Présents : Jean-Jacques, Philippe, Bertrand, Olivier B., Pierre JT et Hugues.
Les samedis se suivent mais ne se ressemblent pas d'un point de vue météo : la semaine passée il faisait 2 petits degrés avec un bon vent et cette samedi un bon 10 degrés le matin et plus en journée. Pour travailler c'est bien plus agréable mais du coup il n'y a pas un gros échange thermique entre la surface et le fond du trou donc pas de buée visible.
Ce coup ci j'ai pris en photo le fameux genévrier de Phénicie qui est juste au bord du trou et qui a donc donné son nom à cet aven.
Comme d'habitude on est arrivé avec beaucoup de matériel, on en a étalé sur une bonne surface et encore on n'amène pas le groupe électrogène et la ventilation car pour le moment on n'est pas embêté par le CO². Pendant qu'on déballait tout ça on a eu la bonne surprise de voir Hans qui venait nous voir en promenant avec son chien.
C'est Olivier qui s'est mis au boulot en premier afin d'agrandir un peu l'entrée pour permettre de remonter plus facilement les bidons.
On a pris ensuite la relève chacun son tour pour continuer à casser la roche sur un bon mètre de haut.
Vers 13h00 on a fait la pause casse croûte avec une bonne galette en dessert accompagnée d'une bouteille de cidre, c'est normal c'est la saison pour ça.
N'ayant pas ramené de chèvre pour le moment sur ce chantier on en a improvisé une avec les moyens du bord, ce n'est pas les arbres coupés qui manquent dans le coin avec toutes les coupes de bois. En plus ça se fond bien dans le paysage, c'est plus "écolo".
Olivier est descendu au fond pour remplir les seaux pendant que le reste de l'équipe se chargeait de les remonter. Au sol c'est de la terre et des cailloux, ça se vide facilement.
Comme il y avait assez de monde je suis parti fouiner un peu dans le secteur pour voir si je trouvais un futur chantier, j'ai bien trouvé quelques failles où les pierres chutent sur quelques mètres mais rien d'extraordinaire par contre j'ai vu un magnifique mur tout en pierre fait par les anciens, il est impressionnant par sa régularité et sa longueur.
A mon retour j'ai trouvé des visiteurs sur le chantier, trois amis spéléos locaux sont passés à leur tour nous rendre visite, ça fait toujours plaisir de voir du monde qui passe comme ça à l'improviste et on a pu partager la galette avec eux
Je suis descendu à mon tour au fond pour prendre la relève de Bertrand et là j'ai été surpris par le boulot déjà effectué, à eux deux ils avaient déjà descendu le niveau de terre de presque un mètre et avaient ainsi dégagé un peu plus la faille. Le courant d'air sort toujours de ce coté donc c'est encourageant.
Je n'ai pas travaillé longtemps au fond car Pierre JT est arrivé à ce moment et comme je sais qu'il a toujours besoin de se défouler je suis remonté pour lui laisser la place. Il a continué à gratter une vingtaine de minutes puis il est remonté car l'heure du retour approchait.
On a remballé tout le matériel, la chèvre est restée en place car personne ne va nous la prendre. On commence à avoir un petit tas de terre à coté du trou, c'est devenu une habitude ces derniers temps.
Hugues.
