Ciel
bien bleu et un peu de vent, c’est le temps de ce matin du lundi 3
février à la Poule Rousse.
Dès
9 h 15 la première voiture arrive : ils sont 4 : Marcel,
Thierry, Janine et Pierrot.
Ghislaine
et Gérard sont sur place depuis la veille avec leur fourgon.
Claire
et Gilles se garent dans la foulée. Et vers 10 h Baba, Jean Jacques
et Jean Luc sont là.
Marcel
démonte le mandrin du perfo. Il veut changer la bague qui a des
signes avancés d’usure.
Ce
qui avait provoqué, la dernière fois, une perte intempestive du
mandrin.
Finalement
il réinstalle la même bague mais à l’envers.
Nous
sommes 3 à descendre pour le fond : Marcel, Thierry et Gérard.
C’est
beaucoup moins humide qu’il y a 6 jours lors de la 56ème séance.
Arrivés
au départ du méandre à -100m, nous quittons nos baudards qui sont
des impedimenta pour la suite. Nous nous installons dans le méandre
pour sortir les gravats du dernier tir. Nous sortons une quinzaine de
bac. Le méandre fait bien 10 m de long maintenant. Marcel prend la
direction générale avec sa boussole : 260° !
Nous
sommes au virage, derrière c’est un peu plus grand mais tapissé
de glaise !
Nous
commençons à buriner pour finir le nettoyage. Mais de nouveau le
mandrin se fait la malle !
Une
réparation de fortune est faite par Marcel. Mais plutôt que
buriner, nous faisons un nouveau tir dans le virage.
Entre-temps
Jean Luc nous a rejoint. Cela faisait quelques séances qu’il
n’était pas venu et il trouve que nous avons bien avancé.
Nous
cassons la croûte en attendant que les gaz du tir se dissipent. Nous
sommes au bas du dernier puits. Sa hauteur a diminué de plus d’1m,
avec tous ce que nous avons entassé de gravât à son pied.
Thierry
part en tête pour dégager le tir. Nous sommes 4 dans le méandre.
Mais Jean Luc sort, il ne se sent pas bien ; Puis c’est au
tour de Thierry qui a mal à la tête de sortir. Le CO2 combiné au
gaz du tir se fait sentir par une trop forte exposition.
Faute
de mieux nous perçons 2 trous de 10 X600 à l’entrée du méandre
pour faciliter la sortie des bacs.
Nous
retournons au fond pour finir de dégager le tir. Nous arrivons à
nous engager dans la suite jusqu’au virage suivant. Marcel prend
des photos bras tendu. Thierry dans une ultime tentative arrive à
voir la suite : 2 m et encore un virage. Par contre le sol de
glaise redescend plus loin, ce qui pourrait nous faire gagner de la
hauteur (car le plafond reste à l’horizontal).
Il
y a toujours une résonance au fond, l’eau continue à descendre
sous nous (dans le méandre nous sommes sur un plancher de glaise et
de fine calcite, dessous c’est étroit et l’eau si écoule).
Au
bout nous sommes à 12 m de méandre, à vue 14 m !
La
gestion de la sortie des bacs va être compliquée et énergivore.
Nous nous demandons s’il ne faudrait pas agrandir un peu plus le
méandre à deux ou trois endroits, des sortes de cloche pour pouvoir
plus facilement se tourner et passer les bacs.
Mais
cela se fera au détriment de l’avancée dans le méandre. A voir !
Nous
remontons en surface , le dernier sort à 15 h15.
En
surface un nouveau chantier a été attaqué pleine roche. C’est un
peu comme les bonobos qui ne peuvent s’empêcher d’avoir des
relations sexuelles intempestives, et bien les spéléos ne peuvent
s’empêcher de creuser !
Le
dernier tir sur ce nouveau chantier se fait entendre, alors que des
hélicoptères tournent autour du site.
En
enlevant le fourgon, un peu trop dans la ligne de tir, nous
apercevons qu’une roue est crevée.
Il
faut presque une heure pour changer la roue. La roue de secours est
pendue dessous à l’arrière par un câble. La notice précise
qu’il faut engager une clé au niveau de la roue arrière pour la
libérer. Mais il n’y a pas de mécanisme correspondant. Finalement
il faut se glisser sous le fourgon et avec une clé de 8, faire
descendre le câble. Ouf !
Nous
partons vers 17 h. La prochaine sortie est prévue le lundi 10
février.
Gérard
METEO :
BEAU TEMPS
MAIS VENT FROID VIOLENT
BUT :
CONTINUER LES TIRS AU FOND
PARTICIPANTS :
THIERRY MILLET. MARCEL. GEGE ET GHISLAINE. BABA. GILLES ET CLAIRE.
PIERROT ET JANINE. J.JACQUES. JEAN-LUC.
Dimanche
soir 02 février.
THIERRY
vient nous rejoindre à La Voulte en soirée, nous mangeons ensemble
à la maison et il dort dans son fourgon sur le petit parking proche
de notre maison.
Lundi
03.02
Marcel
passe nous prendre à la même adresse dès 08 H du matin. Nous
partons tous ensemble avec sa voiture. Depuis des jours la météo
nous annonce du beau temps, le Mistral glacial a pris le dessus, il
gèle à Martigues dixit Olivier, mon fils, et malgré le soleil ça
caille velu. Dès qu’on arrive au parking on rencontre Gégé qui a
équipé le puits d’entrée. Ils ont dormi sur place dans leur
fourgon. Déjà en arrivant l’équipe du fond s’équipe
rapidement et à 9 H45 les trois premiers prennent les cordes suivis
de près par J. Luc qui vient d’arriver avec Gilles et J. Jacques.
Il ira les aider pour renforcer l’extraction des déblais au
terminus. (Je précise qu’avant de descendre Marcel répare la
perfo qui va au fond en adaptant un nouveau jonc qui bloque les
billes du nez de percussion, à cœur ouvert, tout cela en plein air
sur la table de camping) Nos femmes restent au chaud dans le fourgon.
J’ai déjà l’onglet au bout des doigts, bien enrhumé aussi, du
coup nous continuons à creuser le petit puits artificiel au bord de
la piste qu’on avait attaqué dernièrement avec Gilles. Cette fois
j’ai apporté le gros marteau –piqueur de Rémi pour mieux
fracturer la roche qui est très délitée. Il nous faudra percer
plusieurs trous de mine pour disloquer celle-ci avec des pailles sans
trop de succès ! On arrive à midi et demie, c’est l’heure
du casse-croûte autant pour nous que ceux d’en bas ! Le
groupe de Gégé tourne en permanence, entre temps nous devons jouer
avec les multiprises pour éviter le crash électrique car le
montant de tous les moteurs en jeux (piqueur, perfos X 2 et
ventilation) on pourrait vite dépasser les 2300W ! Tout va bien
au fond, ils nous informent que le trou est relativement sec mais peu
de C/A. Notre sondage permet de nous réchauffer, on est à la cote
-1M, sur 1 mètre de diamètre. Nous mangeons séparément, certains
préférant déjeuner à l’abri, je préfère d’être au chaud
avec les femmes à cause de ma crève. D’un seul coup le téléphone
nous réjouit. Il parait que le méandre semble franchissable au-delà
des tirs, Thierry aurait pu passer la tête derrière le dernier
virage ? Finalement même si les dimensions s’élargissent il
faudra continuer le minage sur encore 2 à 3 m ? La résonance
trompeuse n’indique donc pas le vide espéré tout proche. Le fait
d’avoir amélioré le passage par une reprise de tirs, les gaz ont
un peu dérangé l’atmosphère en intoxicant l’équipe. Gégé va
certainement nous détailler cette séance ? Ils ont eu aussi un
problème prévisible car la réparation de Marcel n’a pas tenu ses
promesses avec la percussion de la machine. Avant de remonter ils
percent encore quelques trous et ressortent vers 15 h 30 TPST
5H. Nous, dehors,
on termine l’élargissement du trou et Gilles déverse 50 litres
d’eau au fond pour essayer de surveiller son écoulement ?
J’ai fait en
surface 5 tirs de 10 X 600
(pour l’instant pas de fissure suffisante pour absorber rapidement
ce test liquide !) Il a sondé un vide pas loin avec ses
baguettes, à faible profondeur. A 16 H 30 nous sommes tous réunis
autour des voitures et c’est là qu’on s’aperçoit que le
fourgon de Gérard a un pneu crevé, réparé laborieusement. Le
vent vient de cesser, rien n’est sûr pour une prochaine sortie,
sans doute lundi prochain ? (A
réfléchir entre nous avec la météo ?) Pierrot.
En
résumé, ce méandre est décevant, plus on avance et plus la
résonnance recule, phénomène bien connu au D35 (33 M de tir en 3
ans) pour être récompensé ! On tient bon. Cette
désobstruction est un investissement pour l’avenir.
Pierrot