Participants : Jean-Jacques A., Hugues P., Yves B.
Ayant à faire quelques achats de flacons en vue des
festivités proches, mais voulant élargir la visite du monde souterrain au-delà des
caves, j'ai débauché deux masciens sous le fallacieux prétexte d'aller faire
quelques clichés spéléologiques.
Après une première étape au Château Rochecolombe à
Bourg-Saint-Andéol (remarquable Côtes du Rhône rouge et très intéressant blanc
avec un cépage Clairette, le tout avec un accueil toujours aussi cordial dans
un chais magnifique), je retrouve Hugues et Jean-Jacques. Transfert du matériel
dans un seul véhicule et direction le plateau. L'arrivée de la pluie nous fait
changer d'objectif en cours de route et, au lieu de Gournier, direction le
Chazot.
Ambiance bien humide en surface et après le casse-croute de
rigueur, descente dans la salle pour déballer le matériel photo. Nouveau
changement d'objectif bien que ce ne soit pas l'optique qui pose problème mais
les cellules de déclenchement des flashs qui ne remplissent pas leur rôle. Qu'à
cela ne tienne, retour aux méthodes anciennes et à l'open flash. Le résultat
est moins "moderne" et ne fera certainement pas la couverture de Spelunca
mais tout de même des choses regardables, enfin il me semble…
Retour tranquille avec un nouvel arrêt traditionnel, à
Saint-Remèze cette fois, au Clos de l'Abbé Dubois. Là aussi l'accueil est fort
sympathique et les productions intéressantes avec un cépage Viognier en
surmaturation et des assemblages inhabituels dans nos secteurs pour les rouges.
Et ce qui ne gâte rien, dans des tarifs tout à fait raisonnables.
Spéciale dédicace à Hugues pour sa patience pendant les
longues séances de réglage émaillées de problèmes techniques. L'arrivée
prochaine du cadeau du Père Noël avec des déclencheurs radio devrait simplifier
des choses (mais surement faire apparaitre d'autres "bugs").
Si vous avez envie de visiter un trou autrement que Gaston Lagaffe ou si vous voulez prendre un peu l'air pour digérer vous pouvez vous signaler pour organiser ça. Jean-Jacques est dispo, d'autres personnes aussi.
Présents : Colette, Claude, Jean-Jacques, Didier, Coco, Jean-Luc et Hugues.
Cette année encore la municipalité nous a sollicité pour donner un peu du bonheur aux enfants en faisant descendre un Père Noel le long de la façade de la mairie.
On commence à bien connaitre les lieux du coup l'installation de la corde a été vite faite. Les poutres nous aident bien, il suffit d'y mettre quelques sangles autour pour y accrocher la corde et la poulie.
Le Père Noel s'est habillé au dernier moment car avec son long manteau et sa grosse barbe blanche il a vite chaud, son assistante s'est chargée des retouches finales pour bien assurer le coup.
La hotte remplie de papillotes à distribuer a elle aussi été préparée à l'avance afin d'être prêt au bon moment.
La descente s'est bien passée, juste un petit souci au départ quand Claude m'a carrément fait décoller du sol car c'est moi qui l'assurait en premier, heureusement que Coco était vigilent derrière moi et qu'il a tout bloqué en attendant que Didier vienne s'accrocher à mon baudrier et qu'il s'assoit au sol pour faire plus de poids. Le reste de la descente s'est bien déroulée, Jean-Luc nous guidait par téléphone pour qu'on fasse la pause à mi parcourt pour la distribution des papillotes et Jean-Jacques s'est lui occupé de ramener Claude sur le coté pour pas qu'il finisse dans la marmite de vin chaud en le tirant avec une autre corde.
Une fois en bas le Père Noel a vite été entouré d'une foule impressionnante qui voulait des papillotes.
Le démontage de l'équipement a vite été fait, le Père Noel a pu reprendre sa longue tournée et les petits lutins sont rentrés chez eux pour préparer le réveillon.
Présents : Jean-Jacques, Didier, Jean-Luc, Gilles, Olivier et Hugues.
Cette fois on change de secteur pour notre sortie du samedi, on va voir un trou trouvé par Didier il y a bien longtemps vers les gorges des Trente Pas.
Plus on s'approchait de la destination et plus Jean-Jacques semblait se poser des questions sur la destination finale car René et lui sont déjà venu sur le secteur pour repérer une grotte indiquée par un ancien spéléo. Quand on s'est garé le doute s'est encore amplifié et finalement une fois au bord de la grotte Jean-Jacques nous a confirmé que c'était bien la grotte recherchée avec René mais qu'il n'avait pas trouvé car il s'était arrêté 15 m plus bas.
La météo n'était pas au top quand on est arrivé, il faisait froid, le soleil ne parvenant pas à percer la brume. Une fois tout le matos réparti on a attaqué la marche d'approche dans le brouillard. On avait prévu de quoi progresser dans la grotte : échelles, cordes, amarrages etc ... et le nécessaire pour agrandir des passages si besoin.
Arrivés sur place on s'est retrouvé dans des passages complètement noyés dans les feuilles mortes. Quand on a vu la roche du secteur on s'est dit que ça ne devait pas être super stable, le gros bloc coincé juste avant l'entrée nous a donné un bon aperçu de ce qui nous attendait.
L'entrée étant envahi elle aussi de feuilles mortes il a fallu bien faire attention de ne rien faire tomber au sol sinon c'était la perte assurée. Le porche d'entrée est grand mais lui aussi complètement pourri, on se demande comment tout ça tient encore.
Le départ se fait par un petit passage bas entre les blocs, on désescalade un ressaut de 3 m dans lequel il ne faut surtout pas regarder le plafond sous peine de ressortir en courant tant les énormes blocs fissurés font peur.
Là on arrive sur un passage bas où il faut s'engager à plat ventre sous une dalle fissurée qui sert de clef de voûte donc on fait bien gaffe de ne rien toucher. A nouveau on a un petit ressaut à désescalader puis on arrive dans la partie où on se sent le plus en sécurité (si on ne regarde pas trop en l'air bien sur).
La suite est dans un méandre étroit où on a pu s'engager sur quelques mètres avant de tomber sur un pincement avec vue sur du noir.
Au passage on a remarqué deux habitantes qui semblaient se tenir compagnie : une chauve souris et une araignée.
On a bien cherché des suites possibles mais en vain, de partout ça semble impraticable et surtout dangereux donc sans espoir. Petit à petit tout le monde est ressorti.
Jean-Jacques ayant entamé la topographie dans le porche d'entrée jusqu'au passage bas Olivier et moi on a pris la relève dans les autres passages bas mais honnêtement on n'a pas eu le courage de la faire jusqu'au bout, le trou étant tellement péteux ça ne nous a pas motivé.
Didier étant resté encore sous terre on a repris la recherche de passage possible pour voir la zone noire aperçue au fond du méandre. Il a réussit à ouvrir un passage dans la roche pourrie et à y s'y engouffrer. J'ai hésité à le suivre car le bloc qui servait à retenir tout le reste bougeait dans la main donc tout demandait qu'à nous tomber dessus. Finalement je m'y suis engagé car je ne voulais pas laisser Didier seul de l'autre coté et Olivier m'a suivi.
Apres quelques mètres on est tombé sur un croisement de failles avec peu de possibilité de progression. Olivier a tenté de passer par en dessus mais en vain. Le miroir de faille étant assez haut ça nous a empêché d'aller plus loin car ça passait peut être en se mettant à l'égyptienne mais n'ayant pas de prises pour poser les pieds c'était vraiment trop risqué.
On a donc repris le passage dangereux en faisant toujours attention de ne rien accrocher et on est revenu dans la petite salle où même là tout semble empilé sans vraiment tenir.
On ne va pas tenter d'ouvrir les passages dans cette grotte, je ne me sens pas de faire des trous avec le perfo pour tenter d'élargir, même ça je suis sur que ça peut déstabiliser les parois alors faire des tirs ça ne me tente pas du tout.
Participants: Pascale, Jean-Jacques, Olivier, Philippe, Pierre et Bertrand
TPST: 3H
Grâce à l'autorisation de circuler sur la piste forestière, nous montons les 11 km assis confortablement dans nos véhicules. Nous nous arrêtons peu après le refuge des Girards à la cote 1200m.
Il est 10h30 et un soleil estival nous réchauffe déjà. A l'ombre certains endroits ne dégèlerons pas de la journée.
Jean-Jacques nous indique la position approximative du trou selon ses souvenirs. Nous crapahutons quand même jusqu'à midi pour retrouver l'entrée située une centaine de mètres en dénivelé négatif de notre position de départ.
Petite précision de la part de Jean-Jacques : Pendant qu'ils équipaient la cavité, avec Philippe et Pierre on est allés voir cette magnifique bergerie construite sur une vire située à 400m plus au sud sur le même sentier, en remontant vers le Trou du Diable nous avons trouvé une petite cavité à deux entrées qui forme une petite traversée. Vous pouvez découvrir tout ça sur les 7 photos suivantes.
Il est l'heure de déjeuner et nous faisons un point sur le matériel à embarquer sachant que vu l'heure nous ne ferons pas le rééquipement en entier.
Nous sommes 4 à nous équiper, J-J préférant rester à la surface et Philippe déclarant forfait à cause de douleurs aux pieds.
C'est Olivier qui commence l'équipement et fixe la corde de main courante d'accès à la lèvre du puits et pose les deux goujons de tête de puits. (Corde + dynema sur tronc et barre métallique + 2 maillons/plaquettes).
Pour le P80m de départ nous avons prévu 120m de corde au cas... Olivier me passe alors le relais pour l'équipement de la suite. Je me retrouve donc bardé de matériel en tête de puits et commence la descente tranquillou en admirant les belles proportions de ce puits très "Alpin".
Notre belle corde toute neuve file vite... et comme annoncé par Jean-Jacques il semble y avoir peu d'endroits propices à la pose d'amarrages. Le début étant plein gaz, pas trop possible de planter tout de suite. Dès que la paroi se rapproche je cherche les endroits judicieux pour poser mon premier fractio. Je suis déjà descendu d'environ 30m, il est temps de trouver!
Je suis face à du concrétionnement que je sonde au marteau. Bof... j'essaye plusieurs endroits. Allez je vais tenter de percer là...Arrrg la mèche s'enfonce comme dans du beurre... moonmilch derrière 1cm de calcite.
Bon bon j'ai soudain un grand moment de solitude... quoi faire? Pas remonter quand même...et pas descendre d'une traite non plus...
La paroi opposée semble plus solide mais elle est trop loin pour oser un pendule acrobatique. Les autres là-haut doivent s'impatienter peuchère!
Alors je descend encore 5m et il semble qu'en décalant un peu main gauche on tombe sur un calcaire plus sain. C'est un peu dans une goulotte et je m'y coince avec un pied le temps de percer et poser le premier goujon. Après ça sera plus simple. (2 maillons/plaquettes). Je demande à Olivier de patienter encore un peu car je préfère éviter d'avoir quelqu'un juste au dessus de moi, la paroi étant un peu instable.
Je continue à descendre et en suivant la morphologie du puits je pose encore 2 fractios, toujours doublés ( 2+2 maillons/plaquettes).
Au dernier fractio Olivier me rejoints et me transfère le second accu. Je pose une déviation ( 1 plaquette, dynema, 1 mousqueton). Le dernier jet est fait d'une traite, 25m à l'estime.
Je pose pied au fond suivi par Olivier et vite rejoins par Pierre. Ah, pas de Pascale...Elle a déclarée forfait sur refroidissement en tête de puits...
Nous trouvons qu'il reste vraiment beaucoup de corde en plus... Nous dirions bien 50m environ à vue de nez...Nous nous posons la question sur la longueur de la corde... Du coup nous décidons d'entamer la suite (P20m) avec cette corde.
Olivier commence à équiper le départ ( je crois qu'il aime bien ça...) (main courante, 1 maillon/plaquette + 1 dynema sur tronc; tête de puits 2 maillons/plaquette).
Pendant ce temps, Pierre fait des photos et observe quelques bestioles.
Nous laissons en bas un peu de matos et une corde de 40m et nous remontons bon train pour voir les magnifiques couleurs du coucher de soleil il est 16h25.
Nous retrouvons le reste de la bande aux voitures et déjà impatient d'y retourner!
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