Lundi 30 Décembre aven de la Poule Rousse.
Départ de chez moi 9h ou sur place 10h
Jean-Jacques
Lundi 30 Décembre aven de la Poule Rousse.
Départ de chez moi 9h ou sur place 10h
Jean-Jacques
Sortie dimanche 22 décembre 2024 à la Grotte de la Chaire à Salavas (Ardèche)
Rendez vous à 10 heures.
Point GPS : https://maps.app.goo.gl/NjHg8titNDRHbNYS9
Contacter Ludwig : 06 63 13 06 40
Jean-Jacques
PARTICIPANTS : GEGE ET GHISLAINE.GILLES ET CLAIRE.PIERROT ET JANINE. MARCEL. BABA ET SYLVANE. J. JACQUES. OLIVIER, FLORIAN. MICHEL, ALEX ET LEÏLA. VISITEUR : GERARD SPINNLER
METEO : PLUVIEUX, ENSOLEILLE MAIS FRAICHEUR SOUTENUE
BUT : CHOISIR UN DES PROGRAMMES EN COURS POUVANT DEBOUCHER SUR UNE SUITE DANS LA CAVITE ?
Comme dabe Marcel passe nous prendre à la Voulte vers 08 H. Au départ le temps est très humide, il y a du crachin mais à l’approche du Pouzin le ciel se dégage et laisse apparaitre une météo nettement meilleure. Comme c’est dimanche, peu de circulation, nous arrivons les premiers sur zone, suivis de près par Gégé et Ghislaine, il est 09H. Nous déposons mon groupe neuf prêt à l’emploi car il n’est même pas rodé depuis son achat ! J’ai calfeutré la turbine de J. Louis Bret pour éviter qu’elle fasse trop de bruit en la plaçant dans un gros tube PVC, cette amélioration s’avère intéressante à l’emploi. Gégé et Marcel s’équipent rapidement pour aller à -100 pour continuer la désob, il leur aurait fallu la participation d’un troisième larron pour leur éviter une grosse fatigue,(on recrute !) il est 10 H. Arrive ensuite le gros de l’équipe d’aujourd’hui dont Jean-Jacques et deux gars du GSV avec Olivier qui vont descendre 1 H plus tard pour escalader le puits remontant découvert à la précédente sortie vers -30m.
Finalement nous ne sommes que trois hommes et nos femmes en surface pour vaquer à nos occupations routinières. Le franc soleil n’arrive que vers midi, cela est bien agréable car la température reste assez froide. Le programme se résume donc à deux équipes et à deux niveaux dans l’aven qui est sec malgré les averses d’hier tombées chez nous et pas une goutte en basse Ardèche, heureusement ! Les repas pris en surface ont débouché sur pleins de gâteries à l’approche de la Noël. On se doute bien que sous nos chaises, à l’instant même, dans notre salle à manger de plein air il y a des gens qui s’aventurent à grimper ce puits de 25 m dont on ignore encore où il mène ? (C’est Olivier Garnier qui s’occupe de cette séance d’escalade artificielle.) Après le repas nous avons la visite de deux jeunes du MASC venus pour explorer l’abîme (Alex et Leila) leur venue trop tardive ne leur permettra pas d’aller jusqu’au fond. Vers 16 H 30 tout le monde ressort à la suite et les derniers seront donc les mineurs puisqu’ils avaient la lourde tâche de dynamiter le méandre terminal. Arrêt à 5 m d’une ligne droite qui semble pénétrable, écho sensible devant ? 6 trous de 10X600 sont percés.
TPST 6 H ainsi se termine cette journée.
Retour dans nos foyers, lundi prochain on y retourne !
Pierrot
Avec Michel, Florian et moi nous avons escaladé la coulée située vers -30. Nous avions 10 Pulses.
Je pars en tête, Florian m’assure, Michel fait les photos. Je grimpe 10 m et je pose la corde de rappel pour récupérer mes pulses. Une fois regroupé, je remonte encore 10 m environ. Le plafond est se ferme totalement mais il y a une petite lucarne ou je pénètre. Il y a 5 m à monter en libre tant la cheminée est étroite et pour moi se pence.
J’équipe la corde de descente afin de pouvoir remonter faire la topo. Attention ça frotte dur.
Belle escalade, je suis content !!
Environ 4 heures TPST.
Olivier
Juste un complément aux comptes rendus de Pierrot et Olivier.
Marcel et Gérard
Nous commençons la descente jusqu’à -100 m à 9 h 50 ce dimanche 8 décembre.
Le trou est sec. Arrivés à – 30 m, nous récupérons la ligne électrique qui remonte dans le méandre jusqu’à la salle découverte la semaine dernière. Mais comme elle est attachée dans la salle, il faut aller jusqu’à celle-ci en rampant dans le méandre. Nous récupérons aussi un bout de ligne de tir, car au fond la ligne commence à être un peu trop courte.
En arrivant à – 100 m (estimé car pas de topo faite), nous nous débarrassons de nos instrument de progression verticale pour être plus à l’aise dans le méandre terminal.
Au fond du méandre, il y a toujours un peu d’eau qui circule, alors que le puits par lequel nous arrivons est sec. Il y a donc un amont à ce méandre, mais il est impénétrable.
Marcel commence le dégagement du tir de la dernière fois. Les trous à gauche n’ont que partiellement fonctionné. Trop de matière prise pour casser le virage à 90°gauche.
La difficulté du jour est que nous ne sommes que deux. Le méandre fait 5 m de long jusqu’aux gravats. Il fait aussi 50 à 60 cm de largeur pour 1 m de hauteur, mais le sol est remplis de gravats. Nous avons un bac que nous tirons avec une corde. Mais dans le méandre le bac s’accroche sur des aspérités, ce qui oblige Marcel à se retourner pour envoyer le bac et le pousser, et à Gérard de passer la lucarne d’accès au méandre, de tirer le bac, de sortir de la lucarne, de tirer le bac, de le porter au pied du puits et le vider. Pour les blocs ne rentrant pas dans le bac, c’est pareil.
Les manœuvres sont rendus encore plus difficile avec l’engagement du perfo.
Tout est nettoyé vers midi, nous avons sorti l’équivalent de 20 bacs. Nous prenons la pause casse croûte. Celle-ci est rapide et nous allons maintenant percer des trous pour le prochain tir.
Derrière le virage, nous voyons une longueur estimé à 5 m. Cette partie du méandre est encombrée de banquettes de glaise, Pas loin de nous il y a même un pont de glaise en travers du méandre.
Le plafond reste à l’horizontal, tandis que le fond du méandre, très propre mais étroit, descend. Il y a de l’eau qui coule au fond. C’est plus grand en hauteur et au bout de ce que nous voyons c’est plus spacieux, un nouveau virage ? Il semble y avoir de l’écho, mais nous ne sommes pas sûr, car les cris se réverbèrent dans le puits derrière nous.
Nous perçons 6 trous, 3 dans le virage et 3 dans la continuité du méandre, 2 à droite et 1 à gauche.
Nous remontons en surface sans oublier de faire partir les charges depuis le haut du puits de 25 m.
A - 30 m, il y a du monde dans le puits étroits de 10 m. C’est l’équipe qui est allé faire l’escalade dans la salle découverte il y a une semaine. De la salle il y a encore 2 personnes qui reviennent (Leila et Alex), ce sont eux qui sortiront en dernier. Nous sortons à 15 h 15.
La prochaine sortie est prévue le lundi 16 décembre. En espérant qu’une 3ème personne veuille bien aller au fond.
Une pensée pour Thierry, qui a passé une bonne partie de sa semaine à l’hôpital. En espérant le revoir très bientôt.
Gérard
50ème séance à la Poule Rousse, en1 an et demi c’est pas mal ! En plus une première est en vue !
D’abord nuageuse la journée sera sous le signe du soleil, et c’est tant mieux, car il y a du monde et beaucoup vont rester en surface.
Les présents : Colette et Jean-Jacques, Janine et Pierrot, Gaby et Jacky, Claire et Gilles, Sylvane et Baba, Marcel, Dorian, Thierry, Jacques, Philippe, Charlotte, Ludwig, Jojo, Ghislaine et Gérard.
Dès 9 h, les premiers arrivent, sauf Ghislaine et Gérard, qui ont couchés sur place. Le gros des troupes sont là dans l’heure. Autour, il y a une battue, nous entendons les chiens tout près.
Pierrot a amené un panneau sur lequel il est marqué : 50ème sortie à la Poule Rousse. Première assurée !
A 10 h, nous nous répartissons pour les activités dans le trou : Dorian , Gilles et Gérard descendent à -30m pour buriner la lucarne qui empêche le passage pour une première dans une salle qui est en vue. Thierry et Marcel vont nettoyer les gravats qui sont sur le bord du P22.
Les trois premiers descendent de la gaine pour ventiler le méandre jusqu’à la lucarne. Une fois installée, Dorian attaque au burineur pour agrandir cette chatière. Les autres derrières, évacuent les gravats avec un bac que Gilles a amené. En plus d’une heure et demi de burinage, l’agrandissement n’est pas suffisant car la calcite devient plus dure.
Aussi Dorian perce des trous en 400 pour faire un tir, mais la faible épaisseur de la paroi fait que trois trous passent aux travers. Il arrive quand même à en remplir 3 autres avec des pailles. Nous reculons jusqu’au départ du méandre pour faire partir les charges. Au pied du P10, nous retrouvons Thierry et Marcel qui remontent en surface, il est 12 h 10.
Ils ont nettoyé les gravats en haut du P22, ils sont descendus jusqu’à l’escalade équipée au dessus du P9, ont changé la corde dans l’escalade. Puis plus bas au P25, Marcel a agrandi le départ du puits avec massette burin.
Nous retournons voir le résultat du tir, sans remonter mangé en surface, la première nous attend.
Mais le tir ne permet toujours pas de passer cette chatière. Il faut encore buriner. Gilles veut essayer de passer, mais ça coince encore. Un peu de burinage et enfin il passe. Dorian passe aussi. Un peu de burinage par l’autre coté permet à Gérard de venir aussi
La salle fait 2,5 de large et 6 m de long. En face une coulée de calcite ferme entièrement une suite possible. Cette coulée remonte sur plusieurs mètres. Il y a un départ dans la coulée à une dizaine de m du sol et un autre au sommet. Au dessus de la chatière,, il y a une autre cheminée et une autre aussi au milieu de la salle. Une petite flaque au pied de la coulée semble alimentée par le plafond et peut-être aussi par dessous la coulée.
La question est : est ce que la coulée a entièrement bouché une galerie dans son prolongement ou est ce que la coulée de calcite s’est constituée sur une paroi pleine ?
Après plusieurs photos nous prenons le chemin du retour en surface.
En arrivant au pied du P10, nous croisons Ludwig, Charlotte et Jojo qui descendent au fond. Au dessus il y a aussi Marcel et Thierry qui les accompagnent. Nous attendons qu’ils passent pour remonter. Nous arrivons en surface à 15 h . Et dessous Charlotte et Ludwig nous suivent. En bas du P22 Charlotte s’est sentie incommodée par le CO2, elle n’est pas bien.
En bas Jojo s’est arrêté à – 70 m, il estime que pour sa reprise de la spéléo, il a consenti assez d’effort. Seuls Marcel et Thierry vont à – 100m voir le résultat du dernier tir dans le méandre. Marcel estime à deux brouettes de gravats à sortir. Ils ressortent vers 16 h 30. Thierry est allé faire un tour pour aller voir la première en remontant. Il a encore agrandi la chatière, il a fait l’escalade au dessus de celle-ci et c’est bouché à 4 m. Il a aussi constaté des traces de végétaux au sol de cette salle, notamment des aiguilles de pin.
En surface Dorian récupère, il est sorti gazé. Charlotte s’est couchée pour se remettre.
Les tables sont encore remplis de papillotes et de gâteaux. Il faut maintenant ranger et remplir les véhicule. Un peu avant 17 h, Charlotte s’est levée, elle est encore bien blanche, mais elle a repris un peu des forces. Nous partons du site, avec une nouvelle date pour y revenir, ce sera dimanche prochain, le 8 décembre.
Gérard
PARTICIPANTS : EN FOURGON GEGE ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. THIERRY MILLET. MARCEL. BABA ET SYLVANE. JEAN-JACQUES ET COLETTE. DORIAN. JACKY ET GABY. JACQUES CHICA. GEOFFREY. CHARLOTTE. LUDWIG. GILLES ET CLAIRE. PHILIPPE HACHE.
BUT : ATTAQUE DU MEANDRE DE -30 ET EN DIVERS ENDROITS ?
METEO : BONNE, ensoleillé et 15°
En soirée Thierry vient nous voir sur La Voulte, nous mangeons ensemble.
Dimanche : A 7 H 45 arrive Marcel comme promis, il va nous emmener avec sa voiture avec Thierry venu de Grenoble qui laisse son fourgon à La Voulte. Le temps est un peu brumeux mais la météo du matin se dissipe rapidement, à 09 H on arrive à l’aven, Gégé et Ghislaine nous accueillent, ayant passé la nuit ici. Peu à peu le reste de la troupe arrive, c’est un jour important, la cinquantième sortie ardéchoise avec un petit objectif en « première » à la clé ! On sera donc nombreux pour fêter ça, en plus comme il ne fait pas froid c’est un régal de tous se retrouver entre amis. Dès 10 H une équipe s’engouffre dans le puits d’entrée avec le restant de la gaine de 63 pour alimenter en air turbiné l’amont du méandre de moins trente. Ils ont tout le matos pour dézinguer la paroi qui obstrue l’accès à la nouvelle salle entrevue la semaine dernière. Gégé, Gilles, Dorian, Marcel, bataillent au burineur pour franchir l’obstacle, ils sont même obligés de percer trois trous pour achever le franchissement avec un tir à la paille en restant sur place. D’autres avec Thierry / Marcel feront également en parallèle des élargissements dans les petits ressauts menant au P25, ils transvasent ces déblais avec un seau sur un relais caché au bord du P25 et changent une corde dans l’escalade en cours. En surface nous sommes nombreux à glandouiller profitant du soleil mais la famine nous fait sortir les casse-croûtes des sacs, du coup on déjeune à 13 H car le travail de désobstruction commence à durer, l’accès à cette fameuse salle sera difficile mais c’est souvent comme ça quand on est pressé. Sur le coup de midi il y a sans cesse des arrivées d’invités dont une jeune équipe du MASC. Repas communs avec le téléphone en bandoulière ! Quand l’équipe de pointe ressort pour manger nous les têtes blanches avons terminé. On nous apprend malheureusement que cette suite tant convoitée donne sur un puits remontant d’une vingtaine de mètre de hauteur, quelques possibilités de suites sans grands espoirs mais quelques belles concrétions. Gérard nous commentera ceci dans un CR technique. Gilles et Dorian ont fait de belles photos et vidéos.
Après le repas et le repos mérité certains repartiront sous terre pour visiter le gouffre avec cette petite « première » et aller jeter un œil jusqu’au fond dont Marcel s’est rendu compte de l’importance des déblais à ressortir à la prochaine descente au terminus. Il reste encore du boulot entre les escalades et les minages du fond. Nous plions les gaules vers 17 H avec la fraîcheur qui arrive. Sortie décidée pour dimanche prochain. TPST total 7H cumulés avec tous. Super ambiance. La topo du trou en coupe et plan devient pressante.
Nous repartons tous chez nous vers 17 h 30.
Pierrot
PARTICIPANTS : GERARD. PIERROT. MARCEL. J.J AUDOUARD. DORIAN ET SON COPAIN CLEMENT. GILLES
BUT : CONTINUER LA DESOBE AU TERMINUS (ou désob à -30)
METEO : PAS TRES MAUVAISE, CIEL GRIS ET FRAICHEUR DANS L’INACTIVITE.
Nous partons de La Voulte à 7 H 45, j’emmène Marcel avec ma voiture, le ciel est assez menaçant, ça bruine, on voit bien qu’il a plu cette nuit, le trou sera-t-il humide pour aller gratter au fond ? Nos femmes n’ont pas voulu venir avec nous. Arrivée sur notre parking à 9 H 05, nous sommes les premiers ! Gégé arrive ensuite avec Gilles puis Dorian avec un ami « chitmi « du nord de Lille. J. Jacques, en dernier avec le matos du MASC. Gérard, Marcel et Dorian s’équipent rapidement pour descendre à -30 pour continuer l’aménagement et plus de confort, personne n’ira vers moins cent aujourd’hui, c’est comme ça ! J.J et moi nous restons en surface pour la maintenance du groupe et téléphonique. Gilles se réserve pour l’après-midi. Leur but sera donc de tirer la mine qui était restée en attente depuis la semaine dernière, ils ont également amélioré certains passages au burineur et massette/burin. Heureusement des protections sur les câbles et agrès / gaine /grillage ont été mises en place pour éviter les tonches avec les projections, suite aux tirs! Après avoir accompli partiellement ces tâches ils ressortent pour déjeuner avec nous à 13H. TPST 2H Dehors il ne fait pas chaud, on déjeune aux pieds des voitures malgré les quelques gouttes de pluie. J’apprécie la soupe chaude que ma Janine m’a concoctée. Dorian m’offre un joli teeshirt de sa fabrication (3 tirs et ça passe !) et nous régale de chocolats. Il doit nous quitter en début d’après-midi avec son ami. Pour amortir la journée vers 14 H Gégé, Gilles et Marcel redescendent à -30 pour nettoyer le précédent tir et continuer la progression de l’amont qu’avait élargi Dorian. (Aucun déblais n’a atteint la cote -35) Du coup à grand renfort de burineur Gégé élimine tous les béquets accrocheurs dans le boyau horizontal qui semble se prolonger en amont, c’est là, en surface, que Gilles pressentait du vide avec ses baguettes.
A force d’élargir celui-ci, ils sont arrivés sur un élargissement dont on ignore encore la suite. TPST 3H. Prévoir d’apporter prochainement un seau pour évacuer les déblais. Tous remontent vers 16 H 30. On déséquipe l’aven, il y avait un peu de C02 mais l’avenir sera de conclure ici à moins que cette zone nous réserve des surprises ? On pense revenir dimanche prochain pour terminer et faire la topo. Il faudra aussi conclure les travaux de -100 où le suspense demeure.
Gégé va nous décrire la partie technique en détail avec les photos de Gilles. Nous rentrons sur la Vallée du Rhône où un policier m’arrête pour défaut de clignotant dans un R/P. (rien de grave mais trouille garantie, pas d’amende ouf !)
Pierrot
Nous avons un peu hésité à venir aujourd’hui à la Poule Rousse, le temps étant incertain, un peu de pluie prévue, beaucoup de vent aussi. Puis la veille au soir, Marcel nous annonce qu’il n’y aura pas de pluie. La décision est prise : on y va !
Les participants du jour : Jean-Jacques, Gilles, Marcel, Pierrot, Dorian et son pote Clément, Gérard.
Les femmes ne nous accompagnent pas, le vent et un plafond bas de nuage gris annoncés les ont découragé.
Effectivement dès 9 h le tandem Pierrot Marcel arrivés sur place le constate : vent et nuages sont là.
A 9 h 15 Gilles et Gérard sont là, puis Dorian et Clément , et Jean-Jacques termine les arrivées.
Nous installons le groupe du club et la turbine.
Dorian, Marcel et Gérard s’équipent pour descendre, il est 10 h.
Le but de la matinée est de continuer à agrandir le puits de10 m étroit. La semaine dernière nous n’avions pas pu faire le tir car il fallait protéger les lignes électrique, du téléphone et de tir qui descendent à – 100 m.
Aussi nous descendons un bout de tuyau d’arrosage fendu pour y insérer les lignes.
Marcel descend une rallonge électrique pour le perfo car le câble qui traverse le puits est branché va de – 20 m à - 60 m. En bas du P10 nous avions mis un grillage pour protéger la suite du trou des chutes de pierre. Il est donc préférable de brancher la rallonge à -20 m plutôt que d’enlever le grillage et de descendre à -60 pour débrancher le câble et le remonter.
Gérard à -30 m s’occupe du tuyau, au dessus Dorian perce d’autres trous, Marcel reste au dessus. Dorian préfère se servir de son perfo sur accu et donc le perfo électrique est remonté jusqu’à Marcel qui en profite pour agrandir la chatière en haut du ressaut.
Les 4 trous sont remplis et nous remontons jusqu’à la cloche pour faire le tir. Et nous retournons en surface, suivis par une odeur de BA10 qui remonte. Il est midi.
En surface nous nous installons au voiture pour casser la croûte. Il est tombé quelques gouttes de pluie mais sans vraiment mouiller. Pierrot découvre ce que Janine lui a préparé. Une bonne soupe déshydratée ! On dirait un enfant découvrant ses cadeaux de Noël ! Son ravissement ne dure pas longtemps : son thermos est rempli d’eau déshydraté aussi ! Heureusement Jean Jacques a un thermos qui lui est rempli d’eau normal, il peut le dépanner !
A la fin du repas, Dorian fait tourner une boite de mon chéri, nous pouvons dire que c’est la cerise sur le gâteau.
Dorian ne peut pas rester, il a un RDV dans l’aprèm, il part donc avec Clément.
A 13 h, Gilles s’équipe pour descendre, Marcel et Gérard y retournent. Les tirs ont marché, Gérard burinent les restes. Nous voilà tous les trois à – 30 m. Gilles part dans le méandre remontant avec massette et burin pour écailler les parois accrocheuses. Marcel et Gérard enlèvent le grillage et font descendre les restes du tir en dessous au raz du puits de 22 m. Pour la prochaine fois, il faudra amener un seau pour stocker ces cailloux de l’autre coté de la tête du puits.
Nous voulons agrandir le départ du méandre remontant au burineur, mais la rallonge électrique est trop courte. Marcel descend à – 60 m pour détacher le câble et le remonter à – 30m.
Nous attaquons le burinage. L’entrée du méandre remontant est agrandi. Le bitard au dessus subit lui aussi les foudres du burineur. Nous avançons et nous retrouvons Gilles. Un pont rocheux qui gène le passage est lui aussi dégommé. L’agrandissement du virage avant le fond est fait. Marcel remonte en surface, il n’ y a pas du travail pour trois. Nous voilà au bout du méandre, déception !
Une petite flaque au sol est dans une arrivée mais elle ne fait que 20 cm de haut. Sur le coté gauche en hauteur (50 cm du sol) une barrière de calcite ferme le passage.
Il y a quand même une résonance quelques part. Sur le coté gauche de la barrière de calcite il y a un peu du vide (5 cm). Par acquis de conscience, un coup de burineur, puis un autre montrent une faible résistance de la calcite sèche et poreuse. L’écho vient de derrière. Rapidement une vue sur quelques choses de plus gros commence à se deviner. La calcite est enlevée sur 50 cm de long est 30 de large. Nous sommes au bout sur une lucarne qui permet de voir du gros volume. Et il sort du courant d’air.
Est ce une diaclase ? Gilles, avec appareil photo et lampe torche, voit une grande salle de 4 m de large, en face une coulée de calcite, et impossible de voir le plafond.
L’excitation est à son comble ! Mais il faut remonter car Jean-Jacques doit partir et c’est lui qui à le groupe électrogène. Sans ventilation dans ce méandre, c’est pas possible aujourd’hui.
Nous remontons en surface, nous avons laisser le perfo à l’entrée de ce départ, car nous comptons revenir rapidement.
Sorti à 16 h 30, Gilles est aux anges, cette suite est en accord avec la prédiction de ses baguettes.
Les photos prises confirment du volume.
A 17 h nous rentrons chez nous, nous pensons revenir dimanche 1er décembre avec de la première pour la 50ème sortie à l’aven de la Poule Rousse
Gérard
PARTICIPANTS : SYLVANE ET BABA. GEGE ET GHISLAINE. PIERROT ET JANINE. GILLES ET CLAIRE. DORIAN. J. JACQUES AUDOUARD. MARCEL. JEAN-LUC.
BUT : POURSUIVRE LES TRAVAUX EN COURS
METEO : FRAICHE MAIS DE SAISON, UN PEU VENTEE ET ENSOLEILLEE !
Comme dabe, Marcel passe nous prendre à la maison. En principe Gégé sera sur place avec son fourgon. Nous quittons La Voulte vers 0 8 H. La route est bonne, à 0 9H nous sommes au trou, Gégé vient d’équiper la cavité sous le ciel bleu. Petit à petit le reste de l’équipe arrive et à 10 H Gégé et Marcel sont équipés et attaquent la descente. Nos femmes s’impatientent de profiter de cette belle journée en allant promener. Je reste en surface parce que j’ai mal au dos et j’attends un nouveau traitement médical avec de l’opium afin d’effacer mes douleurs chroniques. Jean-Luc va descendre avec Gilles et Dorian vers 11 H, leur but étant d’améliorer certains passages étroits aux environs du « puits maudit » très sélectif. Ils descendent des étriers, des pailles et du grillage pour protéger cordes et gaine dans ce Petit P10 détesté ! Ils ont aussi le projet d’élargir l’amont de la faille vers -30 et de prolonger cette zone vers l’inconnu? Nous avons aujourd’hui installé la turbine de J.L. Bret plus puissante pour ventiler, ils ont tronçonné la gaine de 63 à ce niveau pour mieux respirer. (il faudra acheter un T pour raccorder avec celle qui va en bas) Le C02 est encore bien sensible. Des problèmes techniques ralentissent le programme de Dorian, l’accu de sa perfo n’est pas performant. Son ancien tir lui a permis d’avancer dans un boyau qui resterait à aménager à la massette et qui continue, l’avenir nous dira si les baguettes de Gilles sont de bon augure ? Jean –Luc va rejoindre l’équipe du fond pour aider au nettoyage du méandre terminal. Ils ont retiré trois gros blocs assez difficile à ressortir avant qu’à nouveau d’autres trous de mine soient percés. Ensuite, Ils mangent tous au fond. Léger C/A, ce méandre est encore boueux, petite résonnance, vue sur quelques mètres au bout, en tout cas il semble pénétrable ? La « première n’est pas loin » L’équipe de -30 a installé un troisième téléphone au sommet du P25, c’est plus pratique pour communiquer ! Pendant ce temps, dehors nous cassons la croûte au soleil en attendant la première sortie des copains à 13 H30. Nos femmes sont en pleine activité de travaux pratiques en faisant des « attrapes rêves » décorations enrubannés de multiples jolis cordons et plumes, c’est une réalisation d’origine indienne très appréciée en Amérique du sud ! (La Noël se prépare déjà, semble-t-il ?)
TPST du matin 3H Nous avons des nouvelles du fond ensuite et la mise à feu du tir en préparation approche. 4 trous sont percés, Dorian part à la rencontre de l’équipe montante. Il reste en attente une autre ligne de tir à déclencher mais finalement celle-ci ne sera pas sollicitée aujourd’hui.
TPST 7 H pour l’équipe du fond. Tous les détails techniques seront détaillés ultérieurement par les personnes concernées, Marcel a fait des photos intéressantes du méandre en cours d’élargissement. Notre équipe féminine reste à l’honneur, on apprend plein de choses avec nos épouses !
Pierrot
48me sortie à la Poule Rousse du lundi 18 novembre 2024 Belle journée ensoleillée pour cette 48ème séance à l’aven de la Poule Rousse. Malgré les blocages des agriculteurs annoncés sur les routes, tout le monde arrive à son heure ( entre 9 h et 10 h, sauf pour Ghislaine et Gérard qui ont couchés sur place avec leur fourgon). Il y a Jean-Jacques, Jean Luc, Dorian, Marcel, Sylvane et Baba, Janine et Pierrot, Claire et Gilles, Ghislaine et Gérard. Les premiers à descendre sont Marcel et Gérard à 9 h 45, ils vont au fond ~ -100 m. Ils sont suivis par Dorian et Gilles qui vont à – 35 m pour progresser dans le méandre remontant. Jean Luc les rejoints pour leur donner un coup de main, puis descend au fond. Au fond un peu de CO2, mais ça reste gérable. Les tirs de la semaine dernière ont bien marché, aussi il faut sortir les blocs qui obstruent le méandre terminal. Entre le burinage des blocs et leur sortie à la base du puits, il faut toute la matinée à deux pour tout nettoyer. 15 bacs de sortis plus des blocs trop gros pour le bac. Mention spéciale pour le dernier bloc que nous n’arrivions pas à fendre. Marcel l’a déchaussé pour le faire basculer et passé au dessus pour, par derrière, le pousser. La nouvelle face présentée étant plus facile à buriner. Nous arrivons à le faire rouler avec l’aide de Jean Luc qui vient d’arriver. Dans le méandre, après le virage à gauche, nous voyons sur 3 m, avec des bans de glaise qui limitent la vue. Dans le fond du méandre, un peu d’eau coule toujours Il est presque 13 h, nous attaquons le casse croûte. Un petit changement : l’air est plus frais et plus respirable. Nous attaquons le perçage du fond après les agapes. 5 trous dont 40X600 et 1 de 10X400. La ligne de tir commence a être un peu courte, nous avons progressé de 2,50m. Figure 1: reste du tir au fond du méandre avant virage à gauche Les trous remplis, nous remontons vers la surface. Signe qu’il y a de l’air qui circule, le tir, commandé en haut du puits de 25 m, fait remonter rapidement du brouillard jusqu’à la cime du puits ! A -35 m le matin, Dorian et Gilles ont progressé de 10 m supplémentaires dans le méandre, ils sont arrivés dans un petite salle de 2 m d’où part une continuation dessous. Jean Luc a installé une prise pour le téléphone en bas du puits de 10 m, ce qui permet de communiquer entre le fond , l’intermédiaire à -35 m et la surface. Ils ont descendu du grillage et du tissus épais en bas du puits de 10 m. Dorian veut agrandir ce puits mais son perfo lui joue des tours , il ne peut faire qu’un trou qu’il charge en attendant que l’équipe du fond remonte. Dorian redescend l’après midi pour aider l’équipe du fond pour tirer les kits dans ce puits étroit…. Et aussi pour faire partir sa charge. Mais la proximité du câble électrique, du fil de téléphone et de la gaine d’aération lui fait renoncer à ce projet. Pour la prochaine sortie, il faudra retirer la gaine et descendre du tuyau d’arrosage fendu pour y faire passer les différentes lignes en vue de les protéger du tir. Néanmoins le passage entre le puits de 10 m et le puits suivants est bouché par le grillage et le tissu épais. Ce tir sera la première chose à faire lors de la prochaine sortie à la Poule Rousse. Les derniers sortis le sont vers 16 h 30. Nous trions le matos et le rangeons dans les différents véhicules et nous regagnons nos domiciles.
La prochaine sortie est prévue le lundi 25 novembre.
Compte rendu de Gérard :
Retour à la Poule Rousse où nous ne sommes pas venus depuis le 14 octobre.
Les participants : Jean-Jacques, Claire et Gilles, Gaby et Jacky, Dorian, Thierry, Olivier (GSV), Philippe, Marcel, Ghislaine et Gérard. Visite de Gérard S.
Thierry, Gaby et Jacky, Ghislaine et Gérard sont arrivés la veille et ont passé la nuit sur place dans leur fourgons et Van.
Le matin ciel dégagé, mais le brouillard remonte des gorges et envahit notre coin. Heureusement le soleil montant le dissipe rapidement.
Une petite anecdote : Philippe en venant s’est arrêté au belvédère de la Rouvière dans les gorges de l’Ardèche. Il y avait du brouillard sous lui et il était juste à la limite et le soleil rasant était dans son dos. Il a aperçu, sur le brouillard, un arc en ciel rond où son ombre se découpait. Chaque geste qu’il faisait modifié le phénomène. Heureusement, qu’en tant que spéléo il a les pieds sous terre, il aurait pu se prendre pour un dieu !
Nous sommes 5 à descendre aujourd’hui. Nous nous répartissons les objectifs : Dorian, qui ne peut pas rester cet après midi, va jusqu’à – 30 m pour mettre des pailles pour agrandir l’amont qui continue. Marcel et Gérard vont au fond pour continuer la progression dans le méandre. Thierry et Olivier vont faire l’escalade au dessus du puits de 9 m.
La descente commence vers 10 h 30 , le trou est un peu humide mais rien à voir avec la précédente sortie. Il y a un peu de CO2 jusqu’au fond(-95 m). Mais ça reste respirable.
Nous arrivons au fond, Marcel et Gérard, et nous sortons le perfo et commençons à buriner la lucarne d’entrée du méandre car une paille y avait était introduite pour agrandissement ; Mais la BA10 n’a pas la même puissance que la pentrite et la roche est fendue mais elle est en place.
Il nous faudra un bon moment pour faire de la place ; Nous nous servons du bac pour vider les gravats et les entasser au bas du puits. Dans le méandre nous dégageons des restes du tir et rapidement nous arrivons à une lame dégagée par le tir qui barre tout le passage. Heureusement elle s’effrite bien et quelques coup de massette et de burineur en viennent à bout.
Le fond du méandre est toujours parcouru par un mince filet d’eau, nous sommes au virage qui part à droite et nous voyons que ça continu sur 1 m et qu’il y a un nouveau virage qui part à gauche. Nous ne pouvons pas affirmer qu’il y a de l’écho car quand on crie ça résonne dans le puits de descente.
A midi et demi nous cassons la croûte et nous nous remettons rapidement au burinage.
Nous insistons dans la lucarne et arrivons à casser le dernier impedimenta. Je commence à percer pour le tir. Marcel insiste sur une lame à l’entrée du méandre qui est fendue de l’autre coté.
Il arrive à dégager un bloc en dessous qui fragilise la lame. Il me demande de sortir du méandre. Une simple poussée du pied de biche suffit pour faire tomber la lame qui se couche devant l’entrée.
Je continue le perçage, et Olivier et Thierry nous rejoignent, ils cassent la croûte.
Le perçage n’est pas facile car ça n’est pas très large et les forets ont du mal à prendre la roche. Je perce 6 trous de 10 X 600 dont 4 au fond et 2 pour agrandir le passage en amont. Thierry et Olivier sont remontés. Pendant que je jonctionne tous les fils des charges Marcel attaque la remontée.
Je remonte à mon tour, mais j’ai des problèmes avec mon croll il ne coince pas, il faut que je le pousse pour qu’il accroche la corde. J’arrive en haut du puits de 25 m et je fais partir les charges.
La suite de la montée est du même acabit. Le croll ne se bloque pas à chaque fois. Il y a en plus un peu de CO2. Marcel m’attend en haut du puits étroit ce qui me permet de lui passer le kit .
Je sors à 16 h 15.
Gérard
Voici le compte rendu de Thierry de l’escalade :
Escalade au dessus du P9 : nous attaquons en bout de main courante, en passant une corde statique par une lucarne 2 m plus haut que nous faisons pendre au dessus du P9. J'attaque au bloqueur sur cette corde, puis escalade avec pose de goujons (5 pour l'escalade, 2 pour la tête de puits) de loin en loin. Au total, entre 12 et 14 m de remontée, avec un petit palier à +6 qui nous a permis d'installer un relais pour l'assurage.
Le sommet du puits ne fait plus que 1,50 de diamètre. Un court méandre amont y arrive, ponctuellement rétréci par des coulées de calcite de chaque côté (15cm de large x 25 cm). Il donne à la base d'un puits remontant qui semble large (vue sur des coulées de calcite sur la paroi opposée, on ne voit pas les parois latérales. Je dirais 3mx2m à la base. Bonne résonance). Pas de courant d'air, comme dans le reste du trou ce jour.
J'équipe en corde fixe sur 2 plaquettes artisanales + maillons. Plus bas, Olivier pose une dévia sur dynema.
A noter à + 10 une belle draperie de 2 m et une fistuleuse cachée derrière de 1,30m. Et pas mal d'excentriques en haut. Le rocher est sain et bien propre.
Si on décide d'élargir en haut du puits, il faudra trouver une astuce pour rappeler la corde (technique cordelette par ex). Le perçage des trous parait facile.
Olivier a filmé l’escalade et il nous fera passer le film. C’était ça première descente dans la Poule Rousse et il a trouvé le puits étroit de 10 m chiant.
Dehors Gilles a fait de la recherche dans la garrigue avec Jean Jacques, Jacky et surtout ses baguettes.
Philippe ne nous a finalement pas rejoint dans le trou, il est parti vers 15 h.
Toute la journée nous a manqué notre figure tutélaire : Pierrot (et Janine).
Après une bonne bière, nous avons repris le chemin du retour sauf pour Gaby et Jacky qui reste une nuit supplémentaire sur place.
La prochaine sortie est prévue le lundi 18 novembre.
Nous avions une inquiétude pour Baba que nous n’avons pas vu de la journée. Je ne suis pas arrivé à le joindre, j’ai appelé Sylvane qui m’a rassuré.
Thierry
Participant.es : Bertrand Valentin, Émilie Bertrand (MASC)
Gilles Hanry (individuel)
TPST : 6h30 (en filmant)
Approche : une bonne heure et demie
Retour : Moins d’une heure
CR : Emilie
Ahhh la grotte de Pincherin…
Déjà il faut la trouver. Même avec les coordonnées GPS, il a bien fallu 4 ou 5 sorties de repérage pour trouver la bonne vire d’accès.
Ensuite il faut y aller à la bonne période. La vire d’accès peut en effet poser problème en cas de fortes pluies, de neige fraîche ou résiduelle (on a dû faire demi-tour début avril pour cause de plaques de neige persistantes).
Enfin, il ne faut pas être allergique aux techniques de progression en opposition au risque de passer de mauvais moments dans le méandre de la galerie de jonction. Ni être trop corpulent pour passer sereinement la chatière et ne pas trop se tremper le bidon dans l’étroiture humide de jonction.
Quand tout cela est réuni, à vous les grands volumes de la galerie Roger Thonet !
Précisions sur l’accès :
Il paraîtrait d’après les (rares) descriptifs que l’on peut trouver deci delà qu’il y ait deux accès, un par le bas, un à niveau. On n’a jamais trouvé celui par le bas, on vous décrit donc l’accès « à niveau » : Du hameau la Plagne (commune d’Entremont-le-Vieux), prendre le chemin classique menant au Granier par la balme à Collomb. Passer la balme et continuer le sentier de randonnée classique qui devient rapidement horizontal jusqu’à un virage à droite où le sentier classique continue en montée raide entre les falaises. Juste avant ce virage, il faut descendre à gauche quelques mètres dans le pierrier (un peu casse gueule) pour se retrouver sur une vire avec une petite sente que l’on suit à droite (quand on regarde le vide). On arrive alors à un premier passage quelque peu exposé qui peut s’avérer délicat s’il y a de la neige. On continue ensuite cette vire jusqu’à un deuxième passage un peu délicat. Une corde fixe facilite le passage. L’entrée supérieure de la grotte se trouve juste après, il faut remonter à droite sur quelques mètres les pentes herbeuses et franchir un passage étroit entre des petites barres (pas de difficulté). L’entrée inférieure se trouve quant à elle tout droit en continuant la vire.
Précisions sur l’itinéraire et la progression dans la grotte :
Nous avons choisi d’accéder au réseau par l’entrée supérieure, il y a en effet une plateforme devant qui permet de s’équiper tranquillement. C’est moins commode si on veut s’équiper devant l’entrée inférieure.
Une fois rentrés par l’entrée supérieure, il vaut mieux prendre tout de suite à gauche pour rejoindre facilement la galerie qui provient de l’entrée inférieure. En effet, si on continue tout droit, on tombe sur un ressaut non équipé.
La chatière n’est pas très sélective, mais tout de même… On est passés sans enlever le baudrier, mais évidemment tout dépend des gabarits.
La galerie de jonction est facile à trouver, il y a des cairns et on voit la corde fixe sur la paroi de gauche. La remontée est équipée, elle fait une quinzaine de mètres.
Une fois dans la galerie de jonction, il y a un passage un peu délicat à négocier si on ne veut pas trop se mouiller : il s’agit d’un passage bas avec à son point le plus bas une flaque boueuse… A notre passage, le niveau n’était pas très haut, on a donc pu passer sans trop de dégâts des eaux… Évidemment on n’était quand même pas très propres après…
Il y a ensuite deux parties dans cette galerie de jonction. Une première partie en méandre peu profond où on progresse plutôt un pied de chaque côté sur des banquettes. Un passage est un peu impressionnant, il était équipé d’une main courante à notre passage, mais l’accès à cette corde fixe peut mettre mal à l’aise des personnes novices. A un moment donné, il y a une corde fixe remontante sur la gauche, ne pas la prendre. On débouche ensuite dans une salle fermée à gauche par un beau puits remontant. La deuxième partie démarre sur la droite. Toujours en méandre mais cette fois le méandre est profond. La progression se fait au fond de ce méandre, sauf au démarrage. Le début du méandre est en effet trop étroit, il faut d’abord s’élever de quelques mètres, soit en grimpant en opposition sous le gros caillou coincé (pas évident à l’aller, facile au retour), soit en grimpant la paroi à droite du méandre (ça nous a semblé plus facile). Ensuite, il ne faut pas chercher à continuer à progresser sur les banquettes en haut du méandre, il faut descendre au fond dès que possible (il y a très vite un passage commode). On suit alors le fond jusqu’à ce que des blocs permettent de sortir du méandre pour arriver à la galerie Roger Thonet. Il y a un ou deux passages à négocier à la descente en faisant corps avec la roche. Ce sera plus aisé dans le sens du retour.
Une fois débouchés dans les grands volumes, soit on prend à droite en direction de la balme à Collomb, soit on continue à gauche en descendant par une corde fixe. La galerie de droite jusqu’au passage rebouché vaut le coup d’œil. A gauche, après la descente, on progresse dans d’énormes volumes, en suivant les cairns jusqu’au fond de la galerie.
Bien contents d’avoir enfin réussi à explorer cette grotte Pincherin ! La progression est variée, la galerie méandriforme très jolie, et la galerie Roger Thonet est vraiment immense. Le retour a été beaucoup plus rapide que l’aller (forcément, on ne filmait plus et on connaissait les passages).
On se prend à rêver qu’une traversée soit possible pour ressortir par la Balme à Collomb mais il fallait bien protéger le gisement d’Ursus Spelaeus, ce n’est donc plus possible.
On est ressortis à l’air libre un peu avant 18h, juste à temps pour profiter des dernières couleurs du coucher de soleil. Le retour de nuit nous a bien plu, belle ambiance, avec notamment un chamois et un bouquetin pris dans le halo de nos lampes à moins de cinq mètres
Emilie
Vidéo à retrouver sur la chaîne YouTube Bertrand Valentin
https://www.youtube.com/user/nemozz73?app=desktop
Sortie au coucher de soleil
Date de la sortie : 02/11/2024
Cavité : Trou Souffleur
Commune : Saint Christol d’Albion
Massif : Plateau d’Albion
Personne(s) présente(s) : Bertrand, Émilie, Éric Sanchez (MASC)
Nicolas Sanchez & Nicolas Ecarnot (SGCAF)
Temps passés : Un peu plus de 12h
Type de la sortie : Classique
Rédacteur : Nicolas Sanchez
Mon père m’informe que Bertrand et Émilie cherchent des victimes pour aller au fond du Jean Nouveau ou du Trou Souffleur, le week-end du 1er novembre. Étant dispo, je saute sur l’occasion et propose également à Nicolas Ecarnot du SGCAF avec qui j’avais déjà évoqué de faire une sortie ce week-end là.
Après prise d’information, on apprendra que le Trou Souffleur est équipé en fixe. Nous décidons donc d’y aller avec pour but d’atteindre la rivière et qu’ensuite… on verrait bien !
Chacun s’organise : Nicolas sera le week-end avec sa famille sur Montbrun les Bains, il nous rejoindra donc le matin. Bertrand et Émilie arriveront la veille, comme mon père et moi, afin de prendre les dernières informations à l’ASPA. On apprendra donc que, grâce à un stage ayant lieu la semaine précédente, l’ensemble de l’équipement en mauvais état a été repris, quel confort pour notre descente !
Nico nous annonce alors qu’il ne descendra qu’à -200 m et qu’il remontera, car il vient de faire un canyon, ou plutôt une marche retour, bien trop éreintante, tant pis pour lui !
Mon père est plutôt rassuré car il se posait beaucoup de questions sur sa forme physique et sait qu’il aura donc un joker pour remonter avec lui s’il décide de ne pas continuer.
RDV est pris à 7h30 devant le trou. Avec mon père, nous dormons les pieds au bord du trou, donc nous sommes déjà sur place. Bertrand et Émilie arrivent un peu avant l’horaire et, surprise, Nico arrive à 7h34 ; moi qui leur avais dit qu’il arrivait toujours avec un quart d’heure d’avance…
On discute rapidement et on s’équipe pour rentrer. Mon père, qui a passé une partie de la nuit à ne pas dormir, décide de s’arrêter avec Nico à -200 m avant le méandre de l’Ankou. Il y aura donc l’équipe des Combis rouges (et orange rapiécée pour Bertrand) qui iront à la rivière et l’équipe des Combis Bleues qui nous abandonnera à -200 m.
Les premiers puits sont assez étroits et on est directement dans l’ambiance. Le méandre des Absents s’enchaîne assez bien … sauf quand on se trompe et qu’on doit faire demi-tour !
À noter qu’après un petit ressaut avec une sangle arc-en-ciel (ou « LGBT », lu dans un autre compte-rendu), il faut plonger à gauche dans une petite faille descendante et pas continuer tout droit dans ce qui semble évident ! Heureusement qu’avec Émilie on est restés en arrière et qu’on a laissé les autres aller ramper héhé.
Ceci passé, on arrive au P36 et rapidement au puits de l’Anaconda. Ça y est, les volumes s’agrandissent, c’est beau ! On laisse quelques bouteilles d’eau par-ci par-là pour la remontée. Bertrand et Émilie profitent de la descente pour filmer avec Go Pro, panneaux LED et spots, belle maîtrise et efficacité (on perd à peine de temps par rapport à une descente non filmée).
Ça y est, le moment de séparation arrive. Après avoir laissé 2 bouteilles de Coca, Nico et mon père remontent tandis qu’on s’engouffre dans le méandre de l’Ankou. Bon, on va voir s’il est si terrible que ce que tout le monde en dit de ce méandre ! Déjà, zéro soucis sur l’itinéraire, c’est balisé de rubalise à certains endroits et de points blancs tous les 2-3 m, impossible de se tromper. Ensuite, la progression n’est pas si compliquée, même si c’est assez « patiné » et qu’on doit se tordre à quelques endroits et escalader et désescalader à d’autres. Bon, on remerciera quand même les personnes qui ont équipé le trou parce qu’avec des kits de cordes, c’est clair que ça ne doit pas être la même histoire !
On arrive alors à la partie la plus incroyable : des centaines de mètre de puits immenses… C’est la première fois qu’en haut d’un puits, notamment le André Gendre, j’ai l’impression de plonger dans le cosmos, c’est noir on ne voit rien, c’est incroyable…
On croisera en haut du Gendre un père avec son fils ado, pour qui c’est sa première sortie sous terre ! Ils sont partis la veille à 10h, ont bivouaqué, ont fait des photos au niveau de la rivière et remontent tranquillement, chapeau ! Il a intérêt à bien choisir ses prochaines sorties pour ne pas s’ennuyer.
On atteint la rivière en un peu plus de 5h sans courir, vers 13h30. On décide d’aller au bivouac pour casser la croûte, à savoir boire une soupe lyophilisée apportée par Bertrand et Émilie ainsi que manger divers mets à base de pain, jambon fromage, pâté et barres de céréales. Il est 14h40, on se met alors d’accord pour commencer la remontée. Vu qu’on a eu la flemme de prendre de l’eau à la rivière, la majorité de notre eau est passée dans la soupe et le café ; Bertrand essaye de remplir sa bouteille au niveau de la seule source sous laquelle a été placé une sorte de sac étanche qui fait bassine. Problème, il doit falloir faire 2m50 pour l’atteindre, donc il arrive plus à se tremper les bras qu’à la remplir. Bref, il n’y a plus que moi qui ait un peu d’eau, super !
On attaque la remontée sur corde à 15h. Les centaines de mètres de puits sont beaucoup moins agréables à la remontée ! Je file devant, talonné par Émilie et Bertrand qui ferment la marche. Heureusement qu’il y a certains paliers pour poser ses jambes parce qu’au bout d’un moment, mon baudrier me scie les hanches, je m’en sortirai d’ailleurs avec deux beaux bleus !
Finalement, la remontée se passe plus rapidement que je pensais et on arrive au début de l’Ankou où nous attendent une bouteille de coca et d’eau ; les gorgées se font apprécier.
Dans l’autre sens, le méandre se passe tout aussi bien (en plus, on a moins d’eau donc on est plus léger !) sauf que, sur la fin, on se met à douter : En effet, on voit une petite galerie partir sur la droite en légère montée avec une flèche qui indique « Aubert », galerie qu’on n’a pas du tout vu à l’aller … En réalité, il suffit de continuer dans la galerie principale et l’accès au Souffleur se trouve quelques dizaines de mètres plus loin, ouf, on ne se retrouvera pas à faire les 15 350 m de méandre supplémentaires de l’Ankou amont !
Dans le puits de l’Anaconda, c’est Émilie qui part devant et elle impose un rythme d’enfer ! Je trouve l’excuse d’attendre le contact visuel avec Bertrand pour pouvoir souffler et me reposer à certains moments.
On arrivera finalement dans le méandre des Absents qui, pour moi, m’a paru plus simple que l’Ankou même si ce n’est pas le cas pour les autres. Il est vrai que l’Ankou est plutôt plus à niveau alors que celui des Absents remonte et la gravité n’aide pas…
Dernière petite mésaventure dans le puits à la sortie du méandre des Absents : Émilie commence à grimper en se disant qu’une corde n’aurait pas été de refus et elle s’étonne qu’il n’y en ait d’ailleurs pas une… et au bout de 5-6 m, surprise ! La corde est bien là mais remontée et posée en paquet, pas cool de la part des deux qui nous ont précédés !
On sort finalement au grand jour (ah ben non il fait nuit) vers 20h30 après avoir passé un plus de 12h sous terre. La remontée à partir de la base du puits André Gendre nous aura pris moins de 6h, moi qui pensais qu’on allait y mettre le double !
Une bien belle sortie ! Merci à l’équipe !