Présents : Olivier B, Philippe et Hugues.
Pourquoi un nouveau chantier sur le secteur de Bidon ? Toujours pour la même raison : trouver un accès post-siphon N 17 à la grotte de St Marcel.
Ce trou est connu depuis longtemps mais n'avait pas été attaqué par manque de temps et surtout car il y a déjà un chantier juste à coté qui a monopolisé le temps et les énergies. Olivier a voulu s'y mettre un peu dessus et il a commencé seul à ouvrir l'entrée. En entendant les cailloux chuter pendant quelques secondes il a voulu continuer à l'ouvrir et donc Philippe et moi on est venu lui donner un coup de main. Une fois de plus c'est une sortie qui s'est décidée à la dernière minute.
Une fois sur place on a mis une bâche pour nous protéger du soleil tout au long de la journée.
Olivier avait déjà bien ouvert le passage et on devinait les départs par où chutent les pierres mais un pont rocheux empêchait de descendre plus bas. Il nous a donné bien du mal car l'effet de voûte le rendait vraiment solide.
Une fois cet obstacle passé la progression est devenue un peu plus facile. On a fait de nombreux tirs à la cartouche et aux pailles pour réussir à descendre. A nouveau on a bataillé sur des ponts rocheux mais à force de les chatouiller on est arrivé à élargir suffisamment pour voir la suite.
Pour gagner en efficacité avec les cartouches j'ai fini par prendre les noires que je gardais de coté, le calcaire étant très compact les résultats étaient vraiment intéressants. J'ai l'habitude de mettre les pieds sur les tapis de protections pour éviter qu'ils se soulèvent, avec le premier tirs avec les cartouches noires ça m'a déplacé de dix centimètres. Cela faisait un moment que je n'avais pas utilisé des noires ça m'a surpris.
Philippe a testé lui aussi la puissance des noires, il ne connaissait pas encore, ses tibias vont s'en souvenir, il ne s'est pas fait mal heureusement, juste des égratignures. On s'est relayé tout le jour pour percer, faire péter, nettoyer et remonter les cailloux.
On a retiré des gros blocs du fond mais malheureusement on ne pouvait pas empêcher qu'une partie des gravats descendent jusqu'au fond. Même si on se régalait avec le bruit des cailloux qui dévalent on se doutait bien qu'on le payerait le jour où on devrait les remonter.
Après quelques gros tirs à la cartouche le passage est devenu assez grand pour qu'on puisse descendre, j'ai laissé ma place à Olivier pour qu'il découvre en premier le fond et en même temps je n'avais pas trop envie de m'arracher la peau sur la roche hyper agressive. Après qu'il nous ai décrit ce qu'il voyait et qu'il soit remonté je suis descendu à mon tour mais sans aller jusqu'en bas. Le fond est comblé par toutes les pierres qui ont chuté, il va falloir faire remonter tout ça.
Coté sud la paroi est lisse mais ça s'arrête, coté nord ça peut le faire, ça semble continuer mais avant de pouvoir passer il va falloir bosser pas mal.
La prochaine fois on va devoir calibrer en repartant d'en haut pour pouvoir remonter les seaux de gravats, il faut tout mettre droit pour pas qu'ils accrochent les parois et mettent en danger ceux qui bossent au fond.
Hugues.
