Représentants du MASC: Olivier
S. ; Alexandre L.
Version très courte: Départ
6h00 de Montélimar pour un exercice SSF26 au Scialet Robin. RDV au local
du SSF26. 3 équipes réparties le long de
la cavité. Olivier et moi-même sommes dans l'équipe 3 au fond. Chaque équipe
met en place ses ateliers et remonte une civière jusqu'à l'entrée.
16h00 fin de l'exercice,
sauvetage effectué, tout le monde est remonté!! Météo de merde, légère pluie
toute la journée d'où un puits un peu arrosé. Retour au bercail avant l’apéro
(merde!)
Version très longue:
En ce 10 Novembre nous étions
conviés par le SSF26 à un exercice de Spéléo Secours au Scialet Robin, grande
classique du Vercors. Au départ prévu avec la présence du SDIS, les pompiers ont
décliné l'invitation pour cause de météo capricieuse leur demandant une
possible mobilisation.
C'est donc 2 gendarmes du PGHM
qui nous ont prêté main-forte, ils ont mis à notre disposition des moyens de
communication de la gendarmerie pour faciliter les transmissions entre le PC à
la Maison de l'Aventure et le PC à installer sous le porche d'entrée de la
grotte.
Le scénario était écrit tel un
Spielberg (non, je déconne, Spielberg ne parle pas français):
Une équipe de 4 spéléologues
partent explorer la cavité du scialet Robin le vendredi 09/11/12.
• Suite à une intoxication alimentaire (faut pas manger
au Quick avant de partir!!) ils n’arrivent plus à remonter par leurs propres
moyens, les personnes impliquées sur le secours sont réparties sur plusieurs
endroits de la cavité.
Le samedi à 6H00 une alerte
est déclenchée par leurs familles. A l’issue de la reconnaissance du plan
recherche spéléologue, le conseiller technique du SSF 26 demande le
déclenchement du plan de secours.
La suite :
http://www.cds26.fr/2012/11/exercice-secours-au-scialet-robin/
Bon! L'idée est là, c'est
l'essentiel. En route pour la mobilisation et l'entraide des spéléos drômois en
ce samedi du 10/11/12.
Donc, ALEEEERTE à 6h00! Ce qui
veut dire debout à 5h30 pour le brave Olivier S. (S comme SORRO «un cavalier qui sort de la
nuit...» à cette heure très matinale, c'est vraiment ça) et moi même. Un samedi
matin «ça pique un peu les yeux». 6H00, une fois Tornado chargée comme une mule
de kits blindés et de 2 civières, en route pour le Vercors.
Et non il n'y a pas
d'anachronie (moi aussi je connais des mots compliqués! Mdr) c'est un exercice,
on est prévenu à l'avance. Et non, pour les p'tits malins, je ne suis pas
Bernardo.
Rendez-vous est pris à la
maison de l'aventure à la Chapelle en Vercors, où le SSF26 a son local à
matériel. 8H00, p'tit déj' puis 1er briefing sur le déroulement de la journée
et mise en place des équipes. Préparation et répartition du matos par chaque
équipe.
Trois équipes et 3 civières
sont prévues pour dispatcher tout le
monde dans la cavité, ceci pour permettre à l'ensemble des participants de
préparer un atelier et de le faire fonctionner.
Au départ prévus en équipe 1, celle
qui travaille dans les 3 premiers petits puits, dont le P13 arrosé, Olivier et
moi sommes transférés en équipe 3 où il manque des équipiers, nous sommes donc
partis pour descendre vers le fond!
L'organisation était bien
prévue, une tente permet se déguiser en spéléo à la Maison de l'Aventure puis
navette jusqu'au parking de la grotte. Petite marche d'approche, pointage des
équipiers au PC du porche d'entrée (abrité sous une tente lui aussi),
répartition du matériel entre les équipiers et à 10h descente vers nos ateliers
respectifs. Les puits sont pré-équipés en double pour faciliter la descente de
prés de 40 participants.
Olivier se retrouve dans une
sous-équipe du fond censée descendre à la base du dernier puits (celui avec le
pendule) mais celui-ci étant trop arrosé la décision est prise de ne pas y
aller et de rester à son sommet, les 80 derniers mètres resteront donc
inaccessibles pour aujourd'hui. Leur rôle est le départ de la civière. Après
mise en place du matériel et de l'équipement secours, vers 12h30 une première manœuvre les amène à suspendre
le blessé au-dessus du P80 terminal (impressionnant d'après SORRO) pour le
départ de la mise en situation. Puis, après une dernière vérification que tous
les ateliers de l'équipe 3 sont prêts, le départ de la manœuvre est donné.
Donc, pour lui et ses équipiers, seconde manœuvre pour remonter le blessé sur
la margelle où ils se trouvaient avant de le lancer pour sa remonté jusqu'à la
sortie.
Pour ma part, j'étais au
sommet du P140, ce qui avec le nombre de participants et leurs nombreuses
Scurions me donna l'occasion de visualiser en grande partie le P140 dans une féerie
de lumières. Chapeauté (et non chat botté!) par un gendarme du PGHM (lui même spéléo),
j'ai avec un autre participant mis en place un répartiteur de charge 3 points
en tête du P140. Il nous a fait bénéficier avec respect et pédagogie de son
expérience et prodigué quelques conseils et petites techniques bien intéressantes.
Puis mon rôle à consister à jouer le balancier, après quelques manœuvres de
pompage de corde accroché au répartiteur pour faire décoller la civière, j'ai
joué le rôle de contre-poids. Ce qui m'a amené 40m plus bas sur une margelle de
ce magnifique puits interminable pendant que la civière remontait. J'ai en même
temps joué le rôle d'éclairagiste pour Marlène. Double emploi, quelle
efficacité! Vous reconnaîtrez la performance j’espère.
15h00, pour Olivier, moi et
les autres équipiers il restait donc à remonter vers la surface. Pas de
difficulté majeure dans ce puits, hormis l'arrosage et sa vire plein vide en
tête du P13. Mais bon, comme on n’est pas des branqs, lol, ça passe tout seul
et en plus entre temps une bâche avait été placée pour dévier l'eau en tête de
puits (merci, c'est cool!). Il fallait juste prendre son mal en patience car
étant nombreux il y eu un peu d'attente malgré l'équipement en double. La
sortie de la cavité n'étant pas large c'était inévitable.
Étant arrivé à la sortie en
même temps qu'une civière (vide), j ai fais un peu d'heure sup et j'ai du la
sortir. La sortie et le puits qui la précède étant bien étroits ce fut une
bonne galère. Mais on était dans l'aventure jusqu'au bout, alors faut pas
lâcher le morceau. Heureusement un pti coup de je ne sais quelle gnôle nous
attendais au PC, mmmm, c'est bon ça! (ça m'a rappelait un peu le calva du pays,
attention ce n'est pas pour les fillettes).
16h30-17h retour à la Maison
de l'Aventure (planning respecté) et retour aux habits civils et chauds. Étant
encore de bonne heure nous avons pris la décision du retour au bercail avant le
débriefing et l'apéro (merde!).
Pour conclure: ce fut une
belle journée de spéléo...
Il est vrai qu'il est bien de
se former au secours, pour nous mais aussi pour continuer la tradition de
solidarité des spéléos. Notre présence (membres du MASC) est toujours bien
appréciée. Et pour ma part j'apprécie
aussi ces sorties différentes de nos sorties habituelles en petit groupe. Là,
il y avait beaucoup de monde sous terre, ce qui confère au lieu une autre
dimension et une autre ambiance. Ça fourmille de partout, plein de lumières et
beaucoup de bruits, du coup ça fait un peu sortie au centre commercial du
samedi, en mieux évidemment.
La cavité est intéressante,
c'était une première pour moi et une seconde pour Olivier, je crois.
Il faudra y retourner (à sec,
c'est mieux (pour une fois!)) visiter le fond, ça ne présente pas de difficultés
majeures mais demande la présence de quelques personnes pour porter le matos.
D'après la topo et les photos que l'on peut trouver ça a l'air bien sympa au
fond, il y a de belles galeries et de belles concrétions.
Votre serviteur bien aimé Alex L.
Au fait: p'tit coucou au
chercheur de p'tites bêtes!
PS: c'est long de faire un
compte rendu, hein SORRO! (Merci Hugues pour les autres!)
Je n’ ai pas de photos, ni de
vidéos mais on devrait pouvoir en trouver sur d'autres compte rendus d'autres
clubs et sur le site de Marlène G.
