Présents : Gilles et Hugues.
N'étant pas nombreux de disponibles mais ne voulant pas perdre une journée qui s'annonçait ensoleillée Gilles et moi on s'est donné RDV pour faire un peu de prospection sur le secteur des Lombrics vers Bidon.
On commence à chercher un remplaçant pour l'aven des Lombrics car ce chantier semble bien compromis à moins d'y déployer des gros moyens pour passer sur le coté, seul endroit où on retrouve du vide et du courant d'air.
La météo a été conforme aux prévisions, une fois le brouillard levé on a profité d'une belle journée dans les bois. On a fait de la prospection "à la baguette", Gilles se chargeait de repérer les "phénomènes" et on cherchait autour pour voir si un accès était visible ou pas.
Petit à petit en évitant les battues de sangliers on est arrivé jusqu'aux Lombrics. Les fortes pluies des semaines passées ont bien marqué le chemin mais grâce (ou à cause selon le point de vue) aux petits barrages de terre rien se semble être parti dans l'aven.
On a repris la voiture pour continuer le chemin puis on s'est posé pour casser la croûte. On était dans le secteur que Gilles voulait plus particulièrement sonder avec ses baguettes. On est parti avec les sacs à dos par les sentiers en restant toujours sur une large galerie qu'il ressent grâce à ses instruments pour essayer de trouver le coin où elle est la moins profonde possible. On est arrivé ainsi à une profondeur minimum théorique de 3 mètres mais malheureusement sans y trouver le moindre endroit propice à une désob.
Après avoir traversé un bois en mode "sanglier" on est tombé sur une vieille cabane et en cherchant bien on a trouvé le "frigo" local, un trou qui semblait prometteur mais qui hélas est vite obstrué par de la terre, à revoir ...
En continuant la prospection on est arrivé sur un nouveau lapiaz semblable aux autres. Là encore on a observé chaque faille visible et jeté des pierres dedans dès qu'on observait du noir. Pour une fois les pierres ne se sont pas bloquées à un mètre mais ont rebondi quelques secondes.
L'entrée est étroite, ça fait 30 cm de large sur 50 cm de long. Deux mètres plus bas il y a un petit palier et sur le coté le trou continue mais on n'arrivait pas à voir plus loin.
Dix mètres plus loin on est tombé sur un deuxième trou identique, les cailloux descendent plus profondément si on arrive à les jeter au bon endroit.
Finalement on en a trouvé un troisième toujours sur le même lapiaz avec encore plus de temps de chute. En plus celui là semble plus facile à travailler et surtout quand on se baissait juste au dessus on avait du courant d'air dans le nez. Après quand on réfléchit un peu on peut imaginer qu'on a une salle sous le lapiaz et que les trois trous sont des cheminées par où passe l'air mais bon d'après Gilles la grosse galerie qu'on suivait aux baguettes serait à environ de 10 mètres de profondeur à cet endroit donc ça vaut le coup de percer pour voir ce qu'il y a dessous.
L'heure tournant on a coupé direct pour rejoindre la voiture et après avoir descendu un petit vallon et remonté en face on y est tombé directement dessus donc on va dire qu'il faut environ 15 mn maximum pour rejoindre la zone. On y retournera pour voir l'accès le plus direct et facile pour y revenir avec le matériel nécessaire si on juge que c'est un chantier intéressant.
Hugues.
