Participants : Olivier Sabourault, Yves Billaud
Un
compte-rendu en retard en raison d’une semaine chargée m’ayant fait passer par
Marseille, Lyon et Bordeaux (c’est pas une vie mon bon monsieur !) et pour
ne rien arranger, une tentative de mise en ordre des vidéos pour ne pas mettre
que des rushs.
Résumé des
épisodes précédents : Pour essayer de comprendre le fonctionnement de la
résurgence du Frochet, le MASC a fait l’acquisition de trois capteurs de
pression et de température (Sensus Ultra du fabricant canadien Reefnet). La
mise en place a « un peu » traîné mais finalement en novembre deux
capteurs ont été posés, l’un à l’aval, près de la sortie et l’autre en amont du
S2, avec toutefois des interrogations sur le paramétrage de ces bestioles. Tout
récemment, une bande spéléologico-subaquatique passant par-là a pris l’initiative
de les ressortir… Ce n’était pas tout à fait le timing prévu mais cela a permis
de revoir le paramétrage.
C’est donc
pour la nième fois que nous nous retrouvons à Saint Jean en Royans pour le
rituel du café et de l’achat de denrées à la boulangerie. Et encore une fois il
s’agissait d’une fenêtre météo, une lucarne en fait avec bruine, froid, ciel
plombé. Au départ du chemin, deux configurations : la mienne, traditionnelle
et celle d’Olivier, volontairement « légère ». Un peson électronique
(très pratique pour ne pas se faire avoir avant de partir en zavion) attestait
du gain de poids : 5 kg. Olivier, grand seigneur, acceptait de prendre une
partie de ma camelote. Ce qui faisait tout de même une vingtaine de kg chacun
après ces tractations. La suite est tout aussi rituelle avec une montée tout
aussi rapide que boueuse et un étalage de la camelote sous le porche.
Le niveau d’eau
était haut avec le lac qui déversait. Un gain de température de plusieurs
degrés lors de la mise à l’eau (celle-ci étant à 8° je vous laisse faire la
soustraction pour avoir la température extérieure) et nous remontons la rivière
pour remettre en place le premier capteur. Au-dessus nous en installons un en
aérien pour avoir une idée des variations barométriques (d’après les
spécialistes que j’ai contacté cela devrait faciliter l’interprétation des
variations de pression d’eau lors des bas niveaux… on verra bien).
Constat :
planter un spit en plafond en combine de plongée, ça tire dans les bras !
Mais enfin le capteur est boulonné sur le spit tout en étant protégé par un
tube en PVC.
Ceci fait, brélage des blocs, un dernier regard vers l’aval (sur la photo on voit à droite au ras de l’eau la tige support du capteur immergé et le
boulon du spit) et direction
le S1.
A la
différence de la virée précédente, cette fois ci la visi était excellente :
Une fois débarrassés
des blocs, nous enchaînons les passages et retrouvons l’amont du S2 pour
réinstaller le capteur :
La manip est bien rodée, presque routinière avec un qui boulonne et qui note les infos avec l’assistance efficace du binôme :
Pour cet
emplacement, le capteur est non seulement protégé des chocs par un tube PVC
mais également des éventuelles décantations d’argile. Un ensemble d’aspect un
peu bricolo mais qui devrait être efficace :
Retour au niveau du shunt avec un niveau d’eau un peu plus important que d’habitude :
L’affaire
ayant été rondement menée et les conditions correctes, nous faisons un rapide aller-retour
jusqu’au S3 pour le plaisir de patauger dans cette belle rivière (certes
parfois un peu étroite et surtout pas très chaude).
Le retour s’enchaine
sans problème (attention le son est un peu daubé dans le siphon).
Nous ressortons
à une heure très raisonnable, un peu surpris toutefois du manque de clarté à l’extérieur,
la fenêtre météo ayant tendance à se refermer.
Les
capteurs sont donc maintenant (enfin) en place. Ils vont passer dans le Frochet
tout l’hiver et si tout se passe bien nous devrions les récupérer au printemps
pour décrypter les enregistrements.
Dans l’idéal,
il faudrait mettre en place encore plusieurs capteurs dans le reste du réseau :
amont du S3, siphon du cavalier seul, et peut être encore un ou deux à droite et à gauche. Cela
permettrait non seulement de comprendre (ou au moins essayer de comprendre) le
fonctionnement de la rivière et de ses affluents mais aussi de mieux savoir les
niveaux qu’atteignent les crues et ainsi de planquer au mieux le matériel
(voire les miches de ceux qui auraient la mésaventure de se faire coincer). Mais
ça coûte des sous ces petites bêtes.
Yves B.
(avec la collaboration d’Olivier S. pour les photos et les vidéos).









