Compte rendu de la journée du 5
janvier :
Aujourd'hui c'est pédagogie!
Nous avons rendez-vous avec des
membres du club Espagnol Resaltes de
Murcia.
Nous devons faire des ateliers pour
leur apprendre à se servir des balles.
Nous nous retrouvons derrière la
colline appelée La Plata à 10 h.
Il y a une quinzaine d'Espagnols
dont Alberto, Fuentesanta et Alfonsi.
Finalement il n'y aura qu'un seul
atelier balle puisque Alberto n'a pas retrouvé le percuteur que Jean-Jacques
lui avait donné, Il va même jusqu'à dire que Jean-Jacques ne lui a donné que le
tapis!
Nous montons aussi à la Plata
nord pour la montrer à Alberto qui veut y faire un atelier corde.
Nous commençons les ateliers. L'atelier
balle est installé sur les contreforts de la Plata, les premiers rochers sont
éclatés.
Gilles de son côté ouvre un
atelier baguettes et avec moultes gestes, arrive à se faire comprendre.
La Plata Nord est un trou avec
plusieurs entrées, l'entrée basse, après une petite reptation tombe dans une
grande salle avec deux ouvertures au plafond qui donnent sur l'extérieur.
Alberto équipe ces deux
ouvertures pour son club.
L'atelier balles le rejoint pour
continuer sous terre.
A 15 h nous commençons à plier.
Une dizaine d'espagnols nous
rejoigne à la maison pour manger ensemble.
Nous sommes à l'heure espagnole!
Tapas, vino y cerveza!
La surprise est pour Gilles qui
reçoit des cadeaux pour son anniversaire : un pic de mineur (sens travailleur)
et des ustensiles de mineur (sens non majeur).
Nous mangeons la traditionnelle
roscon del Rey (couronne des rois).
Nous foutons les espagnols à la
rue car nous devons partir à Cartagena pour la fête des rois mages.
Pour Bruno une éclaircie : la
responsable du service est enfin d'accord pour transférer son dossier médical
aux médecins français, condition nécessaire pour le rapatriement. Mais le
dimanche qui arrive et le lundi qui est férié en Espagne, ralentissent le
transfert.
Différence avec la France les
visites à l'hôpital peuvent se faire jusqu'à 1 h du matin!
Gérard
Compte rendu de la journée du 6
janvier :
Aujourd'hui, dernier jour pour Gilles, Claire, Magalie,
Thierry, Astrid et Carles, qui rentrent en France
Nous décidons un coup de poker : continuer la désob à la
Vibora pour faire de la première!
Nous partons le matin avec le casse-croûte dans le sac
entièrement végétarien, à la grande joie de Gilles.
Après la rude montée au trou, nous ré-équipons et
commençons à remonter des seaux.
Gilles en profite pour étrenner son nouveau pic.
C'est la plus chaude journée de notre séjour. En surface
Carles et Thierry en tee-shirt apprécient.
Au fond Gilles a laissé sa place à Didier, qui trouve un
départ, de suite la température est relevée : 16,3°. Ce qui est froid pour le
secteur.
A 80 seaux sortis, nous allons manger, il est 13 h.
3/4 d'heure plus tard nous reprenons. Didier a descendu
le laser et une première mesure indique 9,50 m de hauteur du puits entre les
amarrages et le fond. Ensuite le départ, vu avant le repas, est lui aussi visé,
sur 5 m il y a du vide. Nous déblayons de la terre devant ce départ pour
dégager une dalle qui obstrue la suite. Une fois fait, nous entendons rouler
des pierres sur plus de 15 m et dessous s'amorce une suite large de 4 m. Il
reste 3 mètres étroits pour passer. Plusieurs tirs à la balle sont faits mais
ce n'est pas suffisant pour passer. Nous sommes en plafond de quelques choses.
Nous arrêtons à 16 h 30 à 136 seaux sortis. Carles et
Gérard vont voir Bruno à l'hôpital.
Pas de première donc mais une suite très intéressante.
Seuls Didier et Gérard restent à Isla Plana.
Voit-il passer ? ? ?
Gérard
Compte rendu de la
journée du 7 janvier :
Ce matin Astrid,
Magalie, Claire, Carles, Thierry et Gilles ont pris la route du retour. Il ne
reste à Isla Plana que Didier et Gérard.
Encore une belle
journée, nous partons à 9 h 30 pour la Vibora. Les accus sont chargés, les
balles sont dans leur boite. Nous montons bien chargés jusqu'à l’entrée qui
ressemble de plus en plus à une mine avec son terril.
Nous descendons dans
la cueva pour pétarder le fond. Dessous c'est plus gros, plus large et ça
descend. En nettoyant le fond plusieurs trous apparaissent, les cailloux qui
roulent suivent tous la même direction : vers le vide qui est sous nous.
Mais ces trous sont
reliés par des ponts rocheux. La roche est du calcaire recristallisé, elle est
recouverte de calcite. Cette composition est particulièrement hostile au coup
de massette, ainsi qu'aux pétardages. Nous tirons à 16 reprises avec un
résultat très mesuré. Certes nous voyons encore mieux dessous mais il ne nous
est toujours pas accessible. Il faut se rendre à l'évidence, les balles ne sont
pas suffisantes pour faire ce genre de travaux (au secours Pierrot). En plus un
tir échappe au tapis et une volée de cailloux touche la jambe de Didier. Nous
remontons un peu dépité, alors qu'une première nous tend la main, il est 15h30. L'ombre commence à envahir le talweg. Nous mangeons rapidement.
Après une douche nous
partons voir Bruno à l’hôpital, ou une bonne surprise nous attend : il
lève la jambe gauche. C'est bon signe.
Gérard

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