Participants : Sophie, Christine et Yves Billaud
Fin juillet nous retrouvons une nouvelle fois Téhéran, sa
concentration urbaine et ses embouteillages monstres. Certes, pas l'endroit
idéal pour venir se mettre au frais avec un petit 38°. Mais comme dans le sud
c'est encore mieux, nous resterons cette fois ci dans la partie nord, le long
du massif de l'Alborz.
Au programme, visite de sites archéos, de musées et de bazar.
Presque la routine…
Le tout bien sur entrecoupé de repas divers et variés avec
les amis.
Plusieurs crapahuts tout de même dans des paysages où la
géologie se lit directement
L'occasion de croiser quelques exemples de la faune locale,
avec ici le bouquetin, animal emblématique du pays et dont il existe de très
nombreuses figurations comme cette petite statuette en bronze du Loristan
Pas de spéléo cette fois-ci mais c'est à 200 km à l'est de
Téhéran que nous avons pu faire une courte mais instructive incursion
souterraine. Ville étape sur un grand axe commercial, Semnan est implantée
entre le massif de l'Alborz et le grand désert iranien, en zone aride. Pour son
approvisionnement en eau, tout un réseau de galeries drainantes, les
"qannats", a été creusé parfois sur des kilomètres et vient alimenter
une série de réservoirs enterrés.
Nous avons pu accéder à l'ouvrage qui permettait d'aller
tirer l'eau de l'un de ses réservoirs. Il s'ouvre dans le bazar par une large ouverture fermée par un portail
ouvragé.
La descente se fait par un escalier raide amenant vers 15 m
de profondeur à un espace aménagé avec galerie supérieure et zone de
récupération de l'eau.
Autre incursion souterraine, cette fois 500 km au nord-ouest
de Téhéran, près de Tabriz dans la province d'Azebaïdjan oriental (à ne pas
confondre avec l'Azerbaïdjan, le pays, qui n'est pas très éloigné d'ailleurs).
Le village de Kandovan est établi sur un affleurement de
tufs volcaniques dont l'altération en cônes n'est pas sans rappeler la
Cappadoce.
Le matériau étant relativement facile à tailler tout en
étant toute assez bonne tenue, une grande partie du village est creusée dans la
falaise.
A l'intérieur, selon la vocation des espaces, banquettes,
niches et même mangeoires pour les animaux sont directement taillées dans la
roche.
Un hôtel a même investi une série de ces habitations en y
apportant une bonne touche de confort moderne. Nous avons donc réalisé deux
bvouacs souterrains au cours de cette expédition. Pas vraiment spartiate comme
ambiance. Et encore vous ne voyez pas le jacuzzi !
A quelques kilomètres de Kandovan, sur un autre affleurement
de tufs volcaniques, une série de dépressions marque l'emplacement d'un autre
village troglodytique qui daterait d'au moins 800 ans.
On y retrouve les mêmes volumes creusés dans la roche mais
avec une prédominance d'espaces pour les animaux comme le montrent les
mangeoires (ou abreuvoirs d'ailleurs ?). Ils peuvent entourer des volumes qui
eux étaient probablement à usage d'habitation, profitant de la chaleur animale
à la saison froide. Nous sommes en effet ici à 1350 m d'altitude et les hivers
sont rudes.
Certaines de ces bergeries sont encore utilisées. Et en été c'est pour se
mettre au frais.
Après deux semaines de pérégrinations, il fallait déjà
penser au retour et refaire les sacs (même pas sponsorisé par la marque soit
dit en passant).
Retour au pays en retrouvant la région grenobloise avec le
survol de l'extrémité du Vercors.
Yves
























