dimanche 11 novembre 2012

EXERCICE SSF26 AU SCIALET ROBIN LE 10 NOVEMBRE 2012


Représentants du MASC: Olivier S. ; Alexandre L.

Version très courte: Départ 6h00 de Montélimar pour un exercice SSF26 au Scialet Robin. RDV au local du  SSF26. 3 équipes réparties le long de la cavité. Olivier et moi-même sommes dans l'équipe 3 au fond. Chaque équipe met en place ses ateliers et remonte une civière jusqu'à l'entrée.
16h00 fin de l'exercice, sauvetage effectué, tout le monde est remonté!! Météo de merde, légère pluie toute la journée d'où un puits un peu arrosé. Retour au bercail avant l’apéro (merde!)

Version très longue:
En ce 10 Novembre nous étions conviés par le SSF26 à un exercice de Spéléo Secours au Scialet Robin, grande classique du Vercors. Au départ prévu avec la présence du SDIS, les pompiers ont décliné l'invitation pour cause de météo capricieuse leur demandant une possible mobilisation.
C'est donc 2 gendarmes du PGHM qui nous ont prêté main-forte, ils ont mis à notre disposition des moyens de communication de la gendarmerie pour faciliter les transmissions entre le PC à la Maison de l'Aventure et le PC à installer sous le porche d'entrée de la grotte.

Le scénario était écrit tel un Spielberg (non, je déconne, Spielberg ne parle pas français):

Une équipe de 4 spéléologues partent explorer la cavité du scialet Robin le vendredi 09/11/12.
      Suite à une intoxication alimentaire (faut pas manger au Quick avant de partir!!) ils n’arrivent plus à remonter par leurs propres moyens, les personnes impliquées sur le secours sont réparties sur plusieurs endroits de la cavité.
Le samedi à 6H00 une alerte est déclenchée par leurs familles. A l’issue de la reconnaissance du plan recherche spéléologue, le conseiller technique du SSF 26 demande le déclenchement du plan de secours.  
La suite : http://www.cds26.fr/2012/11/exercice-secours-au-scialet-robin/
Bon! L'idée est là, c'est l'essentiel. En route pour la mobilisation et l'entraide des spéléos drômois en ce samedi du 10/11/12.

Donc, ALEEEERTE à 6h00! Ce qui veut dire debout à 5h30 pour le brave Olivier S.  (S comme SORRO «un cavalier qui sort de la nuit...» à cette heure très matinale, c'est vraiment ça) et moi même. Un samedi matin «ça pique un peu les yeux». 6H00, une fois Tornado chargée comme une mule de kits blindés et de 2 civières, en route pour le Vercors.
Et non il n'y a pas d'anachronie (moi aussi je connais des mots compliqués! Mdr) c'est un exercice, on est prévenu à l'avance. Et non, pour les p'tits malins, je ne suis pas Bernardo.

Rendez-vous est pris à la maison de l'aventure à la Chapelle en Vercors, où le SSF26 a son local à matériel. 8H00, p'tit déj' puis 1er briefing sur le déroulement de la journée et mise en place des équipes. Préparation et répartition du matos par chaque équipe.
Trois équipes et 3 civières sont prévues pour dispatcher tout le monde dans la cavité, ceci pour permettre à l'ensemble des participants de préparer un atelier et de le faire fonctionner.

Au départ prévus en équipe 1, celle qui travaille dans les 3 premiers petits puits, dont le P13 arrosé, Olivier et moi sommes transférés en équipe 3 où il manque des équipiers, nous sommes donc partis pour descendre vers le fond!

L'organisation était bien prévue, une tente permet se déguiser en spéléo à la Maison de l'Aventure puis navette jusqu'au parking de la grotte. Petite marche d'approche, pointage des équipiers au PC du porche d'entrée (abrité sous une tente lui aussi), répartition du matériel entre les équipiers et à 10h descente vers nos ateliers respectifs. Les puits sont pré-équipés en double pour faciliter la descente de prés de 40 participants.

Olivier se retrouve dans une sous-équipe du fond censée descendre à la base du dernier puits (celui avec le pendule) mais celui-ci étant trop arrosé la décision est prise de ne pas y aller et de rester à son sommet, les 80 derniers mètres resteront donc inaccessibles pour aujourd'hui. Leur rôle est le départ de la civière. Après mise en place du matériel et de l'équipement secours, vers 12h30  une première manœuvre les amène à suspendre le blessé au-dessus du P80 terminal (impressionnant d'après SORRO) pour le départ de la mise en situation. Puis, après une dernière vérification que tous les ateliers de l'équipe 3 sont prêts, le départ de la manœuvre est donné. Donc, pour lui et ses équipiers, seconde manœuvre pour remonter le blessé sur la margelle où ils se trouvaient avant de le lancer pour sa remonté jusqu'à la sortie.

Pour ma part, j'étais au sommet du P140, ce qui avec le nombre de participants et leurs nombreuses Scurions me donna l'occasion de visualiser en grande partie le P140 dans une féerie de lumières. Chapeauté (et non chat botté!) par un gendarme du PGHM (lui même spéléo), j'ai avec un autre participant mis en place un répartiteur de charge 3 points en tête du P140. Il nous a fait bénéficier avec respect et pédagogie de son expérience et prodigué quelques conseils et petites techniques bien intéressantes. Puis mon rôle à consister à jouer le balancier, après quelques manœuvres de pompage de corde accroché au répartiteur pour faire décoller la civière, j'ai joué le rôle de contre-poids. Ce qui m'a amené 40m plus bas sur une margelle de ce magnifique puits interminable pendant que la civière remontait. J'ai en même temps joué le rôle d'éclairagiste pour Marlène. Double emploi, quelle efficacité! Vous reconnaîtrez la performance j’espère.

15h00, pour Olivier, moi et les autres équipiers il restait donc à remonter vers la surface. Pas de difficulté majeure dans ce puits, hormis l'arrosage et sa vire plein vide en tête du P13. Mais bon, comme on n’est pas des branqs, lol, ça passe tout seul et en plus entre temps une bâche avait été placée pour dévier l'eau en tête de puits (merci, c'est cool!). Il fallait juste prendre son mal en patience car étant nombreux il y eu un peu d'attente malgré l'équipement en double. La sortie de la cavité n'étant pas large c'était inévitable.
Étant arrivé à la sortie en même temps qu'une civière (vide), j ai fais un peu d'heure sup et j'ai du la sortir. La sortie et le puits qui la précède étant bien étroits ce fut une bonne galère. Mais on était dans l'aventure jusqu'au bout, alors faut pas lâcher le morceau. Heureusement un pti coup de je ne sais quelle gnôle nous attendais au PC, mmmm, c'est bon ça! (ça m'a rappelait un peu le calva du pays, attention ce n'est pas pour les fillettes).

16h30-17h retour à la Maison de l'Aventure (planning respecté) et retour aux habits civils et chauds. Étant encore de bonne heure nous avons pris la décision du retour au bercail avant le débriefing et l'apéro (merde!).

Pour conclure: ce fut une belle journée de spéléo...

Il est vrai qu'il est bien de se former au secours, pour nous mais aussi pour continuer la tradition de solidarité des spéléos. Notre présence (membres du MASC) est toujours bien appréciée.  Et pour ma part j'apprécie aussi ces sorties différentes de nos sorties habituelles en petit groupe. Là, il y avait beaucoup de monde sous terre, ce qui confère au lieu une autre dimension et une autre ambiance. Ça fourmille de partout, plein de lumières et beaucoup de bruits, du coup ça fait un peu sortie au centre commercial du samedi, en mieux évidemment.
La cavité est intéressante, c'était une première pour moi et une seconde pour Olivier, je crois.
Il faudra y retourner (à sec, c'est mieux (pour une fois!)) visiter le fond, ça ne présente pas de difficultés majeures mais demande la présence de quelques personnes pour porter le matos. D'après la topo et les photos que l'on peut trouver ça a l'air bien sympa au fond, il y a de belles galeries et de belles concrétions.

Votre serviteur bien aimé  Alex L.

Au fait: p'tit coucou au chercheur de p'tites bêtes!

PS: c'est long de faire un compte rendu, hein SORRO! (Merci Hugues pour les autres!)
Je n’ ai pas de photos, ni de vidéos mais on devrait pouvoir en trouver sur d'autres compte rendus d'autres clubs et sur le site de Marlène G.



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