jeudi 14 mai 2026

PREVISIONS POUR 16 ET 17 MAI 2026


Samedi 16 mai : sortie désobstruction à l’aven de la Poule-Rousse. Nous avons besoin de jeunes et viriles spéléos pour continuer d’avancer dans le méandre à moins 100m.

Dimanche 17 mai : participation en temps que signaleur pour certains membres du club à la course de caisses à savon à Donzère.



CR CANYON DU RHEBYU - DE TREFOND-PERNAZ (AIN) DU 8 MAI 2026 ET DE CHALEY (Ain) DU 9 MAI 2026

Participants : Ludwig F, Charlotte L


Temps : 2h environ par canyon


Lieu : Canyon du Rhéby et Canyon de Tréfond-Pernaz – Ain


Date : 8 mai 2026

À l’occasion des 40 ans de l’École Française de Canyon (E.F.C), nous prenons la route du Bugey pour enchaîner deux canyons réputés du coin : le Rhéby et le Tréfond-Pernaz. Une journée placée sous le signe de l’eau, du partage et des rencontres.

L’ambiance est particulière dès l’arrivée. Beaucoup de canyonistes sont présents pour l’événement, les combinaisons sèchent un peu partout et les discussions tournent autour des débits, des équipements et des souvenirs de canyon.

Nous faisons partie du groupe d’Olivier Gola. Une rencontre marquante pour nous. Explorateur, initiateur canyon, photographe, créateur du site Infos Canyon et auteur de nombreux ouvrages techniques autour du canyon et de la spéléologie.

C’est le genre de personne qui pourrait parler des heures sans jamais devenir ennuyant. Chaque passage dans le canyon amène une anecdote, une histoire d’exploration ou une réflexion sur l’évolution de la discipline.

Nous débutons par le canyon du Rhéby. Un canyon plutôt court mais très joueur, connu pour ses petits encaissements, ses rappels et ses passages aquatiques ludiques.

Nous nous équipons rapidement et rejoignons le départ. L’eau est fraîche mais l’excitation prend largement le dessus. Dès les premiers obstacles, le canyon donne le ton : petites cascades, vasques translucides et descentes qui s’enchaînent sans temps mort.

Le Rhéby est étroit par moments. Les parois se rapprochent et nous plongent dans une ambiance presque souterraine. La roche est magnifique et sculptée par l’eau. Nous alternons petits rappels, désescalades et quelques sauts. Tout s’enchaîne naturellement.

Entre deux obstacles, Olivier nous raconte certaines explorations et l’évolution des techniques canyon au fil des années. Nous avons l’impression d’écouter une partie de l’histoire du canyoning français directement au milieu des cascades.

Le canyon se termine rapidement mais nous laisse cette sensation des parcours trop courts quand on s’amuse vraiment.

Après une pause pour reprendre des forces et échanger avec les autres participants des 40 ans de l’E.F.C, nous repartons pour le canyon du Tréfond-Pernaz.

L’ambiance change complètement. Ici, la végétation devient dense et presque tropicale. Le canyon est réputé pour son côté très ludique avec une succession de petits sauts, toboggans et cascades.

Nous avançons dans une eau claire entourés de mousse, de tuf et de verdure. Le soleil traverse les arbres et éclaire certaines vasques d’une lumière verte incroyable.

Les obstacles ne sont jamais très hauts mais ils s’enchaînent parfaitement. Nous sautons encore et encore, glissons dans les toboggans naturels et profitons simplement du moment. Ce canyon donne presque l’impression d’être un parc aquatique naturel perdu dans la forêt.

L’eau a creusé des formes partout autour de nous. Les vasques sont rondes, polies et certaines ressemblent à de véritables marmites géantes pour finir sur un superbe saut de 8m. 

La journée avance vite. Entre les descentes, les échanges et l’ambiance des 40 ans de l’E.F.C, nous avons l’impression d’avoir passé plus de temps hors du quotidien que simplement dans deux canyons.

Nous terminons fatigués mais avec ce sentiment rare des journées qui marquent vraiment. Deux canyons très différents, une rencontre inspirante et une immersion totale dans cet univers vertical et aquatique qui nous passionne autant.


Participants : Ludwig F, Charlotte L

Temps : 4 h

Lieu : Canyon de Chaley – Ain

Date : 9 mai 2026

Deuxième journée du rassemblement des 40 ans de l’École Française de Canyon (E.F.C). Après les canyons de la veille, nous reprenons la route direction le canyon de Chaley.

L’ambiance est toujours aussi conviviale. Entre les véhicules aménagés, les cordes qui sèchent et les discussions passionnées autour du canyon, nous avons l’impression d’être dans une petite bulle hors du temps.

Nous retrouvons Olivier Gola ainsi que Gilbert pour cette nouvelle descente. Très rapidement, le canyon devient presque secondaire face aux histoires qu’ils nous racontent tout au long de la journée.

Entre deux obstacles, ils nous expliquent comment ils ont initié les Grecs au canyoning, les débuts de la discipline dans certains pays et leurs ouvertures de canyon en Amazonie. Des récits qui paraissent presque irréels lorsque nous les écoutons au fond de cette gorge, les pieds dans l’eau.

Nous avançons doucement, prenant le temps d’observer, d’écouter et d’apprendre. Conseils techniques, anecdotes, expériences de terrain… chaque portion du canyon devient un moment d’échange.

Le canyon de Chaley est magnifique. Une succession de cascades, de vasques limpides et d’encaissements sculptés par l’eau. Le débit est agréable et le terrain de jeu parfait pour profiter sans se presser.

Au fil de la descente, nous servons également de modèles photo pour Olivier. Nous prenons la pose au milieu des cascades pendant qu’il cherche les bons angles et la bonne lumière. Voir quelqu’un observer le canyon avec autant de passion et de précision donne encore une autre dimension à la sortie.

Le temps passe sans que nous nous en rendions compte. Plus qu’une simple descente, cette journée ressemble à une transmission.

Le soir venu, tout le monde se retrouve pour le repas de gala organisé pour les 40 ans de l’E.F.C. L’ambiance est chaleureuse et festive. Au menu : rougail saucisse, discussions canyon et éclats de rire jusque tard dans la soirée (pour moi 22h30 c'est tard).

Nous retrouvons également nos amis francs-comtois de Franconville pendant le repas. Les tables se mélangent, les souvenirs de canyon fusent dans tous les sens et chacun raconte ses aventures du week-end.

La soirée se termine mais nous continuons longtemps à échanger avec Olivier et Gilbert.

Il y a des rencontres qui marquent plus que d’autres. Des personnes qui inspirent naturellement par leur simplicité, leur expérience et leur manière de transmettre.

Je ne sais pas encore ce que l’avenir réservera, peut-être une profonde amitié. Mais une chose est sûre : ils nous ont profondément touchés et marqués durant ce rassemblement.

J’espère sincèrement qu’ils continueront longtemps à nous guider dans le monde du canyoning.

Charlotte










CR AVEN DU CHATEAU DU 28 AVRIL 2026 ET AVEN DU ROUSTI DU 1ER MAI 2026

 Aven du château 28 Avril 2026

Arthur - Pierre - Arnaud 

TPST 4H45

Arnaud étant triste de ne plus faire de spéléo car il travaille le week-end comme un grand garçon, nous lui proposons avec Pierre d'aller sous terre en semaine.

Après avoir tous les trois regardé nos agendas, nous décidons de bloquer la date du mardi 28 avril et notre choix se porte sur l'aven du château à Saint-Christol.

La veille, Arnaud vient dormir à la maison ce qui nous permettra de partir de nous bonne heure le lendemain matin.

Au petit matin nous chargeons donc le matériel dans la voiture de Pierre et direction le plateau d'Albion, après un petit arrêt à la boulangerie pour prendre des vivres pour le midi évidemment.

Arrivés sur place, nous allons sonner au gîte de l'ASPA pour récupérer la clé, mais personne ne nous ouvre.

Tant pis, nous retournons à la voiture et préparons le deuxième kit qui nous servira à équiper le deuxième P27 et le dernier puits pour aller voir notre objectif… Le lac et l'eau qui part à Fontaine de Vaucluse !

Nous nous équipons et retournons au gîte, après avoir sonné, toujours personne.

Après avoir gratté à la porte, quelqu'un finit par nous ouvrir et nous donne la clé.

Nous filons au pied de l'aven après une marche d'approche éreintante.

Pierre est à l'équipement sur les trois premiers puits : P5, P10 et P28.

Je prends le relais et équipe le P27.

Petite pause pour avaler nos sandwichs.

S'ensuit un méandre bien étroit que l'on passera allongés sur le côté durant une bonne demi-heure, avant d'arriver au dernier puits équipé par Arnaud pour atteindre notre objectif… le lac qui apparaît sur la topo et qui ressort à Fontaine de Vaucluse !

Bon, ça relèvera plus de la flaque que du lac, mais l'objectif est atteint.

Mais face à nous, un boyau continue, nous sommes dans les temps et décidons de le suivre.

Nous rampons donc dans de la boue bien liquide ; le boyau est en fait le travail de désobstruction à la lance à eau qui a été abandonné.

Je fais alors face à un angle à 90° qui aura raison de ma motivation, et Pierre passera devant pour aller voir… et se retrouve de nouveau face à un angle à 90° qui ne mène nulle part !

Nous faisons demi-tour et reprenons dans l'autre sens : boyau boueux, puis méandre qui étonnamment se remonte bien mieux qu'il ne se descend.

Nous commençons la remontée des puits pendant qu'Arnaud déséquipe, et nous ressortons juste à temps pour nous changer et prendre la route afin que Pierre soit à l'heure au travail.

Arthur


Aven du Rousti 1er Mai 2026

Ludwig - Charlotte - Arthur

TPST 2h40

Pour commencer ce week-end de trois jours, pas de cueillette de muguet mais de la spéléo.

Ludwig et Charlotte me rejoignent pour l'Aven du Rousti, ou plutôt c'est moi qui les rejoins, car j'arrive avec une bonne demi-heure de retard.

Une équipe est apparemment déjà dedans, car le puits d'entrée est équipé.

Le temps de nous préparer, et cette dernière sort et déséquipe le puits en nous indiquant que nous pouvons emprunter toutes les cordes en fixe dans l'aven.

J'équipe alors le puits d'entrée sous l'œil admiratif de Ludwig, fier de voir que j'applique même les conseils qu'Arnaud m'a donnés lors de notre précédente sortie, en faisant une boucle de confort entre ma main courante et ma tête de puits, il en aurait presque la larme à l'œil.

Nous descendons ensuite dans l'aven et faisons le petit parcours installé dans la première salle.

Je pars ensuite devant pour équiper les deux puits qui permettent d'aller au fond, cette fois sous la surveillance de Charlotte qui me donne de précieux conseils.

Arrivés au fond, nous allons explorer une corde qui descend du plafond et permet d'observer une très belle colonne, avant d'arriver sur une petite désobstruction en cul-de-sac.

Nous remontons ensuite sans encombre et Ludwig se charge de déséquiper.

Ayant la charge de remonter les kits, je décide de les accrocher à la corde du puits d'entrée avec l'idée de les remonter à la poulie.

Ludwig en profite pour m'expliquer comment faire un balancier afin de remonter les kits sans effort… En théorie, car ces derniers se coincent dans une faille en remontant. Me voilà donc reparti : descente, on décoince les kits, conversion, on remonte, et on finit de remonter les kits.

Nous nous changeons et mangeons un morceau pour clôturer cette sortie.

Arthur

CONFERENCE PLONGEE SOUTERRAINE DU 24 AVRIL 2026

 L'idée d'organiser une conférence à Montélimar a vu le jour en 2025, et le sujet s'est vite orienté vers l'émergence de Bourne. L'objectif principal était de valoriser tout l'effort déployé pour percer les mystères de cette émergence. 

 Une première édition avait été lancée à Mirabel et Blacons, et elle avait connu un franc succès. Depuis les recherches effectuées sur Bourne, de nouveaux réseaux ont été identifiés et à présent, plus de 7 kilomètres sont cartographiés. 

 Nous exploitons ces progrès pour élucider les mystères de l'eau dans le pays de Gervanne. Plusieurs vidéos ont été diffusées, la plus récente étant dédiée aux évolutions de Bourne. L'équipement pour les plongeurs a également connu des avancées, le progrès technologique dans le matériel de plongée autorise à étendre les frontières et à explorer plus loin et plus profondément. 

 Xavier Méniscus a pris le défi à cœur, menant cette conférence avec conviction et enthousiasme. Bien qu'il y ait seulement une cinquantaine de personnes, le charme du pays de Gervanne continue toujours d'attirer l'attention des intéressés. Il est nécessaire de s'interroger sur le futur de l'eau, vitale pour l'existence. Les incertitudes ne constituent pas des réponses, il est impératif de réfléchir à l'avenir pour nos enfants et à celui de l'agriculture. 

 Pour organiser cette conférence, nous avons mis en place des outils de communication qui, avec le recul, n'étaient pas suffisants. La crainte de trop s'impliquer n'était pas fondée ; l'opposé aurait eu un impact plus fort. Il est essentiel de savoir utiliser correctement le potentiel des réseaux sociaux, qui sont des canaux de communication d'une grande importance. Je souhaite exprimer ma gratitude à la ville de Montélimar et aux associations pour leur présence, leur soutien, leur participation dans le domaine de la communication qui ont contribué à l'organisation de cette conférence. 

 Je souhaite exprimer ma gratitude à la ville de Montélimar et aux associations pour leur présence, leur soutien, leur participation dans le domaine de la communication qui ont contribué à l'organisation de cette conférence.

Daniel Meynol





COMPTE RENDU D'EXPLORATION ARMEDIA 1 ET 2 DU 28 JANVIER 2026


Tpst : 6h00

Présents : Olivier, Alex, Philippe et moi (Dorian)

Objectif : Visite d'Armédia 2 et visite du 2nd puits d'Armédia 1

Aujourd'hui, on descend dans la sud ! Dans le Gaaaard !

On commence par la visite de la grande doline d'Armédia 2, j'équipe le P7 d'entrée de la doline avec ma C20 PURELINE. Le orange sur la mousse verte c'est canon !

Rapidement on prend la direction du premier réseau qui donne accès à une grande salle avec un P10, j'équipe la main courante en amarrages naturels et la descente. On scrute tous et l'on cherche une suite, Philippe et Alex passent par l'autre coté et équipent une main courante au sommet de la salle. Mais pas de suite visible, gros chantier de désob' cependant ! Bravo aux équipes qui ont creusé ici ! Wouaw ! Des ossements de cervidés se retrouvent à droite, à gauche.

Nous allons ensuite faire le deuxième réseau, un petit couloir qui donne sur un P15 qu'Olivier équipe. Visiblement les amarrages sont foireux, ça glisse et c'est étroit. Personne veut aller voir à par moi ! J'y descends et je me fracture une burne sur une colonne. Un fractio et dernière descente sur une petite salle qui donne sous une trémie, sûrement en jonction avec l'autre réseau. Je remonte et déséquipe le puits.

Nous allons ensuite a Armédia après une pause repas ! J'équipe la main courante d'entrée jusqu'au P40. Philippe et Alex équipent le grand puits avec une C80. Avec Olivier, on part en face équiper le deuxième grand puits. J’équipe la traversée, le petit ressaut et débute la main courante sur le pan incliné. Arrivés au grands puits c'est Olivier qui équipe le P20, il est volumineux et le départ a l'air un peu aérien. Il descend au milieu des milliers de concrétions excentriques jusqu'au frac' suivant. Il entend Alex et Philippe dans la grande salle, les puits se rejoignent, il manque à Olivier 10m de corde pour pouvoir finir la descente … Dommage, il remonte complètement gazé, je déséquipe derrière lui.

On rejoint Philippe et Alex qui déséquipent, aussi complètement gazé. On ressort tous de là. La journée se termine alors sur ces dernières notes : Évitez la boulangerie de Méjannes !

Dorian

COMPTE RENDU D'EXPLORATION AVEN DES PEBRES 10 JANVIER 2026


TPST : 5H00

Présents : Nolwenn, Lisa et moi (Dorian)

Objectif : Visite de l'aven des Pèbres a Méjannes-le-Clap

Aujourd'hui, direction le Gard avec Nolwenn, on rejoint Lisa, du club du G.A.Z.O.I.L, sur Méjannes à l'entrée du chemin. On inspecte alors son nouveau fourgon aménagé. TIP TOP !

On prend alors mon kangoo pour le chemin, va-t-on réussir à passer les flaques d'eau ? Oui ! Une fois sur la petite place, on commence alors à se préparer et enkiter le matériel. C'est moi qui équipera la cavité.

Après une petite marche d'approche, on trouve l'entrée et je commence l'équipement avec ma superbe C20 en 7mm pour descendre les premier ressaut. Vient ensuite le P30 que j'équipe avec une C54 bien poussiéreuse et j'enfume le Puits tout au long du parcours, Nolwenn se dispensera d'une bouteille d'eau afin d'arroser la corde tellement la poussière est intense !

Je pense avoir très bien équipé le puits, joli frac, jolie dev'. On avait pas assez de mousquetons, alors j'ai fait des tisserands un peu de partout ! Lisa n’a pas trop aimé visiblement ça fait peur !

On touche le fond du P30, le nœud d’arrêt est 20cm au dessus du sol, plus de mousquetons et plus de dyneema, c'est juste mais c'est passé ! Lisa équipe le dernier petit P7 derrière avec ce qui nous reste …. un bout de corde … on prend les mousquetons des kits, on trouve un brin de nouille pour faire un tisserand et hop ! Une dev' et c'est parti pour la partie basse avant la grande salle.

Magnifique, la salle est de toute beauté ! Grandiose même, on s'arrête manger avant de reprendre les explorations. On décide d'aller voir au fond, on traverse la salle descendante à travers des colonnes millénaires, des concrétionnements dignes du Gard. On arrive sur le dernier ressaut qui donne sur le lac, on n'y descend pas à cause du co2 bien présent. On prend quelques photos et on remonte à la chatière. Nolwenn décide de monter voir sur l'escalade de 10m. La corde a l'air bonne et les amarrages aussi, il faudra y retourner avec de l'équipement pour voir le reste un jour !

On remonte à la surface. C'était super.

Dorian

lundi 4 mai 2026

COMPTE RENDU SORTIE DU SAMEDI 18 AVRIL AU PLATEAU DES ÉOLIENNES (Rochefort-en-Valdaine) Scialet Triple Axel ?

MASC : Hugues P, Axel P, Jean-Jacques A, Coco M, Gilles le Louche (et ses baguettes), Olivier S, Alexandre L

C’est l’histoire d'un trou servi sur un plateau avec sauce moutarde à l'ancienne :

Hugues P Jackman fait son grand retour sur scène et nous emmène voir un p'tit trou sur le plateau des éoliennes de Rochefort-en-Valdaine.

Pour l'occasion ce fut la réunion des anciens élèves indisciplinés sous la surveillance de Mr le Président.

J’arrive le premier au lieu de rendez-vous, mais une barrière m’arrête à 300 m de l’éolienne comme prévu. Peu de temps après JJA et Gilles pointent le bout de leur nez suivi de Coco.

Quelques minutes plus tard c’est le retour du messie, a presque 33 ans (et quelques …) le fameux HP (pas Hewlett Packard) se dresse devant nous au sortir de sa bétaillère familiale. Un seul de ses disciples l’accompagne, Axel 10 ans et sa furieuse envie de marcher sur les pas de son père. Pas sur l’eau mais sous terre…

C’est l’instant émotion : “Salut comment ça va? La famille, la besse, لا بأس , tout ça tout ça …

On prépare les kits et au moment de partir une dernière voiture pointe le bout de son nez, c’est Olivier S. Du haut de son mètre 98 moins des poussières, il rejoint l'équipe pour cette marche d’approche épique, et non hippique, d’au moins… pfff 5 longues minutes sur du presque plat.

Sous la surveillance d’Eole , Olivier se glisse le premier dans le trou, mais cet aven est étroit comme Ormuz. Aucune connotation fallacieuse là-dedans !

Du coup après avoir retiré quelques petits cailloux à la main, puis à l'aide d’un kit, il faut élargir l'entrée pour sortir de plus sérieux rochers.

Hp nous sort donc son arme secrète pour casser du cailloux, et c’est de la balle !

Parce que la massette et la barre à mine ont leurs limites. Et pas besoin de porte-avions comme Donald pour gérer un truc de légèrement détroit.

En plein soleil, le travail est rude. Coco prendra le relais et la désob avance bien. Une partie de la troupe fera une petite balade aux alentours pour voir et revoir les autres trésors du coin.

Ils sont apparemment dans la même configuration, une galerie à -2m sous le plateau.

Pour celui qui nous intéresse aujourd'hui, le trou fait -2.5m avec une micro salle et un départ à droite et à gauche. Axel finira par sortir quelques cailloux aussi et faire de la première dans cette nouvelle cavité “majeure“.

Vers 18h il est temps de rentrer à la maison, on remballe. Au moins on rentre pas trop tard et on n’est pas privé de raclette, Michel C vous expliquera…

Comme disait notre cher VGA: “Au revoir”

Alexandre L

A bientôt pour de nouvelles aventures.

TPST : au moins tout ça…

COMPTE RENDU SORTIE CANYON DU RIOLAN -SIGALE DU 2 MAI 2026


Participants : Ludwig F, Charlotte L.

Temps : 5h

Lieu : Canyon du Riolan - Sigale

Date : 2 mai 2026

La saison du beau temps reprend son cours et qui dit beau temps dit : canyon !

Impatients de pouvoir de nouveau patauger dans l'eau, nous nous dirigeons vers l'arrière-pays niçois pour faire un canyon à l'effet wouah pour redémarrer cette discipline.

Nous arrivons la veille pour repérer les lieux et être au plus reposés. Van garé au parking, petit repérage et nous préparons notre nourriture de champions : plat de pâtes au pesto à la truffe blanche.

9h00, nos jouets sont prêts.

Sur Descente Canyon, il est inscrit qu'une navette est nécessaire pour se rendre au départ. Sinon, une marche d'approche de 1h30 nous permettra d'y arriver.

N'ayant qu'une voiture, nous espérons le stop. Moi, je ne suis pas convaincue étant donné que nous avons croisé 3 voitures depuis hier soir, mais Ludwig semble confiant. Et quelle chance avons-nous lorsqu'un monsieur arrive dès que nous avons fermé les sacs et nous dépose au parking de départ.

Après un grand merci, nous commençons la marche d'approche qui dure 2 min 33.

Nous enfilons nos habits de lumière. Nous sommes tout excités et débutons le canyon. Un premier encaissement nous accueille. Une petite cascade que nous descendons rapidement et un chaos de blocs s'ensuit. Nous devons nous faufiler dessous pour certains, ce qui crée une impressionnante sensation d'obscurité.

S'enchaînent cascades et sauts, puis la vallée s'ouvre.

Nous continuons sur une marche aquatique pendant environ 30-45 min. Nous regardons la rivière prendre vie au rythme du printemps. Les chapelets d'œufs de grenouille ont éclos et nous nous sommes adoucis face au nombre de têtards. Nous leur souhaitons bonne chance pour leur vie future.

Un nouvel encaissement prend forme devant nous. Nous sautons et désescaladons la plupart des cascades, nous offrant des sauts de 8 m maximum, ce qui permet d'abréger notre soif de sensations. Une C17 et une C15 nous obligent à mettre la corde. Nous descendons sous l'eau qui se fracasse sur nos mollets et sur nos casques.

Sur Descente Canyon, il était noté un gros encaissement pouvant se rétrécir à parfois 1 m. Cela dit, sur de longs mètres, nous pouvions à peine passer notre avant-bras ! Au-dessus de nos têtes, nous pouvons voir des tonnes de calcaire. Le soleil est au rendez-vous, 13h, c'est exactement la bonne heure : il arrive à passer au travers de la faille rendant l'eau d'un bleu turquoise transparent.

L'encaissement se termine et la vallée s'ouvre de nouveau. Nous apercevons le pont qui logeait le van pendant la nuit.

Plus qu'à remonter sur celui-ci. Vue sur la fin de ce canyon, qui aura été une belle surprise.

Nous rangeons, débriefons et avons du mal à nous remettre des émotions que nous aura fait ressentir ce géant minéral.

Charlotte

Compte rendu de la 90ème sortie à l’aven de la Poule Rousse du vendredi 1er mai 2026.

Belle journée pour cette nouvelle séance à la Poule Rousse. Peu de monde sur les routes après le rush de la veille. En van : il y a Sylvie et Thierry, en fourgon : Ghislaine et Gérard. Ces 4 là passeront la soirée sur place. Marcel, Janine et Pierrot arrivent ensemble. Andéol et Olivier se garent. Sylvane et Baba sont avec nous. En fin de matinée, Dorian se pose avec son van. Dans l’après-midi, Gaby, Jacky et Françoise nous rendent visite, ainsi que Gérard S.

Grande première, nous sommes 5 personnes à descendre pour le fond.

Marcel équipe le puits d’entrée dés 10 h, suivi par Thierry.

Gérard refait les épissures du câble du généphone à -30 m. En effet lors des dernières sorties, nous avions qu’un faible signal entre le fond et la surface.

Olivier accompagne Andéol pour sa première fois dans ce trou.

Une fois au fond, essai du généphone et les voix passent bien.

Au bout du méandre, qui fait maintenant presque 30 m, nous commençons à dégager les gravats du dernier tir. Nous nous répartissons le long du méandre pour se faire passer les bacs, que nous vidons en bas du dernier puits.

Les tirs ont bien marché, sauf la paille géante qui n’a pas pété. Un perçage avec un foret d’1 m, rempli avec cette paille a foiré. Nous sommes arrivés à la coulée de calcite qui obstrue le haut du méandre. Nous espérions que le passage dessous serait libre, mais non, elle occupe tout le méandre jusqu’en bas ou seule l’eau s’infiltre.

Tout cela est visible seulement après avoir sorti 34 bacs ! Et Marcel et Thierry, qui sont au remplissage des bacs sortent vite du méandre, ils ont mal à la tête et la respiration est malaisée. Ils se ressourcent au bas du puits ou l’air est nettement plus respirable. Olivier et Andéol prennent la suite et subissent les mêmes contraintes, ils prennent le même chemin que les deux premiers.

Est ce du CO2 ? Ou est ce nos respirations dans ce méandre qui ont bouffées tout l’oxygène ?

Il est pas loin de 13 h. Nous faisons une pause repas, en attendant de voir si ça s’améliore. Olivier et Andéol remontent en surface, suivi par Marcel.

Thierry et Gérard continuent à sortir des bacs, la respirabilité est meilleure. Ils arrivent à nettoyer le fond du méandre jusqu’à l’eau. Mais le bas de celui-ci ne fait que la largeur d’une botte sur 30 cm de hauteur. Ils se questionnent pour savoir ou faire les prochains tirs : en bas mais cela nécessite de grosses charges ou en haut où le chenal de voûte fait 35 cm de large. Le hic, c’est la coulée de calcite qui obstrue tout le méandre. Il va falloir sonder celle-ci pour savoir si rapidement ou non ça continue derrière. Et pour cela il faudra redescendre le foret d’1 m.

41 bacs ont été sortis pour cette séance. Les deux remontent en surface sans avoir fait de tir, mais en remontant la paille géante !

Le dernier sort à 15 h 30.

Dehors, Olivier et Andéol sont partis, ainsi que Sylvane et Baba.

Les autres sont sous les arbres à papoter, Pierrot offre du cidre à tout le monde et des biscuits sont passés de main en main.

Dorian a fait un petit tour dans l’aven jusqu’à -20 m, histoire de se remémorer de vieilles sensations.

Pierrot emporte la paille géante, il compte récupérer la poudre pour d’autres pailles.

A 17 h 30 le site se vide.

Seuls le fourgon et le van et leurs occupants restent pour la nuit.

Le lendemain matin, Thierry et Sylvie rentrent chez eux à Varces.

Ghislaine et Gérard font une balade dans la matinée, avant d’être rejoint par Sylvane et Baba pour casser la croûte ensemble.

A 15 h, il ne reste plus personne à la Poule Rousse.

Pour ce 1er mai, nous n’avons pas chaumé !

Gérard

CR CAMELIE-SALAMANDRE-GREGOIRE LES FEES LORS DU CONGRES OCCITANIE DU 11 ET 12 AVRIL 2026

COMPTES RENDUS SORTIES LORS DU CONGRES OCCITANIE DU 11 ET 12 AVRIL 2026


Participants : Alexandre L, Dorian M, Leila D, Philippe H, Ludwig F, Charlotte L, Arthur A, Pierre M


Date : 11 avril 2026


Lieu : Aven du Camelié / Grotte de la Salamandre


TPST : 4h

Les congrès en spéléo, c'est selon moi Disneyland. Ça fait 2 ans que j'en fais la chasse. Peu importe les kilomètres, lorsque c'est dans le Sud, je fonce.

Les cavités sont équipées, on rencontre des gens, du nouveau matériel. Maintenant, on connaît les habitués et ils sont devenus des amis. Nous avons des connaissances à travers la France, nous avons été inscrits sur un secours à St Pé de Bigorre aussi ! Les congrès, c'est facile et ça permet de faire de chouettes choses !

Méjannes, c'est chez nous. Donc une jolie équipe du MASC est venue participer. On arrive vers 9h. Un coucou à Gaétan de Croque Montagne, qui a l'habitude de nous voir au congrès, et direction la liste d'inscription aux cavités. Nous choisissons le Camelié. J'en suis ravie parce que la dernière fois je n'ai pas pu aller au fond pour cause de vomito.

11h, arrivée sur place, équipement et nous prenons la direction de la cavité.

Je ne me souvenais que du premier puits et de sa marche d'approche. L'entrée n'a apparemment pas bougé depuis 6 ans, elle se trouve toujours au centre d'un bosquet, en plein milieu d'un champ, à exactement 2 min 37 du parking.
Le puits d'entrée plonge directement dans les entrailles de la terre avec un rideau de lierre représentant une porte de verdure.

Ce n'est pas une cavité engagée et ne présente aucune difficulté sur corde. La seule grosse verticale est un P22, qui nous emmènera sur une balade rocheuse. Nous montons, descendons, et montons pour ensuite redescendre. Arrivés au fond, côté -60 je dirais, nous tombons sur un drôle de spectacle ; de nombreuses sculptures créées à base de boue trônent un peu partout. Un spéléo pendu au bout de sa corde, une chauve-souris, des instruments de musique, des fruits, un parapente... Je n'ai pas tout répertorié mais j'ai essayé de laisser moi aussi ma trace. Chose que je n'ai pas réussie car ma sculpture ressemblait davantage à du rien qu'à quelque chose.

Nous rajoutons un 2026 au MASC gravé à base de glaise sur la roche et prenons la marche retour.

Une fois à la surface, le ciel est voilé. Le groupe se divise ; Alex, Leila et Philippe repassent au congrès. De mon côté, je veux profiter du joli champ qui accueille le van. Nous nous donnons rendez-vous à la Salamandre.

La grotte de la Salamandre, découverte en 1965, compte bon nombre d'activités dédiées au public. L'une d'entre elles est la descente en rappel depuis le puits d'entrée situé dans le plafond de la grande salle. Pour l'occasion du congrès, ce rappel nous est proposé gratuitement, et nous avons saisi l'occasion.

Après avoir pris une douche au milieu d'un champ, plat, vert et au milieu de rien, j'ai repris 2 % de vie et nous allons essayer de retrouver le reste du groupe.

Arrivés sur le parking de la Salamandre, nous commençons une marche d'approche de 15 min. De là, nous empruntons un sentier menant à l'entrée naturelle.

La tête de puits est, je pense, irréprochable. C'est une vraie usine à gaz. Des IPN scellés dans 50 cm de roche, accueillant 5 cordes pour pouvoir envoyer 5 personnes en même temps. Bien sûr, nous allons descendre ensemble. Arthur, Pierre, Ludwig et moi nous lançons dans le trou béant qui fait 50 m de haut en fil d'araignée.

5 m proches de la paroi et d'un coup, la cavité s'ouvre. Des projecteurs éclairent la totalité de chaque recoin. Des spéléothèmes partout, c'est grandiose. Nous savourons la descente et prenons le temps de regarder l'ensemble qui s'offre à nous.

De retour sur terre, nous débriefons et sommes ravis de faire partie de la communauté des spéléos, sans qui cette expérience n'aurait pas pu être possible. Enfin si, mais à 47,50 €.

Charlotte

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Participants : Alexandre L, Dorian M, Leila D, Philippe H, Ludwig F, Charlotte L, Arthur A, Pierre M


Date : 12 avril 2026


Lieu : Grégoire les Fées


TPST : 5h

Toujours dans le cadre du congrès OCCITANIE, au lendemain du Camelié, nous repartons pour une nouvelle cavité. Cette fois, notre choix se porte sur Grégoire les Fées.

La marche d'approche grimpe bien, mais en 20 min c'est fait. Nous avions réservé un créneau à 10h. Nous pensions que c'était 10h sur le parking, mais c'était finalement 10h dans le trou. Nous avons donc 1 h de retard... Oups. 

Dès l'entrée, l'ambiance est donnée. Nous tombons rapidement sur un groupe déjà engagé dans la descente. Le rythme est lent, très lent même ; nous avançons de 5 m en 40 min. C'est long, mais c'est aussi ça la spéléo : savoir attendre, observer, et prendre son mal en patience sans jamais perdre le plaisir d'être là.

Nous enchaînons puits et mains courantes au fil de la progression. Le balisage est juste super bien fait, clair, efficace, et nous facilite grandement l'évolution dans la cavité. Merci à l'organisation pour le travail réalisé.

La progression reprend petit à petit. La cavité se laisse découvrir au fil des passages, chacun avançant à son rythme. Pendant ce temps, Arthur et Pierre décident de partir voir des siphons un peu plus loin, une petite parenthèse dans la sortie principale.

Nous poursuivons tranquillement jusqu'à la fin de notre parcours. Là, le groupe se divise. Ludwig, Pierre et Arthur choisissent de rentrer à la nage, tandis que le reste du groupe emprunte la main courante pour le retour. Deux ambiances, deux façons de finir la cavité, mais toujours le même objectif : ressortir avec le sourire.

De retour à la surface à 15h20, nous prenons le temps de partager une dernière collation. Un moment simple, mais toujours appréciable après plusieurs heures sous terre.

16h00, nous prenons la route du retour, avec encore une belle sortie de plus au compteur.

Charlotte

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