lundi 24 juin 2013

RETOUR A BAUME CLAIRE LE 23 JUIN 2013

Participants :
Pour accompagner et donner un coup de main au portage : Patrick S. & Ulysse (individuels) ; Alex L. Hugues P. Jean-Jacques A. Phil H. et Juna (Masc).
Pour l’explo : David B. (Geckos) et Olivier S. (Masc).

Suite à une première tentative, en solitaire, rapidement arrêtée dès la sortie du premier siphon sur manque de matériel et de confiance, je restais convaincu que nous reviendrions rapidement en équipe voir ce qu’il y a un peu plus loin. C’est finalement David B, éminent plongeur vertacomicorien, qui se propose de m’accompagner en ce dimanche ensoleillé sous ce petit bout de karst d’Ardèche méridionale. A près une rapide description faite de ce que je connais et ai pu voir de la cavité, David me convainc qu’il est plus prudent de prendre tout le matériel nécessaire pour équiper à neuf le puits qui fait directement suite au S1 et qui remonte sur une bonne dizaine de mètres. Nous décidons donc d’emmener avec nous un perfo, des amarrages et 20 ml de corde en 8 mm.



Précieusement aidés par quelques camarades Masciens (toujours à peu près les mêmes) nous garons les voitures au-dessus du village de Rochecolombe en fin de matinée et atteignons l’entrée de la Baume Claire après 40 mn de marche d’approche plutôt agréable.




Nous nous équipons et glissons par l’étroit boyau jusqu’à la vasque. 



Je pars en premier pour reposer le fil que je n’avais pas laissé en place la dernière fois. David me suit de près avec le matos prévu pour l’équipement du puits.













 Nous faisons surface très rapidement (23 ml de fil déroulés). La dernière fois j’avais hésité à sortir de l’eau avec les blocs n’ayant rien pour m’accrocher sur la corde en place, dont je ne connaissais d’ailleurs ni l’âge exact ni la solidité résiduelle. David se montrera plus entreprenant, il s’extirpe de l’eau et grimpe jusqu’à un petit palier 3 mètres plus haut sans se poser plus de question que cela. Je le suis et me rends compte qu’effectivement ça se grimpe assez facilement même avec les blocs sur le harnais (c’est juste une histoire de confiance…). Heureusement qu’il ne faut pas trop tirer sur la corde car en montant on se rendra compte qu’elle est bien abîmée en son milieu.


Par contre ce que j’avais ressenti également la première fois se confirme brutalement : l’atmosphère est bien chargée en CO2 et la petite grimpette me vaut un premier essoufflement bien disproportionné eu égard à l’effort réellement fourni. David semble moins sensible au gaz et s’affaire déjà à l’équipement du puits, avec certes plus ou moins de dextérité (Aïe ! pas sur la tête, comme dirait l’autre ;-). Peut-être juste de petites maladresses sans conséquence comme effet secondaire du gaz ?...Pour ma part j’essaie, entre les projectiles, d’établir le contact avec l’extérieur à l’aide d’un talkie que Jean-Jacques a conditionné dans un tube étanche de sa fabrication ; malheureusement sans succès. Le tube fonctionne bien, mais pas le talkie qui pourtant n’a pas pris l’eau :-/




Une fois l’équipement du puits en place, nous allons voir le départ du deuxième siphon, mais le passage par l’inconfortable boyau qui lui donne accès nous vaut une nouvelle crise d’hypercapnie, certes modérée mais suffisante pour nous dissuader d’un nouvel aller retour pour récupérer les blocs restés en bas du puits et plonger le deuxième siphon. 

Nous convenons avec un peu d’amertume qu’il est plus sage de ressortir et de revenir une autre fois maintenant que l’équipement du puits est sûr ; ce qui en soi reste déjà une bonne chose de faite.
Nous redescendons sur cet équipement tout neuf, reprenons nos bouteilles et repassons le S1 pour enfin retrouver nos amis et une atmosphère, si ce n’est vraiment pure, quasi exempte de gaz carbonique.









 Paracétamol afin de dominer une céphalée naissante pour mon camarade qui pourtant sous terre semblait moins affecté que moi qui préfère une bonne clope faite main pour ralentir les effets d’une arrivée trop massive d’oxygène dans mon organisme.

Un bilan mitigé pour cette sortie, l’objectif de départ étant d’aller jusqu’au terminus connu (du moins décrit), mais mieux vaut pécher par excès de prudence dans ces circonstances et nous avons tout le temps pour y revenir (avec un oxymètre) et poursuivre alors derrière le S2…

Olivier.

(Patrick, Olivier avec la GOPRO donc avec un son pourri du au caisson étanche et Alex pour les photos et vidéos).




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