Présents : René, Jean-Jacques, Sébastien et Hugues.
Sébastien ayant repéré ce trou en début de semaine il nous y a amené pour voir ce qu'on en pensait. C'est dans le lapiaz, une faille comme ils en existent pleins dans le secteur mais celle là semble descendre un peu plus profond que les autres. Pour bien s'en rendre compte il fallait casser le rocher au dessus pour faire un peu de la place.
On avait pris tout le matériel qui va bien, le perfo et les accessoires qui vont avec, les pieds de biches, marteau et burin.
On n'a pas eu de chance car en soulevant une grosse pierre il y avait une fourmilière dessous et du coup on a passé le reste de l'après midi à se faire attaquer. On a mis moins d'une heure pour ouvrir un passage suffisamment grand pour que je me faufile dedans. J'ai pu descendre sur un petit palier trois mètres plus bas, de là je me suis aperçu que la suite était légèrement décalée sur le coté. Plutôt que de s’embêter à travailler à ce niveau pour faire le passage c'était plus intéressant d'ouvrir carrément par le haut car c'était juste un bouchon de cailloux.

Dés que je suis sorti on s'est mis à casser les rochers au dessus, c'était des grosses dalles et dessous un bon paquet de terre mélangée à des pierres.
En 45 mn le passage a été ouvert, j'ai fait une tentative de descente mais c'est encore un peu juste, il n'y a pas grand chose à faire pour passer mais comme je bossais hier soir ça faisait trop juste au niveau horaire. Le fond semble plein de terre mais ce n'est pas impossible que ça continue sur le coté, on avait du mal à bien voir par contre ce qui est sur c'est qu'on a déjà mesuré une profondeur de 7 mètres avec le laser-mètre.

Avant de partir on a bien recouvert le trou avec des branchages pour éviter que les bêtes tombent dedans. L’accès est facile, il est juste à coté d'un chemin carrossable si on fait attention, par contre ça manque un peu d'ombre donc il ne faut pas oublier les casquettes et les bouteilles d'eau.
Pendant qu'on travaillait sur le trou on a entendu passer du monde sur le chemin, au début on est resté discret puis quand on a entendu qu'ils semblaient un peu paumés Jean-Jacques est allé les voir. C'était un groupe de jeunes Belges en vacances qui cherchaient les dolmens du coin. Du coup un des gars est resté un bon moment avec nous pour discuter et pour voir le résultat du chantier, il est arrivé juste au moment où j’étais au fond. Le reste du groupe est venu le rejoindre un bon moment après, avant qu'ils repartent on leur a indiqué un peu les choses à voir dans la région. Pas de chance ils n'étaient pas de Dinant donc ils ne connaissaient pas notre ami Dsobeur.
Ce trou est à bosser encore car en deux heures de boulot seulement on est déjà à -7 mètres, il reste une petite heure de travail pour pouvoir descendre "confortablement" au fond pour se rendre compte s'il y a une suite ou pas. Dans ce coin quand on passe les trois mètres c'est déjà une victoire, si on franchit les dix mètres c'est presque gagné pour tomber sur quelque chose de très intéressant.
Hugues.