Participants : Christine et Yves Billaud
Nous avons profité de notre avant-dernier jour de vacances
(snif ! déjà…) pour aller faire un tour dans une grotte du Vercors, bien
connue mais dans laquelle nous n’avions encore jamais mis les pieds. Il s’agit
de la grotte de Prélétang, sur le plateau de Presles. Elle s’ouvre dans les
bois par un porche encombré de blocs éboulés, ouverture modeste qui ne laisse
pas présager de ce qu’il y a derrière.
Bon la photo n’est pas terrible mais je me cassais la figure
du bloc sur lequel j’étais monté. Bilan un poignet un peu en vrac.
Ambiance de fin d’été pour cette virée puisque le thermomètre
affichait gaillardement 11° à 10 h du matin. Et ambiance alpine pour la spéléo
puisqu’en entrant dans la grotte, le sentiment de froid est immédiat !
La grotte est mentionnée depuis le XIXe siècle. Plusieurs
graffitis attestent de passages dans la cavité. 1881 pour la date la plus
ancienne repérée.
Sa réputation est due à la présence de restes d’Ursus
spelaeus. Ces charmantes bestioles pleines de poils (et de dents) ont également
laissé des traces comme de nombreux polis sur les parois et certaines
concrétions.
Inutile de dire que nombre de personnes s’en sont donné à cœur
joie pour rechercher les ossements de ces bêtes mythiques. La galerie est
littéralement défoncée par les sondages.
Toutefois, il faut mentionner un travail sérieux mené dans
les années 50 et 60 par un amateur éclairé, Paul Lequatre, dentiste à St
Marcellin. Les traces de ses fouilles sont encore visibles : marquages sur
les parois et des blocs, tas de déblais comme celui-ci :
La grotte est constitué d’une grande galerie donnée pour un
peu plus de 400 m de longueur pour un dénivelé de 35 m. Les dimensions sont
confortables sur la quasi-totalité. Vers la fin le plafond s’abaisse et cela se
termine par un colmatage sableux objet de diverses tentatives de
désobstruction. Quelques gros massifs de concrétions sont présents par place.
C’est surtout la première moitié du parcours qui est
spectaculaire avec quelques sections de belles dimensions
Également de belles formes de paroi comme ces coupoles. La
grotte a une histoire longue, avec un creusement très ancien avant d’être
recoupée par la surface du plateau. Un autre épisode important est lié aux
phases froides du Quaternaire qui ont entrainé par gélifraction la chute des
nombreux blocs que l’on voit au sol.
En tout cas, quelques beaux volumes qui permettent de s’amuser
un peu avec l’appareil photo
Après la première reconnaissance, un peu frigorifiés car
habillés comme des touristes, pause casse-croute à l’extérieur où nous avons pu
profiter d’une température clémente de 13°. Et ensuite 2e manche
pour un essai de topo « tout électronique ».
Le Disto X avec les trois mesures intégrées de longueur,
pente et azimuth est déjà un belle révolution. Mais il prend toute sa mesure
couplé avec un petit appareil du genre PDA, pour « Personal Digital
Assistant » ou, comme on dit de par chez nous, agenda électronique ou « Pocket
PC » (tous les détails sur le site du concepteur de tout cela : http://paperless.bheeb.ch/).
Cela faisait un moment que j’avais au fond d’un tiroir un de
ces PDA mais sans jamais oser franchir le pas. Les vacances étant là pour faire
des trucs pour lesquels on n’a pas le temps d’habitude, c’était l’occasion. Ce
bidule m’avait été donné par Ludwig (les nouveaux peuvent pas connaitre, cela
fait trop longtemps que l’on n’a plus de nouvelles) et j’ai donc commencé par
le rebooster avec une nouvelle batterie ; le PDA pas Ludwig !
Pour faire simple, les deux appareils sont connectés sans
fil (Bluetooth pour les intimes). Les mesures sont directement prises en charge
par le PDA dans lequel un logiciel fort astucieux trace immédiatement le
cheminement et permet de dessiner (et avec la possibilité de choisir plusieurs
couleurs… mazette !). Cela demande un peu d’entrainement pour prendre en
main le logiciel et dessiner sur un écran aussi petit mais dans des cavités
comme celle-là, cela avance vite. Avec les déboires du débutant, quelques moments
à râler pour la connexion sans fil, les visées qui tremblent à cause du froid
(la prochaine fois, des gants !), etc, nous avons tout de même fait 75 m
en une grosse demi-heure tout en levant pas mal de détails.
Et le plus, c’est de voir la topo au fur et à mesure que l’on
avance. Bref, le MASC vient d’entrer dans l’ère du «Paperless Cave Surveying ».
P…. cong !
Pour finir la journée, petite balade pédestre pour profiter
des dernières fleurs. Encore de belles orchidées à voir comme cette Epipactis :
Moralité : si vous avez dans un coin un de ces PDA qui
trainent, ne le jetez pas. Le deuxième Disto du club va bientôt être monté. Il
lui faudra son camarade pour la saisie.
Yves











Belle sortie une nouvelle fois et bien sur beau compte rendu, merci.
RépondreSupprimerCe matin en rangeant un peu mon bazar je suis tombé sur un pocket Pc dont j'avais complètement oublié l’existence, le hasard fait bien les choses des fois. C'est un Mio 168, je ne sais pas si ça fera l'affaire, il est équipé d'un GPS en prime car je m'en servais avec les carte IGN. Par contre je ne sais pas s'il a la fonction bluetooth ? Ne sachant plus où sont les cables et le chargeur et si l'accu est encore bon je viens de commander tout ça ;-D
Sinon si quelqu'un croise Ludwig ou s'il nous lit toujours il sera content d'apprendre que son Pad a été magistralement recyclé. Et c'est quand il veut qu'il donne des nouvelles un peu !
Effectivement, pas de Bluetooth pour ce modèle. Et c'est bien dommage car l'écran est un poil plus grand que sur le PDA que j'ai utilisé.
RépondreSupprimerPour ceux que la topo au Disto intéresse (on sait jamais :-) : un document bien fichu sur le site des expés au Laos :
http://www.explo-laos.com/Explo-Laos/Utils.html
en bas de page, dans la rubrique "téléchargements"
Et au passage vous pouvez vous régalez les yeux avec des photos de cavités pas possibles