Présents :
pour le SCSM : Olivier et visites de Patricia et Michel
pour le MASC : Jean-Jacques, Gilles, René, Silvère, Philippe et Hugues.
La semaine passée Yves avait amené son perfo burineur en 220V et on s'est aperçu que ça pouvait rendre de bons services au fond. Au club on est déjà équipé d'un burineur mais c'est un gros modèle, incompatible avec le chantier souterrain en cours où il faut s'en servir allongé et à bout de bras du coup on a investi cette semaine dans un modèle plus compact et léger.
Ne voulant pas tirer une rallonge électrique à chaque sortie on en a posé une en fixe dans le trou. A nouveau on s'est servi de la gaine de ventilation pour la mettre à l'abri tout le long du parcours et pour qu'elle arrive directement au fond. Cela a été notre premier boulot en arrivant, on a fait descendre la ligne électrique jusqu'au fond avant de brancher la ventilation. Une fois tout en place Gilles, Olivier et moi on est parti avec le matériel de désob pour continuer à ouvrir le boyau. Cela commence à faire un joli petit conduit percé entièrement dans la roche.
Le perfo-burineur est vraiment bien adapté pour ce qu'on veut faire en plus il est bien plus léger que le perfo sur accu et ça économise bien les bras et les abdos. Je me suis occupé d'élargir encore le fond pour le rendre plus confortable et surtout plus pratique à bosser. A nouveau le courant d'air n'était pas violent donc on a eu pas mal de retour de poussières et de gaz à chaque tirs. Chacun à son boulot, je fais péter, Gilles nettoie et Olivier s'occupe des moyens plus percutants quand c'est le moment.
Silvère qui était arrivé est venu nous rejoindre au fond, il s'est amusé un peu lui aussi avec le burineur avant de laisser la place pour les tirs. Ce n'est pas évident de mettre au gabarit mais petit à petit on y arrive, de loin ça semble toujours assez grand mais dès qu'on s'y allonge dedans on s'aperçoit que ça coince toujours un peu de partout, Olivier qui s'est chargé de poser des moyens plus costauds pour casser le rocher a bataillé pour tout mettre en place. On fait toujours ça avant de remonter manger afin de laisser le temps aux gaz pour s'évacuer.
Pendant qu'on était au fond d'autres renforts étaient arrivés : Jean-Jacques et Philippe. C'est bien utile d'avoir du monde dehors qui assure l'intendance. Quand on est ressorti l'équipe de surface avait déjà tout installé pour le casse croûte. La zone au soleil et à l'abri du vent était débroussaillée, le micro onde branché, les fauteuils installés. Et oui on s'habitue à manger chaud ...
Avant que l'envie de faire la sieste au soleil ne devienne trop forte on est redescendu au fond voir le résultat du tir. Déjà en descendant je sentais l'odeur suspecte des gaz, arrivé au fond ce n'était pas la joie, j'ai prévenu la surface pour leur dire mais Gilles et Silvère arrivaient déjà derrière moi. En fait tous les gravats sont partis dans le boyau et ont bouché la suite du coup il n'y avait pas un poil de courant d'air au fond, la ventilation n'arrivait pas à tout chasser.
On n'a pas eu d'autre choix que d'aller ouvrir le passage en ramenant les cailloux, Gilles et moi on s'est relayé pour la corvée mais ça n'a pas été facile. Dés qu'on a ressenti à nouveau le courant d'air on est vite remonté à la surface. Heureusement j'ai toujours des dolipranes dans la voiture ...
On est resté une petit demi heure à discuter au soleil et c'est là qu'on a perdu Philippe et Silvère : fauteuil + soleil = sieste.
De retour au fond on a repris la désob pour tenter d'avancer jusqu'au dessus du trou, après avoir retiré un maximum de cailloux on a pu s'approcher mais malheureusement pas assez pour y mettre la tête là où tombent les pierres qu'on jette.
Le trou est juste sous le caillou coincé entre les deux parois, ce n'est pas bien grand au départ, il faut espérer que ça s'élargisse en dessous. On entend bien la chute des pierres, ça résonne un petit peu, c'est sur que ce n'est pas encore un immense puits mais on va descendre et ça c'est déjà bien.
Cela ressemble au départ du deuxième ressaut qu'on a trouvé en bas du premier, il y avait juste un petit trou par où on jetait des pierres, on avait ouvert l'entrée assez facilement et dessous il n'y avait rien eu à faire, pourvu que ça soit la même chose.
Pour avancer plus il faut couper le virage de droite et donc avant de remonter Olivier s'est occupé de placer ce qu'il faut un peu en amont pour qu'on puisse la prochaine fois continuer à le raboter. La semaine prochaine on devrait pouvoir mettre la tête dans la suite et voir ce qui nous attend pour les sorties à venir. Il faut vraiment qu'on trouve un nouvel espace de stockage si on doit faire encore de la désob sinon on va avoir de gros problèmes pour continuer.
Quand on est ressorti on a trouvé Patricia et Michel M. qui étaient venus nous rendre visite.
Hugues.
