Plata’’. Gilles a fait des siennes avec ses baguettes et il a trouvé de nouvelles entrées à fort courant d’air. On va en explo demain.








COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA GROTTE DE SAINT MARCEL DU DIMANCHE 3 DECEMBRE 2017


Une météo peu engageante a modifié les plans de ce dimanche. Donc décision est prise de s’attaquer (une fois de plus pour certains) à la grotte de St Marcel.


Les participants :
Le duo incontournable du MASC : Céline T & Alex L !
Christophe S et ses 10 années d’expérience.
Yorik, la nouvelle recrue (mais qu’est-ce que je fou là moi…).


Le périple :
Presque à l’heure au rendez-vous, le groupe de choc (ça se vérifiera plus tard) se retrouve sur le parking. S’en suit une descente mouvementée avec le fourgon d’Alex jusqu’au point de non-retour.

Equipement sous le ciel bleu d’Ardèche, montée de stress pour Yorik et découverte de la nouvelle grille d’accès fraichement installée. Après une (première) bataille avec le cadenas, Alex ouvre les portes du fameux sanctuaire. Et c’est parti !

Silence et obscurité, l’ambiance est posée.


Premiers pas sous les chauves-souris et passage à côté d’une installation de mesure des variations de températures. Attention aux fils !
Deuxième entrée et deuxième serrure pour accéder aux choses sérieuses.
Alex en tête, le groupe avance au rythme des galeries et concrétions. Stalactites, stalagmites, ça brille de partout, bref, c’est une grotte quoi ! (Mais c’est beau).

Yorik commence à transpirer à l’approche de la première étroiture. Mais il se rassure… après tout si Alex passe les autres devraient aussi ! Arrive ensuite le « Laminoir » qui porte bien son nom, quelques autres passages étroits et de courtes pauses pour profiter des beautés du site (ceux qui ont déjà vu Céline en combinaison et casque comprendront).

Un pont de singe, un passage boueux, l’expé avance tranquillement.

Après une pause pique-nique bien méritée les 4 compères se remettent en route.

Sur le retour, Christophe et Céline profitent d’une chatière (de Courbis…) pour s’éclipser et partir en exploration.
Le gabarit d’Alex et l’envie de solitude de Yorik scinde le groupe en deux.

Ravi de l’exploration, Christophe et Céline reviennent avec pleins d’étoiles dans les yeux tellement ça brille et scintille sur les parois après la chatière… ça vaut vraiment le détour, beau labyrinthe, spectacle garanti !


Le groupe repart, et c’est alors qu’arrive le drame (enfin le choc). Déséquilibrée au mauvais moment, Céline s’écrase dans un mélange d’eau et de boue. Heureusement les hommes présents se ruent à son secours !… Non en fait personne n’a bougé, trop occupés à rire de la situation !
Le froid et la fatigue pointant le bout du nez, il était temps de se diriger tranquillement vers la sortie. Et il ne fallait pas être pressé ! Le bizutage de Yorik désigné comme guide n’a pas été concluant… Les salauds !


Réussissant néanmoins à regagner la sortie, et après la (deuxième) bataille avec le cadenas, tout le monde a pu enfiler des vêtements chauds et secs. Ouf !

Mission accomplie donc, pour le petit groupe qui compte bien organiser d’autres sorties !


Spécial thanks to :

- Bertrand pour la jolie combinaison bleu que Céline utilise à présent.
- Alex et Céline pour… enfin merci quoi.
- Christophe pour son calme et son esprit d’aventure.
- Yorik pour son sens inné de l’orientation souterraine.


A bientôt les amis !

Yorik







COMPTE RENDU DES SORTIES DU 9 ET 16 DECEMBRE

Compte rendu du 9 décembre 2017 à l’aven des Poulettes.

Participants : Baba, Jacky C, Jean Jacques A, Didier L, Gilles M, Philippe H, Christophe S et son fils Antoine (7 ans), Gérard D, tous pour la journée.
Pour l’aprèm en plus : Coco M, René I et Gérard S. Visite de Patricia B, Daniel C et le propriétaire du terrain attenant à la désob.

Ce matin il ne fait pas très chaud, nous descendons à 10 h une caméra pour voir sous le fond actuel, en effet celui-ci à –10 m, est composé de plusieurs départs.
Le but est de voir l’endroit qui serait le plus large pour continuer à descendre. Mais la caméra n’est pas pourvue d’éclairage directe et il faut une lampe supplémentaire pour la guider.
Ce que nous voyons est assez compliqué à interpréter. Il nous semble que sous le blocage de terre, c’est noir. Nous remontons la caméra et nous préparons un perçage pour élargir.
A 12 h 30 après le coup de tonnerre, nous voyons sortir vivement la fumée à l’entrée du trou, preuve d’un bon courant d’air.

Nous laissons le trou se vider en attaquant le casse-croute. Le soleil est bien présent, sans vent. Les chaises dans la garrigue reçoivent nos postérieurs tandis que nos bouches dégustent le vin de noix fait par Philippe.
Il n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il a aussi amené des verres à pied en vrai verre !
Puis pendant que nous mangeons nos sandwichs, Philippe réchauffe ses, désormais célèbres, tripes à la mode garrigue !

Nous réattaquons la désob vers 13 h 45. Il faut 4 personnes dans le puits pour ressortir les déblais et 2 dehors, c’est la configuration minimum.
Antoine (7 ans), bien harnaché, descend au palier à  - 5 m. Il est avec son père et commande d’un ton assuré comme un vieux briscard  les manœuvres.
Nous nettoyons le fond mais une banquette plus dure n’est pas partie malgré son perçage, même le burineur n’en vient pas à bout. 
Nous enlevons de la terre au niveau du blocage, il y a quelques racines, reste de désob antérieures faites plus haut.
Nous redescendons une nouvelle caméra, amenée par René. Nous ne voyons toujours pas grand-chose dessous, elle est pourtant descendue 2 m plus bas.
L’épaisseur du blocage fait encore 60 cm au fond d’une diaclase. Il faut encore agrandir pour atteindre ce qui reste.
Nous remontons le matos pendant que Christophe descend les deux ressauts avec Antoine pour lui faire voir le fond de la cavité.

Il est 16 h 30 quand nous quittons le chantier.

Dans la semaine Baba et Jacky ont rencontré le propriétaire du terrain où se trouve l’aven des Poulettes.
Ils ont bien expliqué les enjeux de cette désob avec topo à l’appui. Celui-ci est d’accord pour signer une convention pour dégager sa responsabilité. Un grand merci à lui de comprendre nos motivations.

  

Compte rendu du 16 décembre 2017 aux avens des Poulettes et de la Mésange.

Participants : Baba, Gilles M, Jacky C et Gérard D. Aide de Gérard S l’aprèm.

Après plusieurs contacts téléphoniques la veille, nous nous retrouvons à l’aven des Poulettes à 9 h 45.
Nous ne sommes que 4 et nous décidons d’agrandir le fond une fois de plus. Mais nous sommes conscients de ne pas être assez nombreux pour remonter les seaux.
Aussi l’aprèm nous irons à l’aven de la Mésange où nous ne sommes plus allés depuis que nous avons ennoyé le fond pour tester l’infiltration.

Baba repart chercher son groupe avec Jacky. Il ne fait pas chaud (4 °) En attendant nous allons vérifier le courant d’air.
Dans la seconde partie du puits, à l’endroit le plus étroit et au niveau d’un petit palier, nous sentons l’air froid descendre vers le fond.
En allumant un mosquito la fumée part bien vers le bas mais d’un seul coup elle s’inverse. Le trou respire.
Au fond les différents diverticules descendants soufflent tous et de manière identique.
Le froid que nous sentons au niveau de l’étroiture du puits ne descend pas au fond. Nous inspectons à nouveau le puits mais sans rien détecter.

Baba est de retour avec Jacky, nous installons le groupe, la ligne et descendons le perfo pour percer. 10 perçages plus tard, nous remontons et assistons à une remontée de fumée, comme samedi dernier.
  
Jacky rentre chez lui, nous mangeons, la température est bien remontée. Nous n’avons pas froid.
A 13 h 30 nous redescendons pour voir le résultat de ce matin. Cela a bien fonctionné et il y aura beaucoup de seaux à remonter la prochaine fois.
Le courant d’air froid au niveau de l’étroiture est toujours bien présent. Baba descend voir.  Nous notons que des filaments au plafond du petit palier bougent, mais sans pouvoir en tirer une conclusion.
Aujourd’hui nous n’avons pas de ventilation mécanique contrairement aux  samedis précédents et nous ne sommes pas incommodés pour respirer malgré la poussière.

Pour finir la journée Nous partons à  l’aven de la Mésange. Jacky est déjà au fond à piocher. L’ambiance à l’intérieur est beaucoup moins poussiéreuse qu’aux Poulettes.
Nous dégageons le fond  ainsi que le petit passage où il avait été constaté une absorption importante lors de la séance d’ennoiement.
Nous sortons 33 seaux mais nous sommes sur de la roche un peu partout au fond et la faille est colmatée par de l’argile.
La bonne nouvelle comme aux poulettes  pas de CO2 dans ce trou non plus.
Nous arrêtons, il est 16 h.
Avec Gilles nous comptions aller faire un tour à  l’aven des Chiens (-12 m), mais une battue en cours sur le secteur nous a découragé.   

Gérard.



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